Cartographie : quelles sont les rues de Paris à plus de 15 minutes à pied d’une piscine ?

La ville de Paris défend l’idée de la ville du quart d’heure. Concrètement la densité urbaine et le concentré de service se traduit pour les parisiens par la capacité de pouvoir tout faire ou presque dans un périmètre de quinze minutes à pieds du lieu où l’on se trouve. Commerces, écoles, bibliothèques, bureaux, lieux de loisirs, etc.

Mais qu’en est-il des piscines ?

Sur le site de Geoportail, on peut depuis la récente époque des attestations de déplacement calculer un isochrone. Cela consiste à dire tracer sur une carte toute une zone accessible à pieds à 15 minutes aux alentours d’une adresse. Selon la topologie des rues, des intersections, des passages, des espaces verts ou encore des ponts pour piétons, la zone accessible en quinze minutes n’est pas vraiment un cercle, mais est un polygone à forme très variable selon le point à partir duquel le calcul a été fait.

En compilant les résultats des 41 piscines parisiennes (en 2021) sur une seule et même carte, j’ai pu construire cette cartographie avec trois zones :

Catographie de la répartition des piscines à Paris. Les habitants de certains quartiers sont à bien plus de 15 minutes de marche d’une piscine.

Une première zone en bleu foncé pour les adresses à 5 minutes à pieds de la piscine. Juste autour, une seconde zone dans un bleu plus clair correspondant à 5 minutes supplémentaires. Et enfin une troisième zone correspondant aux limites des 15 minutes à pied. A noter que vous pouvez cliquer sur l’image pour ouvrir la carte interactive dans laquelle il est possible de faire un zoom rue par rue !

Certains quartiers étant bien pourvus en piscine, les habitants ont plusieurs choix à moins de 15 minutes. Ces zones proches de deux ou davantage de piscines sont également marquées en bleu plus foncées sur la carte.

Cette redondance de piscine permet d’assurer une continuité de service lorsqu’une piscine doit être fermée pour une vidange ou bien des travaux de réfection pouvant durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

La carte fait état de zones importantes où l’offre en bassin est faible, voire inexistante notamment dans les quartiers du Faubourg Saint-Antoine, de Ménilmontant, les Batignolles, et dans quasiment tout le 7ème et le 8ème arrondissement.

Il semble hélas que ces considérations sur l’accessibilité en temps ne fasse pas vraiment partie des critères qui ont guidé par le passé les choix d’implantation des nouvelles piscines. En effet, les piscines qui doivent ouvrir à Paris dans les mois qui viennent – l’Arche sur le quai Javel, la piscine rue Belliard dans le 18ème à la Porte de Saint-Ouen – le sont dans des zones ayant déjà des bassins à proximité. Concernant la future piscine flottante l’Arche, la carte montre bien un déficit de piscine aux alentours, néanmoins le bénéfice aurait été plus grand de faire le choix d’amarrer cette piscine au centre de Paris, comme l’était autrefois la piscine Deligny sur la Seine et qui a été pendant près d’un siècle un lieu de plein air très prisé par les parisiens.

Afin d’améliorer le maillage des piscines à Paris, on peut espérer que les zones éloignées des piscines puissent être retenues pour de futures constructions de piscines, que cette répartition « à 15 minutes » fasse partie des critères pour les choix des futures piscines et puisse guider les services municipaux à établir les zones prioritaires pour construire de nouveaux établissements.

Cette carte n’intègre que les piscines municipales. Je n’y ai pas mis les bassins-écoles, mais de la même manière pour les écoliers, le trajet depuis les écoles vers une piscine est très inégal suivant les quartiers !

Pas de pass = pas de chlore !

Grand soleil, et près de 30°C cet après-midi, une température de saison, et une volonté toute naturelle d’aller se rafraîchir à la piscine municipale !

Sachez qu’à partir de ce jour, un pass sanitaire sera désormais exigé pour accéder aux piscines, comme l’a annoncé le président Macron lors de son allocution télévisée du 12 juillet.

Concrètement à l’entrée de l’établissement il faudra présenter son QR-Code valide, pour tout usager adulte, ainsi qu’un justificatif d’identité pour éviter les fraudes. Attention, cette mesure concerne à la fois les piscines couvertes, et les piscines découvertes.

