Quels sont les critères importants pour choisir une montre sportive connectée ?

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, l’usage des montres sportives s’est démocratisé et de nombreux modèles ont été mis sur le marché. Même dans les piscines où l’équipement du nageur se limitait jusqu’à il y a encore peu au maillot de bain – lunettes – bonnet, on voit de plus en plus de nageurs arborant une montre haut de gamme au poignet. Mais toutes les montres ne se valent pas, certaines sont spécialisées dans un sport en particulier, la tendance est la montre multisport. Il est important d’utiliser des comparatifs en ligne pour choisir sa montre connectée car le choix est vaste.

Certaines montres sportives permettent de mesurer de manière assez précise l’activité réalisée dans la piscine. Il suffit d’indiquer la longueur du bassin, et la montre compte pour vous votre distance, en détectant chacun des virages en bout de ligne. Plus fort, certaines montres sont capables de détecter votre type de nage, de vous chronométrer sur chacune de vos longueurs et série, et de compter le nombre de cycles de bras.

Le nageur loisir aura ainsi des statistiques qu’il pourra ensuite utiliser pour suivre sa progression, le nageur en club pourra lui retrouver le détail d’une séance et le kilométrage réalisé.

Alors quels sont les critères à regarder pour choisir sa montre sportive ?

Chaque montre ayant ses spécificités propres, il est important de bien comparer ses caractéristiques comme son autonomie, son prix, etc, mais aussi les capacités et sa précision à mesurer les séances d’entraînement.

Les critères sportifs

Le critère principal devrait être la capacité de la montre à faire un suivi de l’ensemble des sports que vous pratiquez, y compris occasionnellement.

Ainsi un nageur pratiquant occasionnellement la course à pied aura tout intérêt à choisir une montre lui permettant de suivre ces deux sports.

La présence d’un capteur GPS dans la montre est de plus en plus répandu. Celui-ci apporte un réel plus pour toutes les activités sportives en extérieur, tel le vélo, le kayak, ou la nage en mer.

Test de la Polar Vantage qui permet une mesure GPS dans l’eau.

L’application permettant de consulter ses séances est également importante afin d’avoir accès de manière simple et lisible au détail de ses entraînements.

Plus plus en plus de modèles sont capables de mesurer le cardio directement au poignet, sans avoir besoin de compléter par une sangle. Cette mesure peut être particulièrement utile dans certains sports, mais aussi pour mesurer une fréquence cardiaque au repos.

D’autres capteurs comme la température permettent de mesurer très précisément par exemple en piscine ou en milieu naturel la température de l’eau.

Certaines montres disposent aussi d’un capteur barométrique permettent de mesurer l’altitude. Idéal pour le ski, la marche en montagne, ou le parapente !

Les autres fonctions possibles

On peut utiliser sa montre pour mesurer son activité physique au quotidien, comme le nombre de pas, les calories consommées, sa fréquence cardiaque, et même la durée et la qualité de son sommeil.

Certaines marques comme Garmin proposent des montres avec un module NFC permettant de payer ses achats sans contact, ou de stocker de la musique pour l’écouter avec un casque bluetooth. Il y a aussi des modèles comme l’Apple Watch ou les montres Android qui permettent de faire tourner tout un écosystème d’applications sur la montre. Il commence à y avoir également des montres disposant de leur propre carte sim !

Enfin les fonctions de base comme donner l’heure, ou proposer des répétitions d’une ou plusieurs durées (très utile pour du fractionné ou de la gym).

Des montres que l’on utilise aussi au quotidien

Le design et le choix des matériaux rend les montres sportives adaptées à être portées au quotidien, à la place des montres traditionnelles. Des marques horlogère proposent aussi des modèles de montre connectée femme de luxe.

Est-il possible de nager dans une piscine hors-sol ?

Une piscine hors sol est une alternative sérieuse à la piscine en dur classique. Ce type de piscine a l’avantage de pouvoir être facilement installée puis démontée, parfois en quelques heures ou quelques jours seulement. Il s’agit également d’une solution plus économique. C’est ainsi que des particuliers ou des collectivités peuvent installer ce type de bassin pendant l’été puis les démonter afin de libérer l’espace le reste de l’année. Il est même possible d’installer ce type de bassin pour quelques heures seulement, comme cela a été le cas par exemple pour la journée de l’olympisme sur la place de la Concorde le 23 juin dernier.

Cet été, la ville de Paris a mis à disposition plusieurs de ces bassins afin de proposer gratuitement des lieux de détente et de rafraîchissement aux parisiens, en complément des piscines municipales.

