Soupe d’algues et kilomètres supplémentaires, les épreuves de natation du Castle Swim Series ne sont pas encore complètement au point

Pour sa neuvième édition, le triathlon de Chantilly s’est diversifié et a proposé des épreuves de nage en eau libre ainsi que de running. L’ensemble des épreuves est répartie sur le week-end. Les épreuves d’eau libre ayant eu lieu le samedi matin, avec trois vagues de départ : 5KM, 2.5KM et 1 mile.

Nous étions une quarantaine à participer au 5KM, mais seulement une dizaine en maillot. Le parcours a été donné en ligne dans l’eau, et consistait en 3 tours du bassin. L’eau avait une couleur assez peu engageante, marron avec beaucoup de particules, mélangée avec des morceaux d’algues. Heureusement dès le premier virage l’eau était plus claire, mais aussi curieusement bien plus fraîche.

Les algues étaient omniprésentes lors de la course, ralentissant parfois la progression, mais surtout il y avait un endroit où ils étaient si denses que je me suis retrouvé à me débattre pendant une dizaine de secondes, complètement prisonnier, sans pouvoir avancer, par des algues arrivant au raz de l’eau. C’est normalement ce type d’obstacle qui aurait dû être signalé par une bouée, ou lors du briefing.

A la fin du premier tour, je commençais à comprendre que l’organisation avait mal mesuré le tracé et que les trois tours dépasseraient 5KM. C’est embêtant car pendant tout le second tour je me suis demandé si les organisateurs allaient s’en rendre compte et nous sortir à la fin du second tour. Finalement c’est bien trois tours qu’il a fallu faire, avec au final un chrono de 1 heure 50 qui me laisse croire que nous avons plutôt nagés 6500 mètres que 5000.

Un chrono qui ne servira donc à rien puisque la distance est erronée, même si je suis néanmoins content d’avoir participé à cette course et d’avoir pu monter sur le podium.

A noter également, peu de temps après la course et pendant plusieurs jours ensuite, j’ai eu pas mal de démangeaisons sur la peau, à cause de piqures de puce d’eau.

Pour résumer il y avait pas mal de points qui mériteraient d’être améliorés pour les prochaines éditions :

  • La distance du parcours aurait dû être respectée
  • Pas de consigne pour les affaires
  • Pas de douches
  • Les bouées à contourner auraient dû être dans une couleur qui se détache davantage, jaune ou orange, mais pas noires.
  • Arrachage d’algues ou positionnement des bouées pour un passage là où les algues sont moins denses
  • Trois courses simultanées avec des bouées différentes à contourner selon les couleurs de bonnet
  • Des chronos étranges à l’arrivée, il aurait été sympa par exemple de passer sous l’arche à chaque tour pour avoir les temps intermédiaires par tour et ainsi s’assurer que tout le monde a bien fait le parcours complet

Un bon point néanmoins, l’organisation très précise des horaires de course de chacun a été respecté, il n’y a donc eu ni surprise ni attente, vu le nombre de participants et de courses différentes, cela a le mérite d’être salué. De plus le podium a été fait assez peu de temps après la course.

On peut se réjouir de cette diversification qui contribue à mettre en lumière la discipline d’eau libre, et en fasse la promotion auprès des triathlètes, et on peut espérer que d’autres organisateurs de triathlon proposent à l’avenir également des courses de natation. Il est dommage cependant que ce développement ne se fasse pas en concertation avec la Fédération Française de Natation, afin d’uniformiser les distances, les règlements, et les conditions d’accès par une double labellisation FFN/FFTri pour les courses d’eau libre.

La baignade, la piscine naturelle du bassin de la Villette

La baignade est l’une des installations municipales dans le cadre de Paris Plage 2018. Pas moins de quatre bassins en plein air sont ainsi mis à disposition des usagers.

Une baignade temporaire ouverte tout l’été

La Baignade a été ouverte le mercredi 20 juin, et restera ouverte jusqu’au dimanche 9 septembre 2018. Elle est ouverte tous les jours de 11h à 21h, et entièrement gratuite.

Concernant les installations, il y a des cabines, des toilettes, des douches avec du savon, une terrasse avec des chaises longues à disposition, et quatre bassins :

  • deux bassins pour les enfants les plus jeunes, avec une profondeur de 40cm
  • un bassin de profondeur 1,20cm
  • un bassin avec 2m de profondeur

Des dales rigides sont disposées au fond de chaque bassin, les paroies percées sur les côtés des bassins permettent à l’eau de s’écouler tout en empêchant les algues, les poissons ou encore les objets de pouvoir traverser et de se retrouver dans le bassin. Un large plancher en bois a été amménagé autour des bassins pour permettre la circulation. Des maîtres-nageurs surveillent en permanence la zone de baignade.