Image d’illustration, crédit photo : nageurs.com

Les piscines, à moins que celles-ci n’aient une jauge à moins de 50 personnes, devront dès ce 21 juillet vérifier le pass sanitaire des usagers. Quoi qu’il en soit, dès début août cette jauge sera limitée, et la vérification systématique.

Les enfants mineurs de 12 à 17 ans ne seront concernés qu’à partir de fin septembre.

Les détenteurs de certificats médicaux de type ALD (conformes ou non) devront bien sûr eux aussi présenter un pass sanitaire valide comme tout le monde.

La piscine Suzanne Berlioux, dans le forum des Halles à Paris. Photo du 21 juillet 2021.

La bonne nouvelle, c’est qu’en contre partie il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’intérieur de la piscine, sauf si la piscine ou la préfecture en décide autrement. Le personnel en revanche devra garder un masque pour le moment.

Le personnel des piscines sera donc en première ligne pour faire ces vérifications, alors qu’une partie de la population est totalement opposée au principe du pass sanitaire. Cela promet une certaine agitation à l’accueil des piscines, alors sincèrement bon courage au personnel des piscines, et pour les usagers rappelons que l’on peut encore faire gratuitement des tests PCR un peu partout en attendant.

Un film pour les nageurs : Nadia Butterfly !

Nadia est une nageuse de papillon, qui à seulement 23 ans décide d’arrêter la natation professionnelle après les Jeux Olympiques de Tokyo. Après une dernière course, les excès cachés du Village olympique offrent à Nadia un nouveau souffle de liberté. Mais à mesure qu’elle plonge dans l’inconnu, les doutes surgissent : qui est-elle réellement ?

Le réalisateur, Pascal Plante, ancien nageur de haut niveau, voulait avec ce film « Proposer un point de vue différent de celui capté tous les quatre ans par les caméras de retransmission (…) et capter tout ce que les caméras officielles ne regardent pas ».

Nadia et les trois autres nageuses du relais 4x100m 4N sont dans la vraie vie de vraies nageuses. Ainsi Katerine Savard qui incarne le personnage de Nadia a participé aux JO de Rio et a ramené une médaille sur sa course en relais. C’est aussi une figure de la natation au Québec. Les trois autres nageuses sont aussi des nageuses reconnues au niveau national et la nageuse en dos a également gagné une médaille à Rio. Pour toutes les quatre, il s’agit de leur première apparition au cinéma.

Pour l’anecdote, en plus d’être de vraies nageuses, les deux actrices principales Katerine Savard et Ariane Mainville sont meilleures amies dans la vie. Cela les a d’ailleurs beaucoup rassurées pour jouer ensemble.

La nageuse Katerine Savard (Nadia dans le film) est qualifiée pour l’épreuve de 100m papillon pour les Jeux de Tokyo avec un temps de 57,86.

Ce sera ainsi sa troisième participation aux JO

Le film comporte une scène particulièrement forte de la dernière course de Nadia, un 4x100m 4n relais pour l’équipe canadienne. Le réalisateur « voulait faire l’inverse de ce qu’une couverture olympique aurait montré. Le plan-séquence s’est rapidement imposé. Mais il n’a été possible que grâce à l’implication de nos nageuses olympiques et à l’effort qu’elles ont fourni. À mon grand regret, il y a peu de films de sports qui mettent en scène un véritable effort physique. » Cette scène très délicate à tourner et extrêmement éprouvante physiquement (100m papillon à une allure compétition !), a pu être réalisée en une seule prise.

Nadia Butterfly fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2020. Tourné avant la pandémie au Québec pour les scènes d’intérieur ainsi que dans la piscine du Parc Olympique de Montréal, et à Tokyo.

J’ai pu voir le film avant sa sortie (prévue le 4 août 2021), et j’ai beaucoup aimé le réalisme de l’histoire, le jeu d’acteur entre les nageuses, et l’accent quebecois 🙂

Allez une deuxième bande annonce, en attendant la sortie du film !

Enfin… c’est la réouverture des piscines !

