Nouveau record, le plus jeune français à traverser la manche à la nage !

Nous vous en parlions il y a quelques mois, Arthur Germain-Hidalgo a réussi à l’âge de 16 ans à traverser la Manche à la nage. Il aura traversé entre  Shampire Hoe à Douvres en Angleterre jusqu’à Wissant en 9h47.

Sa traversée a eu lieu le 23 juillet 2018, il a commencé à nager à 8h30 et est donc arrivé en fin d’après-midi. Alors que la distance de la traversée en ligne droite est de 34 kilomètres, Arthur a parcouru 51,3km à cause des forts courants.

Afin de lui donner une cadence de nage, il était accompagné de Rémy qui nageait avec lui une demi-heure toute les heures.

Arthur s’était entraîné spécialement pour ce défi depuis septembre 2017, et a participé aux championnats de France d’eau libre à Graveline sur 25km. C’est lors de cette course qu’une sonde mesurait sa température corporelle tout au long de l’épreuve. Au bout de 3 heures celle-ci était descendue à 33°C. Il a donc été conclu qu’il devrait prendre entre 15 et 20kg de poids pour faire la traversée, ou porter une combinaison. C’est donc cette deuxième option qu’il a choisi pour éviter l’hypothermie lors de sa traversée.

Arthur, qui nage au club Neptune, et qui est le fils de Mme Hidalgo la maire de Paris, a donc réussi son défi de devenir le plus jeune nageur français à traverser la Manche, et établi donc un nouveau record. Un grand bravo à lui !

Il fait désormais partie de la poignée de nageurs français (une trentaine au total) ayant réussi  cette traversée mythique.

(crédit photos: Arthur Germain-Hidalgo / Twitter @defimanche)

Les piscines parisiennes disparues : Les bains fleurs

Bien avant la construction de bassins dans des bâtiments, existait des bassins flottants sur la Seine. A la fois bains collectifs et piscines, il en existait un certain nombre, à différentes époques.

Si vous avez connaissance d’un livre, d’un document, ou tout simplement des informations sur une ou plusieurs de ces piscines, n’hésitez pas à m’en faire part par email ou en répondant à cet article de blog. Merci !

Pour commencer la série, une photographie provenant d’une carte postale, datée de 1911, prise depuis le Pont Neuf vers l’est (on voit le pont au change). Face à la Conciergerie est amaré un établissement de bains froids pour dames. On peut voir l’inscription « BAINS/FLEURS – BAINS FROIDS DAMES – LEÇONS NATATION ».

(A confirmer) Les bains fleurs n’étaient pas en permanence au même emplacement, des photographies vraisemblablement des mêmes bains à côté des bains samaritaine de l’autre côté du pont neuf semblent l’attester.

Bains fleurs, Paris

CPA Les bains fleurs, Paris

 

Combien de temps ont fonctionné les bains fleurs, et quelle est la raison pour laquelle ils ont disparus ? Des informations que je n’ai pas réussi à trouver. Je mettrai à jour l’article avec les informations que vous pourrez me communiquer.

Livre : Molitor, les piscines et la patinoire, de Claude Weill

Livre Molitor, les piscines et la patinoireCoincident avec la réouverture de la piscine Molitor, l’auteur Claude Weill (qui habite juste en face de Molitor) a publié un ouvrage retraçant l’histoire de cette piscine.

Un livre plutôt complet, démarrant par la naissance de la piscine en 1929, décrivant l’architecture de la piscine et notamment ses vitraux classés aux monuments historiques.

De nombreuses photographies permettent de se rendre compte de l’usage qui était fait de cet équipement à l’époque. Plage de sable, bassins de baignade et sportif, et bien sûr de la patinoire avec des photos originales présentant des prototypes de motocyclettes sur glace pouvant aller jusqu’à 70km/h tout de même.

En complément de l’histoire de Molitor, un chapitre fait une rétrospective sur l’apparition des piscines à Paris avec notamment les bains-douche sur la Seine, ainsi que sur l’évolution de la mode des costumes de bains et l’apparition du bikini.

Restée pendant 24 ans à l’abandon, elle a servi de terrain de jeu aux amateurs de graffitis. Pour l’anecdote, certaines photos de ces graffitis ont été réalisées et diffusées sur nageurs.com par Aurélien Prévost en 2009 au cours d’une exposition de la fondation Cartier (également annoncée sur ce site). Est mentionnée également la célèbre rave-party du groupe Hérétik en 2001.

Malgré le classement aux monuments historiques en 1990, les deux piscines sont rasées en 2011, et reconstruites à l’identique à partir de 2012. Des photos prises tout au long de cette période permettent de suivre l’évolution des travaux. Enfin en 2014, l’eau chlorée retrouve sa place dans cette piscine toute neuve construite au coeur d’un hôtel de luxe.

Aux éditions Glyphe (26 mai 2014). 136 pages, broché. Prix public 20€. Acheter sur Amazon.