Peut-on vraiment nager dans ce type de bassin ? Quelle différence par rapport à nager dans un bassin classique ?

Je suis allé pour cela dans le bassin de baignade installé dans le stade Léo Lagrange situé à côté de la porte de Charenton, afin de mieux me rendre compte de l’expérience aquatique que peut procurer ce type de bassin.

La structure est surprenante car les parois sont très fines, le système pour retenir cette grande quantité d’eau semble assez ingénieux. La matière des parois est très agréable au toucher car douce et lisse. Comme dans une piscine classique l’eau y est chauffée, filtrée et contrôlée tout au long de la journée, une zone pour les machines est ainsi installée derrière la piscine.

Ce type de bassin a généralement une taille plus petite que les piscines municipales, la mairie a choisi un bassin aux dimensions de 15 mètres de long pour 10m de large. Comme on peut le voir sur la photo, il y a beaucoup de tuyaux apparents pour le filtrage et chauffer l’eau, il existe aussi des modèles de piscine hors sol en bois plus esthétiques.

Les parois sont plutôt souples et élastiques. Celles ci absorbent une partie de l’énergie lors des poussées des culbutes. Généralement un nageur réalise une poussée moyenne à chaque virage de 5 mètres, il lui reste donc à chaque longueur une bonne dizaine de mètres pour réellement nager.

Ce type de bassin est donc plutôt pour une utilisation loisir. On peut donc y nager à une allure modérée, s’y amuser et s’y détendre. Mais les dimensions, la faible profondeur, et l’élasticité des bords ne seront pas adaptés pour un nageur athlète souhaitant réaliser un entraînement complet à haute intensité en vue de préparer des compétitions.

Ces bassins hors sol rivalisent avec les bassins en dur, et il en existe une gamme très large. On trouve même des bassins hors sol olympiques de 50m de long, 25m de large et 3m de profondeur ! L’une de ces piscines existe à Montréal sur l’île Notre-Dame, et est utilisée par des nageurs de haut niveau pour des compétitions. On espère avoir la même un jour à Paris !

Combien de temps fait gagner une combinaison néoprène en natation eau libre ?

Une question que je me suis longtemps posé pour la nage en eau libre, c’est combien de temps la combi en néoprène fait-elle gagner par kilomètre ?

Selon les courses il y a plus ou moins de participants qui utilisent une combinaison. Une quasi-unanimité en porte par exemple pour le 10km Open Swim Stars de Paris où les nageurs en maillot sont plus rares d’année en année. D’autres courses au contraire ont davantage de nageurs en maillot comme le tour du roc. Alors faut-il nager en combinaison ou se contenter du maillot de bain ?

Les bénéfices que peut présenter le port de la combinaison

Tout d’abord la première raison de porter une combinaison c’est si la température de l’eau est trop froide pour vous. En effet beaucoup de nageurs ne supportent pas le froid, y compris de bons nageurs. Sur les longueurs distances la combinaison permet d’éviter ou de repousser l’hypothermie.

Viennent ensuite des considérations orientées performance. Le néoprène est plus léger que l’eau et aide ainsi à la flottabilité, le nageur aura ainsi moins d’effort à fournir pour maintenir l’alignement des jambes qui seront maintenues sans effort à la surface. Par ailleurs la combinaison étant très ajustée sur le corps, le ventre et autre bourrelets sont contenus et le corps du nageur est plus droit et lisse dans l’eau. La matière lisse offre également moins de friction lors du déplacement dans l’eau.

Les inconvénients de nager en combinaison

Lorsque l’on n’est pas frileux, on peut avoir chaud en portant une combinaison, même dans une eau à moins de 20°C. En effet il y a très peu de circulation d’eau entre la combinaison et la peau. Le corps peut donc avoir du mal à réguler correctement la température corporelle lors d’un effort intense. Préférer dans ce cas des combinaisons sans manches, car ce sont les épaules qui chauffent le plus.

Les sensations de l’eau sont inhibées, le corps n’étant quasiment plus en contact avec l’eau. On ne sent donc pas les petits courants, il y a donc un risque plus grand de dévier de sa trajectoire : il faut donc s’assurer régulièrement du cap suivi.

De la même manière les sensations de la nage ne sont pas les mêmes, le corps est légèrement plus haut, les jambes sont maintenues en surface, la surface de contact des bras avec l’eau est augmenté de l’épaisseur du néoprène, il y a une résistance supplémentaire lorsque l’on nage. Il est donc préférable d’essayer au préalable sa combinaison dans l’eau pour apprivoiser ces nouvelles sensations.

