La piscine Deligny, une piscine disparue

Connaissez-vous la piscine Deligny ? C’était un de ces anciens bains publics aménagées sur la Seine, où la baignade se faisant directement dans les eaux du fleuve, dans un bassin fait de planches de bois entre lesquelles l’eau s’écoulait.

Du nom du maître nageur qui y fonde une école de natation en 1801, les bains ont traversé les décennies, pour sombrer complètement presque deux siècles plus tard en 1993 en coulant par quatre mètres de fond, suite à un choc trois ans auparavant avec une péniche.

Il y en a donc eu des générations qui ont fréquenté ce lieu ! Mais beaucoup ignorent aujourd’hui où étaient précisément amarrés ces fameux bains. On peut apercevoir l’établissement ci-dessous sur le quai Anatole-France, grâce à ce tirage d’une vue aérienne du Pont de la Concorde en 1958 :

Vue aérienne de la piscine Deligny, en 1958, par Roger Henrard. Inventaire du Musée Carnavalet.

Sur la gauche c’est bien la place de la Concorde, et à droite l’Assemblée Nationale !

Les bains était très prisée l’été, on venait s’y rafraîchir, prendre un bain de soleil, draguer, discuter, y manger dans son restaurant, profiter de ses salons privés, et éventuellement y nager ! Haut lieu de l’exotisme parisien, fréquenté assidûment par Charles X, Louis-Philippe, et le Tout-Paris. Sur la plupart des archives photo, on y voit une foule de parisiens s’y presser.

La piscine Deligny en 1973. Crédit photo : ina.fr

Il existait à l’époque de nombreux bains de ce type, disposées sur des barges de Seine, les bains fleur, le bain-royal, les bains de la Samaritaine, entre autre.

A partir de 1840, les bains Deligny ont été reconstruis par ses nouveaux propriétaires les frères Burgh, en assemblant une dizaine de bateaux. Deux bassins, dont un de 30m doté d’un fond en bois en pente douce allant de 60cm à 2m de profondeur. Pour l’anecdote, l’un des bateaux, le Cénotaphe qui avait été spécialement construit pour rapatrier les cendres de Napoléon à Sainte-Hélène a finalement eu un tout autre destin, en cause un hiver de 1840 trop froid.

Doté d’un bassin de 50 mètres, la piscine a accueillit les premiers Championnats de France de natation en grand-bassin en 1899, pour une unique épreuve : le 100m nage-libre (le chrono du vainqueur peut faire sourire, il était de 1 minute 31s !). Une bonne partie des éditions suivantes s’y est également tenue avant que ne soit construite la piscine des Tourelles (l’ancien nom de la piscine Georges Vallerey) pour les JO de 1924.

Les bains ont même accueilli les épreuves de natation de Jeux Olympiques de 1900, mais les résultats ne furent jamais homologués car les dimensions du bassin n’étaient pas conformes avec… 6 mètres de trop !

Un documentaire de 1948 montre la reconstruction du bassin de la piscine Deligny. Le bassin dispose d’une armature de soutien et est désormais étanche et isolé du fleuve, l’eau peut désormais être filtrée.

Extrait d’un documentaire de 1948 sur la reconstruction complète de la piscine.

L’eau est alors prélevée dans la Seine, décantée, passe successivement dans trois filtres, et une petite quantité d’eau de javel y est ajoutée. Une sorte de robot pompe aspirateur est aussi inventé afin d’enlever les impuretés présentes dans le bassin.

L’hiver, les bains pouvaient être démontés pour éviter d’être endommagés par les intempéries ou le gel. Dans les années 1960, les bains Deligny se transformait ainsi à l’automne en parking flottant. Car malgré le succès des bains durant les beaux-jours, cela ne suffisait pas à équilibrer les comptes, et les propriétaires devaient diversifier leurs recettes afin de pouvoir rembourser les emprunts contractés pour moderniser l’établissement.

Bien plus tard, ces installations qui ont toutes disparues ont inspiré la création de la piscine Joséphine Baker sur une péniche qui a été ouverte en 2006, avec une eau certes puisée dans la Seine, mais cette-fois ci traitée et chauffée.

La réalité virtuelle débarque en natation

Le monde du divertissement est depuis toujours, un formidable témoin de l’avancée technologique ou de la mise en avant de certaines expériences utilisateurs. Du casino en ligne sur des plateformes comme Betway à Pokémon Go sur mobile, les jeux s’adaptaient à nos usages et continuent à ce jour, de charmer les amateurs par des expériences uniques proposées.