Astuce: Je vous recommande d’apporter des tongs ou claquettes pour deux raisons : il n’y a pas de revêtement spécifique sur le sol entre le bassin et les vestiaires : les quais de la Loire contre lesquels sont installés les bassins sont recouverts d’un mélange de sable et poussière pas très agréable à marcher dessus. Et par ailleurs en cas de fort soleil le sol en bois autour des bassins est extrèmement chaud !

Le système de casier a évolué depuis le début de l’été, à cause de très nombreux vols. D’abord en libre service avec une pièce de 1€ pour choisir son casier, il faut désormais passer à l’accueil pour récupérer une clé de casier en échange d’un document d’identité.

D’ailleurs les vols sont un vrai fléau dans cette piscine d’après le personnel à l’entrée des bassins qui recommandant de laisser l’intégralité de ses affaires dans les casiers, et de bien garder la clé avec soi.

La qualité de l’eau, au centre de l’attention

Contrairement aux piscines traditionnelles, l’eau est celle du canal, lui même alimenté par l’eau de la Marne. Celle-ci n’est donc pas chlorée, ni chauffée, et pas non plus traitée !

Que les candidats à la baignade se rassurent, entre 2 et 4 test quotidiens sont réalisés pour s’assurer de la qualité de l’eau de baignade. Le principe de précaution s’applique, en cas de présence de bactéries (ce qui peut arriver après de fortes pluies), de problème de pH, ou autre, le bassin sera fermé le temps que de nouvelles analyses attestent à nouveau d’une qualité de l’eau satisfaisante et sans risque pour les baigneurs.

Une forte demande des usagers

C’est pas moins de 60,000 personnes qui ont profité des installations l’an dernier, cette année le bassin ouvre un mois plus tôt pour permettre à davantage d’usagers d’en profiter. Les conditions météo de ces derniers mois ont aussi permis d’avoir une eau plus chaude que d’habitude à ce moment de l’année.

Ce dispositif s’inscrit dans le plan « Nager à Paris », et représente une étape également qui illustre la volonté forte à la mairie de Paris d’améliorer la qualité de l’eau, en prévision des JO 2024 dont les épreuves d’eau libre doivent se dérouler dans la Seine.

Des compétitions de nage en eau libre ont d’ailleurs déjà lieu dans le bassin de la villette : l’Open Swim Stars (avec une distance olympique de 10KM), ou encore la Fluctuat en septembre.

Le succès de cette opération confirme l’intérêt de proposer des bassins de baignade, on espère la multiplication des initiatives de ce type. La mairie, malgré un report initialement prévu à 2019 souhaite toujours aménager une zone de baignade dans le lac Daumesnil dans le bois de Vincennes.

Mon avis sur cette expérience de baignade

J’ai donc testé le grand bassin. L’eau est un peu plus fraiche qu’en piscine,  mais la température extérieure et l’absence de vent à ce moment là rendent la baignade très agréable.

Les bassins n’ont pas de ligne d’eau, il n’y a donc pas vraiment de règle sur le sens de la nage, les zones où l’on peut plonger, les priorités, etc.

Lors de ma séance j’ai pu nager 3 kilomètres sont être gêné outre-mesure par les autres baigneurs. Comme on ne voit rien sous l’eau cela oblige à regarder comme en eau libre vers où on va.

En revanche ce manque de visibilité complique la réalisation du « flip-turn », le virage en bout de bassin car il n’y a pas de repère pour savoir à quel moment tourner. Pour ajouter encore de la difficulté, les paroies sont recouvertes de micro-algues, ce qui les rend glissantes. Cela oblige donc à redoubler d’attention pour éviter que le pied glisse et que les orteils se retrouvent dans l’un des trous du mur lors de la culbute.

Les sensations de nage sont très agréables, il y a le plaisir de nager dehors, mais aussi celui d’être dans une eau naturelle, peut-être même plus saine que l’eau de piscines surpeuplées dans lesquelles se mélangent résidus de crème, cheveux, etc.

Quelques jeunes s’amusaient à faire des plongeons, d’autres moins jeunes restaient en bout de ligne pour discuter, mais conjugué avec une affluence raisonnable chacun a pu profiter de sa baignade à sa façon.

C’est donc une très bonne expérience, alors que les piscines à Paris sont prises d’assault rendant compliqué de nager l’été dans de bonnes conditions. Relativement peu fréquenté en semaine, un MNS m’a indiqué que le WE il pouvait y avoir pas mal de monde, il qu’il vaut mieux venir tôt.