Carte postale ancienne : La piscine avenue Ledru-Rollin

Prise depuis le Pont d’Austerlitz, la photographie présente l’avenue Ledru Rollin (11e et 12e arrondissements). La piscine était située au n°10 de l’avenue Ledru Rollin.

Une des caractéristiques de cette piscine était une grande horloge, et des cabines individuelles sur lesquelles les surveillants indiquaient l’heure d’arrivée.

Avez vous souvenir de cette piscine ? Des photos ? Les raisons pour lesquelles ses portes sont closes ?

Est-ce que certains d’entre vous ont appris à nager de cette façon ?

Les monuments et scènes de la vie quotidienne se retrouvent souvent sur les cartes postales. Celles du début du siècle dernier, en noir et blanc réservent parfois d’étonnantes surprises, comme celle-ci qui immortalise une leçon de natation à la piscine Château Landon à Paris. Cette piscine est la toute première à Paris qui est abritée dans un vrai bâtiment, elle date en effet de 1884 ! A cette époque la piscine n’a pas de séparation distincte d’une zone hygiène d’une zone natation.

On voit donc un baigneur accroché à un harnais qui lui permet de nager en faisant du sur-place. Celui-ci semble apprendre à nager la brasse sous les conseils d’un premier nageur en face de lui, et du maître nageur  installé sur son tabouret et qui donne ses impressions à l’aide d’un porte-voix. A proximité une famille semble regarder la scène avec une attention toute particulière tandis qu’une dame nage tranquillement le dos brassé sans se préoccuper de toute cette agitation.

Avez-vous déjà vu des personnes apprendre à nager de cette façon ?

Livre : La France des Piscines

Si vous prévoyez la construction d’une piscine dans votre appartement ou maison de campagne, ou simplement pour rêver un peu, il y a un beau livre qui donne un aperçu des différentes possibilités d’intégration de bassins. Ce livre grand format (27 x 30 cm), « La France des Piscines » édité par Les Editions du Mont est bilingue français-anglais.

La première partie retrace l’histoire des bains, de l’antiquité à l’époque moderne, en passant par les écoles de natation, avec de nombreuses illustrations.

Vient ensuite un chapitre de croquis d’architecture d’ensemble dans lequel on peut se rendre compte de la disposition générale du bassin par rapport à l’habitation et du jardin.

Enfin, la plus grande partie est une compilation de photographies commentées de piscines, chacun ayant son style et leur touche personnelle parfaitement adaptée au cachet de l’habitation à laquelle elles sont rattachées. Bref un beau recueil de piscines, la plupart étant bien évidemment plus orientées loisir que sportif, certaines sont si originales qu’on ne s’imagine pas y nager ! Il y a des piscines intérieures, extérieures, de plain-pied, hors-sol, naturelles (avec filtrage par des plantes). Des très sophistiquées aux plus simples, il y en a vraiment pour tous les goûts !

Ma préférée, peut-être celle ci-dessous, sans prétention sur le bassin par contre : quelle vue !!

Le livre est co-écrit par Luc Svetchine – architecte à Nice, longtemps président du jury des Piscines d’Or qui récompense chaque année les plus belles réalisations de piscines en France – et Patrice Cartier – journaliste et photographe ayant collaboré pendant plus de 20 ans à la revue Piscines & Spas Magazine » pour laquelle il a réalisé plusieurs centaines de reportages.

D’un point de vue pratique, le livre fait 240 pages, contient 400 photos et illustrations, et le prix public est de 35 euros en France.

L’histoire du sport en 365 jours

Un livre original qui vient de sortir aux éditions Eyrolles, intitulé « Histoire du sport en 365 jours« .

Pour chaque jour de l’année, du premier janvier au 31 décembre, une page est dédiée à un événement majeur de l’histoire moderne du sport. De nombreuses disciplines sont présentées, le cyclisme, la boxe, le football, la formule 1, mais aussi, et c’est pour cela que j’en parle : la natation ! On découvre ou redécouvre la première femme à avoir réussi à traverser la manche à la nage en 1926, cette traversée étant retransmise en direct à la radio, une foule incroyable en délire l’attendant à son arrivée. Egalement l’américain Spitz qui remporte 7 médailles aux JO de Munich en 1972, marqués par la tuerie de Munich. Hommage également au tricolore Franck Esposito qui remporte lors de l’ultime épreuve des championnats du monde de natation en 1993 la seule médaille pour la France, en devenant champion du monde du 200m papillon.

Plus proche de nous, Laure Manaudou à Athènes en 2004 qui offre à la France la première médaille d’or en natation depuis 1952. Alain Bernard en 2008 à Pékin, champion olympique de l’épreuve reine : le 100m crawl en 47,21s ! Et enfin Phelbs, le premier nageur à surpasser Spitz sur le nombre de médailles remportées lors des jeux, avec 8 titres mondiaux.

L’auteur, Julien Leduc est un journaliste sportif passionné d’actualité sportive depuis son enfance, cet ouvrage est dédié aux passionnés des sports de compétition qui revivront les instants inoubliables du sport.