Précautions à prendre lorsque l’on nage avec une combinaison

Les combinaisons peuvent occasionner des frottements pouvant aller jusqu’à provoquer des lésions cutanées. Il faut donc graisser le cou et les zones où il peut y avoir de la friction comme les aisselles et les têtons.

Le néoprène est une matière fragile, et les combinaisons peuvent être difficiles à enfiler. Il est donc fortement recommandé d’utiliser des gants pour éviter de la déchirer avec les ongles.

Les sensations de nage sont différentes de la nage sans combinaison, il faut se préparer à découvrir des sensations différentes d’une compétition en maillot de bain.

Conclusion : Quel gain pour une course d’eau libre ?

J’ai donc utilisé pour la première fois une combinaison sur une distance de 10 kilomètres le WE dernier lors de l’Open Swim Stars. C’est une course dans un canal pour laquelle il n’y a pas de problème d’orientation, ni de courant : une belle ligne droite. J’avais réalisé la course l’an dernier en maillot de bain, et mis 3h01’33. Cette année sur la même distance j’ai nagé en 2h32’23, soit 29’10s de moins ce qui correspond à une amélioration de 2 minutes 55 par kilomètre.

Je pense qu’il faut néanmoins nuancer ce chiffre qui va dépendre du niveau d’entraînement, de la qualité de la combinaison, des conditions uniques de la course, de la forme du moment, et de la technique du nageur : le bénéfice chez un nageur moyen sera plus grand que pour un bon nageur.

Avant la course je m’attendais à un écart de 1 minute par kilomètre. J’avais pour objectif de boucler la course en 2h40 voire 2h45. Le chrono a donc été une excellente surprise au dela de mes attentes !

Crédit photo : Cédric S. / Nageurs.com

Et vous quel temps ça vous fait gagner la combi ?

La pratique de la natation pour lutter contre l’arthrose

L’arthrose est une maladie articulaire qui touche 10 millions de Français, celle-ci concerne 65% de la population de plus de 65 ans.

Elle se caractérise par une destruction du cartilage, généralement au genou ou à la hanche. S’il n’existe pas de traitement efficace pour soigner cette maladie, la pratique sportive notamment la natation est recommandée pour soulager les douleurs.

La pratique d’une activité physique régulière est importante afin de garder de la souplesse au niveau des articulations. La natation en tant que sport doux favorise la réparation du cartilage. Toutes les nages sont bénéfiques, néanmoins en cas de douleur trop forte il faut adapter sa technique de nage en conséquence, par exemple en utilisant un pullbuoy pour ne faire travailler que le haut du corps ou alors une planche tenue à bout de bras pour ne faire travailler que les jambes.

Piscine de la cour des lions, crédit photo Snoop77 / Nageurs.com

De nombreux exercices de nage et d’éducatifs peuvent s’adapter pour constituer une séance de nage personnalisée, des conseils sur les pratiques sportives adaptées aux patients souffrant d’arthrose sont proposés sur ce site.

Il faudra néanmoins rester dans une intensité d’effort modérée afin que l’activité reste bénéfique. Il a en effet été démontré que la pratique de sports qui sollicitent de manière intensive les articulations peut augmenter le risque d’arthrose.

L’activité physique douce permet de préserver et renforcer les muscles, et d’entretenir les tendons des articulations. Elle sera particulièrement bénéfique aux personnes en surpoids, la perte de poids permettant de réduire la pression sur les cartilages et donc de réduire les douleurs de l’arthrose.

Ce sport doux et complet permettra de muscler l’ensemble du corps. Ces séances dans l’eau procureront également détente et bien-être et sont donc bénéfiques également sur cet aspect.

Un kinésithérapeute sera par ailleurs de bon conseil pour expliquer les gestes à adapter au quotidien, ainsi que pour apprendre les techniques de massage simple pour soulager les douleurs.

Quelques séances de natation pour se remettre en forme après les fêtes

Histoire de se remettre en forme après les fêtes, voici quelques séances de natation variées, que vous pouvez utiliser tel quel ou bien adapter. Les distances de chaque exercice peuvent être modifiées, tout comme le nombre de répétitions et bien entendu les temps de départ.

Ce sont des séances que j’avais nagé pendant le mois d’aout en attendant la reprise du club. Celles ci sont donc inspirées de ce que l’on nage habituellement dans le groupe master.

Astuce : inscrivez votre séance sur un morceau de papier à apporter avec vous à la piscine, et adapter la distance selon votre niveau et le temps que vous disposez pour votre séance.

Séance n°1: 3500m. Difficulté : Facile, idéal pour une reprise en douceur.