Bien qu’excentré dans le nord-est de la capitale ce bassin de nage offre une alternative, et pour ceux qui préfèrent l’eau chlorée chauffée à 28°C ce bassin de baignade aura le mérite de désengorger en partie les autres piscines parisiennes.

Nouveau record, le plus jeune français à traverser la manche à la nage !

Nous vous en parlions il y a quelques mois, Arthur Germain-Hidalgo a réussi à l’âge de 16 ans à traverser la Manche à la nage. Il aura traversé entre  Shampire Hoe à Douvres en Angleterre jusqu’à Wissant en 9h47.

Sa traversée a eu lieu le 23 juillet 2018, il a commencé à nager à 8h30 et est donc arrivé en fin d’après-midi. Alors que la distance de la traversée en ligne droite est de 34 kilomètres, Arthur a parcouru 51,3km à cause des forts courants.

Afin de lui donner une cadence de nage, il était accompagné de Rémy qui nageait avec lui une demi-heure toute les heures.

Arthur s’était entraîné spécialement pour ce défi depuis septembre 2017, et a participé aux championnats de France d’eau libre à Graveline sur 25km. C’est lors de cette course qu’une sonde mesurait sa température corporelle tout au long de l’épreuve. Au bout de 3 heures celle-ci était descendue à 33°C. Il a donc été conclu qu’il devrait prendre entre 15 et 20kg de poids pour faire la traversée, ou porter une combinaison. C’est donc cette deuxième option qu’il a choisi pour éviter l’hypothermie lors de sa traversée.

Arthur, qui nage au club Neptune, et qui est le fils de Mme Hidalgo la maire de Paris, a donc réussi son défi de devenir le plus jeune nageur français à traverser la Manche, et établi donc un nouveau record. Un grand bravo à lui !

Il fait désormais partie de la poignée de nageurs français (une trentaine au total) ayant réussi  cette traversée mythique.

(crédit photos: Arthur Germain-Hidalgo / Twitter @defimanche)

L’une des étapes les plus difficiles de la coupe de France d’eau libre : le tour du Roc à la nage

L’épreuve d’eau libre du Tour du Roc fait partie de la coupe de France d’eau libre, elle consiste à contourner à la nage le rocher de Granville pour un parcours de 5 kilomètres.

Le Tour du Roc est mon épreuve préférée d’eau libre, tout d’abord c’est une compétition qui rassemble un nombre réduit de passionnés : 116 nageuses et nageurs au départ cette année. Ensuite c’est une course qui offre des conditions particulièrement difficiles dans un cadre magnifique.

Cette 55e édition est ma troisième participation. J’avais participé en 2013, ainsi qu’en 2012 (cette année-là le parcours avait été modifié et réduit à 3km pour des raisons de sécurité).

Niveau météo, cette année les conditions étaient optimales : coefficients de marée de 46 donc faible, un temps superbe, et une eau annoncée à plus de 20°C. Pour que les premiers arrivent à marée haute, le départ a lieu environ une heure avant la pleine mer. En effet dans la baie du Mont Saint-Michel les amplitudes de marée sont très importantes.

Le départ comme tous les ans est donné depuis le port. C’est un départ plongé, en ligne. Il faut ensuite contourner Le Loup, contourner la pointe du Roc, puis rester à gauche de la balise « la Fourchie » qui indique les rochers. C’est ensuite une longue ligne droite qui longe toute la haute ville, le casino et la plage du Plat Gousset, jusqu’au bateau La Granvillaise qui a mouillé l’ancre au large pour l’occasion quasiment au niveau du musée Dior. Dès le bateau contournée, direction la plage en contournant le plongeoir sur lequel ont été placés des drapeaux rouges.

Côté difficultés, cette année il y avait une quantité importante de méduses pendant 1/3 du parcours, entre le port et La Fourchie et à nouveau vers la fin. Malgré mes zig-zag pour les éviter, je me suis fait deux belles piqures au cou.

Mais la principale difficulté a été le repérage, comme lors de ma précédente participation : j’ai suivi au hasard les nageurs devant moi sans faire un tracé optimal (sauf à partir du bateau). Ces moments de doute à chercher les repères et à nager à allure moyenne m’ont fait perdre de précieuses minutes. On voit d’ailleurs sur les photos à quel point le peloton de nageurs est dispersé.

Photo souvenir lors de mon passage devant la Granvillaise, à moins d’un kilomètre de l’arrivée.

Et la dernière ligne droite direction la plage ! On distingue à peine le plongeoir avec les drapeaux rouges, dans l’axe des premiers nageurs.