Depuis l’avènement de la réalité virtuelle (VR), les industries de tous les domaines ont pu découvrir les potentialités de cette technologie. Au départ, on la pensait limitée aux jeux vidéo mais elle ne l’est absolument pas puisqu’elle s’adapte à tous les domaines de la culture. Cependant, une innovation est venue bouleverser le monde du jeu vidéo en particulier : la réalité virtuelle ! Ayant eu l’effet d’une véritable révolution grâce à l’immersion qu’elle proposait, cette technologie a depuis investi de nombreux domaines comme la médecine, l’éducation et bien évidemment, le sport.

Depuis quelques années, les industries du monde entier ont décidé de miser sur la réalité virtuelle pour améliorer leurs processus de production, leur recrutement ou encore de proposer une expérience client toujours plus poussée.

Le milieu sportif mise désormais sur cette nouvelle technologie. Photo par Inconnu, CC0

Désormais, c’est donc le monde du sport qui s’est emparé de cette technologie, à des fins diverses : de l’entraînement à des services proposés aux fans, la réalité virtuelle semble chaque jour gagner du terrain dans ce milieu ultra-compétitif. Bien que la natation soit à la traîne en termes d’usage des nouvelles technologies, on a vu de nouvelles initiatives fleurir partout dans le monde pour améliorer le chrono des nageurs. Alors, quelles sont les utilisations de la réalité virtuelle dans le monde de la natation en particulier ?

De nouveaux équipements

La réalité virtuelle est un outil particulièrement intéressant pour créer des combinaisons et des équipements sportifs de haut niveau. En effet, parce que l’innovation est au cœur des préoccupations des clubs sportifs, qui cherchent à se démarquer et à améliorer les performances de leurs sportifs, ils sont sans cesse à l’affût de nouvelles solutions. On connaît déjà les montres connectées, place désormais à de nouveaux équipements !

Une innovation a déjà fait son apparition : en 2020 on a vu ainsi arriver sur le marché un nouvel équipement révolutionnaire, les lunettes de piscine en réalité virtuelle. Les Form Swim Goggles et les Vuzix Labs Smart Swim ont donc vu le jour, apportant avec elles des possibilités multiples pour rassembler différentes données pendant les courses des nageurs. Leur avantage principal réside dans leur capacité à donner des statistiques en temps réel, permettant de détecter automatiquement les vitesses, le type de nage. Il ne fait donc aucun doute que les nageurs, qui repoussent sans cesse leurs limites, verront prochainement des nouveautés en termes de lunettes ou de combinaisons créées avec l’aide de la réalité virtuelle pour optimiser leurs performances.

Un entraînement plus efficace

Les nageurs peuvent utiliser la VR pour analyser leurs mouvements. Photo par Inconnu, CC0

La VR est une technologie extrêmement plébiscitée dans les milieux sportifs comme outil d’entraînement. En effet, elle permet de gagner en performance et d’améliorer les techniques, notamment des nageurs. C’est ce qui s’est passé pour le club CPB Rennes natation, qui a décidé cette année de miser sur la réalité virtuelle pour pouvoir analyser bien plus précisément les mouvements de ses nageurs. Équipés de capteurs sur tout le corps, les nageurs font ainsi des longueurs de bassin pendant que des caméras à infrarouge enregistrent leurs mouvements de manière extrêmement précise. Cela permet de décortiquer les techniques de nage et de repérer certaines erreurs beaucoup plus facilement. Tout porte donc à croire que la pratique va se démocratiser au fur et à mesure des années, afin d’améliorer sans cesse les performances des nageurs.

Une solution contre l’aquaphobie

La peur irrationnelle de l’eau, appelée également « aquaphobie » peut être particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours. On estime d’ailleurs que 2 % de la population souffre de cette peur, ce qui est assez conséquent. De nombreux cours sont proposés dans les piscines de l’hexagone pour vaincre cette aquaphobie. Cependant, l’agence de publicité suédoise M&C Saatchi Stockholm a décidé d’aller plus loin : elle a organisé une expérience grâce à la réalité virtuelle. Des enfants qui souffraient d’une peur de l’eau ont ainsi été exposés à des situations virtuelles sous l’eau, grâce à un casque VR, pour surmonter petit à petit leurs angoisses. L’expérience a été très concluante et de nombreux spécialistes misent désormais sur cette technologie pour traiter d’autres phobies dans le futur.

Pas de pass = pas de chlore !

Grand soleil, et près de 30°C cet après-midi, une température de saison, et une volonté toute naturelle d’aller se rafraîchir à la piscine municipale !

Sachez qu’à partir de ce jour, un pass sanitaire sera désormais exigé pour accéder aux piscines, comme l’a annoncé le président Macron lors de son allocution télévisée du 12 juillet.