Nous y sommes, mercredi 9 juin de l’an 2021 après JC, et nous-autres amateurs de piscine allons enfin pouvoir reprendre le chemin des bassins, alors que pour beaucoup nous en sommes privés depuis de trop longs mois. C’est en effet depuis fin septembre à mi-octobre selon les régions, que les piscines ont été fermées au public. Désormais elles vont pouvoir ré-ouvrir.

Ce n’est que la reprise normale du cours des choses, les piscines ré-ouvrent mais n’auraient peut-être jamais dû être fermées. Le sujet n’a plus lieu d’être débattu à présent.

Mais plongeons dans cette eau chlorée qui nous a tous tant manqué, nageons quelques longueurs pour retrouver le contact avec l’eau. Les muscles des bras qui souffrent un effort oublié, cette impression de ne plus avoir d’appuis dans l’eau, que la technique est imprécise ou médiocre, que le souffle manque… Mais après quelques kilomètres, le retour des sensations, la glisse, l’aisance respiratoire, la coordination qui commence à revenir, les diverses douleurs articulaires et musculaire qui apparaissent puis s’estompent, et les endorphines qui se libèrent. L’apaisement en fin de séance permettra peut-être de tourner la page ce trop long épisode de fermeture. Il faudra plusieurs séances, comme chez le psy, mais cela tombe bien, cette fois on peut vraiment y retourner pour de bon, et à volonté !

Après un arrêt aussi long, il vaut mieux y aller doucement pour éviter les blessures… Inutile de sortir les plaquettes XXL du placard dès la première séance, ni d’essayer de faire la séance d’entraînement d’un athlète des JO avec des séries au chrono. J’ai hâte de lire vos commentaires de séance pour cette reprise !

Dans quelques jours ou semaines, on oubliera cette banale date du 9 juin, alors qu’on l’a tellement attendue.

A lire aussi, la rétrospective de fermeture des piscines à cause de la pandémie de coronavirus.

Ils ont nagé 380km de Paris à Deauville pour sensibiliser sur la pollution des mégots

Le mégot jeté sur le bitume parisien va être transporté par les eaux de pluie jusqu’aux égouts. Sa petite taille lui permet d’échapper au système de filtrage et il va ensuite être emporté par les cours d’eau jusqu’à la mer…

Or un seul mégot contient pas moins de 250 substances toxiques, notamment de l’arsenic, du cyanure, du plomb, des pesticides, ou encore de l’uranium. Il y a certes la pollution chimique, mais peut-être encore pire la dispersion des milliers de fibres très fines composant les filtres. Synthétiques elles sont composées d’acétate de cellulose, qui se disperse en nano particules plastiques et se retrouvent ensuite dans tous les micro-organismes comme les poissons ou les coquillages. Mais ce n’est pas tout, car ces particules sont tellement fines qu’elles vont s’évaporer et retomber avec les eaux de pluie…

Il y a 40 milliards de mégots jetés chaque année en France, ce qui représente 20,000 à 25,000 tonnes, soit pour mieux se rendre compte plus de deux fois le poids de la Tour Eiffel !

C’est pour faire prendre conscience au grand public de cette pollution que les quatre fondateurs de l’association « 0 Mégot » ont organisé à Paris le 29 juin une vaste opération de ramassage de mégots à laquelle près de 1000 volontaires ont participé. Avec précisément 855,294 mégots ramassés, ils ont été tout près d’établir un nouveau record du monde.

Crédit photo : ©Act-Alliance contre le tabac

Après cette opération de ramassage, les quatre aventuriers-nageurs se sont mis littéralement à l’eau dans la Seine pour retracer le parcours d’un mégot, en relais sur 380km depuis le pont d’Iéna jusqu’à Deauville. Pour leur défi de natation, ils ont nagé chacun leur tour une heure, et ont pu avoir ensuite trois heures de repos dans la péniche suiveuse, avant de recommencer ce rythme durant sept jours et six nuits, jusqu’à leur arrivée à Deauville.

Ces amateurs d’eau libre avaient auparavant fait plusieurs courses d’eau libre comme l’Open Swim Stars de Paris, et traversé le détroit de Gibraltar.

Les quatre nageurs à leur arrivée à Deauville. Chloé Leger, Matthieu Witvoet, Louise Pasquet et Lucas Witvoet. Crédit photo : 0megot.fr

Les modalités de réouverture des piscines au 9 juin

Plus qu’un dernier mois à patienter pour retrouver le chemin des piscines. C’est en effet le mercredi 9 juin que le gouvernement a déterminé comme étant la date de réouverture des piscines couvertes, au niveau national.

