Ce que révèle le sondage Ifop sur les attentes des Français en matière de piscines et d’apprentissage de la natation

Les piscines municipales occupent une place importante dans le quotidien des Français, mais leur perception est loin d’être uniforme. Selon une étude Ifop pour Prestalis réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 12 février 2026 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, un constat se dégage clairement : la proximité prime largement sur la qualité des équipements.

Ainsi, 7 Français sur 10 privilégient une piscine proche de chez eux, même si elle est jugée vieillissante, plutôt qu’un équipement plus moderne mais éloigné. Dans le même temps, l’accès à une piscine municipale est considéré comme un service important, voire prioritaire, par une large majorité de la population.

L’étude met également en lumière une forte adhésion au modèle de gestion associant collectivités et entreprises privées, plébiscité par les deux tiers des Français, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurité, de propreté et de qualité de l’eau. Enfin, l’apprentissage de la natation apparaît comme un enjeu majeur, largement soutenu comme priorité nationale, notamment pour les plus jeunes générations.

Entre attachement au service de proximité et attentes croissantes en matière de qualité et de modernisation, ce sondage dessine le portrait d’un équipement public jugé essentiel, mais perfectible.

La priorité accordée à l’accès à une piscine municipale proche de chez soi

Les Français manifestent un attachement marqué à leur piscine municipale de proximité, considérée comme un service essentiel du quotidien. Cet intérêt demeure particulièrement fort, même si près d’un tiers d’entre eux estiment que ces équipements souffrent d’une certaine vétusté.

Prioritaire 15%
Important mais pas prioritaire 50%
Secondaire 35%

Les usagers de piscines municipales se positionnent comme les plus fervents défenseurs de ces dernières : 94% des Français qui s’y rendent plusieurs fois par semaine considèrent que leur accès à proximité devrait être important, voire prioritaire.

La perception de la vétusté de sa piscine municipale

Au global, plus d’un quart des Français (27%) estiment ainsi que leur piscine municipale de proximité est en mauvais état.

Des écarts significatifs apparaissent selon l’âge : les 35-49 ans se montrent nettement plus critiques à l’égard de la vétusté de leur piscine municipale (37%) que les seniors, beaucoup plus indulgents sur le sujet (8%).

Les disparités sont également territoriales, avec une perception plus négative en zone urbaine dense : 35% des habitants de l’agglomération parisienne jugent leur piscine vétuste, contre seulement 20% en milieu rural.

Total vétuste 27%
6% tout à fait vétuste · 21% plutôt vétuste
Total pas vétuste 73%
29% plutôt pas vétuste · 44% pas du tout vétuste

L’adhésion au fait que l’école a permis à son / ses enfant(s) de bien savoir
nager

Si une courte majorité de parents (53%) estime que l’école remplit correctement son rôle dans l’apprentissage de la natation, les résultats révèlent toutefois des limites perçues, puisque 22% déclarent que leur enfant n’a pas appris à nager dans ce cadre, un constat encore plus marqué chez les jeunes parents et en milieu rural.

Total d’accord 53%
17% tout à fait d’accord · 36% plutôt d’accord
Total pas d’accord 25%
17% plutôt pas d’accord · 8% pas du tout d’accord
Votre enfant n’a pas appris à nager à l’école 22%
Base : parents ayant un enfant âgé d’au moins 14 ans

En réponse à ces défaillances, l’idée de faire de l’apprentissage de la nage une priorité nationale dès la classe de sixième fait l’objet d’un large consensus : 86% des Français y sont favorables, traduisant une adhésion massive et transversale dans l’ensemble de la population.

Le souhait que l’apprentissage de la nage devienne dès la sixième une
priorité nationale

Total Oui 86%
50% oui, tout à fait · 36% oui, plutôt
Total Non 14%
8% non, plutôt pas · 6% non, pas du tout

Au final, ce sondage Ifop met en lumière un rapport ambivalent des Français à leurs piscines municipales. Très attachés à ce service de proximité, ils sont nombreux à privilégier l’accessibilité géographique, même au détriment de la qualité perçue des équipements.