Concrètement à l’entrée de l’établissement il faudra présenter son QR-Code valide, pour tout usager adulte, ainsi qu’un justificatif d’identité pour éviter les fraudes. Attention, cette mesure concerne à la fois les piscines couvertes, et les piscines découvertes.

Image d’illustration, crédit photo : nageurs.com

Les piscines, à moins que celles-ci n’aient une jauge à moins de 50 personnes, devront dès ce 21 juillet vérifier le pass sanitaire des usagers. Quoi qu’il en soit, dès début août cette jauge sera limitée, et la vérification systématique.

Les enfants mineurs de 12 à 17 ans ne seront concernés qu’à partir de fin septembre.

Les détenteurs de certificats médicaux de type ALD (conformes ou non) devront bien sûr eux aussi présenter un pass sanitaire valide comme tout le monde.

La piscine Suzanne Berlioux, dans le forum des Halles à Paris. Photo du 21 juillet 2021.

La bonne nouvelle, c’est qu’en contre partie il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’intérieur de la piscine, sauf si la piscine ou la préfecture en décide autrement. Le personnel en revanche devra garder un masque pour le moment.

Le personnel des piscines sera donc en première ligne pour faire ces vérifications, alors qu’une partie de la population est totalement opposée au principe du pass sanitaire. Cela promet une certaine agitation à l’accueil des piscines, alors sincèrement bon courage au personnel des piscines, et pour les usagers rappelons que l’on peut encore faire gratuitement des tests PCR un peu partout en attendant.

Les fous de la nage, à lire dans le journal du Monde de ce WE !

Le journal Le Monde diffuse ce WE un article spécial sur les « chloraddicts », les fous du chlore dans son supplément M le Mag daté du samedi 17 juillet. En couverture, Karine alias @Bigorno sur nageurs.com qui porte haut et en rouge les couleurs du site !

Couverture du journal Le Monde et de son supplément M le Mag, édition du samedi 17 juillet 2021

L’article en « une », présente le parcours de plusieurs nageurs, pour qui la natation est une pratique découverte tardivement, pour des raisons et dans des contextes très différents. Et pour ces nageurs dont je fais partie, celle-ci est devenue plus qu’un passe-temps mais un réel besoin essentiel pour l’équilibre, et un véritable sas de décompression. Des parcours très différents, mais une passion commune : la natation, et de préférence dans les eaux chlorées d’une piscine ! Le plaisir de nager et le bien-être ressenti après une séance de natation est sans doute la première des raisons qui nous motive à aller nager 🙂

Je remercie Zineb Dryef pour ce bel article dans lequel j’ai eu le plaisir d’être longuement interviewé, et photographié ! Par sa plume, l’article raconte mieux que je ne saurai le faire la genèse du site nageurs.com, et la communauté d’adeptes qui y enregistre ses séances au quotidien. Parmi ceux-ci, quelques uns y sont cités, @Figolu75 ou encore @Vicomte75 pour leurs anecdotes publiées sur leurs carnets d’entraînement, ainsi qu’un clin d’oeil à GB. Pour elle, Nageurs.com est une sorte d’utopie d’internet, un espace de liberté et de partage entre une communauté de passionnés.

Un grand merci également à Léon Prost pour la séance photo à la piscine Rouvet aux aurores avant l’arrivée des scolaires, et pour ses clichés qui accompagnent l’article !

« Plongée chez les fous de la nage » au sommaire de M le Mag.

La montre de triathlon Wahoo Elemnt Rival : bien pour les mesures GPS, mitigé pour la natation

On m’a prêté pour quelques jour la dernière montre de la marque Wahoo destinée aux triathlètes. Cette marque américaine peu connue du grand public est spécialisée dans les équipements d’entraînement haut de gamme et notamment sur les appareils de mesure connectées comme les home trainer.

Dotée d’un mode natation, j’ai donc voulu tester cette montre lors de mes entraînements à la piscine afin notamment de comparer les mesures avec la réalité du programme d’entraînement. A travers ce test j’ai pu également découvrir l’application de suivi d’entraînement.

Caractéristiques de la montre Wahoo Elemnt

C’est une montre GPS multi-sport comme il en existe à présent beaucoup sur le marché. Celle-ci compte les pas, propose des mesures dans les principaux sports comme le vélo, la course à pied, la natation en piscine, l’eau libre, et même en yoga.

Elle est dotée d’un capteur de fréquence cardiaque. Le design est sobre, et les boutons faciles à actionner. Un mode verrouillage est présent.