Je suis un peu déçu du chrono, je termine 41e, avec un temps de 1h22.38. J’aurai aimé finir la course en moins d’1h20, mais cela me donne une excellente raison de revenir. Il faudra absolument la prochaine fois que je fasse un repérage plus précis de la course afin d’optimiser le parcours.

Un autre point qui a peut être joué aussi, c’est le dernier repas pris seulement 2h heures avant la course, pour un départ à 13h30 j’aurai mieux fait de ne pas déjeuner du tout. C’est pendant le début de la course que je sentais un manque de force. Peut-être aussi que mon échauffement à sec était insuffisant ? Heureusement passé le premier kilomètre j’ai retrouvé de bonnes sensations de nage.

En bonus j’ai participé à la course grand-public de la coupe de Normandie le lendemain

Etant déjà remis des émotions de la veille, je me suis inscrit à cette épreuve d’un kilomètre. J’ai été surpris qu’il y avait seulement 45 personnes pour y participer, d’autant que les inscriptions étaient possibles jusqu’à la dernière minute (j’avais le dossard 40…). Le départ cette fois était donné depuis la plage du Plat Gousset, il suffisait de contourner une bouée devant, puis une seconde au large avant de revenir en contournant le plongeoir.

Comparé à la veille, l’allure de la course était beaucoup plus rapide, c’était quasiment un sprint, toujours avec le soleil, et cette fois-ci sans les méduses ! Pour ma revanche de la veille je suis arrivé 7e en 9’46,86.

Dans l’ensemble malgré mon chrono je suis très content, la ville et le parcours de cette course sont superbes. Il y avait une très bonne organisation pour cette édition. J’espère que la tradition de cette course se perpétuera, je reviendrai avec plaisir participer à cette compétition lors d’une prochaine édition.

(Crédit photo n° 1, 2, 5, 6 et 7 Isab.photographe)

Récit de course, le défi de Monte Cristo 2018

Pour cette édition 2018, on a fêté le vingtième anniversaire du Défi de Monte Cristo. Pour ma part j’ai participé pour la première fois à cette course en 2009 sur le parcours du 2km, avec un temps de 35’26. Cela m’a tellement plus qu’un an plus tard j’étais inscrit pour l’épreuve de 5KM : mon premier défi de Monte Cristo ! J’avais bouclé l’épreuve de 2010 en 1’31, et l’année suivante 1’32.

Je m’y suis réinscrit deux ans plus tard au combiné mais ces deux courses de 2013 ont malheureusement été annulées pour cause de mistral.

Ce n’est que cette année que je me suis décidé à nouveau de participer ! Entre-temps le défi a pris de l’ampleur pour devenir le plus grand rassemblement de nage en eau libre au monde avec 4200 nageurs prévus sur trois jours de compétition.

Les nageurs inscrits le vendredi ont eu la malchance de voir leur course annulée à cause du mistral. Il est dommage qu’il n’y ait pas eu de plan B, par exemple de proposer aux nageurs malheureux de venir nager samedi ou dimanche, ou même de proposer un parcours bis. A la place l’organisation propose un remboursement ou une inscription automatique pour l’année prochaine.

Concernant l’organisation, celle-ci a été améliorée au niveau de la récupération des dossards car je n’ai eu aucune attente, sans-doute puisqu’il était possible de récupérer son dossard quelques jours avant. En revanche la mauvaise surprise a été au niveau de la rotation des bateaux qui a pris 45 minutes de prévu, repoussant le départ de la course à 10h15 au lieu de 9h30.

Comme beaucoup de participants j’en ai profité pour nager un peu en attendant. J’ai l’impression par ailleurs qu’il y a de plus en plus de nageurs en combinaison de triathlon, et que les nageurs en maillot de bain comme moi sont une espèce en voie de disparition !

Enfin lorsque le dernier bateau est en approche, les nageurs se mettent à l’eau. J’opte pour me placer en arrière de la bouée de gauche. Ayant discuté avec Jacques Tuset et @Doni avant la course, il semble qu’un léger mistral pendant la course déporte les nageurs c’est pourquoi le peloton de nageurs forme une sorte de couloir où certains nagent à gauche et d’autres à droite. Avec le sens du vent il est ainsi préférable de nager à gauche, et je resterai à gauche tout au long du parcours.

L’eau est annoncée à 17,5°C, mais la température passe du froid au tiède très fréquemment au fur et à mesure de la course. Mes camarades du club qui étaient tous en combi pensaient que j’allais avoir froid, c’est gentil de s’inquiéter mais la température n’a pas été un problème ! Il faut dire aussi que nous avons eu du soleil pendant presque toute la durée de la course. Les vagues ce jour-là n’étaient pas très puissantes et il y avait une bonne visibilité sous l’eau. Une fois dans la bande des 200m du bord il était possible de voir le fond et les poissons.