Pour autant, les attentes restent élevées : sécurité, propreté, qualité de l’eau et modernisation des infrastructures apparaissent comme des priorités incontournables. Pour les Français, la piscine municipale demeure un équipement essentiel du quotidien, à la croisée des enjeux de service public, d’aménagement du territoire et d’apprentissage de la natation.

Créatine en natation : un supplément surcoté ou réellement utile ?

La créatine fait partie des compléments alimentaires les plus connus dans le monde du sport. On la retrouve souvent associée à la musculation et aux sports explosifs, mais son utilisation concerne aussi certains nageurs, notamment ceux spécialisés dans le sprint. En natation masters comme chez les compétiteurs de haut niveau, la question revient régulièrement : est-ce vraiment utile, ou simplement un produit surcoté par le marketing sportif ? La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.

Un effet réel mais surtout visible à l’entraînement

L’intérêt principal de la prise de créatine en natation se situe dans la capacité à répéter des efforts intenses. Elle agit sur le système énergétique utilisé lors des efforts courts et explosifs, typiques des séries rapides en piscine. Concrètement, cela peut permettre de mieux supporter les entraînements de sprint, avec une légère amélioration de la puissance sur les départs, les virages et les accélérations.

À l’entraînement, cet effet peut être intéressant pour les nageurs qui travaillent la vitesse ou la puissance musculaire. Les séries de sprint en 25 m ou 50 m peuvent être réalisées avec une qualité un peu plus stable, surtout lorsqu’elles sont répétées. Sur le long terme, cela peut indirectement contribuer à une progression, non pas parce que la créatine fait nager plus vite, mais parce qu’elle permet de s’entraîner un peu mieux dans certaines zones d’intensité.

Un impact en compétition surtout sur les épreuves de sprint

En compétition, la créatine peut avoir un intérêt sur les efforts très courts comme le 50 m et le 100 m. Elle peut contribuer à une meilleure disponibilité de puissance sur les départs, les virages et les phases d’accélération. Cela peut se traduire par un petit gain chronométrique, généralement faible mais parfois déterminant pour faire la différence dans une course serrée.

Des nageurs de sprint comme Florent Manaudou ont d’ailleurs déjà évoqué le fait d’intégrer ce type de supplémentation dans leur préparation physique. Dans son cas, comme pour d’autres sprinteurs, la créatine est utilisée comme un outil parmi d’autres pour optimiser la puissance et la qualité des efforts explosifs.

Cet effet reste léger, chez la plupart des nageurs masters ou des compétiteurs de niveau intermédiaire, le gain est souvent peu perceptible en situation de course. Les différences de chronos sont bien plus influencées par la technique, les départs, les virages et la forme du jour que par la supplémentation. La créatine peut donc apporter un léger gain de performance, généralement de l’ordre de quelques centièmes à environ 0,1 à 0,3 seconde sur 50 m et autour de 0,2 à 0,5 seconde sur 100 m pour avoir un ordre d’idée, donc elle ne transforme pas réellement le niveau global en compétition mais peut départager des compétiteurs sur des niveaux très proches.

Une supplémentation accessible mais à ne pas surestimer

La créatine est aujourd’hui facilement disponible. On peut en trouver dans de nombreux magasins de sport comme Décathlon, ainsi que sur internet via des sites spécialisés en nutrition sportive. Elle est légale, bien documentée scientifiquement, relativement peu coûteuse, et peu risquée, ce qui explique sa popularité dans de nombreux sports.

Son utilisation doit rester réfléchie. En natation, elle n’est pas indispensable même pour le haut niveau. Elle peut avoir un intérêt pour certains profils, notamment les nageurs de sprint ou ceux qui cherchent à améliorer la qualité de leurs entraînements intenses. Dans tous les cas, elle doit être considérée comme un outil complémentaire parmi d’autres, et non comme un élément déterminant de la performance en natation.