Les données enregistrées sont synchronisables sur son téléphone via l’application Wahoo Elemnt. L’appairage avec le téléphone se fait en photographiant le QRcode affiché sur l’écran de la montre.

En plus du capteur GPS et de fréquence cardiaque, elle dispose d’un altimètre et d’un accéléromètre. Elle n’a en revanche pas de gyroscope ni de thermomètre, et la boussole fonctionne à partir du GPS.

Son autonomie peut aller jusqu’à 14 jours. Elle ne mesure pas le sommeil, et ne donne pas non plus d’indication sur la charge d’entraînement ou de récupération.

Test en piscine de la montre Wahoo Elemnt

La première étape est de configurer la longueur de la piscine dans la montre. Dans mon cas c’est un bassin de 50m.

La montre se révèle plutôt fiable pour mesurer les distances, et elle a un mode de détection automatique des arrêts pour décomposer la séance en séries, et donne à la fin de la séance un récapitulatif détaillé.

Au cours de la nage, la montre affiche la distance de la série en cours, ce qui peut être utile si on perd le fil du nombre d’aller-retours sur sa série.

La montre fait aussi un décompte du nombre de cycles de bras, un cycle correspondant au nombre de mouvements du bras qui porte la montre. Sur 500m j’ai compté mentalement mes coups de bras par longueur, entre 34 et 37, et les cycles mesurés sont bien à chaque fois dans cet intervalle. Sur cette même série nagée à allure la plus régulière possible, les temps par longueur sont bien corrects.

Ci-dessous les données synchronisées sur le téléphone après un autre entraînement à la piscine :

Venons en à présent aux points négatifs. Le premier, et on le constate sur l’interface de la séance, il n’y a pas de détection du style de nage. Avec l’absence du gyroscope, il ne semble pas possible que cette fonctionnalité apparaisse dans une simple mise à jour, mais qu’il soit nécessaire en revanche de patienter sur un modèle supérieur. Et même si mes entraînements se font principalement (à 75% en moyenne) en crawl, j’aime bien différentier les nages ne serait-ce que pour les associer aux chronos mesurés.

L’autre point plus gênant c’est un arrêt prématuré de l’enregistrement lors de deux de mes séances. La première fois au bout d’une heure et juste avant une série 4×100 sur laquelle justement je voulais vérifier la précision des temps en comparant cela avec le chrono mural. Et sur une seconde séance au bout de 30 minutes juste avant un 200m 4 nages. En revanche lorsque j’ai tenté de relancer une nouvelle séance, le chrono tourne bien, le suivi cardio aussi, mais la montre ne détecte plus les périodes de nage et la distance reste à zéro.

Cela semble relever de l’ordre du bug et on peut espérer qu’une mise à jour logicielle corrige à l’avenir ce problème.

Dans les autres sports, j’ai testé la montre en vélo. Le GPS semble assez précis, le tracé suit bien le tracé des routes, et en comparant avec une montre d’une autre marque, j’ai pu constater que le tracé est plus fiable et moins de mesures parasites. Les distances, et les vitesses sont comparables à la mesure avec mon autre montre. Aussi la montre calcule les temps d’activité et de pause.

Pour conclure, cette montre est plutôt selon moi destinée au triathlète qui s’entraînera modérément voire peu en natation et pour qui les mesures basiques seraient suffisantes.

Les chronos affolants des champions de longue distance en natation

La natation en eau libre a fait son entrée dans le programme olympique en 2008 à l’occasion des jeux de Pékin. Une seule épreuve de cette discipline est disputée aux jeux : le 10KM. On appelle également cette épreuve le marathon aquatique, car l’effort nécessaire pour boucler cette distance est comparable à celui du marathon en course à pieds.

Il existe quelques courses ouvertes au grand public sur ces distances comme les courses Open Swim Stars, ou les épreuves d’eau libre de la FFN. Les nageurs sont plutôt rares à s’engager sur cette distance, quelques dizaines voire une centaine de participants par course au maximum, alors que les formats plus courts sont davantage plébiscités. En effet cela nécessite une sérieuse préparation ne serait-ce que pour espérer arriver au bout de la distance, d’autant qu’en natation il y a généralement un temps limite inatteignable sans un entraînement rigoureux. J’avais par exemple dépassé d’une minute le temps limite théorique de 3h pour mon premier marathon à la nage.

Les meilleurs chronos mondiaux sont en dessous de la barre des 2 heures, très proches également des chronos pour le marathon terrestre. Cependant il y a moins d’écart entre les performances masculines et féminines qu’en course à pied. Le meilleur chrono homme est de 1 h 49 min 55 secondes, et de 1 h 56 min 32 seconde pour les femmes.