La course donc, 817 nageurs au départ du 5KM sans palmes. Le départ de la course étant donné une fois les nageurs dans l’eau, groupés derrières les bouées qui matérialisent le départ.

Le premier nageur à l’arrivée Paul Barascud termine l’épreuve en à peine 52’12’27, la première femme Celia Heurtaux arrive en 1’01’06.

Mes sensations pendant la course sont bonnes, je ressens néanmoins une légère faim, je n’ai en effet rien mangé depuis 6h, il faudra que je pense à prendre une collation sucrée la prochaine fois. En ayant opté pour nager à gauche du peloton j’étais relativement tranquille pendant la course. Il n’a pas été facile de s’orienter, encore une fois je me suis fié au peloton sauf bien entendu lorsque je voyais les bouées. J’avais oublié entre combien de bouées il fallait passer le long de la grande ligne droite, de fait c’est seulement en apercevant la dernière bouée de contournement que j’ai compris que l’arrivée n’était plus très loin ! Je vise la bouée et arrive pile dessus, puis je tourne et m’oriente dans l’axe de l’entonnoir d’arrivée – à ce moment-là le peloton  prend le mauvais axe et s’oriente trop à droite – un léger doute m’habite un instant mais je continue sur ma lancée, voyant que je suis bel et bien orienté. Cela me permet sans doute de gagner quelques places au classement, d’autant que je profite de la fin de course pour accélérer. L’arrivée par contre il n’y a pas de plaque, il faut toucher le plafond de l’arche avec le bras, cela n’est pas la manière habituelle de finir une course, heureusement il y a un bénévole à l’arrivée qui soulève le bras des nageurs pour les faire toucher le capteur de fin de course… néanmoins ce détail a sans doute une influence sur le classement.

Bref, je termine la course 108e en 1h 15min 52.52. Je suis super content car c’est mon meilleur temps sur 5km, toujours en maillot de bain J Une belle course donc, avec pour l’objectif pour la prochaine, d’essayer de faire encore un meilleur chrono !

La date de l’édition 2019 est déjà connue, elle aura lieu le we du 21, 22 et 23 juin.

(crédit photo : Lucas Gellato / Lisa Charpentier)

Interview de Rémi Camus qui va nager 2 650 kilomètres pour sensibiliser sur la pollution des eaux

C’est un défi hors normes, on que l’on peut même qualifier de surhumain. Mais la cause de la pollution des eaux, ainsi que l’accès à l’eau potable tient tellement à cœur de l’aventurier Rémi Camus qu’il a décidé de se lancer dans ce projet fou.

L’homme n’en est pas à son coup d’essai, et est habitué des grandes expéditions en solitaire. En 2011 il a traversé l’Australie, 5400 km en 100 jours en autonomie complète… dans le désert ! Pour l’anecdote il buvait sa propre urine lors de sa course, l’eau étant trop rare dans la région. Son record de distance sur une journée était de 113km avec un équipement de 40kg à tracter, par des températures de 50°C.

Mais ce n’est pas la seule expédition que le berrichon de 32 ans a réalisé. En 2013 il troque ses basquets pour descendre le Mékong à la nage, soit 4400km. Il lui est arrivé de nager plus de 28 heures d’affilé, sans s’arrêter et sans boire ni manger. Il est effaré lors de son périple de constater la quantité de pollution dans l’eau.

Le grand public l’a découvert dans l’émission de survie Wild sur M6, qu’il a d’ailleurs remporté.

Cette fois c’est dans les eaux de nos côtes que cet aventurier va nager. Il partira de Dunkerque dans exactement une semaine : le 1er juin, et longera la Normandie, la Bretagne puis toute la côte Atlantique jusqu’à Hendaye, soit 1911km à raison de 25 à 30km par jour. Il sera ensuite transféré à Banyuls-sur-Mer où il continuera à nager pendant encore 724km jusqu’à Monaco où il doit arriver le 16 septembre.

Cet aventurier explorateur nagera environ 8 heures par jour, avec combinaison de 2mm, une paire de palmes, et tractera une planche spécialement aménagée permettant de transporter tout le nécessaire pour être en autonomie, y compris du matériel de télécommunication, soit environ 50kg d’équipement. Il transportera une tente lui permettant de bivouaquer chaque soir.

Lors de son expédition 91 étapes seront prévues dans autant de villes et communes qu’il traversera à la nage, l’occasion d’aller à la rencontre des habitants et de les sensibiliser également sur la pollution de l’eau.

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Rémi Camus, il y a quelques jours, pour en savoir plus sur son défi.

