Etranglées par la hausse de l’énergie, des piscines contraintes de fermer leurs portes

Découvrant avec stupeur en ce début septembre, que la piscine Alfred Sevestre à Issy les Moulineaux avait été fermée cet été en pleine canicule pour des raisons de coût d’électricité m’a vraiment frappé. Cela renvoie douloureusement aux activités que certains ont choisi de classer non-essentielles il y a peu de temps, celles qui ont été les dernières à ré-ouvrir lors du premier déconfinement, et les premières que l’on sacrifie en cas d’imprévu. Combler un déficit de budget municipal en fermant un équipement utilisé pour les loisirs des habitants, l’apprentissage de la natation aux scolaire, et la pratique sportive est clairement un échec, et presque une honte, davantage encore dans une France qui se prépare aux JO 2024…

En tant que nageur régulier, je connaissais les piscines fermées pour la vidange annuelle, les fermetures pour travaux plus ou moins longs ou encore les fermetures pour grèves des uns ou des autres. Tout cela étant bien intégré dans mes habitudes de nageur citadin devant jongler entre plusieurs piscines. Mais là c’est un phénomène totalement nouveau et inquiétant.

Cela pourrait être une anecdote, statistiquement sur près de 3,000 piscines en France il se passe chaque jour certainement des choses stupéfiantes (rien qu’à voir le débat surréaliste à Grenoble sur le burkini), mais cette fois ce problème pourrait avoir davantage de conséquences. Tout d’abord on parle d’Issy les Moulineaux, donc une commune plutôt aisée de l’ouest parisien. Ensuite, et encore plus inquiétant, ce n’est pas un phénomène isolé. Le journal Ouest France rapporte en effet que l’Hippocampe de Granville géré par Vert-Marine est fermé pour une durée indéterminée depuis ce dimanche 4 septembre à cause de la hausse du prix de l’énergie. Le même concessionnaire invoque la même raison à Limoges où L’Aquapolis ne réouvrira pas ses portes cette semaine comme prévu initialement. Egalement à Roye dans la Somme, laissant sur le carreau les usagers, les clubs, et les scolaires qui devaient commencer leurs séances de piscines dès ce lundi. De très nombreuses piscines en France sont concédées à des organismes privées qui en assurent la gestion, comme Vert Marine, Carilis ou même l’UCPA. Ces organismes répondent à des appels d’offre pour remporter des contrats de délégation de service public, et gèrent eux-même les finances et le budget de la piscine, comme les salaires du personnel, ou les factures d’électricité… elles seront donc toutes confrontées tôt ou tard à la hausse vertigineuse des prix de l’énergie lors de la revue de leur contrat de fourniture d’énergie, et cela ne concernera pas que les piscines, le même problème se posant pour les remontées mécaniques et inquiète fortement les professionnels du secteur.

Le prix de l’énergie pour les professionnels a flambé en un an. De 85 € le mégawattheure (MWh) il y a un an à plus de 1000 euros aujourd’hui, et avec des échanges à plus de 1600 euros le MWh pour décembre ! La piscine Aquapolis à Limoges qui avait budgétisé 600 000 euros de frais d’électricité pour l’ensemble de l’année a déjà dépensé 1 600 000 euros à ce jour, ce qui empêche au délégataire de service public selon-lui d’assurer l’exploitation de la piscine.

La piscine Keller, gérée également par Vert Marine risque t’elle ce même genre de fermeture ? Le problème se pose aussi pour toutes les autres piscines concédées à des organismes privés tout comme celles exploitées directement par les municipalités. Certaines piscines particulièrement énergivores comme la piscine Puteaux, un bassin 50m extérieur chauffé à 28°C va t’elle résister aux hausses du coût de l’électricité ?

Les piscines ont là un défi de taille à relever. Le bon sens voudrait que l’on se tourne vers la sobriété énergétique, en réduisant de un ou deux degrés la température des piscines, ou que l’on réduise les douches. En cette période d’inflation, espérons que ce problème ne soit pas répercuté sur le coût du prix des entrées des piscines.