Championnats de France d’eau libre à Pierrelatte, 10KM

Pour bien se rendre compte de la performance, et surtout pour comparer avec nos propres chronos, il faut regarder à quels temps ces allures correspondent sur des distances classiques de piscine. Voici donc les équivalences dans le tableau ci-dessous :

10KM5K1500M1KM800M400M200M100M50M25M
H1″49’5554’5816’3011’008’484’242’121’060’330’16
F1″56’3258’1617’3011’399’194’402’201’100’350’17

Ce tableau permet de prendre la pleine mesure des performances incroyable des nageurs d’eau libre de haut niveau qui arrivent à maintenir une allure extrêmement élevée pendant toute la course.

On n’ose à peine imaginer les séries à l’entraînement pour les athlètes qui sont forcément nagées à une allure supérieure, sur toute une panoplie de distances pour être capable d’être rapide, résistant et endurant.

Celles et ceux qui enregistrent leur carnet d’entraînement de natation sur nageurs.com peuvent retrouver leurs meilleurs temps par distance et par année.

Pour s’amuser on pourrait se poser la question de quelle distance on pourrait « tenir » à cette allure !

Pour un nageur loisir la réponse est vite répondue : même en y mettant toute ses forces, impossible de tenir cette allure ne serait-ce que sur une seule longueur d’un bassin de 25m. Soit à peine quelques secondes.

Un nageur de niveau master en club pourra tenir cette allure à l’entraînement sur 50m en y mettant tout de même une certaine intensité, et éventuellement tenir le chrono sur 100m voire 200m en faisant un départ plongé à son allure maximale. Soit donc seulement une ou deux minutes possibles à cette allure. Mais seuls les nageurs particulièrement entraînés et habitués à performer sur les compétitions sont capables de tenir cette allure sur des distances de 400m ou plus.

Et vous combien de temps pourriez vous tenir à ces allures ?

Les meilleurs comptes Instagram de nageurs à suivre

Que ce soit pour connaître les meilleurs bassins pour nager ou découvrir quelques actualités du monde de la natation, certains comptes Instagram sont plus sympathiques que d’autres à suivre. Justement, on vous propose dans cet article de découvrir quatre univers très différents et pourtant aux nombreuses similitudes : celui de nageurs connus dans le monde entier. C’est parti !

Photo par Pixabay, CC0
Les comptes Instagram de nageurs sont avant tout des comptes portés sur la compétition et les réussites. Photo par Pixabay, CC0

Michael Phelps, le dauphin des bassins

Les sportifs ont des comptes Instagram bien spécifiques : entre photos professionnelles et art de la réussite, ce sont de véritables trophées en ligne. Ce n’est pas le cas du multiple champion mondial Michael Phelps, qui possède un compte Instagram somme toute assez classique, sans trop de filtres ni d’images à couper le souffle. Son Instagram est une plongée dans son quotidien : on y voit sa famille et notamment ses enfants, ses activités préférées et parfois, quelques informations concernant le monde de la natation. C’est de cette manière que l’on découvre que le détenteur des 26 médailles d’or aux Jeux Olympiques n’est pas seulement un habitué des bassins : son Instagram vous plongera dans une découverte de ses autres hobbies, parmi lesquels le poker en ligne ou le golf. Il est aussi possible de suivre son entraînement quotidien de musculation, indispensable à la natation.

Bien sûr, le champion olympique présente un nombre de posts sponsorisés assez élevé, mais cela est contrebalancé par d’autres publications avec d’autres célébrités, des interviews en direct ou des photos « au naturel » qui viennent rendre ce compte très agréable à suivre.

Instagram : m_phelps00, 3,3 millions d’abonnés.

Alain Bernard, le « requin blond »

C’est notre équivalent français du plus grand champion international : Alain Bernard, qui s’est distingué à de nombreuses reprises lors de compétitions olympiques, possède un Instagram des plus engagés. Reconverti dans le consulting sportif, il est aussi très actif auprès des jeunes publics, pratiquant des activités de sensibilisation ou en s’investissant directement pour certaines causes, comme l’environnement. Avec ses 17 400 followers, il reste un monument de la natation française et possède son propre site web, avec l’historique de ses exploits.

Pour un compte Instagram tout en douceur et plutôt attractif (les posts sont très homogènes en termes de couleurs), suivez ce compte : vous aurez aussi plein d’informations concernant les prochaines compétitions comme les Jeux de Paris 2024.

Instagram : alainbernard_oly, 17,4k abonnés.