Un petit poème sur les piscines, écrit en 1890 !

Les nageurs n’ont pas attendu nageurs.com pour écrire des poésie ou des chansons sur leurs expériences à la piscine !

C’est le constat que l’on peut faire à l’exposition Paris sur Seine qui se tient jusqu’au 17 septembre à l’Hôtel de Ville.

On peut y découvrir avec amusement une chanson ou poème signé A. Tabary en 1890, sur les bains de la Samaritaine. Rafraîchissant !

1er Couplet

Devant les bains de la Samaritaine

Je pêchais sur les bords de Seine

Quand dans un cabinet voisin

Je vis une dame qu’allait prendre un bain

Sa fenêtre était grande ouverte

A cette vue qui m’était offerte

Je me dis… crédu Quel tableau

Ca vaut mieux que de regarder dans l’eau

Refrain

En jetant ma ligne au hasard

De côté je lance un regard

Sentant qu’en suivant le bouchon

Je taquinais le goujon

2e Couplet

La dame ôta son corsage rose

Il emprisonnait quelque chose

Qui de soutien aurait pu se passer

D’après ce que je pus juger

Car la voyant aussi bien faite

Je pensais saperlipopette

Que les saints les plus accomplis

Ne sont pas tous au Paradis

3e Couplet

J’observais sa mine un peu leste

Attendant qu’elle ôtat le reste

Mais elle tira le rideau

Juste au moment le plus rigolo

Après son bain comme ma sirène

Sortait de la Samaritaine

Je m’approche et lui dis… cré coquin

Ma Zelle, j’ai pour vous un béguin

4e Couplet

Pour plaire à ma petite Marie

Je l’ai conduite à la mairie

Et depuis le commencement du printemps

Elle est la mère de mes enfants

En souvenir de cette aventure

Souvent le dimanche nous allons

Pêcher une petite friture

Que sous la tonnelle nous croquons

 

Une expo sur la relation entre les parisiens et leur fleuve

L’exposition « Paris sur Seine » se tiens en ce moment dans le Salon d’Accueil de la Mairie de Paris (M°Hôtel de Ville, l’entrée se trouve en face du BHV au 29 rue de Rivoli), jusqu’au 17 septembre.

Celle ci présente une série de photos et documents de l’époque, et du rôle important de la Seine dans la vie des parisiens. On prend instantanément conscience des changements qu’il y a eu depuis les siècles. Ainsi au XVIIIe siècle, des pompes monumentales permettaient de récupérer l’eau de la Seine afin de la diffuser grâce à un réseau de 10.000 porteurs d’eau et de l’utiliser comme boisson.

On y découvre aussi les premières piscines amarrées aux quais. Celles-ci étaient à la fois des écoles de nage, mais aussi des lieux de flânerie, où l’on fumait le cigare, jouait au ping-pong, bronzer, et où l’on pouvait même faire du ski nautique !

Ci-dessus un bain dans la Seine, en avril 1941.

Cette exposition a également des photos des grandioses expositions universelles qu’à connu la capitale, et les loisirs nautiques de l’époque, plongeon extrêmes, les joutes nautiques, la traversée de Paris qui était une véritable institution rassemblant plus de 500 000 spectateurs ! Ceci fera l’objet d’un prochain article.

Quand on sort de cette exposition, et même si toutes les photos sont en noir et blanc, on se dit que Paris n’était pas aussi gris à l’époque. On ne peut être que nostalgiques d’une époque que nous n’avons pas connus.

L’exposition se termine sur… Paris Plage ! Et discrètement sur le projet d’aménagement des quais de Seine.

C’est une expo gratuite, ouverte tous les jours sauf les dimanches et jours fériés, de 10h à 19h. Jusqu’au 17 septembre.

Début des travaux pour la future piscine de Paris 8ème

Les travaux d’aménagement de la ZAC Beaujon ont enfin démarré, c’est ce que l’on peut lire dans la revue de la Mairie du 8ème arrondissement.

La piscine Beaujon qui disposera d’un bassin sportif de 12,5 x 25 mètres et d’un bassin d’apprentissage ludique devrait être inaugurée en 2013 (lot 1). La fin du chantier est prévue pour 2016 (lot 6).

Historiquement, le terrain appartenait à Nicolas Beaujon (1708-1786) un financier qui y fit construire son hôtel, un hospice et une institution charitable destinée aux jeunes filles pauvres. En 1801, les jardins sont transformés en parc d’attraction : le « Jardin Beaujon », haut lieu de loisirs parisiens, puis « la Folie Beaujon ».

Au début du 20e siècle, l’assistance publique prend la direction de l’hospice jusqu’en 1935. En 1975, France Télécom construit un central téléphonique souterrain sur 4 niveaux.

Dans les années 1980, l’hôtel Beaujon est rénové et restructuré afin d’accueillir une crèche, un conservatoire municipal, un espace d’animation et un commissariat. Ces équipements sont toujours en fonctionnement.