L’une des étapes les plus difficiles de la coupe de France d’eau libre : le tour du Roc à la nage

L’épreuve d’eau libre du Tour du Roc fait partie de la coupe de France d’eau libre, elle consiste à contourner à la nage le rocher de Granville pour un parcours de 5 kilomètres.

Le Tour du Roc est mon épreuve préférée d’eau libre, tout d’abord c’est une compétition qui rassemble un nombre réduit de passionnés : 116 nageuses et nageurs au départ cette année. Ensuite c’est une course qui offre des conditions particulièrement difficiles dans un cadre magnifique.

Cette 55e édition est ma troisième participation. J’avais participé en 2013, ainsi qu’en 2012 (cette année-là le parcours avait été modifié et réduit à 3km pour des raisons de sécurité).

Niveau météo, cette année les conditions étaient optimales : coefficients de marée de 46 donc faible, un temps superbe, et une eau annoncée à plus de 20°C. Pour que les premiers arrivent à marée haute, le départ a lieu environ une heure avant la pleine mer. En effet dans la baie du Mont Saint-Michel les amplitudes de marée sont très importantes.

Le départ comme tous les ans est donné depuis le port. C’est un départ plongé, en ligne. Il faut ensuite contourner Le Loup, contourner la pointe du Roc, puis rester à gauche de la balise « la Fourchie » qui indique les rochers. C’est ensuite une longue ligne droite qui longe toute la haute ville, le casino et la plage du Plat Gousset, jusqu’au bateau La Granvillaise qui a mouillé l’ancre au large pour l’occasion quasiment au niveau du musée Dior. Dès le bateau contournée, direction la plage en contournant le plongeoir sur lequel ont été placés des drapeaux rouges.

Côté difficultés, cette année il y avait une quantité importante de méduses pendant 1/3 du parcours, entre le port et La Fourchie et à nouveau vers la fin. Malgré mes zig-zag pour les éviter, je me suis fait deux belles piqures au cou.

Mais la principale difficulté a été le repérage, comme lors de ma précédente participation : j’ai suivi au hasard les nageurs devant moi sans faire un tracé optimal (sauf à partir du bateau). Ces moments de doute à chercher les repères et à nager à allure moyenne m’ont fait perdre de précieuses minutes. On voit d’ailleurs sur les photos à quel point le peloton de nageurs est dispersé.

Photo souvenir lors de mon passage devant la Granvillaise, à moins d’un kilomètre de l’arrivée.

Et la dernière ligne droite direction la plage ! On distingue à peine le plongeoir avec les drapeaux rouges, dans l’axe des premiers nageurs.

Je suis un peu déçu du chrono, je termine 41e, avec un temps de 1h22.38. J’aurai aimé finir la course en moins d’1h20, mais cela me donne une excellente raison de revenir. Il faudra absolument la prochaine fois que je fasse un repérage plus précis de la course afin d’optimiser le parcours.

Un autre point qui a peut être joué aussi, c’est le dernier repas pris seulement 2h heures avant la course, pour un départ à 13h30 j’aurai mieux fait de ne pas déjeuner du tout. C’est pendant le début de la course que je sentais un manque de force. Peut-être aussi que mon échauffement à sec était insuffisant ? Heureusement passé le premier kilomètre j’ai retrouvé de bonnes sensations de nage.

En bonus j’ai participé à la course grand-public de la coupe de Normandie le lendemain

Etant déjà remis des émotions de la veille, je me suis inscrit à cette épreuve d’un kilomètre. J’ai été surpris qu’il y avait seulement 45 personnes pour y participer, d’autant que les inscriptions étaient possibles jusqu’à la dernière minute (j’avais le dossard 40…). Le départ cette fois était donné depuis la plage du Plat Gousset, il suffisait de contourner une bouée devant, puis une seconde au large avant de revenir en contournant le plongeoir.

Comparé à la veille, l’allure de la course était beaucoup plus rapide, c’était quasiment un sprint, toujours avec le soleil, et cette fois-ci sans les méduses ! Pour ma revanche de la veille je suis arrivé 7e en 9’46,86.

Dans l’ensemble malgré mon chrono je suis très content, la ville et le parcours de cette course sont superbes. Il y avait une très bonne organisation pour cette édition. J’espère que la tradition de cette course se perpétuera, je reviendrai avec plaisir participer à cette compétition lors d’une prochaine édition.