Suivre des nageurs professionnels vous permet d’accéder à un contenu très varié en informations, contrairement à d’autres disciplines. Photo par Pixabay, CC0

Laure Manaudou, surnommée la « Sirène de Melun »

Depuis son sacre aux Jeux Olympiques en 2007, la nageuse est devenue très médiatique, de même que son frère, qui évolue également dans les bassins. Si son frère possède un peu plus de followers sur Instagram, le frère et sa sœur n’hésitent pas à poster de nombreuses photos ensemble : photos de compétitions, de vacances ou dans l’intimité, ils sont très proches. C’est ce qui rend ce compte si attachant : Laure Manaudou nous plonge dans son univers quotidien, encore très porté sur la compétition et les engagements sportifs, mais aussi sur les voyages. Une grande championne qui a inspiré (et inspire toujours) des milliers de jeunes filles rêvant de conquérir une médaille.

Instagram : lauremanaudouoff, 149k abonnés.

Jessica Tatiana Long, body positive et championne paralympique

C’est un compte Instagram qui vous donnera une véritable claque, rien qu’en lisant la biographie : « born without legs + living my best life ». Autrement dit, une nageuse passionnée qui, malgré le fait d’être née sans ses jambes, se bat au quotidien pour sa passion. À tel point qu’elle a remporté plusieurs compétitions de natation paralympique, un exploit. L’Américaine de 28 ans expose sa vie incroyable sur les réseaux, jonglant entre sa famille, les bassins, les voyages et les engagements professionnels. Un compte qui permet de prendre du recul et qui donne envie de soutenir le handisport, encore trop peu mis en avant en France.

Instagram : jessicatatianalong, 76,2k d’abonnés.

Et vous, quels sont vos autres comptes favoris ?

Musculation et natation : pourquoi les combiner pour se muscler ?

Il n’est pas rare d’évoquer la musculation quand on parle de natation. D’ailleurs, la plupart des néophytes sont toujours impressionnés par la musculature imposante des nageurs de haut niveau.

En amont de tout ce que nous allons vous présenter, il faut bien savoir une chose. Peu importe le sport que nous pratiquons, il est toujours utile et intéressant d’ajouter une autre corde à son arc. En l’occurrence, pratiquer une autre discipline sportive sera dans bien des cas, une chose qui vous sera bénéfique dans votre pratique principale. Ici, la musculation et la natation seront deux disciplines qui pourront être complémentaires. Il faudra toutefois faire attention à certains points.

Sans nécessairement avoir la volonté d’avoir le même physique que les professionnels, nous sommes en droit de nous demander s’il est intéressant d’associer la musculation et la natation et pourquoi les combiner pour se muscler.

Pourquoi les nageurs sont-ils musclés ?

La natation est une pratique sportive qui attire beaucoup de personnes qui souhaitent développer leur musculature. D’ailleurs, on recommande même cette pratique aux personnes qui sont blessées ou qui reviennent de blessures pour renforcer les parties affectées et même les régions périphériques. La natation constitue une solution de choix pour se muscler en douceur.

L’avantage de ce sport, c’est qu’il est complet. Cependant, selon votre spécialité, car la natation est un domaine assez vaste, vous ne serez pas musclés tous de la même manière. Les personnes spécialisées dans le dos crawlé seront plus musclées du dos que les personnes qui ne font que de la brasse. Ces derniers seront peut-être plus forts au niveau des jambes. Les pratiquants de papillon seront quant à eux très forts au niveau des abdominaux et des lombaires.

Quant à savoir pourquoi les nageurs sont musclés, c’est parce que les muscles sont sollicités en continu tout au long des séances de natation.

Les muscles travaillés pour la natation

Si la natation remporte tant de succès et qu’elle est souvent recommandée, c’est parce qu’elle muscle une bonne partie de nos groupes musculaires. Selon la nage que vous pratiquerez, vous solliciterez davantage tel ou tel muscle. Il sera alors intéressant de choisir votre nage en fonction de vos objectifs et aussi de vos goûts.

Pour les parties du corps que la natation muscle, on retrouve :

  • Bras (biceps et triceps) et avant-bras ;
  • Dos : grand dorsal et lombaire, rhomboïdes, trapèze ;
  • Épaules : deltoïdes antérieurs et postérieurs ;
  • Buste : pectoraux et abdominaux ;
  • Fessier ;
  • Jambes : quadriceps, ischiojambiers et mollets

La musculation est-elle utile pour s’améliorer en natation ?

Nous arrivons au coeur de l’article : est-ce que la musculation vous permettra d’améliorer vos performances en natation ?