La piscine Emile Anthoine, juste en face de la Tour Eiffel dans le 15ème arrondissement. Crédit photo : Christophe / nageurs.com

Le contour des modalités de réouverture a été communiqué dans le journal Le Parisien du 11 mai au travers une interview du Premier Ministre Jean Castex.

Outre les mesures barrières en vigueur aujourd’hui comme la désinfection, l’aération, le port du masque dans les vestiaires, comme nous le détaillons dans cet article, il y aura une jauge de 50% dans les piscines.

A combien de nageur correspond cette jauge de 50 %

La FMI pour Fréquence Maximale Instantanée a toujours été un indicateur présent dans lieux recevant du public (établissements de type ERP au sens de l’administration), y compris avant la période Covid. Cette FMI permet de limiter l’accès à la piscine lorsque la fréquentation est trop élevée.

Cette FMI dans les piscines est calculée de la manière suivante : selon la surface en mètre-carrés des bassins. Celle-ci est donc de 1 personne par m2 en piscine couverte, et de 3 personnes pour 2m2 en piscine extérieure.

Les salles de sport qui sont comment les piscines des établissements ERP classés X (rien à voir avec les sites X, il s’agit d’une codification administrative), ont quant à eux une FMI habituelle de 1 personne pour 4m2 ou 1 personne pour 8m2 + l’effectif de spectateurs.

Concrètement une piscine standard de 25m qui ferait 12.5m de large avec 5 couloirs. Cela fait une surface de bassin de 312,5m2 soient autant de nageurs potentiels. Dans les faits une telle affluence est tout simplement inimaginable, cela ferait 62 personnes par ligne ! Même en réduisant la FMI de moitié, on reste sur des capacités d’accueil vraiment très large. Pour preuve l’image ci-dessous :

Déjà avec 10 personnes par ligne dans un bassin de 25m on peut considérer la piscine comme blindée. Ici la piscine Valeyre. Crédit photo : Nine / Nageurs.com

La réalité est qu’à un instantané, il y a certes des nageurs dans le bassin, mais aussi dans les vestiaires, les douches, etc. Sur une séance de nage d’une heure, il faut compter entre 15 et 20 minutes supplémentaires pour les douches et se changer.

Il y a aussi beaucoup de disparités selon les piscines et selon les créneaux. Les matinaux qui vont nager à 7h par exemple ne s’attardent pas dans les douches ou les vestiaires mais viennent pour nager, et quasiment l’ensemble des nageurs du créneau arrive dès l’ouverture pour partir à la fermeture une heure plus tard. Le we avec l’ouverture en continue il y a un lissage des départs et des arrivées, et avec la présence de familles le passage aux vestiaires nécessite plus de temps par exemple.

Cette limitation de la jauge à 50% ne voudra donc pas dire qu’il y aura deux fois moins de monde dans les piscines, mais que la capacité maximale qui est de base surdimensionnée sera réduite de moitié.

Une jauge divisée par 8, soit 1 nageur pour 8m2 aurait été plus cohérent

Une personne pour 8m2 de bassin couvert, soit une jauge divisée par 8 semblerait plus cohérent avec la réalité. On peut considérer qu’à un instant T il y a 80% des personnes dans l’eau et les 20% restants dans les espaces communs. Sur notre exemple de la piscine de 25m, avec ses couloirs de 2,5m de large soit 62,5m2 par couloir : 62,5/(80% * 8) = 7,8 nageur par ligne de 25m.

La FMI est parfois atteinte lors des journées de forte chaleur à la piscine de plein air de Puteaux. Crédit photo : Oléum / nageurs.com

A quelle date, et dans quelles conditions les piscines vont-elles réouvrir ?

Les piscines couvertes n’accueillent plus le public depuis le début de l’automne. Leur réouverture est donc très attendue. Dans un premier temps, celles-ci réouvriront leurs portes aux mineurs le 19 mai. Les adultes devront patienter jusqu’au 9 juin.