  • 200 nl
  • 200 4n jbes
  • 200 4n ed
  • 200 4n nc
  • 4×100 cr nuque tendue
  • 12×50 ondul/batt palmes
  • 200 cr 3-5-7
  • 3×200 cr allure 1..3
  • 8×100 cr : 25 vite, 75 recup
  • 100 dos souple

Séance n°2: 4000m. Difficulté : Moyenne, avec un bloc assez cardio.

  • 200 cr échauffement
  • 4x 75 cr, 25 4n
  • 100 4n
  • 4 x (50 moy, 50 vite, 100 sple)
  • 200 récup
  • 8 x (50 moyen, 25 vite, 75 sple)
  • 200 récup
  • 4x 50 pap
  • 3x 200 allure 1 à 3
  • 100 récup

Séance n°3: 3700m. Difficulté : Moyenne, séance axée sur la technique

  • 200 au choix
  • 3×100 4n 
  • 8x 50 : 50 apnée, 25 prog, 25 récup 
  • 12x 50 d.1″ prog de 1 à 4 
  • 200 souple 
  • 4x 100 réduire le nombre de coups de bras à chaque 100 
  • 200 sple 
  • 4x 100 prog de 1 à 4 en faisant attention de pas trop augmenter le nombre de coups de bras 
  • 200 sple 
  • 3x 200 de 1 à 3 
  • 200 récup 

Séance n°4: 4300m. Difficulté : Difficile.

  • 200 nl
  • 200 4n jambes
  • 200 4n nc
  • 3x 200m allure 1 à 3
  • 100 dos récup
  • 5x 200 : un moyen, un bien nagé
  • 100 dos récup
  • 200 vite
  • 100 dos récup
  • 200m cr 3-5-7
  • 4×50 cr vite, récup 20″
  • 100 récup
  • 8×25 cr vite, récup 20″
  • 100 récup
  • 4×50 cr, 30s de gainage hors de l’eau entre chaque 50
  • 400 4n récup
  • 200 bien nagé

Séance n°5 : 4200m. Difficulté : Difficile. Bien respecter les temps de départ.

  • 200 NL
  • 400 4N : 25 jbes, 25 NC (nage complète), 25 éduc, 25 NC
  • 8x 50 cr départ 1″.
  • 4x 100 cr départ 1″45
  • 2x 200 cr départ 3″10
  • 100 récup
  • 400 cr chrono
  • 100 récup
  • 2x 200 cr d. 3″10
  • 4×100 cr d. 1″45
  • 8×50 cr d.1″
  • 100 récup
  • 4x 100 4n d. 1″50
  • 100 souple

Insolite : un homme nage 2882km pour faire le tour de l’Angleterre

Durant l’été 2018, le britanique Ross Edgley a nagé pendant 157 jours pour faire le tour de son pays à la nage… Un exploi unique de cet athlète hors-norme qui signe pas moins de 4 records du monde lors de son périple.

On peut lire le récit de sa course sur le site de son sponsor Redbull : ici.

MARGATE, ENGLAND – NOVEMBER 04: Ross Edgley of England celebrates finishing his ‘Great British Swim’, an historic 2,000 mile swim around Great Britain on November 4, 2018 in Margate, England. (Photo by Luke Walker/Getty Images for Red Bull)

Loin d’en être à son coup d’essai, Ross Edgley avait en début d’année nagé 102km entre la Martinique et Sainte-Lucie en tractant un tronc d’arbre de 45kg.

Il a également réalisé d’autres défis physiques insolites, comme grimper à la corde 8848m (l’équivalent du sommet du Mont Everest), couru un marathon en tractant une voiture. 

10KM : J’ai nagé mon premier marathon aquatique ! #OpenSwimStars2018

Cela faisait des années que je rêvais de pouvoir nager une course de 10KM, après avoir nagé de nombreuses courses de 5KM. Jusqu’alors le 10 kilomètres était un lointain objectif, assez inaccessible, correspondant à un effort – pour mon niveau – d’environ 3 heures.

Samedi 16 juin 2018 les conditions étaient idéales, dans le bassin de la Villette, une fin d’après-midi ensoleillée, je m’élançais en simple maillot de bain dans une eau à 21°C accompagné d’une bonne centaine de participants à cette édition 2018 de l’Open Swim Stars, pour la plupart en combinaison néoprène intégrale.

(crédit photo Foucha/Ferraro/Refas)

Mais avant de me retrouver au beau milieu du Canal de l’Ourcq à participer à ce marathon aquatique, j’ai suivi le plus assidument possible au cours des derniers mois les entraînements dans mon club, le Neptune Club de France. A raison de trois à quatre séances d’une heure par semaine, plus une séance de préparation physique générale (musculation). Je faisais à peu près la distance de la course chaque semaine à la nage, en entrainement variés, incluant du fractionné.