Livre : La fille de la piscine, par Léa Tourret

Il y en a toujours quelques-uns dont on se demande parfois ce qu’ils viennent faire à la piscine. Arrivés là par hasard ou au contraire motivés par quelque chose de précis, en barbotant de manière étrange, voire en ne mettant même pas un orteil dans l’eau ! C’est exactement le cas de Léna, la fille de « La fille de la piscine » qui passe son été sur le solarium de sa piscine à observer les garçons et se préoccupe plus des regards que ceux-ci lui envoient, que du plaisir de nager. Avec Max sa meilleure amie elle flashent sur deux mecs en particulier qui viennent régulièrement, et qui ne sont pas non plus de grands nageurs Yannis et Lounès. Cette piscine dans laquelle on peut « remarquer des sortes de méduses transparentes qui sont en réalité des traces de bave qui n’ont pas encore été diluée dans l’eau turquoise » lorsque l’on met la tête sous l’eau. A défaut de plonger dans la piscine, le livre permet de plonger dans l’esprit de Léna, qui comporte lui aussi ses méduses. Une plongée dans l’adolescence légère et désœuvrée autour d’une piscine. Un livre avec une histoire facile à suivre, qui ne plane pas très haut, mais parfait pour lire sur le carré de pelouse du solarium de la piscine municipale.

La fille de la piscine, premier roman de Léa Tourret. Gallimard, mai 2022. 160 pages. Prix public : 16 euros. Acheter sur Amazon.

Journal de nage, écrit par Chantal Thomas

La nage est un sujet d’inspiration pour nombreux auteurs, et c’est particulièrement vrai cet été avec un nombre assez impressionnant de livres et de romans où il est question d’eau, de piscine, ou de natation !
Ce livre a retenu mon attention pour deux raisons. Tout d’abord l’idée même du journal de nage, où l’on note ses avis, son humeur ou ses pensées, après sa séance de nage, qui forcément fait écho à Nageurs.com où chacun peut tenir son journal de nage, pour y raconter son expérience du jour, faire des louanges envers des nageurs polis, fustiger l’attitude de certains, vider son sac, raconter sa vie ou même inventer des poèmes tout en dévoilant une partie de cette intimité aux autres à travers ce carnet de séances.
Chantal Thomas, qui par ailleurs est membre de l’Académie française depuis l’an dernier, donc la promesse d’un livre bien écrit.
Ce livre est donc un journal de l’été dernier, qui se déroule tantôt à Nice et à Paris. D’un ton plutôt léger, il entremêle des citations de nombreux livres plus ou moins liés à la nage, voire carrément des résumés, à un carnet d’observation avec un trop mince fil conducteur tout au long du récit.
C’est surtout Kafka, au fil des pages qui inspire l’autrice, avec un parallèle entre le monde de Kafka qui rétrécit et l’abondance d’idées noires de l’époque covid que l’on aimerait bien oublier.
A mon goût il est trop peu question de nage dans ce livre qui fait davantage de références littéraires, mais il intéressera certainement les gros lecteurs pour toutes les citations d’autres livres, et une écriture fluide et agréable à lire.

Journal de nage, 160 pages. 17€ sur Amazon.

Marion Joffle : nouveau record pour la traversée de la Manche !

Un immense bravo à Marion, qui s’est longuement préparé à cette traversée, reportée de l’an dernier à cause du covid, et qui enfin a pu concrétiser hier l’un de ses rêves ! Une traversée difficile, l’eau de la Manche est fraîche, et pour être homologuée celle-ci doit se faire en simple maillot de bain. Partie vers 7h du matin du port de Douvres en Angleterre, elle touche terre en France 9h22 plus tard, battant ainsi à 23 ans le précédent record féminin en réalisant 20 minutes de moins.

Marion Joffle pendant sa traversée de la Manche à la nage.

Au cours de cette traversée, elle est accompagnée d’un bateau depuis lequel lui sont donné ses ravitaillements. Le règlement interdit de toucher le bateau ou qui que ce soit pendant la traversée.

Avec les forts courants, le bateau accompagnateur a aussi pour rôle d’orienter et d’optimiser la trajectoire.

Un juge officiel est présent à bord pour s’assurer que le règlement est bien respecté et pour homologuer la traversée. Ci-dessous la trajectoire de Marion :

Le parcours de la traversée à la nage entre l’Angleterre et la France par Marion Joffle.

La distance à vol d’oiseau est d’environ 34km, mais dans l’eau avec les courants elles est plus importante.

L’arrivée de Marion Joffle sur les côtes françaises vers 17h ce dimanche.