La réponse est tout simplement oui. Toutefois, il faudra accorder votre programme de musculation avec vos objectifs. En réalité, une très grande partie des sportifs de haut niveau ont toujours un programme de musculation adapté à leur pratique. Cela permet d’avoir plusieurs avantages :

  • Lutter contre un déséquilibre musculaire ;
  • Améliorer un point faible ;
  • Renforcer une partie qui est forte. Par exemple, si votre dos est déjà puissant, il peut être intéressant de faire un programme d’entrainement spécifique pour le renforcer davantage tout en veillant à travailler les autres chaînes musculaires ;
  • Vous préparer après une longue période d’absence à la suite d’une blessure par exemple.

Souhaitez-vous muscler votre corps dans sa globalité ou seulement corriger quelques aspects de votre musculature ?

Vous concentrez-vous sur un seul type de nage ou sur toutes les nages ? Recensez les muscles que vous sollicitez pour établir votre programme de musculation.

Si l’on entre plus dans le détail en prenant un exemple. On peut analyser les mouvements du crawl pour la partie supérieure du corps ainsi que la partie inférieure du corps et trouver des exercices de musculation qui développeront la puissance par rapport à ces mouvements.

Dans ce cas, pour la partie de haute de votre corps, vous pourrez faire des écartés avec haltères : butterfly et pull over qui développeront le côté des pectoraux. Et, des tractions lestées (ou non si vous n’avez pas encore assez de force) avec aussi des exercices de tirages qui travailleront le grand dorsal.

En ce qui concerne le bas du corps, vous pourrez faire un programme à bas de fentes alternées et de squats sautés qui vont travailler votre explosivité et votre puissance. Besoin d’aide pour bâtir un programme de musculation spécifique ? Rendez vous sur le site dr-muscu.fr où vous trouverez d’excellents conseils pour améliorer vos performances sportives.

Dans tous les cas que ce soit dans un sport comme dans l’autre, vous devrez absolument veiller à avoir une excellente technique. Cela vous épargnera de nombreuses blessures. De même, si vous connaissez déjà un peu la musculation vous savez que deux piliers fondamentaux de cette pratique qui permettent de prendre du muscle sont l’alimentation et la récupération. Pensez-y !

La natation seule permet-elle de se muscler efficacement ?

Vos objectifs ne sont peut-être pas que des objectifs de performance et cela peut aussi être des objectifs physiques. Dans ces conditions, la natation peut se combiner à merveille avec la musculation, mais ça va bien au-delà de tout ça.

En préambule, il sera nécessaire d’insérer un élément important : la notion de catabolisme. En effet, beaucoup de personnes en particulier chez les pratiquants de musculation annoncent que ces deux disciplines sont incompatibles pour prendre du muscle à cause d’une chose : le catabolisme que la natation engendre, c’est-à-dire la perte de muscle. En effet, la natation provoquerait ce catabolisme chez les pratiquants de musculation au point de ne garder que de la masse musculaire maigre et non de la « vraie » masse comme celle que l’on peut retrouver chez les bodybuilders.

La natation est une excellente pratique pour se muscler efficacement. Cependant, à elle seule, elle ne permettra pas d’avoir des physiques de bodybuilder à moins d’avoir une génétique exceptionnelle ce qui est très rare. Toutefois, nous ne cherchons pas tout à ressembler à Arnold Schwarzenegger

Encore une fois, cela dépendra de vos objectifs.

Un film pour les nageurs : Nadia Butterfly !

Nadia est une nageuse de papillon, qui à seulement 23 ans décide d’arrêter la natation professionnelle après les Jeux Olympiques de Tokyo. Après une dernière course, les excès cachés du Village olympique offrent à Nadia un nouveau souffle de liberté. Mais à mesure qu’elle plonge dans l’inconnu, les doutes surgissent : qui est-elle réellement ?

Le réalisateur, Pascal Plante, ancien nageur de haut niveau, voulait avec ce film « Proposer un point de vue différent de celui capté tous les quatre ans par les caméras de retransmission (…) et capter tout ce que les caméras officielles ne regardent pas ».

Nadia et les trois autres nageuses du relais 4x100m 4N sont dans la vraie vie de vraies nageuses. Ainsi Katerine Savard qui incarne le personnage de Nadia a participé aux JO de Rio et a ramené une médaille sur sa course en relais. C’est aussi une figure de la natation au Québec. Les trois autres nageuses sont aussi des nageuses reconnues au niveau national et la nageuse en dos a également gagné une médaille à Rio. Pour toutes les quatre, il s’agit de leur première apparition au cinéma.

Pour l’anecdote, en plus d’être de vraies nageuses, les deux actrices principales Katerine Savard et Ariane Mainville sont meilleures amies dans la vie. Cela les a d’ailleurs beaucoup rassurées pour jouer ensemble.