Le départ est donc donné aux alentours de 16h45, depuis Pantin. Le parcours a été modifié la veille par principe de précaution contre un risque bactérien dû aux fortes pluies survenues quelques jours plus tôt. Dès le départ de la course, un sentiment un peu euphorique m’envahit, je suis dans ma course tant attendue. Nous commençons par remonter le courant, pendant 2500m. N’ayant pas repéré le parcours, cela semble très long. Nous passons sous des ponts pas très engageants.  Lorsque la bouée à contourner est à portée de vue, le peloton de tête arrive déjà en face, il y a quatre nageurs en plein effort, je prends un instant pour les observer. Ils se sont nettement détachés du reste des participants.

Premier ravitaillement, puis demi-tour direction Pantin. En forme j’en profite pour accélérer doucement et doubler quelques personnes. Ce second 2500m semble passer beaucoup plus vite. Lorsque Pantin est en vue, le peloton des nageurs du 5KM vient d’être lancé à contre-courant, je sais que dans quelques minutes la tranquillité de ma course va être légèrement troublée. Les premiers nageurs du 5KM tout frais passent comme des flèches en ligne droite les uns derrière les autres à quelques mètres. Quelques minutes plus tard c’est par dizaines qu’ils essayent de se frayer un chemin.

Dans ce moment de confusion je n’ai pas trouvé le second ravitaillement. Des nageurs aux bonnets blanc du 5KM me chatouillent les pieds, je me retrouve plusieurs fois pris en sandwich, mais je n’essaye pas d’accélérer, la course est loin d’être terminée et le plus difficile je le sais, est à venir !

Vers le septième kilomètre environ, des douleurs aux bras arrivent. D’abord le bras droit puis très vite également le gauche. Comme des petites décharges sur toute la longueur du muscle, de la main à l’épaule. Les muscles ont sans doute consommé tout le sucre, ils commencent à pomper dans les réserves. Impossible de garder le rythme, je réduits la vitesse, en espérant que le phénomène ne va pas s’accentuer car je n’ai pas envie de finir la course en battements, ou en brasse !

Au 7500m alors que je nage au milieu du canal j’aperçois in-extremis le ravitaillement ! Je fais presque demi-tour pour m’y rendre, la boisson sucrée est réellement bienvenue. J’en bois deux gobelets.

Il faut tenir, j’applique quelques éducatifs pour relâcher les muscles, le toucher épaules, aisselles, l’éducatif du crawl « hésitant ». J’ai toujours mal aux bras, mais enfin je passe devant la Villette. Depuis le tout début de la course de nombreux curieux applaudissent ou simplement regardent, mais à l’approche de l’arrivée il y a de plus en plus de monde. Les bras engourdis, je continue d’avancer, le dernier pont avant l’entrée sur le bassin. Il reste un peu plus d’un kilomètre. De nombreuses plantes aquatiques arrivent juste sous la surface, les observer me fait un instant oublier la peine que mes bras subissent. Je contourne les deux dernières bouées, les algues sont de plus en plus abondantes.

Au moment où je vois l’embouchure de l’entonnoir au bout duquel la plaque d’arrivée, un autre nageur au bonnet doré me double, il est hors de question que je perde une place au classement, malgré mes douleurs persistantes aux bras, je mets mes dernières forces sur la fin de la course et touche la plaque. Ma course aura duré 3 heures 1 minute et 33 secondes !

Je ressens un sentiment d’accomplissement personnel, une joie indescriptible d’être arrivé au bout de ce 10 kilomètres. D’avoir tenu jusqu’au bout malgré mes douleurs aux bras. Je mesure également tout le travail d’entraînement, qui m’a permis de maintenir un geste technique efficace tout au long de l’épreuve, ainsi que l’expérience de course d’eau libre plus courtes qui m’ont permis de connaître et appréhender les difficultés qui peuvent survenir pendant ce type d’épreuve.

Bien que j’espérais un chrono compris entre 2h45 et 3h, je suis néanmoins très satisfait.

Cette expérience me permet d’appréhender des distances plus longues que celles sur lesquelles j’avais l’habitude de concourrir, le prochain objectif sera de réduire le temps de course, et pourquoi pas de me lancer dans des distances plus longues. Cela nécessitera dans tous les cas un entraînement un peu plus important.