La piscine de Provins dont seul le bassin extérieur est pour le moment ouvert au public. Crédit photo : Snoop77 / Nageurs.com

Il est utile de rappeler qu’à la fin de l’année 2020 le gouvernement avait promis une réouverture des piscines couvertes le 20 janvier comme on peut le lire dans notre rétrospective qui retrace l’historique des mesures liées à l’épidémie de coronavirus. Le public mineur avait pu reprendre les activités dans le cadre d’activités périscolaires au 15 décembre en intérieur, mais cela a été ensuite interdit y compris en extérieur lors de l’avancement du couvre-feu à 18h en janvier.

Avec la baisse des contaminations, et le démarrage des premières étapes d’allègement des mesures sanitaires, le contexte est néanmoins plus favorable aujourd’hui. Mais chaque levée de mesure s’accompagne d’un protocole strict, et celui-ci n’a pas encore été précisé pour les piscines.

Les piscines extérieures, assimilées à des établissements de plein air qui ont le droit de recevoir du public, appliquent déjà un protocole sanitaire pour éviter les contaminations. Celui-ci diffère légèrement entre les établissements, mais globalement celui-ci est toujours lié à la distanciation physique, un parcours à sens unique, une limitation des personnes en simultané, etc.

Or les établissements couverts ne bénéficient pas des mêmes capacités de ventilation, et les jauges pourraient sérieusement limiter l’accès aux bassins lors de la réouverture.

Beaucoup de questions restent en suspens, faudra t’il s’inscrire pour nager ? Les activités encadrées pourront elles reprendre ?

Pour le moment les piscines couvertes ne sont accessibles qu’à un nombre très restreint d’usagers. Il s’agit des étudiants en sport, des sportifs de haut-niveau, les personnes souffrant d’une affection longue durée (ALD) avec un certificat médical.

A votre avis les piscines vont-elles réouvrir cette fois comme promis ? Et avec quel protocole sanitaire ?

Début des « test event » à Tokyo en vue des JO

Si la tenue des jeux-olympiques dans moins de trois mois est encore incertaine, que l’épidémie de covid plonge la région de Tokyo dans l’état d’urgence et la population hostile au maintien des jeux, une chose est néanmoins certaine : les test event ont pu démarrer.

C’est en effet du 1er mai au 6 mai que se déroule l’une des étapes de la coupe du monde de plongeon de la FINA. A la clé la possibilité de se qualifier pour les jeux olympiques.

La Tokyo Tower, l’un des emblèmes de la ville de Tokyo et cousine de notre tour Eiffel. Crédit photo : nageurs.com

De nombreux athlètes étrangers présents

C’est ainsi plus de 200 athlètes, provenant de 50 pays, qui se sont retrouvés pour disputer des épreuves de plongeon. Le tremplin à 3m ainsi que le haut-vol à 10m, en individuel ou synchronisé.

Parmi les athlètes, il y a notamment des participants venant des pays durement frappés par l’épidémie de coronavirus : un indien, huit brésiliens, quatorze britaniques, quatre français, etc.

A l’opposé, la Chine extrêmement prudente au sujet de l’épidémie a néanmoins deux athlètes représentés. Davantage prudente, la fédération australienne a préféré s’excuser et ne pas prendre part à cet événement.

Un protocole sanitaire extrêmement strict

Un protocole sanitaire très strict est mis en place, l’objectif est aussi de tester celui-ci avant les JO. Un système de bulle sanitaire est mis en place autour des athlètes, ceux-ci ne peuvent ainsi pas quitter leur chambre d’hôtel, subissent des tests anti-Covid chaque jour, et sont accompagnés jusqu’au lieu de la compétition.

Un rappel à l’ordre à été fait lors d’un échauffement au cours duquel des athlètes étaient trop proches.

Les épreuves se déroulent en outre sans spectateur, à huis-clos, et les athlètes ne pourront pas visiter la ville ou faire du tourisme.

Jusqu’à présent on pouvait sérieusement douter du maintiens des JO, mais la bonne tenue de cette épreuve test est plutôt de bon augure pour la suite.

Piscine tubulaire, le bon choix pour cet été

Il ne reste plus que quelques mois avant l’été, et nous avons déjà quelques belles journées ensoleillées. Le besoin de nature et de détente, accentué par toutes les restrictions sanitaires actuelles fait que plus que jamais les loisirs de plein air vont être plébiscités.