Performance en natation : adapter son alimentation avec une cuisson rapide et saine

La natation est un sport exigeant qui sollicite tout le corps, demande de l’endurance et une récupération rapide entre les entraînements. Pour soutenir ces efforts, une alimentation équilibrée est indispensable. Les repas doivent apporter assez d’énergie pour performer, des protéines pour réparer les muscles et des micronutriments pour maintenir la santé globale.

Cependant, la vie d’un nageur est souvent rythmée par des horaires serrés : entraînements matinaux, séances en soirée, et parfois des obligations scolaires, familiales, ou professionnelles. Dans ce contexte, préparer des repas de qualité sur le plan nutritionnel peut rapidement sembler compliqué. La cuisson rapide permet de préparer des plats sains tout en conservant les nutriments essentiels sans y consacrer beaucoup de temps. 

L’utilisation d’appareils comme un air fryer permet de réaliser des plats sains et variés : légumes croquants, protéines parfaitement cuites, le tout en quelques minutes, sans sacrifier la qualité nutritionnelle.

Les bases d’une alimentation axée performance

Pour un nageur, bien s’alimenter est essentiel pour soutenir l’énergie, l’endurance et la récupération musculaire. Les glucides complexes comme le riz complet, le quinoa ou la patate douce fournissent l’énergie nécessaire pour les longues séances de natation, tandis que les protéines maigres – poulet, poisson, tofu ou œufs – aident à réparer les muscles sollicités. Les graisses saines, issues de l’avocat, des noix ou de l’huile d’olive, soutiennent le métabolisme et favorisent l’endurance sur la durée.

Les fruits et légumes apportent vitamines, minéraux et fibres, indispensables pour la santé générale et la récupération. Pour gagner du temps dans la préparation tout en conservant un repas équilibré, certains nageurs choisissent de cuire légumes et protéines avec un air fryer nutribullet, ce qui simplifie l’organisation des repas sans sacrifier la qualité nutritionnelle.

L’hydratation reste également cruciale : boire régulièrement et compléter avec des électrolytes après l’effort permet de maintenir énergie et concentration.

Idées de repas sains et rapides pour nageurs

Pour les nageurs, préparer des repas équilibrés ne doit pas être compliqué ni long. L’air fryer permet de cuire rapidement protéines et légumes tout en conservant saveur et nutriments. Voici 7 idées simples et rapides :

  • Poulet mariné aux légumes : filets de poulet et cubes de courgette ou poivron rôtis en 10-12 minutes.
  • Saumon et brocoli : filets de saumon avec bouquets de brocoli, cuisson rapide pour un repas complet riche en protéines et oméga-3.
  • Tofu croustillant et légumes colorés : tofu ferme coupé en cubes avec poivrons, carottes et haricots verts.
  • Patate douce et pois chiches épicés : cubes de patate douce et pois chiches rôtis pour un repas végétarien plein de fibres.
  • Filets de dinde aux légumes racines : carottes et panais avec dinde tranchée, cuisson uniforme et rapide.
  • Crevettes et courgettes : crevettes assaisonnées avec courgettes et poivrons pour un repas léger et protéiné.
  • Bol quinoa, légumes et pois chiches : légumes colorés et pois chiches rôtis à l’air fryer, servis sur quinoa précuit pour un repas complet et rapide.

Ces plats offrent protéines, glucides complexes et légumes pour soutenir la performance et la récupération, tout en restant rapides à préparer et faciles à varier.

Repas après l’entraînement : récupération et simplicité

Après une séance de natation, le corps a besoin de reconstituer ses réserves d’énergie et de réparer les muscles sollicités. L’idéal est de consommer rapidement un repas combinant protéines de qualité, glucides complexes et légumes, pour soutenir la récupération et préparer la séance suivante.

On peut opter pour des shakes protéinés à base de whey, faciles à préparer et à digérer rapidement, surtout si l’on manque de temps. Les repas froids, comme une salade complète avec protéines et glucides, offrent une alternative pratique et rapide à consommer après l’effort. Pour ceux qui préfèrent cuisiner, la cuisson rapide à l’air fryer, au wok ou à la vapeur permet de préparer des protéines maigres et des légumes tout en conservant les nutriments.