Soupe d’algues et kilomètres supplémentaires, les épreuves de natation du Castle Swim Series ne sont pas encore complètement au point

Pour sa neuvième édition, le triathlon de Chantilly s’est diversifié et a proposé des épreuves de nage en eau libre ainsi que de running. L’ensemble des épreuves est répartie sur le week-end. Les épreuves d’eau libre ayant eu lieu le samedi matin, avec trois vagues de départ : 5KM, 2.5KM et 1 mile.

Nous étions une quarantaine à participer au 5KM, mais seulement une dizaine en maillot. Le parcours a été donné en ligne dans l’eau, et consistait en 3 tours du bassin. L’eau avait une couleur assez peu engageante, marron avec beaucoup de particules, mélangée avec des morceaux d’algues. Heureusement dès le premier virage l’eau était plus claire, mais aussi curieusement bien plus fraîche.

Les algues étaient omniprésentes lors de la course, ralentissant parfois la progression, mais surtout il y avait un endroit où ils étaient si denses que je me suis retrouvé à me débattre pendant une dizaine de secondes, complètement prisonnier, sans pouvoir avancer, par des algues arrivant au raz de l’eau. C’est normalement ce type d’obstacle qui aurait dû être signalé par une bouée, ou lors du briefing.

A la fin du premier tour, je commençais à comprendre que l’organisation avait mal mesuré le tracé et que les trois tours dépasseraient 5KM. C’est embêtant car pendant tout le second tour je me suis demandé si les organisateurs allaient s’en rendre compte et nous sortir à la fin du second tour. Finalement c’est bien trois tours qu’il a fallu faire, avec au final un chrono de 1 heure 50 qui me laisse croire que nous avons plutôt nagés 6500 mètres que 5000.

Un chrono qui ne servira donc à rien puisque la distance est erronée, même si je suis néanmoins content d’avoir participé à cette course et d’avoir pu monter sur le podium.

A noter également, peu de temps après la course et pendant plusieurs jours ensuite, j’ai eu pas mal de démangeaisons sur la peau, à cause de piqures de puce d’eau.

Pour résumer il y avait pas mal de points qui mériteraient d’être améliorés pour les prochaines éditions :

  • La distance du parcours aurait dû être respectée
  • Pas de consigne pour les affaires
  • Pas de douches
  • Les bouées à contourner auraient dû être dans une couleur qui se détache davantage, jaune ou orange, mais pas noires.
  • Arrachage d’algues ou positionnement des bouées pour un passage là où les algues sont moins denses
  • Trois courses simultanées avec des bouées différentes à contourner selon les couleurs de bonnet
  • Des chronos étranges à l’arrivée, il aurait été sympa par exemple de passer sous l’arche à chaque tour pour avoir les temps intermédiaires par tour et ainsi s’assurer que tout le monde a bien fait le parcours complet

Un bon point néanmoins, l’organisation très précise des horaires de course de chacun a été respecté, il n’y a donc eu ni surprise ni attente, vu le nombre de participants et de courses différentes, cela a le mérite d’être salué. De plus le podium a été fait assez peu de temps après la course.

On peut se réjouir de cette diversification qui contribue à mettre en lumière la discipline d’eau libre, et en fasse la promotion auprès des triathlètes, et on peut espérer que d’autres organisateurs de triathlon proposent à l’avenir également des courses de natation. Il est dommage cependant que ce développement ne se fasse pas en concertation avec la Fédération Française de Natation, afin d’uniformiser les distances, les règlements, et les conditions d’accès par une double labellisation FFN/FFTri pour les courses d’eau libre.

La baignade, la piscine naturelle du bassin de la Villette

La baignade est l’une des installations municipales dans le cadre de Paris Plage 2018. Pas moins de quatre bassins en plein air sont ainsi mis à disposition des usagers.

Une baignade temporaire ouverte tout l’été

La Baignade a été ouverte le mercredi 20 juin, et restera ouverte jusqu’au dimanche 9 septembre 2018. Elle est ouverte tous les jours de 11h à 21h, et entièrement gratuite.

Concernant les installations, il y a des cabines, des toilettes, des douches avec du savon, une terrasse avec des chaises longues à disposition, et quatre bassins :

  • deux bassins pour les enfants les plus jeunes, avec une profondeur de 40cm
  • un bassin de profondeur 1,20cm
  • un bassin avec 2m de profondeur

Des dales rigides sont disposées au fond de chaque bassin, les paroies percées sur les côtés des bassins permettent à l’eau de s’écouler tout en empêchant les algues, les poissons ou encore les objets de pouvoir traverser et de se retrouver dans le bassin. Un large plancher en bois a été amménagé autour des bassins pour permettre la circulation. Des maîtres-nageurs surveillent en permanence la zone de baignade.