Et pour les heureux bénéficiaires d’un jardin, l’installation d’une piscine peut être une solution pour profiter au mieux de la saison estivale. Le choix peut se porter sur une piscine hors sol de type tubulaire.

Quels sont les avantages d’une piscine tubulaire ?

Ce type de piscine a l’avantage de ne pas nécessiter de permis de construire, ni de déclaration préalable auprès de la mairie, contrairement aux piscines enterrées. Disponibles en kit, ce type de piscine peut s’installer très facilement en quelques heures. On en trouve dans un vaste choix de dimensions et de format chez les différents fabricants et les distributeurs comme les piscines Trigano ou les piscines Bestway. Par exemple des piscines rondes propices à la baignade et la détente en famille, ou des piscines rectangulaires pouvant mesurer 10 mètres de long et donc dans lesquelles il est possible de nager.

Une fois l’été terminé il est aussi possible de démonter ce type de piscine pour la ranger en attendant l’été suivant, même si cela nécessite quelques efforts pour bien la sécher et la replier avant rangement.

Ce type de piscine, généralement disponible en kit, permet d’avoir tout l’équipement nécessaire au bon fonctionnement de la piscine comme le skimmer qui va capturer l’eau en surface, le système de filtre pour recycler l’eau, et l’emplacement dans le bassin pour recevoir l’eau une fois celle-ci recyclée. Des entreprises comme Trigano Jardin commercialisent des piscines tubulaires conçues et fabriquées en France.

Les bords des piscines tubulaires étant assez hauts, les risques de chute accidentelle dans l’eau sont beaucoup plus faibles que sur une piscine enterrée. Il faut néanmoins rester vigilant que les enfants n’escaladent pas l’échelle ou ne tentent d’enjamber la piscine hors de la surveillance d’un adulte.

Enfin ce type de piscine reste économique comparée aux autres options, avec un coût de quelques centaines d’euros pour les plus petites, et qui reste généralement inférieur à 3000 euros pour les piscines de plus grande dimensions.

Ce type de piscine peut également être installé par des municipalités pour palier à un manque d’équipement dans certaines zones, ou proposer un lieu de loisir pour les familles l’été. La possibilité de démonter et transporter ce type de piscine fait par exemple partie des pistes de réflexion du Ministère des Sports pour permettre au plus grand nombre de jeunes enfants l’apprentissage de la natation.

Quels sont les inconvénients de ce type de piscine ?

On peut reprocher à ce type de piscine leur manque d’esthétisme, par leurs matériaux synthétiques et les tubes apparents.

Idéales pour les jeunes enfants, les dimensions plutôt réduites de ce type de piscine limitent les possibilités pour y nager et même en maîtrisant les virages flip-turn peuvent donner la sensation de faire plus souvent demi-tour que de nager.

Généralement il n’y a pas de système pour chauffer l’eau, ce qui limite l’utilisation aux belles journées d’été, voire à la mi-saison pour les moins frileux ou les plus sportifs.

Il faut également faire attention au liner qui est fragile et d’éviter tout objet qui pourrait l’abîmer voire le déchirer.

Peut-on s’entraîner et faire des séances de natation dans une piscine tubulaire ?

Soyons clairs, une piscine ronde n’est pas vraiment idéale pour nager mais plutôt de barboter. Eventuellement on peut y faire de l’aquagym voire de l’aquabike.

Il va y avoir davantage de polyvalence avec une piscine rectangulaire, surtout pour les plus grandes. Dans une piscine de 9m de long il faut faire 11 longueurs pour faire 100m. Le nageur qui veut nager plusieurs kilomètres quotidien risque de s’y trouver à l’étroit et passera son temps à faire des demi-tour.

Néanmoins des solutions pratiques existent pour les nageurs, comme nager avec un élastique de natation ou un harnais attaché à un point fixe (comme l’échelle de la piscine par exemple) afin de palier à cette limitation et pouvoir nager en continu.

En combinant de la nage avec et sans élastique sur une séance il est possible de construire un entraînement complet et varié : avec des intervalles de temps dans le premier cas, et de distance dans le second.

Quel entretien faut-il prévoir pour une piscine tubulaire ?