Marion, le « Pingouin souriant » a ainsi réussi son défi, alignant les coups de bras pour une cause à laquelle elle est attachée : le combat contre les cancers des enfants. Elle-même touchée à l’âge de 6 ans par une tumeur maligne qui lui a fait perdre le majeur de sa main droite. La médiatisation de sa traversée a permis de constituer une cagnotte pour l’Institut Curie.

Un immense bravo Marion pour cette traversée, cela force le respect, l’admiration, et l’inspiration !

Crédit photo : l’équipe de Marion Joffle.

Lecture de l’été : Nage Libre

Nage Libre c’est l’histoire à la première personne d’une nageuse. A travers ce roman, on découvre tout ce qui a amené Philomena, depuis sa naissance et sa première immersion dans une piscine jusqu’à ses médailles d’or olympiques en natation. Sa vie tourne autour de la natation, des entraînements et des compétitions, on y découvre ses doutes, ses peines, et son rapport particulier avec l’eau. Car Phil, son surnom, est comme dans une bulle, elle observe attentivement, s’exprime peu. Paradoxalement la nage dont il est question prend finalement peu – ou plutôt trop peu – de place dans ce livre de plus de 400 pages, où l’on est servi d’une narration qui peine à accrocher le lecteur, concernant sa mère lunatique, son père disparu qu’elle appelle par son prénom Léonard, sa sœur Bron emportée par une maladie, ses trois autres sœurs Roxane, Dot, et June, son chien Manny, ses amours, ses amies.

Néanmoins quelques passages méritent le détour comme dans le chapitre « Fierté Nationale » où l’on a le déroulé d’un championnat national avec un record fédéral battu avec quasi facilité. Et surtout une phrase puissante que j’ai beaucoup aimé dans le livre, lorsque Phil rejoint la famille Peggy pour rejoindre le meilleur coach olympique du pays dans le club Colorado Springs, dans le chapitre « La famille Peggy », lors de son premier entraînement, elle s’exclame : « L’entraînement est tellement intense que mon ancien moi s’évapore et cède la place à une nouvelle version ».

Ecrit par Nicola Keegan d’origine irlandaise, et vivant à Paris, son premier roman Swimming, et traduit de l’anglais par Madeleine Nasalik. Vous pouvez acheter ce livre sur Amazon avec notre lien partenaire en cliquant ici.

Dans quelle piscine se rafraîchir pendant la canicule à Paris ?

Le thermomètre s’affole à nouveau, dans les prochaines heures le mercure devrait atteindre 40°C à Paris… des températures difficilement supportables en ville, et en cette période de vacances nombreux cherchent à se rafraîchir. Naturellement les piscines à Paris devraient être prise d’assaut, l’eau à 27°C étant idéale pour traverser cet épisode caniculaire au frais.

Or face aux fortes températures, il faudra s’armer de patience pour accéder à certaines piscines. Habituellement la piscine Roger le Gall ou encore celle de la Butte aux Cailles mettent en place des files d’attente en cas de forte affluence. Celles-ci disposent de bassins extérieurs. Pour éviter d’attendre trop, il vaut mieux arriver 15-20 minutes avant l’heure d’ouverture de la piscine afin d’être sûr de pouvoir rentrer. Car la capacité d’accueil des piscines est limitée, c’est l’indicateur FMI pour Fréquence Maximale Instantanée, calculée en fonction de la surface en mètres carrés de bassins. Or avec la chaleur, les chanceux qui arrivent à accéder au bassin ne vont pas se contenter de quelques longueurs, et certainement prolonger de quelques heures leur séance.

Le bassin extérieur de la piscine de la Butte aux Cailles. Crédit photo @murakanage / nageurs.com

Privilégiez les piscines loin des transports en commun, ou mal désservies. En effet il n’y a pas que des parisiens dans les piscines, certains viennent de plus loin, sachant que certaines communes réservent l’accès à leur piscine à leurs seuls résidents et abonnés en cas de forte chaleur : c’est le cas de la piscine de Puteaux dès que la température dépasse 30°C.

Avant de vous déplacer prennez garde aux piscines dans lesquelles le personnel serait en grève. En effet depuis quelques mois la réforme de leur statut leur fait perdre une partie de leurs avantages, et de nombreux usagers se sont ainsi retrouvés devant une piscine fermée, car pour accueillir le public il y a un nombre minimal d’agents devant impérativement être présents. Cette canicule pouvant être l’occasion de faire entendre leur mécontentement, mieux vaut téléphoner à l’établissement avant de vous déplacer.