L’essentiel est de combiner protéines, glucides complexes et légumes de manière simple et flexible. Que ce soit avec un shake, un repas froid ou un plat chaud prêt en quelques minutes, l’objectif est de soutenir la récupération musculaire et de maintenir un équilibre nutritionnel optimal sans complexité inutile.

Conclusion

Un nageur dépense plus d’énergie qu’une personne moyenne et doit adapter ses repas en conséquence. Pour un nageur régulier, les besoins caloriques peuvent être 15 à 30 % supérieurs à ceux d’un individu sédentaire, selon la durée et l’intensité des séances. Cela se traduit par des repas légèrement plus riches en glucides complexes pour l’énergie et en protéines pour la récupération musculaire, ainsi que par des encas ou shakes protéinés supplémentaires si nécessaire. L’essentiel reste de respecter le timing des repas et de maintenir un apport suffisant en légumes, fruits et micronutriments, pour soutenir la performance, la récupération et la santé sur le long terme.

Quel équipement pour nager en eau froide ?

Depuis quelques années, la pratique de la nage hivernale fait de plus en plus d’adeptes. Il existe des épreuves d’ice-swimming, et même un championnat de France de cette discipline qui se déroulent dans une eau à moins de 5°C. Autre fait marquant : il y a quelques semaines des nageurs se sont relayés pour traverser la Manche à la nage.

Si nager sans protection dans des eaux glacées ne vous attire pas particulièrement, il y a heureusement des équipements adaptés pour limiter l’impact du froid, améliorer le confort et sécuriser vos sorties lorsque la température descend sous les 12°C.

Lorsque la température de l’eau baisse, les sensations changent radicalement et le corps se refroidit beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. S’équiper correctement devient alors la clé pour continuer à nager avec plaisir tout au long de l’hiver. Mais concrètement, que porter ?

L’indispensable combinaison néoprène

La combinaison néoprène est une alliée indispensable à la nage en eau froide. Celle-ci permet de limiter la déperdition thermique afin de maintenir la chaleur corporelle plus longtemps, tout en permettant de conserver une bonne liberté de mouvement. Le néoprène agit comme une barrière contre le froid en conservant une fine pellicule d’eau réchauffée par le corps, ce qui permet de prolonger la séance sans se crisper dès les premiers instants.

Contrairement au lycra ou au boardshort réservés à l’été et à la protection UV, l’équipement hivernal doit prioriser la chaleur sans sacrifier la mobilité.

Choisir la bonne épaisseur selon la température

Plus l’eau est froide, et plus l’épaisseur de la combinaison devra être épaisse. Pour des eaux autour de 12–14°C, un shorty ou une combinaison néoprène 2/3 mm suffit pour des sessions courtes : le torse et le dos sont en 2 mm, les bras et les jambes en 3 mm pour mieux protéger les extrémités.

Entre 8 et 12°C, mieux vaut opter pour une intégrale 4/3 mm, avec 4 mm sur le torse et le dos pour conserver la chaleur et 3 mm sur les bras et jambes pour garder de la mobilité.

En dessous de 8°C, une intégrale 5/4 mm offre la protection maximale : 5 mm sur le torse et le dos, 4 mm sur les bras et jambes, permettant de prolonger la session tout en restant performant dans l’eau froide.

Shorty, combi sans manches ou intégrale : quelle protection choisir ?

Pour des sorties courtes ou en début d’hiver, un shorty ou une combi sans manches peut suffire : elle protège l’essentiel du corps tout en laissant une grande liberté de mouvement pour la nage. Dès que l’eau devient vraiment froide, l’intégrale s’impose : elle enveloppe bras et jambes, limite l’entrée d’eau et permet de prolonger la session sans perdre de chaleur.

Le choix ne se fait pas uniquement pour le confort : il permet aussi de nager efficacement, de conserver la technique et de profiter pleinement de chaque sortie en eau libre, même en hiver.

Ajustement et souplesse : pour nager librement

Une bonne combinaison se reconnaît à sa souplesse au niveau des épaules et à son ajustement près du corps. 