Pour éviter la formation d’algues, et le développement de micro-organisme, il y a des traitements chimiques comme le chlore, et des produits anti-algue à ajouter dans l’eau. L’eau doit également être filtrée en continu pour la nettoyer de toutes les impuretés, poussières, cheveux, etc. Les kits de piscine tubulaire comprennent généralement ce système de recyclage d’eau.

En plus de la vérification du bon fonctionnement du filtre, il faut surveiller régulièrement le pH de l’eau, et d’ajuster si besoin pour un bon confort de baignade.

Quel protocole sanitaire pour les piscines pendant la pandémie de Covid-19 ?

Nous avons pu le constater, les piscines ont su très rapidement mettre en place un protocole sanitaire pour permettre d’accueillir des nageurs avec le maximum de précautions sanitaires. Plus ou moins contraignants, plus ou moins efficaces, essayons de revenir ici sur les mesures qui ont été prises, et celles qui pourraient l’être lors de la réouverture tant attendue de nos piscines.

L’inscription préalable

Une des mesures les plus contraignante de toutes : l’inscription préalable. Assortie d’une limite drastique de nageurs en simultané, et de créneaux stricts.

Cette mesure avait été généralisée au tout début du premier déconfinement, mais rapidement levée avec l’assouplissement des mesures sanitaires gouvernementales et autre, qui faisaient croire à l’époque que l’épidémie était déjà terminée.

Dans l’idéal il faut une plateforme de réservation ou une application mobile avec paiement intégré, mais une solution moins couteuse et plus rapide à mettre en place aurait été la prise de rendez-vous, en téléphonant à la piscine, pour être inscrit sur le cahier et un paiement sur place (pour tenir compte des abonnements, des tarifs réduits, etc).

Cette mesure va de pair avec l’abaissement drastique de la FMI : Fréquence Maximale Autorisée.

Vendredi 13 mars 2020, la piscine Jean-Taris dans le 5e arrondissement, limite la FMI à 100 personnes. Crédit photo : Nri / nageurs.com

On peut citer le Club des Nageurs de Paris (CNP) qui a mis en oeuvre un système de réservation préalable entre juillet et début septembre pour réguler la fréquentation dans leur bassin de 25m qui situé dans l’enceinte de la piscine Roger le Gall. Des créneaux de 90 minutes étaient réservables sur une application mobile, avec une limite de 20 personnes par créneau (soit 4 personnes par ligne d’eau). En outre ils ont eu la gentillesse de permettre des réservations (gratuitement en plus) par tous les nageurs inscrits à un club parisien. Ce système présentait aussi l’avantage d’afficher le nombre de places réservées permettant à chacun de s’inscrire en connaissance de l’affluence, avec la possibilité de libérer sa place jusqu’à 1h avant de venir.

Une amélioration de cette mesure pourrait être un échelonnement des arrivées, afin d’éviter les attroupements aux douches et aux vestiaires.

A l’opposé, une mesure mal comprise des usagers a été l’instauration dans certaines piscines d’une pause rallongée pour le ménage et la désinfection complète entre deux créneaux (entre les scolaires et le public par exemple), réduisant en conséquence fortement la durée des créneaux.

Enfin, même si cette solution n’a pas été envisagée jusque là, une prise de température avant l’entrée dans l’établissement pourrait très bien faire partie d’un protocole sanitaire futur.

La discrimination par public

L’état d’urgence sanitaire permet certes une discrimination en autorisant certaines personnes selon des critères d’âge ou autre comme c’est le cas actuellement, et interdire l’accès à d’autres. Seules les piscines et salles de sport ont ces règles, qui sur le long terme sont assez injustes.

Les mesures prises dans les vestiaires

En complément de la réservation obligatoire préalable, certaines piscines ont affecté un numéro de vestiaire et un numéro de casier individuel.

Certaines piscines, plutôt que de condamner un casier sur deux, ont condamné un bloc de casier sur deux. Moins de ménage à faire ! Et autant de nageurs dans un espace plus réduit pour se changer.

Crédit photo : Domino / nageurs.com

Certaines piscines ont fait le choix plus radical de condamner complètement les casiers. Chacun devant apporter ses affaires à côté du bassin. On imagine facilement que cette mesure est fortement dissuasive, mais le nageur motivé s’en accommodera.