Christophe : Est-ce que la natation est un sport que vous pratiquez depuis longtemps ?

Rémi : Je m’y suis vraiment mis à partir de 2013 pour ma descente du Mékong. J’ai ensuite progressé, le directeur de la piscine dans laquelle je m’entraînais m’ayant même proposé de devenir MNS. Je me suis plutôt orienté vers le sauvetage, en préparant le diplôme de sauvetage en mer avec la SNSM.
Je ne suis pas un surhomme, et je ne suis pas forcément le meilleur nageur, mais c’est vrai j’ai une très bonne condition physique. Mais en revanche j’ai mental très fort, et j’aime repousser mes limites.
J’adore les sports d’endurance, que ce soit la course à pied ou la natation car ils permettent d’entrer rapidement dans des phases de méditation. En natation cela se produit après 500m à 1km, il m’est par exemple arrivé de ne pas m’être rendu compte que la piscine avait évacué le bassin et de continuer plus d’un quart d’heure à nager, je devais être tellement en accord avec l’eau que le MNS m’a laissé nager. Cet état méditatif est intéressant en milieu naturel, que ce soit en lac, en rivière ou en mer, car le paysage et les conditions changent.

Christophe : D’un point de vue sportif, comment vous préparez-vous pour ce défi hors-norme ?

Rémi : Pour ce défi j’ai commencé l’entraînement fin novembre. Je m’entraîne 6 jours par semaine, à raison de 2 heures de natation le matin, et je vais également 2 heures dans la salle de sport un jour sur deux. A chaque séance je nage entre 7 et 8km en palmes.
Si je nage 6 jours par semaine, c’est parce que mon entraîneur a réussi à me convaincre qu’il fallait aussi prévoir du repos dans la préparation, c’est en effet pendant les phrases de récupération que se reconstituent les muscles.
Il est prévu que je m’entraîne jusqu’à une semaine avant le départ. Tout comme le contenu des entraînements cela va être ajusté au fur et à mesure avec mon coach.

Christophe : Qu’est ce qui est le plus difficile sur cette épreuve ?

Rémi : Pour cette épreuve, je vais nager au-delà de la bande de 300m du littoral, je croiserai donc la route de plaisanciers, de jet skis, qui ne respectent pas toujours le code maritime. Nous avons donc mis en place un système de sécurité avec l’aide de la SNCM qui va nous prêter un bateau semi-rigide, et il y aura également un véhicule à terre pour transporter du matériel de rechange, de l’eau et de la nourriture pour l’expédition.
Lors des bivouacs en plein été il est également possible de croiser des personnes venant faire la fête au bord de l’eau. Le plus difficile va donc être de gérer ces situations de rapport humain.

Christophe : Vous allez faire une étape par ville ?

Rémi : Après chaque journée de nage, il est prévu d’échanger avec habitants des communes traversées. L’exploit sportif va surtout servir à véhiculer un message de sensibilisation sur la qualité et l’accès à l’eau. Les courants font que les déchets plastiques jetés à l’autre bout de monde se retrouvent sur nos côtes, et inversement.
Le soir le bivouac sera sur terre, nous avons obtenu toutes les autorisations des 91 communes traversées car le camping sauvage n’est pas autorisé.
Au cours du défi il y aura 7 journées de repos, permettant de faire un bilan de santé, de récupérer. Il y aura également une pause de 3 jours lors du transfert par les Pyrénées.

Christophe : Mentalement, comment faites-vous pour vous conditionner pour affronter un défi de cette ampleur ?

Rémi : C’est très compliqué à mettre en œuvre. Ma méthode est de découper en plusieurs morceaux. Surtout je ne pense pas à l’arrivée à Monaco, mais au contraire à chaque journée, et à chaque instant qui va ponctuer la journée. Je pense aux moments pour boire, pour manger, pour la caméra, etc. C’est un travail très dur, car on peut très facilement sombrer et abandonner. Alors je pense à des choses positives, comme ma famille et mes proches pour garder la motivation, et qui comptent sur moi pour survivre et rentrer à la maison. Il m’est déjà arrivé d’affronter des journées très difficiles par exemple lors de ma descente du Mékong, avec du vent et du clapot toute la journée. Dans ces moments j’essaye de penser à tous les bons souvenirs de la vie, aux soirées avec les amis, qui m’ont permis de tenir.

Christophe : Vous vous définissez comme un aventurier explorateur, êtes-vous également un compétiteur ?

Rémi : Comme tout le monde, j’aime bien sûr gagner, mais pour moi l’important ce n’est pas d’arriver premier, car le simple fait de participer permet d’apprendre et de progresser. L’important à mon sens c’est de pouvoir se dire que l’on a donné le maximum de soi-même, le classement n’étant pas important.