Une combinaison trop large laisse entrer l’eau, tandis qu’une combinaison trop serrée sera inconfortable. Un guide des tailles indique selon ses mensurations précises la taille adéquate pour chaque modèle de combinaison.

Un néoprène plus souple au niveau des épaules permet une meilleure mobilité et donc un meilleur confort de nage. A l’inverse, un néoprène trop épais au niveau des bras donnera de mauvaises sensations de nage.

Protéger les extrémités (mains, pieds, tête)

En eau froide, les extrémités sont les premières à souffrir du froid, et leur protection est essentielle pour prolonger la session. Le bonnet néoprène ou thermique garde la tête au chaud, limite la déperdition de chaleur et permet de rester plus longtemps au lineup sans frissonner dès les premières minutes. Les gants néoprène protègent les mains, indispensables pour conserver la sensation dans les doigts et nager efficacement sans perdre en puissance de traction. Les chaussons néoprène protègent les pieds et les orteils, améliorant le confort sur le sol froid et rocheux, et limitant la perte de chaleur corporelle.

Autres accessoires complémentaires

Pour nager en hiver, certains accessoires peuvent rendre la session plus confortable et sécurisée. Une bouée de sécurité améliore la visibilité en eau libre et offre un point d’appui en cas de fatigue. Les lunettes adaptées protègent contre le vent, la buée et la luminosité hivernale. Après la sortie, un poncho ou une serviette permet de se sécher rapidement et de se réchauffer avant de remettre des vêtements secs. Ces petits détails complètent l’équipement principal et font toute la différence pour profiter pleinement de chaque session en eau froide, tout en restant en sécurité.

Avec un bon équipement, il est donc tout à fait possible de nager toute l’année !

Quatre nageurs, dont un Français, ont traversé la Manche en relais mixte les 18 et 19 janvier 2026

On peut dire de ces quatre là qu’ils ne sont pas frileux ! C’est une première pour une équipe mixte de quatre personnes, pour la protection des océans ! Equipés de simples maillots de bains (comme le veut le règlement de la Channel Swimming Association) mais avec leur détermination comme seule protection contre la température de l’eau entre 7°C et 9°C, Frédéric Taillandier, Kevin Audouy, Arleen Gonzalez et Makala Jones ont réussi à traverser ensemble la Manche à la nage en se relayant pendant 16h27.

Le parcours des 4 nageurs, pour leur traversée homologuée par la Channel Swimming & Piloting Federation.

Ils ont nagé pour l’association Swim for the Planet, pour alerter sur les conséquences du transport maritime, responsable d’émissions de CO₂, de pollution sonore et de rejets de contaminants dans l’océan.

Nous sommes quatre humains qui, symboliquement, avons coupé la route aux porte-conteneurs. C’est une façon de rappeler que la transition écologique doit elle aussi être collective.

Frédéric Taillandier

Un autre aspect intéressant de cette traversée est une étude scientifique sur les changements de température corporelle, menée par le chercheur Benoît Mauvieux, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’université de Caen-Normandie. En effet lorsque l’on nage en eau froide, la température corporelle diminue, le sang va se déplacer de telle sorte à protéger les organes vitaux en s’éloignant de la surface du corps qui limiter le refroidissement. Ce phénomène de refroidissement, appelé l’afterdrop, a comme particularité de continuer même après être sorti de l’eau, pendant 40 à 50 minutes. Lors de la traversée, en plus du défi sportif et logistique, les nageurs devaient après leur passage d’une heure dans l’eau, se réchauffer le plus rapidement possible pendant leurs 3 heures d’attente, avant de retourner nager.

Ces données vont peut être permettre d’améliorer les performances pour les futurs nageurs en eau froide, et plus généralement sur la réaction du corps face au froid.

Un immense bravo à eux !

Crédit photo : SWIM for the planet

Nager chez soi : comment transformer sa piscine en véritable espace d’entraînement

Avoir une piscine à domicile est un privilège. Mais pour un nageur régulier, c’est surtout une opportunité : s’entraîner sans contrainte d’horaires, travailler sa technique, récupérer activement. Encore faut-il que le bassin soit réellement adapté à un usage fréquent.