(Crédit photo n° 1, 2, 5, 6 et 7 Isab.photographe)

Récit de course, le défi de Monte Cristo 2018

Pour cette édition 2018, on a fêté le vingtième anniversaire du Défi de Monte Cristo. Pour ma part j’ai participé pour la première fois à cette course en 2009 sur le parcours du 2km, avec un temps de 35’26. Cela m’a tellement plus qu’un an plus tard j’étais inscrit pour l’épreuve de 5KM : mon premier défi de Monte Cristo ! J’avais bouclé l’épreuve de 2010 en 1’31, et l’année suivante 1’32.

Je m’y suis réinscrit deux ans plus tard au combiné mais ces deux courses de 2013 ont malheureusement été annulées pour cause de mistral.

Ce n’est que cette année que je me suis décidé à nouveau de participer ! Entre-temps le défi a pris de l’ampleur pour devenir le plus grand rassemblement de nage en eau libre au monde avec 4200 nageurs prévus sur trois jours de compétition.

Les nageurs inscrits le vendredi ont eu la malchance de voir leur course annulée à cause du mistral. Il est dommage qu’il n’y ait pas eu de plan B, par exemple de proposer aux nageurs malheureux de venir nager samedi ou dimanche, ou même de proposer un parcours bis. A la place l’organisation propose un remboursement ou une inscription automatique pour l’année prochaine.

Concernant l’organisation, celle-ci a été améliorée au niveau de la récupération des dossards car je n’ai eu aucune attente, sans-doute puisqu’il était possible de récupérer son dossard quelques jours avant. En revanche la mauvaise surprise a été au niveau de la rotation des bateaux qui a pris 45 minutes de prévu, repoussant le départ de la course à 10h15 au lieu de 9h30.

Comme beaucoup de participants j’en ai profité pour nager un peu en attendant. J’ai l’impression par ailleurs qu’il y a de plus en plus de nageurs en combinaison de triathlon, et que les nageurs en maillot de bain comme moi sont une espèce en voie de disparition !

Enfin lorsque le dernier bateau est en approche, les nageurs se mettent à l’eau. J’opte pour me placer en arrière de la bouée de gauche. Ayant discuté avec Jacques Tuset et @Doni avant la course, il semble qu’un léger mistral pendant la course déporte les nageurs c’est pourquoi le peloton de nageurs forme une sorte de couloir où certains nagent à gauche et d’autres à droite. Avec le sens du vent il est ainsi préférable de nager à gauche, et je resterai à gauche tout au long du parcours.

L’eau est annoncée à 17,5°C, mais la température passe du froid au tiède très fréquemment au fur et à mesure de la course. Mes camarades du club qui étaient tous en combi pensaient que j’allais avoir froid, c’est gentil de s’inquiéter mais la température n’a pas été un problème ! Il faut dire aussi que nous avons eu du soleil pendant presque toute la durée de la course. Les vagues ce jour-là n’étaient pas très puissantes et il y avait une bonne visibilité sous l’eau. Une fois dans la bande des 200m du bord il était possible de voir le fond et les poissons.

La course donc, 817 nageurs au départ du 5KM sans palmes. Le départ de la course étant donné une fois les nageurs dans l’eau, groupés derrières les bouées qui matérialisent le départ.

Le premier nageur à l’arrivée Paul Barascud termine l’épreuve en à peine 52’12’27, la première femme Celia Heurtaux arrive en 1’01’06.

Mes sensations pendant la course sont bonnes, je ressens néanmoins une légère faim, je n’ai en effet rien mangé depuis 6h, il faudra que je pense à prendre une collation sucrée la prochaine fois. En ayant opté pour nager à gauche du peloton j’étais relativement tranquille pendant la course. Il n’a pas été facile de s’orienter, encore une fois je me suis fié au peloton sauf bien entendu lorsque je voyais les bouées. J’avais oublié entre combien de bouées il fallait passer le long de la grande ligne droite, de fait c’est seulement en apercevant la dernière bouée de contournement que j’ai compris que l’arrivée n’était plus très loin ! Je vise la bouée et arrive pile dessus, puis je tourne et m’oriente dans l’axe de l’entonnoir d’arrivée – à ce moment-là le peloton  prend le mauvais axe et s’oriente trop à droite – un léger doute m’habite un instant mais je continue sur ma lancée, voyant que je suis bel et bien orienté. Cela me permet sans doute de gagner quelques places au classement, d’autant que je profite de la fin de course pour accélérer. L’arrivée par contre il n’y a pas de plaque, il faut toucher le plafond de l’arche avec le bras, cela n’est pas la manière habituelle de finir une course, heureusement il y a un bénévole à l’arrivée qui soulève le bras des nageurs pour les faire toucher le capteur de fin de course… néanmoins ce détail a sans doute une influence sur le classement.