Astuce: Je vous recommande d’apporter des tongs ou claquettes pour deux raisons : il n’y a pas de revêtement spécifique sur le sol entre le bassin et les vestiaires : les quais de la Loire contre lesquels sont installés les bassins sont recouverts d’un mélange de sable et poussière pas très agréable à marcher dessus. Et par ailleurs en cas de fort soleil le sol en bois autour des bassins est extrèmement chaud !

Le système de casier a évolué depuis le début de l’été, à cause de très nombreux vols. D’abord en libre service avec une pièce de 1€ pour choisir son casier, il faut désormais passer à l’accueil pour récupérer une clé de casier en échange d’un document d’identité.

D’ailleurs les vols sont un vrai fléau dans cette piscine d’après le personnel à l’entrée des bassins qui recommandant de laisser l’intégralité de ses affaires dans les casiers, et de bien garder la clé avec soi.

La qualité de l’eau, au centre de l’attention

Contrairement aux piscines traditionnelles, l’eau est celle du canal, lui même alimenté par l’eau de la Marne. Celle-ci n’est donc pas chlorée, ni chauffée, et pas non plus traitée !

Que les candidats à la baignade se rassurent, entre 2 et 4 test quotidiens sont réalisés pour s’assurer de la qualité de l’eau de baignade. Le principe de précaution s’applique, en cas de présence de bactéries (ce qui peut arriver après de fortes pluies), de problème de pH, ou autre, le bassin sera fermé le temps que de nouvelles analyses attestent à nouveau d’une qualité de l’eau satisfaisante et sans risque pour les baigneurs.

Une forte demande des usagers

C’est pas moins de 60,000 personnes qui ont profité des installations l’an dernier, cette année le bassin ouvre un mois plus tôt pour permettre à davantage d’usagers d’en profiter. Les conditions météo de ces derniers mois ont aussi permis d’avoir une eau plus chaude que d’habitude à ce moment de l’année.

Ce dispositif s’inscrit dans le plan « Nager à Paris », et représente une étape également qui illustre la volonté forte à la mairie de Paris d’améliorer la qualité de l’eau, en prévision des JO 2024 dont les épreuves d’eau libre doivent se dérouler dans la Seine.

Des compétitions de nage en eau libre ont d’ailleurs déjà lieu dans le bassin de la villette : l’Open Swim Stars (avec une distance olympique de 10KM), ou encore la Fluctuat en septembre.

Le succès de cette opération confirme l’intérêt de proposer des bassins de baignade, on espère la multiplication des initiatives de ce type. La mairie, malgré un report initialement prévu à 2019 souhaite toujours aménager une zone de baignade dans le lac Daumesnil dans le bois de Vincennes.

Mon avis sur cette expérience de baignade

J’ai donc testé le grand bassin. L’eau est un peu plus fraiche qu’en piscine,  mais la température extérieure et l’absence de vent à ce moment là rendent la baignade très agréable.

Les bassins n’ont pas de ligne d’eau, il n’y a donc pas vraiment de règle sur le sens de la nage, les zones où l’on peut plonger, les priorités, etc.

Lors de ma séance j’ai pu nager 3 kilomètres sont être gêné outre-mesure par les autres baigneurs. Comme on ne voit rien sous l’eau cela oblige à regarder comme en eau libre vers où on va.

En revanche ce manque de visibilité complique la réalisation du « flip-turn », le virage en bout de bassin car il n’y a pas de repère pour savoir à quel moment tourner. Pour ajouter encore de la difficulté, les paroies sont recouvertes de micro-algues, ce qui les rend glissantes. Cela oblige donc à redoubler d’attention pour éviter que le pied glisse et que les orteils se retrouvent dans l’un des trous du mur lors de la culbute.

Les sensations de nage sont très agréables, il y a le plaisir de nager dehors, mais aussi celui d’être dans une eau naturelle, peut-être même plus saine que l’eau de piscines surpeuplées dans lesquelles se mélangent résidus de crème, cheveux, etc.

Quelques jeunes s’amusaient à faire des plongeons, d’autres moins jeunes restaient en bout de ligne pour discuter, mais conjugué avec une affluence raisonnable chacun a pu profiter de sa baignade à sa façon.

C’est donc une très bonne expérience, alors que les piscines à Paris sont prises d’assault rendant compliqué de nager l’été dans de bonnes conditions. Relativement peu fréquenté en semaine, un MNS m’a indiqué que le WE il pouvait y avoir pas mal de monde, il qu’il vaut mieux venir tôt.