Selon les retours terrain de spécialistes du secteur comme MyPiscine, la majorité des problèmes de qualité d’eau et des contraintes d’entretien proviennent d’un équipement mal dimensionné : filtration sous-calibrée, robot piscine inadapté, ou traitement de l’eau irrégulier. Lorsqu’on nage plusieurs fois par semaine, ces détails font toute la différence.

1. Une eau irréprochable pour nager régulièrement

Un nageur régulier qui enchaîne les longueurs sollicite davantage l’équilibre du bassin qu’un usage occasionnel. Transpiration, crème solaire, poussières, micro-particules : la charge organique augmente rapidement, même si l’eau paraît claire.

La règle simple souvent rappelée par les professionnels : filtrer au minimum la moitié de la température de l’eau (26°C = 13 heures de filtration piscine quotidienne).

Les pompes à vitesse variable prennent ici tout leur sens. Elles permettent de filtrer plus longtemps à basse vitesse, de réduire la consommation électrique et de maintenir une eau limpide plus stable.

2. Le robot piscine : un allié incontournable

Plus on nage, plus les dépôts s’accumulent. Un robot piscine électrique autonome devient alors un véritable partenaire d’entretien du bassin. Les modèles récents nettoient fond, parois et ligne d’eau en un cycle complet de 1h30 à 2h30. Cette régularité limite l’accumulation de particules fines et réduit la pression sur le système de filtration piscine. Résultat : une eau plus limpide, une meilleure visibilité sous l’eau et moins de variations chimiques.

Pour les bassins utilisés plusieurs fois par semaine, choisir un robot piscine adapté au volume et au revêtement est essentiel. Un modèle sous-dimensionné travaillera plus longtemps et s’usera prématurément.

3. Stabiliser le traitement pour préserver le confort

Les nageurs réguliers sont les premiers à ressentir un déséquilibre : yeux irrités, peau sèche, odeur de chlore trop marquée. Un pH piscine mal ajusté réduit l’efficacité du désinfectant et accentue l’inconfort. Les systèmes automatisés, comme les régulateurs de pH ou l’électrolyse au sel, permettent de maintenir une qualité d’eau constante sans ajustements permanents.

Sur un bassin très sollicité, l’automatisation évite les pics de désinfection et assure une baignade plus agréable sur la durée.

4. Adapter son bassin à l’entraînement

Un bassin domestique peut devenir un véritable espace d’entraînement. Installer un système de nage à contre-courant permet de travailler l’endurance dans un espace réduit. Un éclairage piscine performant autorise des séances tôt le matin ou en soirée. Une couverture thermique limite les variations de température et stabilise l’environnement d’entraînement. Ce sont souvent ces détails qui transforment une piscine de loisir en véritable terrain de travail.

Posséder une piscine chez soi offre une liberté rare. Mais pour qu’elle devienne un espace d’entraînement durable, l’équipement doit suivre. Quand filtration, robot piscine et traitement de l’eau sont bien dimensionnés, l’entretien piscine cesse d’être une contrainte. Il ne reste plus qu’à plonger… et à aligner les longueurs.

Récupération active et bien-être : quelle routine en complément de la natation ?

La natation est un sport complet, qui sollicite aussi bien le système cardiovasculaire que l’ensemble des groupes musculaires. Pratiquée régulièrement, elle améliore l’endurance, sculpte la silhouette et procure une véritable sensation de légèreté. Mais derrière ses nombreux bienfaits, elle implique également une dépense énergétique importante et des microtraumatismes musculaires qu’il ne faut pas négliger. Pour progresser et rester en forme sur la durée, mettre en place une routine de récupération active et de bien-être est essentiel.