La nageuse Katerine Savard (Nadia dans le film) est qualifiée pour l’épreuve de 100m papillon pour les Jeux de Tokyo avec un temps de 57,86.

Ce sera ainsi sa troisième participation aux JO

Le film comporte une scène particulièrement forte de la dernière course de Nadia, un 4x100m 4n relais pour l’équipe canadienne. Le réalisateur « voulait faire l’inverse de ce qu’une couverture olympique aurait montré. Le plan-séquence s’est rapidement imposé. Mais il n’a été possible que grâce à l’implication de nos nageuses olympiques et à l’effort qu’elles ont fourni. À mon grand regret, il y a peu de films de sports qui mettent en scène un véritable effort physique. » Cette scène très délicate à tourner et extrêmement éprouvante physiquement (100m papillon à une allure compétition !), a pu être réalisée en une seule prise.

Nadia Butterfly fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2020. Tourné avant la pandémie au Québec pour les scènes d’intérieur ainsi que dans la piscine du Parc Olympique de Montréal, et à Tokyo.

J’ai pu voir le film avant sa sortie (prévue le 4 août 2021), et j’ai beaucoup aimé le réalisme de l’histoire, le jeu d’acteur entre les nageuses, et l’accent quebecois 🙂

Allez une deuxième bande annonce, en attendant la sortie du film !

Les bâches pour piscines tubulaires

Pour les propriétaires d’une piscine tubulaire hors-sol, la bâche est l’équipement nécessaire pour protéger sa piscine. Ces équipements peuvent se trouver auprès de revendeurs spécialisés comme sur Azialo, l’un des leaders dans le secteur de la vente de piscines.

Les différents types de bâche pour piscine hors-sol

Pour maîtriser la consommation électrique pour le chauffage de l’eau, une bâche à bulle, ou couverture à bulle va permettre de protéger la piscine pour réduire les effets du refroidissement nocturne. Ce type de bâche s’utilise l’été, et se pose directement sur l’eau après la baignade. Celui-ci va notamment permettre d’éviter que des feuilles, poussières ou d’autres impuretés ne se retrouvent dans la piscine et limiter également le phénomène d’évaporation de l’eau. Elles peuvent aussi limiter le développement d’algues aquatiques. C’est ainsi que ces bâches peuvent permettre de réduire la quantité de produits d’entretient et de renouvellement d’eau.

une bâche pour piscine tubulaire
Une bâche pour piscine tubulaire ronde de marque Intex.

Un autre type de bâche, est la bâche de sécurité. En effet, pour les piscines hors-sol qui n’auraient pas de barrière de sécurité, ce type de bâche peut être mis en place une fois la baignade terminée, pour protéger les enfants en cas de chute dans la piscine. Les bâches de sécurité doivent disposer de la norme NF P90-308.

Enfin, une fois l’été terminée, pour éviter la corvée de démonter et de ranger sa piscine, il est possible d’installer une bâche d’hivernage. Celle-ci va protéger la piscine des intempéries, et éviter que le liner de celle-ci ne se détériore durant la saison d’hiver. Ce type de bâche va permettre un remise en état plus rapide et plus facile de sa piscine dès l’arrivée de l’été.

Pour éviter l’accumulation d’eau de pluie sur la bâche, certains modèles sont perforés et munies d’un tamis d’écoulement.

Il existe aussi des bâches de protection quatre-saisons qui peuvent s’utiliser aussi bien l’été pour éviter le dépôt d’impuretés, que l’hiver comme bâche d’hivernage, et qui disposent également de la norme de sécurité pour les enfants.

Des caractéristiques adaptées à chaque piscine

Les marques de piscine tubulaires auto-portées comme Intex, Bestway, etc fabriquent pour leurs différents modèles des bâches adaptées. En effet selon les dimensions de la piscine, ou sa forme, il faudra choisir une bache pour piscine tubulaire compatible pour avoir l’assurance que celle-ci remplit pleinement son rôle, d’autant plus s’il s’agit d’une bâche de sécurité. Ainsi il existe des bâches rectangulaires, des bâches rondes, ou encore des bâches ovales, pour les dimensions adéquates permettant un bon maintient solide du système de fixation (rabat, corde ou autre) sur les parois de la piscine.

Les bâches souples pour piscines tubulaires sont généralement moins chères que celles conçues pour les piscines classiques enterrées. Les premiers prix pour les bâches de piscine tubulaire de plus petites dimensions commencent à une dizaine d’euros, et selon les caractéristiques de celle-ci, de sess dimensions et leur forme dépasser la centaine d’euros. Il est impératif de se tourner vers le modèle de bâche adapté à sa piscine.