Les marquages au sol et les gestes barrière

Les différents marquages au sol, permettent de rappeler à chacun à garder ses distances. Certaines piscines sont allé plus loin en installant des barrières pour séparer physiquement les sens de circulation.

La présence de ces marquages traduit une bonne volonté que l’on ne peut que saluer.

Crédit photo : Domino / nageurs.com

La piscine peut aussi mettre à disposition un flacon de gel hydroalcolique à l’entrée.

Le cas des douches

C’est l’un des lieux où la promiscuité est la plus forte. Pour des raisons d’hygiène, il semble délicat d’empêcher les nageurs d’y accéder avant d’aller nager, même si la majorité des nageurs en club n’en prennent jamais avant d’aller dans le bassin.

Beaucoup de piscines ont mis un marquage pour condamner une douche sur deux. D’autres ont mal implémenté le protocole en condamnant à la place un bloc de douche sur deux (citons la piscine Jacqueline Auriol par exemple).

Certaines piscines stoppaient les douches 30 minutes avant l’évacuation du bassin, cela permettait aux nageurs voulant prendre leur douche de sortir plus tôt donc de mieux lisser dans le temps les départs, et d’éviter un attroupement à la fin.

En tant que nageur, on remarque souvent que le passage à la douche est bref avant d’aller nager, mais s’éternise après sa séance. L’occasion de bavarder voire faire ses étirements. Il aurait été tout à fait possible d’interdire purement et simplement les douches en sortant.

Quelles mesures peuvent être prise dans les lignes d’eau ?

Des consignes particulières peuvent être demandées aux usagers, comme l’interdiction de stationner à deux personnes ou plus en bout de ligne d’eau.

Une des pires mesures qui a été heureusement adoptée par une poignée de piscines seulement (par exemple à Nogent sur Marne), a été l’instauration d’un « sens de nage » dans les lignes d’eau, avec obligation de changer de ligne à chaque virage. Il faut avoir bien du dédain voire du mépris pour les nageurs pour décider ce genre de chose !

Au contraire une mesure simple constatée par exemple à la piscine de Puteaux a été l’affichage d’un nombre maximum de nageurs par ligne. Cela permet tout d’abord à chacun de se répartir au mieux dans les lignes.

On a pu constater aussi parfois l’interdiction de tout sac et serviette au bord du bassin. Mais parfois aussi tout matériel de natation, y compris le matériel type petites palmes, pull-buoy, et même de bouteille d’eau !

Une mesure que l’on aurait aimé notamment à Paris, afin encore de permettre d’espacer au maximum les usagers, c’est d’évacuer plus tardivement les nageurs du bassin. Plutôt que 30 minutes avant la fermeture, il serait préférable de réduire à 15 minutes largement suffisant, voire 5 minutes.

Aérer régulièrement semble être une bonne mesure à généraliser.

La zone de déchaussage

Ces zones sont généralement assez réduites en surface. Les bancs pour mettre et retirer ses chaussures ont parfois une place sur deux de condamnée par un autocollant, quand ce n’est pas le banc complet qui est retiré.

La plupart des piscines ont débranché leur sèche-cheveux. La volonté étant d’éviter les attroupements.

Se sécher les cheveux longuement avant de sortir de la piscine ? Pas possible en période de Covid-19 ! Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com

La mesure qu’on aurait aimé voir mais qu’aucune piscine n’a mis en place

Cette période difficile est propice aux remises en causes et changements en profondeur !

On aimerait militer pour des horaires élargis, plus tôt le matin, plus tard le soir. De 6h à 23h tous les jours ! Une mesure à pérenniser, avec sans doute un coût horaire moindre qu’un équivalent en construction de piscine supplémentaire, pour démocratiser davantage pratique sportive alors que l’on va accueillir les JO 2024.

Une répartition à revoir éventuellement entre le public, les scolaires, et les clubs. En gardant certes une priorité aux scolaires pour l’apprentissage élémentaire de la natation, en s’appuyant davantage sur les bassins-école de proximité pour les petites classes, afin de permettre l’accès à la piscine à plus de classes.

On pourrait aussi souhaiter une meilleure répartition des créneaux entre associations sportives, en privilégiant celles qui mettent le mieux en oeuvre leur projet sportif pour le plus grand nombre.