Christophe : Merci beaucoup Rémi d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, je vous souhaite une bonne préparation, et bon courage pour votre défi que nous ne manquerons pas de suivre !

A 16 ans, Arthur Germain va tenter de traverser la Manche à la nage !

La traversée de la Manche c’est un peu l’Everest pour un nageur. Entre l’Angleterre et la France, à l’endroit où les deux pays sont le plus proches, c’est tout de même 21 miles soit environ 34 kilomètres. Mais du fait des forts courants la distance réellement nagée est supérieure.

Se lancer dans ce défi, implique de se préparer à nager pendant 10 à 15 heures dans une eau à 16°C, et à réussir à nager suffisamment vite pour ne pas se faire trop dériver par les courants marins. En effet les courants marins dans la zone font partie des plus violents du monde à cause de la faible profondeur entre 30 et 65 mètres au maximum. Pendant toute la traversée, un bateau suivra Arthur, l’aidant à nager sur le bon cap, et lui fourniront des ravitaillements tout au long de sa traversée.

Le trafic maritime est très dense dans la manche, de l’ordre de 700 bateaux chaque jour, à tel point que celui-ci est réglementé avec des sens de circulation. On peut voir sur la photo ci-dessous la traversée en relais de @Shayadiehaai il y a 3 ans.

En tout, une trentaine de nageurs français on réussit la traversée. Une page sur wikipédia donne des informations sur leur temps de traversée.

Arthur Germain, qui nage au Neptune Club de France depuis ses 4 ans, sera ainsi plus jeune nageur français à faire la traversée puisqu’il aura 16 ans au moment de son défi, en juillet 2018 !

Arthur a également une volonté humanitaire dans son défi puisqu’il souhaite profiter de son défi pour sensibiliser le public à l’accès à l’éducation en Afrique subsaharienne. Pour cela il a lancé une page de collecte dont les fonds serviront pour moitié à financer son défi, et l’autre moitié pour l’ONG Afrique Pleine d’Avenir.

Edit juillet 2018 : Arthur a réussi son défi le 23 juillet en 9h47, lire l’article en détail.

Des sportifs se font voler leur mot de passe par… leur traqueur d’activité !

Sous leurs airs inoffensifs, les bracelets sportifs traqueurs d’activité enregistrent nos moindres faits et gestes. Equipées d’un accéléromètre, cette petite puce électronique de mesurer très  précisément son orientation et chaque micro-mouvement. Jusqu’à présent nous savions que ces puces étaient capables pour la natation par exemple d’identifier le type de nage, en analysant les mesures de l’accéléromètre et en trouvant parmi les modèles numériques de nageur, celui s’approchant le plus de celui mesuré.

Mais les génies de l’intelligence artificielle ont été plus loin et ne se sont pas contentés d’analyser votre brasse ! En observant de manière très précise comment le poignet se déplace et pivote lorsque nous utilisons notre téléphone pour écrire, des petits malins ont réussi à calculer des signatures numériques pour chacune des touches ! Après avoir chargé ces signatures dans un programme sur le traqueur d’activité, ils ont ainsi pu analyser à très haute précision tous les mouvements du poignet, et à chaque fois retrouver la touche qui a été frappée. L’ensemble des textes saisis par l’utilisateur étant ensuite récupérés dès le traqueur était relié à internet par le même programme malveillant.

Trahis par leur traqueur !

De nombreux utilisateurs de ces traqueurs d’activité ont constaté peu de temps après avoir acheté leur appareil des achats étranges sur leur compte en banque. C’est seulement parce que plusieurs d’entre eux ont fait état de leur mésaventure sur un forum pour sportifs amateurs qu’ils avaient l’habitude de fréquenter que l’origine de l’escroquerie a pu être trouvée. Après avoir alerté la police, tous les stocks de ce traqueur qui venait d’être lancé sur le marché ont été détruits et les clients remboursés.

De très nombreux nouveaux modèles sont venus depuis enrichir les linéaires destinés aux sportifs avides de mesures sportives. Aux côtés des grandes marques connues, on retrouve des modèles fabriqués dans de nombreux pays dont certains réputés pour pratiquer le piratage informatique à grande échelle.