Moins sujets aux grèves, les piscines concédées à des sociétés privées, dont le personnel ne fait pas partie de la fonction publique. C’est le cas de nombreuses piscines comme Keller, la piscine des Halles, Pailleron, etc. Gérées par l’UCPA, Vert-Marine, ou d’autres concessionnaires, celles-ci ne devraient pas être affectées par la grève. En général mieux désservies et proposant davantage d’activités, ce sont celles qui accueilleront certainement le plus de public ces prochains jours.

Les nageurs qui ont un laisser-passer pour la piscine Balard, cette piscine dans une enceinte militaire protégée à la Porte de Sèvres, pourront certainement profiter de la fraîcheur de cette piscine de 25m sans la foule.

Héritage du Covid, certaines piscines ont gardé le système de réservation préalable. Contraignant au quotidien, cela peut se révéler être une bonne chose pour garantir de pouvoir entrer. C’est le cas notamment de la piscine Joséphine Baker, sur une péniche amarée quai de la Gare face à la BNF.

La piscine Joséphine-Baker, crédit photo @Juana / Nageurs.com

Pour vous aider à trouver une piscine, vous pouvez aussi consulter notre carte interactive des piscines pour trouver une piscine à Paris ou ailleurs, puisque nous avons répertorié toutes les piscines en France.

Le défi de Monte Cristo attire toujours autant de passionnés d’eau libre

Le WE dernier a eu lieu la course désormais bien connue des amateurs d’eau libre : Le Défi de Monte Cristo. Cette course s’inspire du roman d’Alexandre Dumas dans lequel le Edmond Dantès prisonnier sur l’Île d’If au large de Marseille s’évade à la nage. Tous les ans c’est plusieurs milliers de nageurs qui ainsi réitèrent l’exploit de rejoindre le continent depuis cette minuscule île faisant partie de l’archipel du Frioul.

Cette année marque la 24è édition de cet événement. Les nageurs ont à nouveau répondu présent massivement avec très précisément 5,345 nageurs lors de ce cru 2022, confirmant l’engouement croissant pour la pratique de la natation en eau-libre, et asseyant à cet événement une stature majeure au niveau européen dans cette discipline. Cet événement grand public permet de côtoyer des athlètes professionnels, et rassemble ainsi des nageurs de tous horizons et de presque tous niveau. Car avec une distance de 5 kilomètres entre le château d’If et l’arrivée plage du Prado il faut déjà un bon niveau de natation. Il faut aussi composer avec les éléments, et les nageurs présents cette année pourront le confirmer. Face à l’afflux de participants, les épreuves étaient étalées sur trois jours, avec 10 épreuves réparties sur six distances différentes allant de 1km pour découvrir la discipline en longeant la plage, à l’épreuve reine de 6km. Avec ou sans palmes, tout ne s’est néanmoins pas déroulé comme prévu ce we, avec le vendredi une mer agitée contraignant l’organisation à changer le parcours initial. Ainsi les nageurs engagés ce jour-là pour la traversée ont dû se contenter d’un parcours longeant la côte. Les participants ont été informé au dernier moment une fois sur place, et le départ a regroupé deux vagues de nageurs.

Les plus chanceux ont nagé le samedi, après avoir embarqué dès 6h30 sur des vedettes direction le lieu du départ, les deux vagues de nageurs ont pu nager dans de très bonnes conditions sous un soleil radieux.

Le dimanche en revanche le défi a été perturbé par les méduses… A peine le départ donné, des cris ont été entendu et de nombreux nageurs ont dû être secourus par les marins pompiers sur une vedette de la SNSM. Ainsi 46 nageurs ont été repêchés, et à peine ceux-ci évacués de nouveaux nageurs de la seconde vague de départ ont eux aussi rencontré les mêmes méduses les contraignant à abandonner la course. En tout ce sont près de 80 nageurs qui ont subi ces piqûres, que les sauveteurs ont soulagé par l’usage de mousse à raser. Néanmoins les trois-quart des participants ont pu continuer la compétition. Les méduses prolifèrent en effet depuis plusieurs semaines sur la Côte d’Azur en raison des vents et de la raréfaction de leurs prédateurs les dauphins et les tortues.

Où pratiquer l’aquabike à Paris ?

L’aquabike, ou aquavélo est une activité sportive aquatique qui consiste à faire du vélo dans l’eau. Cette discipline a été inventée par un kinésithérapeute italien dans les années 90, et se pratique dans les piscines, certaines salles de sport, piscines d’hôtel ou encore centres spécialisées.