Bref, je termine la course 108e en 1h 15min 52.52. Je suis super content car c’est mon meilleur temps sur 5km, toujours en maillot de bain J Une belle course donc, avec pour l’objectif pour la prochaine, d’essayer de faire encore un meilleur chrono !

La date de l’édition 2019 est déjà connue, elle aura lieu le we du 21, 22 et 23 juin.

(crédit photo : Lucas Gellato / Lisa Charpentier)

Les différentes solutions d’encadrement pour prendre des cours de natation

C’est une question qui revient régulièrement sur le forum de nageurs.com, quelle sont les solutions de cours pour apprendre ou perfectionner ses techniques de nage. Cet article répertorie les principales solutions disponibles.

Prendre des cours avec un MNS à la piscine

Dans la plupart des piscines, aux heures d’ouverture publiques, les maîtres-nageurs proposent sur rendez-vous des activités sportives encadrées, notamment des cours de natation. Ces cours peuvent généralement se prendre sans abonnement et sont adaptés pour apprendre les fondamentaux de la natation. Ils s’adressent principalement aux débutants souhaitant appréhender la natation, et permettent d’acquérir les bases pour apprendre à nager. Un nageur de niveau intermédiaire pourra également profiter d’une séance de perfectionnement technique.

Il faut prévoir environ une dizaine de séances pour apprendre les bases de la natation, c’est-à-dire flotter, mettre la tête sous l’eau, et se propulser dans l’eau. Le MNS est spécialement formé pour enseigner la natation.

Le maitre-nageur réservera la ligne pour la leçon, il peut s’agit d’un cours individuel ou collectif.

Crédit photo: Saigonnais / Nageurs.com

Faire appel à un coach sportif

C’est une solution à la carte qui permet un suivi individualisé. Cette solution est à la fois adaptée pour du perfectionnement que de l’apprentissage, le coach s’adapte au rythme et au besoin du nageur.

Le coaching permet également à de bons nageurs de bénéficiers de précieux conseils d’un professeur de natation, pour améliorer une technique de nage, afin de préparer des compétitions ou atteindre des objectifs précis. Il y a par exemple des nageurs de haut niveau qui proposent des séances de coaching, et qui fournissent des conseils et de l’analyse vidéo pour perfectionner sa technique.

C’est aussi un moyen plus global d’appréhender la pratique de la natation, par de la préparation physique et des conseils de nutrition.

Il y a des plateformes en ligne qui référencent des coachs, ceux-ci pouvant se déplacer dans la piscine de votre choix, et proposent parfois de s’entraîner dans des équipements réservés.

S’inscrire dans un club

L’inscription à un club de natation est une bonne solution pour nager régulièrement chaque semaine, et avoir un plan d’entraînement varié. Plusieurs groupes de niveau sont généralement proposés car il s’agit de séances collectives. Des groupes « adultes » pour les nageurs souhaitant pratiquer régulièrement, maintenir leur niveau, ou progresser dans leur technique. Des groupes « masters » ou « compétition » pour les nageurs ayant le souci d’améliorer leur performance en vue de participer à des compétitions.

Les clubs de natation proposent des formules d’abonnement à l’année, il s’agit de plus souvent de structures associatives qui louent des lignes d’eau aux piscines municipales, dont la gestion est bénévole et dont les entraîneurs sont salariés du club.

L’avantage est de pouvoir suivre tout au long de l’année un entraînement de qualité. L’inconvénient est qu’il n’y a pas de suivi individualisé, mais pendant les séances l’entraîneur pourra faire travailler le groupe sur un point technique particulier et reprendre ceux qui ont du mal à réaliser l’exercice en question.

L’abri piscine, une solution pour protéger sa piscine

Pour les particuliers ou hôteliers disposant d’une piscine en extérieur, l’abri de piscine est une solution qui permet de mettre son équipement en conformité, et qui apporte en plus de nombreux avantages par rapport aux autres solutions de protection (barrières, couvertures ou alarmes).

Crédit photo : Aladdin Concept.