Le rôle de la récupération en natation

Chaque entraînement dans l’eau met le corps à rude épreuve. Même si l’apesanteur réduit les chocs articulaires, les muscles, eux, travaillent intensément. Sans une récupération adaptée, la fatigue s’accumule, les risques de blessures augmentent et la motivation peut rapidement diminuer. C’est pourquoi de nombreux nageurs, qu’ils soient amateurs ou confirmés, choisissent de compléter leurs séances par des moments de détente et de relâchement. Les séances de spa et hammam chez Sport Découverte sont une excellente option pour favoriser la circulation sanguine, éliminer les toxines et relâcher les tensions musculaires.

Les étirements, les indispensables après la piscine

Une fois sorti du bassin, il est recommandé de consacrer quelques minutes aux étirements. Ces exercices permettent d’améliorer la souplesse musculaire, de réduire les courbatures et d’optimiser l’amplitude des mouvements. Les nageurs doivent particulièrement porter leur attention sur les zones les plus sollicitées comme les épaules, le dos, les hanches et les mollets. En parallèle, travailler la mobilité articulaire contribue à améliorer l’alignement postural et à réduire la tension accumulée au fil des longueurs.

La nutrition, un pilier de la récupération

La récupération ne se limite pas au repos ou aux soins externes. L’alimentation joue un rôle tout aussi central. Après une séance en bassin, l’organisme a besoin de reconstituer ses réserves énergétiques et de réparer les fibres musculaires sollicitées. Les glucides complexes, que l’on retrouve dans des aliments comme le riz complet, les patates douces ou le quinoa, permettent de recharger efficacement les stocks de glycogène. Les protéines, quant à elles, interviennent directement dans la régénération musculaire.

De nombreux sportifs choisissent de compléter leur alimentation avec des produits adaptés tels que la whey (protéine de lactosérum), connue pour sa rapidité d’assimilation et sa richesse en acides aminés essentiels. Consommée en collation après l’effort, elle favorise la reconstruction musculaire, optimise les progrès et réduit le temps de récupération.

Le rôle du sommeil dans la performance

Le sommeil est la pierre angulaire de toute routine de récupération. C’est pendant la nuit que l’organisme sécrète l’hormone de croissance et répare les tissus abîmés. Mettre en place un rituel apaisant le soir, qu’il s’agisse de quelques étirements doux ou de respirations profondes, aide à préparer le corps et l’esprit à un repos véritablement réparateur.

Les bienfaits des pratiques douces complémentaires

Le yoga est une activité complémentaire qui améliore la souplesse, l’équilibre et la respiration. Trois qualités particulièrement utiles en natation. Le pilates, de son côté, renforce la sangle abdominale et la posture, ce qui se traduit par une meilleure efficacité dans l’eau. Quant à la marche active, elle stimule la circulation sanguine tout en restant douce pour les muscles et les articulations. Ces pratiques permettent de garder une dynamique sportive sans surcharger l’organisme.

L’hydratation et les micro-routines quotidiennes

Même si la natation se pratique dans l’eau, elle entraîne une perte de liquides importante par la transpiration et la respiration. Il est donc essentiel de boire régulièrement avant, pendant et après l’entraînement.

De petites routines quotidiennes peuvent également soutenir la récupération. Les bains froids, par exemple, activent la circulation sanguine et réduisent l’inflammation. Les automassages réalisés avec un rouleau en mousse permettent de dénouer les tensions musculaires et d’améliorer la souplesse. Enfin, prendre quelques minutes pour pratiquer des exercices de respiration consciente aide à évacuer le stress et favorise une meilleure détente générale.

En kiosque, le dernier numéro de sphères dédié aux nageurs

Sphères est un magazine de collection qui vous plonge au cœur de communautés fascinantes grâce à des récits riches et immersifs – portraits, enquêtes, reportages ou portfolios. Élégant et soigné, chaque numéro est conçu comme un véritable objet à garder et à savourer, une invitation à prendre le temps de découvrir des univers insoupçonnés.

Le dernier numéro se concentre ainsi sur les nageurs et la natation sous toutes ses dimensions, sportives, sociales et intimes. Vous y découvrirez le parcours hors du commun de Roxana Maracineanu, entre podiums et politique, un grand entretien avec Philippe Lucas, figure incontournable des bassins, ou encore le portrait d’Amaury Leveaux, champion rebelle devenu entrepreneur. Le magazine explore aussi le rapport des femmes à la nage comme espace de liberté et met en lumière, en Angleterre, ceux qui se battent pour un “droit à la nage” sur les rivières privées.