Bien qu’excentré dans le nord-est de la capitale ce bassin de nage offre une alternative, et pour ceux qui préfèrent l’eau chlorée chauffée à 28°C ce bassin de baignade aura le mérite de désengorger en partie les autres piscines parisiennes.

L’une des étapes les plus difficiles de la coupe de France d’eau libre : le tour du Roc à la nage

L’épreuve d’eau libre du Tour du Roc fait partie de la coupe de France d’eau libre, elle consiste à contourner à la nage le rocher de Granville pour un parcours de 5 kilomètres.

Le Tour du Roc est mon épreuve préférée d’eau libre, tout d’abord c’est une compétition qui rassemble un nombre réduit de passionnés : 116 nageuses et nageurs au départ cette année. Ensuite c’est une course qui offre des conditions particulièrement difficiles dans un cadre magnifique.

Cette 55e édition est ma troisième participation. J’avais participé en 2013, ainsi qu’en 2012 (cette année-là le parcours avait été modifié et réduit à 3km pour des raisons de sécurité).

Niveau météo, cette année les conditions étaient optimales : coefficients de marée de 46 donc faible, un temps superbe, et une eau annoncée à plus de 20°C. Pour que les premiers arrivent à marée haute, le départ a lieu environ une heure avant la pleine mer. En effet dans la baie du Mont Saint-Michel les amplitudes de marée sont très importantes.

Le départ comme tous les ans est donné depuis le port. C’est un départ plongé, en ligne. Il faut ensuite contourner Le Loup, contourner la pointe du Roc, puis rester à gauche de la balise « la Fourchie » qui indique les rochers. C’est ensuite une longue ligne droite qui longe toute la haute ville, le casino et la plage du Plat Gousset, jusqu’au bateau La Granvillaise qui a mouillé l’ancre au large pour l’occasion quasiment au niveau du musée Dior. Dès le bateau contournée, direction la plage en contournant le plongeoir sur lequel ont été placés des drapeaux rouges.

Côté difficultés, cette année il y avait une quantité importante de méduses pendant 1/3 du parcours, entre le port et La Fourchie et à nouveau vers la fin. Malgré mes zig-zag pour les éviter, je me suis fait deux belles piqures au cou.

Mais la principale difficulté a été le repérage, comme lors de ma précédente participation : j’ai suivi au hasard les nageurs devant moi sans faire un tracé optimal (sauf à partir du bateau). Ces moments de doute à chercher les repères et à nager à allure moyenne m’ont fait perdre de précieuses minutes. On voit d’ailleurs sur les photos à quel point le peloton de nageurs est dispersé.

Photo souvenir lors de mon passage devant la Granvillaise, à moins d’un kilomètre de l’arrivée.

Et la dernière ligne droite direction la plage ! On distingue à peine le plongeoir avec les drapeaux rouges, dans l’axe des premiers nageurs.

Je suis un peu déçu du chrono, je termine 41e, avec un temps de 1h22.38. J’aurai aimé finir la course en moins d’1h20, mais cela me donne une excellente raison de revenir. Il faudra absolument la prochaine fois que je fasse un repérage plus précis de la course afin d’optimiser le parcours.

Un autre point qui a peut être joué aussi, c’est le dernier repas pris seulement 2h heures avant la course, pour un départ à 13h30 j’aurai mieux fait de ne pas déjeuner du tout. C’est pendant le début de la course que je sentais un manque de force. Peut-être aussi que mon échauffement à sec était insuffisant ? Heureusement passé le premier kilomètre j’ai retrouvé de bonnes sensations de nage.

En bonus j’ai participé à la course grand-public de la coupe de Normandie le lendemain

Etant déjà remis des émotions de la veille, je me suis inscrit à cette épreuve d’un kilomètre. J’ai été surpris qu’il y avait seulement 45 personnes pour y participer, d’autant que les inscriptions étaient possibles jusqu’à la dernière minute (j’avais le dossard 40…). Le départ cette fois était donné depuis la plage du Plat Gousset, il suffisait de contourner une bouée devant, puis une seconde au large avant de revenir en contournant le plongeoir.

Comparé à la veille, l’allure de la course était beaucoup plus rapide, c’était quasiment un sprint, toujours avec le soleil, et cette fois-ci sans les méduses ! Pour ma revanche de la veille je suis arrivé 7e en 9’46,86.

Dans l’ensemble malgré mon chrono je suis très content, la ville et le parcours de cette course sont superbes. Il y avait une très bonne organisation pour cette édition. J’espère que la tradition de cette course se perpétuera, je reviendrai avec plaisir participer à cette compétition lors d’une prochaine édition.

(Crédit photo n° 1, 2, 5, 6 et 7 Isab.photographe)