Une séance d’aquabike se déroule généralement en musique, avec un coach pour animer l’entraînement, et dure environ 45 minutes pendant lesquels on est immergé dans l’eau jusqu’à la poitrine, assis sur un vélo d’aquabiking, les pieds glissés dans des cales-pieds, pour enchaîner différentes séries d’exercices. Celle-ci commence par un échauffement afin de préparer les articulations et les muscles en douceur pour la suite de la séance. Car ensuite les choses sérieuses commencent avec des exercices de fractionné, de cardio, ainsi que du renforcement musculaire. Il ne s’agit pas simplement de pédaler, mais d’adopter différentes postures sur le vélo, que ce soit debout, jambes fléchies, avec les avant-bras sur le guidon, par exemple. Les exercices intègrent aussi des variations de rythme de pédalage avec des phases en endurance et des phases à forte intensité avec des variations de positions. De quoi espérer brûler environ 600 calories sur une séance ! Une phase de relâchement et d’étirements permet de conclure la séance.

Si cette activité s’est autant développée c’est d’une part car elle est accessible au public non sportif, mais aussi parce qu’elle permet de pratiquer une activité sportive sans risque de blessure. Comme la natation et le vélo, l’aquabike est un sport porté, doux et sans chocs, qui permet donc d’affiner sa silhouette sans avoir l’impression de transpirer puisque cela se pratique dans l’eau. Le pédalage dans l’eau permet de créer une résistance et de faire travailler en profondeur les muscles des cuisses, fessiers, ainsi que la ceinture abdominale. Il permet de raffermir le corps sans les effets traumatisants que d’autres sports comme la course à pied ou la musculation peuvent provoquer.

Pratiquer l’aquabike dans un centre aquabike spécialisé

Il existe des centres spécialisés pour la pratique de l’aquabike. C’est le cas d’Aqua by qui a ouvert plusieurs centres spécialisés proposant des cours aquabiking sur Paris ainsi qu’à Boulogne. Aqua By y propose des séances thématiques axées sur le travaille cuisses – abdos -fessiers, des séances cardios à haute intensité (HIIT), circuit-training, ou encore pluri-discipline avec de l’aquaboxing de l’aquagym et du travail avec palmes.

Ces séances collectives supervisées par un coach permettent d’associer sport et plaisir, avec l’avantage de pouvoir venir avec simplement un maillot de bain puisqu’une serviette est fournie à chaque séance.

Pratiquer l’aquabike dans une piscine municipale

Le cadre des piscines municipales est généralement moins luxueux que celui d’une salle de sport, mais il est là aussi possible de pratiquer l’aqua-bike à la séance. Ces activités collectives nécessitent simplement l’achat d’un ticket d’activité à l’accueil en plus du billet d’entrée. Le nombre de vélos étant limité il est dans certains cas nécessaire de s’inscrire au préalable auprès de la piscine.

Les vélos sont immergés dans le bassin à l’occasion de l’activité, et un maître nageur assure le coaching pendant 30 à 45 minutes. L’occasion de se défouler à l’heure du déjeuner par exemple. La piscine flottante Joséphine Baker dans le 13e, Suzanne Berlioux dans le forum des Halles, mais aussi Georges Vallerey, ou encore la piscine Pailleron proposent des séances.

Messieurs êtes vous plutôt slip de bain ou boxer pour la piscine ?

Saviez vous que les premiers maillots de bain pour homme étaient fabriqués en laine ? En effet la fibre de laine présente des propriétés d’extensibilité permettant d’être moins absorbante que le coton. Ensuite, les matières des maillots de bain n’ont cessé d’être améliorées avec l’apparition notamment des matières synthétiques comme le tissage de fil de caoutchouc, les fibres de polyester ou encore nylon. Ces nouvelles matières synthétiques permettent des maillots de bains plus durables, résistants, séchant plus vite, etc. La quête de la performance des sportifs fait émerger des innovations en termes de matériaux, par exemple les combinaisons en polyuréthane ayant permis de faire tomber de nombreux records, et désormais l’intégration de carbone pour renforcer davantage l’hydrodynamisme du nageur.