La contre-attaque

Certains utilisateurs souhaitant malgré tout conserver leur bracelet infecté ont déjà trouvé la parade. Refusant par militantisme de céder à la simplicité en laissant au placard leur bracelet, ou simplement en changeant de main, ils adoptent une toute autre astuce. Au moment de la saisie, pour tromper les puissants algorithmes, ils se tortillent les mains frénétiquement, rendant impossible la comparaison de leur mouvement avec la base de profils élaborée par les pirates. Du moins le pensent-ils, car selon des personnes infiltrées sur le darknet, cette pratique d’essayer de tromper le traqueur d’activité fait beaucoup rire les hackers qui auraient déjà trouvé un moyen d’isoler les mouvements parasites volontaires dans leurs algorithmes pour les ignorer et continuer de lire tout ce que l’utilisateur écrit.

J-7 avant l’ouverture des inscriptions au défi de Monte Cristo 2018 !

C’est le moment d’enregistrer son message de rappel pour s’inscrire au défi de Monte Cristo cette année. L’ouverture des inscriptions se fera le 1er février à midi.

Est-il encore nécessaire de présenter le Monte Cristo ? Il s’agit de la course d’eau libre la plus importante en France. Elle se déroule tous les ans à Marseille, l’épreuve phare étant la traversée depuis l’île d’If jusqu’à la plage du Prado, soit 5 kilomètres.

C’est par bateau que les participants rejoindront l’île qui servait autrefois de prison, et qu’Alexandre Dumas a rendu célèbre dans son roman Le Comte de Monte-Cristo. Comme le héros du livre, Edmond Dantès, ceux-ci rejoindrons le continent à la nage, les plus rapides mettront moins d’une heure.

Véritable défi, la natation en eau-libre est une discipline d’endurance, dans laquelle il faut savoir gérer son effort et son orientation. Chacun aura son objectif, le plus modeste étant de réussir à terminer la course, ou plus ambitieux de viser un certain chrono ou même un classement !

Cette année il y aura deux courses de 5km sans palmes le vendredi et le dimanche, et une course avec palmes le samedi.

Seules les courses de 5km font la traversée depuis le Château d’If, mais il y a aussi des épreuves plus courtes de 1km et 2,5km qui consisteront à partir de la plage et d’effectuer un parcours en contournant des bouées et revenir. En tout c’est près de 4,000 nageurs qui sont attendus sur les trois jours !

Cette année la course célèbrera son vingtième anniversaire. A cette occasion une scène de concert sera mise en place dans le village du défi pour des soirées festives pendant le week-end.

Les habitués du Monte Cristo le savent bien, l’ouverture des inscriptions provoque une véritable frénésie, pouvant aller jusqu’à saturer le site d’inscription. La course aux inscriptions commence cette année le 1er février à 12h00. L’an dernier, toutes les places du 5km étaient vendues en moins d’une heure.

Des conteneurs maritimes recyclés en piscines !

Symboles de l’industrie mondialisée, de la consommation de masse, et de l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché à l’autre bout de la planète, ce sont bien sûr les containeurs !

Chargés sur des navires immenses, qui peuvent en transporter jusqu’à 20,000 d’un coup à travers les océans, en les empilant jusqu’à 50 mètres de hauteur sur une vingtaine de niveaux. Ils contiennent absolument de tout, puisque presque tous les produits importés le sont par conteneurs. Certains containeurs sont même réfrigérés pour transporter de l’alimentation, d’autres sont ventilés ou aménagés en fonction des produits transportés.

Ils sont prévus pour durer une quinzaine d’année, à naviguer sur toutes les mers, à transporter tout type de marchandises. Certains ont imaginé des méthodes originales pour donner une seconde vie à ces grandes boites. Il existe par exemple des résidences avec des modules préfabriqués en container. En effet la surface de plancher pouvant aller jusqu’à 28m2 par conteneur, cela permet de pouvoir l’aménager en habitation. Au Havre, la résidence A Docks inaugurée en 2010 est la première résidence universitaire à être construire en containeurs en France.

A Paris on retrouve des containeurs sur les quais piétons de la Seine. Aménagés comme des salons, il est possible d’en louer un pour fêter par exemple un anniversaire.

Mais l’idée sans doute la plus séduisante est de les recycler en piscines ! En effet leur longueur pouvant aller jusqu’à 12 mètres permet d’y aménager un bassin pour son jardin. La structure en acier du container est suffisamment solide pour être utilisé hors-sol, et tout le système de filtration de l’eau peut être intégré dans la structure.

Image © Shipping Containers Pools

Des entreprises se sont spécialisées dans ce créneau, recyclant ainsi quelques containeurs maritimes.

Le containeur est ainsi aménagé en intégrant une coque étanche, par exemple en liner. L’extérieur du container peut être simplement peint ou recouvert de bois.

Ce type de piscine, en plus d’être originale, a l’avantage d’être économique. Un dernier atout ? En cas de déménagement, il sera facile de la transporter.