Sphères est un média indépendant, imprimé en France et disponible principalement en librairie, mais aussi en kiosque et dans les points Relay. 144 pages pour ce numéro qui célèbre la nage comme un terrain de liberté, de rencontre et de récits surprenants.

Le Monte Cristo confirme son statut de plus grand rassemblement d’eau libre d’Europe

Inspirée de la célèbre évasion fictive d’Edmond Dantès depuis le Château d’IF, le Défi est le plus grand rassemblement de nage en eau libre d’Europe réunissant nageurs amateurs et professionnels.

En 2025, le Défi de Monte-Cristo lance sa 27ème édition sur deux week-ends :

  • Du 06 au 08 Juin
  • Du 14 au 15 Juin

LA 26e ÉDITION EN CHIFFRES

Voir le compte-rendu de la 25e édition ici.

Une diversification avec une course à la Ciotat en septembre

Du 12 au 14 septembre 2025 se déroulera la seconde édition du Monte Cristo à la Ciotat depuis l’île Verte. Nous avions publié quelques photos de la première édition l’an dernier ici.

Les aventuriers de la nage : récits d’exploits aquatiques hors du commun

Je ne connaissais pas Gilles Bornais. Il y a quelques mois lors d’une réunion organisée par mon club de natation, il est intervenu et a tout de suite captivé l’audience par ses anecdotes croustillantes sur la natation, avec une richesse de détails, et sans langue de bois. Il faut dire que Gilles Bornais a été journaliste, rédacteur pour le service des sports du Parisien, reporter sportif, rédacteur en chef au Parisien, mais aussi entraîneur de natation, et auteur d’une quinzaine de romans et d’essais dont plusieurs sur la natation.

Les aventuriers de la nage est le dernier en date, depuis quelques jours. L’auteur a compilé dans un ouvrage les histoires les plus remarquables de traversées à la nage. On plonge aux côtés de Trudy Ederle, la première femme à réussir la traversée de la Manche en 1926 après une tentative échouée un an plus tôt. Elle bat non seulement le record masculin, mais conservera son record féminin pendant 25 ans. On découvre donc cette jeune femme, son histoire, son quotidien, ses émotions, au fil des lignes nous avons presque l’impression de nager avec Trudy Ederle dans le channel, et de partager avec elle ses doutes, ses souffrances, son lien spécial avec l’eau, et sa joie.

Pour la préparation de son livre, l’auteur a rencontré et interviewé de nombreux nageurs hors-norme et contemporains. Surtout il a choisi de mettre en premier plan des histoires peu connues tant de personnages historiques comme Trudy Ederle, les évadés d’Alcatraz, ou encore de nageurs bien contemporains comme Alexandre Fuzeau alias Ice Doctor, qui a beaucoup oeuvré pour le développement de la nage en eau glacée en France et qui n’hésite pas à nager dans des eaux tellement froides qu’une personne normale n’y survivrait pas, ou encore Stéphane Krause qui aime défier la force des courants et des tempêtes dans les eaux rocailleuses qu’il connaît par coeur en Bretagne.

Il aurait été impossible d’écrire un livre sur ce thème sans parler des nageurs les plus médiatiques et omniprésents sur les réseaux sociaux. Ils sont donc mentionnés, mais l’auteur a choisi de développer davantage des histoires moins connues, d’exploits tout aussi fous, comme par exemple la Sante Fe cette course de 57km que Stéphane Lecat, directeur technique des équipes de France d’eau libre a remporté à quatre reprises dans des eaux si sombres, raconte Aurélie Muller qui a elle aussi plus tard participé à cette course « que j’avais l’impression de nager dans la nuit ».

Un livre bien écrit, bien documenté, précis, divertissant et instructif, et qui peut s’apprécier que l’on soit nageur ou bien simplement avide de beaux récits d’aventures.