Et la matière du tissus n’est pas la seule à évoluer, les couleurs et motifs également. C’est à celui qui aura la couleur de maillot la plus vive ou aux motifs les plus colorés qui attirera tous les regards. Et en écrivant ces lignes je ne peux que penser à un excellent nageur de mon club qui arbore depuis quelques semaines un maillot aux motifs léopard, c’est osé et ça lui va très bien.

La forme et les couleurs permettent ainsi de se démarquer, tout comme porter un boxer de bain chic. Vous connaissez forcément la société Le Slip Français, ils ont mis leur savoir-faire pour concevoir et fabriquer dans leur usine bretonne une collection de boxer de bain homme pour la piscine. Une manière de nager avec style, et de privilégier le Made in France.

Le slip ultra moulant et le boxer si différents ont néanmoins comme point commun un tissus technique résistant au chlore pour éviter que celui-ci ne se détende avec le temps ! D’autres critères sont à prendre en compte dans notre article sur choisir un maillot de bain pour la natation.

Le choix du maillot est ainsi propre à chacun et permet aisément de se fondre dans la masse ou au contraire d’affirmer haut et fort son style.

Quelle épaisseur de combinaison pour nager en mer ?

Il y a d’un côté les puristes, qui ne jurent que par la nage en maillot et pratiquent le ice-swimming, discipline consistant à nager dans des eaux à températures très froides, et de l’autre la démocratisation de la pratique de la nage en eau libre et le recours aux combinaisons en néoprène.

Alors que la combinaison, qu’il faut transporter, enfiler, et sécher va à l’encontre du sentiment de liberté que procure la nage en mer, celle-ci apporte malgré tout un certain confort rassurant dans l’eau, et permet de profiter de la mer y compris lorsque les températures sont fraîches. Les combinaisons néoprènes intégrales s’adaptent tout aussi bien à d’autres sports nautiques en mer, comme le surf, le kitesurf ou le wakeboard. On peut trouver des combinaisons spécifiques pour chaque sport. Pour la natation l’idéal est d’avoir une combinaison avec une épaisseur plus fine sur l’articulation de l’épaule afin de pouvoir garder le maximum de mobilité lors de la nage.

L’épaisseur de la combinaison est un élément important lors du choix de la combinaison, et celle-ci va dépendre de la température de l’eau dans laquelle vous envisagez de nager. Dans des eaux tempérées et peu froides, une combinaison relativement fine de 1,5 à 2mm peut être suffisante. Pour des eaux plus fraîches ou des séances plus longues, une combinaison plus épaisse entre 2 et 4mm sont à privilégier pour limiter les déperditions de chaleur.

Les combinaisons en néoprène aident par ailleurs à la flottabilité ce qui facilite la nage, et son côté couvrant permet aussi de se protéger des piqûres des méduses.

Il faut choisir une combinaison bien ajustée, proche du corps, afin que l’eau ne s’infiltre pas, sinon cela n’a aucun intérêt. C’est pourquoi le choix de la taille de la combinaison est vraiment important. Chaque taille de combinaison est ainsi adaptée pour un intervalle de taille et de poids donné afin de s’adapter au mieux à la morphologie du nageur. Il peut arriver que l’on hésite entre plusieurs tailles. La combinaison doit légèrement comprimer le corps mais pas l’empêcher de bouger ! L’idéal est de pouvoir essayer les modèles pour trouver celui le plus adéquat, s’assurer ainsi que l’on arrive à refermer la combinaison et que celle-ci est bien ajustée.

Le critère écologique pourrait également à l’avenir faire son apparition avec le développement de nouveaux matériaux pour s’affranchir du néoprène dérivé du pétrole. On peut ainsi lire sur FranceTVInfo que des entreprises travaillent sur des matériaux biosourcés comme le caoutchouc naturel ou du néoprène à base d’huître.

La combinaison néoprène lors des courses de natation eau libre

La combinaison qui gaine le corps, gomme les aspérités et aide à la flottaison permet une meilleure glisse dans l’eau. On peut grâce à celle-ci réaliser des performances chronométriques lors de compétition, et j’avais publié cet article sur le gain de temps que l’on peut espérer réaliser avec une combinaison en néoprène.

Les courses d’eau libre sont régies par la réglementation de la Fédération Française de Natation (FFN). Celle-ci encadre le recours aux combinaisons lors des compétitions selon la température de l’eau. Ainsi, la combinaison est obligatoire entre 14°C et 18°C, optionnelle entre 18°C et 20°C et interdite au delà.