La sécurité

C’est en effet une obligation légale en France, les propriétaires de piscines privées ont l’obligation de l’équiper d’un dispositif anti-noyade des jeunes enfants. L’abri de piscine est un dispositif répondant à cette réglementation. Cet équipement qui recouvre complètement le bassin et qui est verrouillé lorsque le bassin n’est pas utilisé de sorte que les enfants ne puissent l’ouvrir, offre une sécurité optimale.

Des normes précises édictées par l’Afnor, que les constructeurs doivent respecter, sont la garantie de la sécurité de l’abri de piscine. Le propriétaire doit s’assurer que ces normes sont bien respectées pour que sa piscine soit en conformité.

Un abri piscine Aladdin Concept, télescopique et sans rail au sol, est une solution conforme à la réglementation. C’est également le choix d’une fabrication Française, entièrement spécialisée dans l’abri de piscine.

L’entretien

En recouvrant le bassin, l’abri protège la piscine contre les feuilles, le pollen ou la poussière. Cela simplifie l’entretien.

Par ailleurs l’abri agit comme un couvercle en empêchant l’eau de pluie de s’infiltrer dans le bassin. En effet l’eau de pluie a un pH acide qui varie entre 4 et 7, alors que le pH idéal de la piscine est neutre voire légèrement basique. Il est important de garder un bon pH, sous peine d’irritation des yeux et de la peau. Par ailleurs une eau trop acide ou trop basique peut favoriser le développement d’algues sur les parois du bassin et rendre moins efficaces les produits d’entretiens.

L’abri de piscine, par la protection contre la pluie, mais aussi contre l’évaporation, va réduire les changements de pH. Il convient néanmoins de surveiller régulièrement celui-ci.

Le confort

L’abri de piscine diminue les échanges thermiques avec l’air, notamment la nuit, et permet donc de garder plus longtemps la chaleur de la piscine. Cette conservation de la température permet d’utiliser plus longtemps la piscine, une fois l’été terminé. Plus l’abri sera bas et plus celui-ci permettra de conserver la chaleur. Un abri haut quant à lui offrira un réel espace de vie autour du bassin.

Interview de Rémi Camus qui va nager 2 650 kilomètres pour sensibiliser sur la pollution des eaux

C’est un défi hors normes, on que l’on peut même qualifier de surhumain. Mais la cause de la pollution des eaux, ainsi que l’accès à l’eau potable tient tellement à cœur de l’aventurier Rémi Camus qu’il a décidé de se lancer dans ce projet fou.

L’homme n’en est pas à son coup d’essai, et est habitué des grandes expéditions en solitaire. En 2011 il a traversé l’Australie, 5400 km en 100 jours en autonomie complète… dans le désert ! Pour l’anecdote il buvait sa propre urine lors de sa course, l’eau étant trop rare dans la région. Son record de distance sur une journée était de 113km avec un équipement de 40kg à tracter, par des températures de 50°C.

Mais ce n’est pas la seule expédition que le berrichon de 32 ans a réalisé. En 2013 il troque ses basquets pour descendre le Mékong à la nage, soit 4400km. Il lui est arrivé de nager plus de 28 heures d’affilé, sans s’arrêter et sans boire ni manger. Il est effaré lors de son périple de constater la quantité de pollution dans l’eau.

Le grand public l’a découvert dans l’émission de survie Wild sur M6, qu’il a d’ailleurs remporté.

Cette fois c’est dans les eaux de nos côtes que cet aventurier va nager. Il partira de Dunkerque dans exactement une semaine : le 1er juin, et longera la Normandie, la Bretagne puis toute la côte Atlantique jusqu’à Hendaye, soit 1911km à raison de 25 à 30km par jour. Il sera ensuite transféré à Banyuls-sur-Mer où il continuera à nager pendant encore 724km jusqu’à Monaco où il doit arriver le 16 septembre.

Cet aventurier explorateur nagera environ 8 heures par jour, avec combinaison de 2mm, une paire de palmes, et tractera une planche spécialement aménagée permettant de transporter tout le nécessaire pour être en autonomie, y compris du matériel de télécommunication, soit environ 50kg d’équipement. Il transportera une tente lui permettant de bivouaquer chaque soir.

Lors de son expédition 91 étapes seront prévues dans autant de villes et communes qu’il traversera à la nage, l’occasion d’aller à la rencontre des habitants et de les sensibiliser également sur la pollution de l’eau.

J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Rémi Camus, il y a quelques jours, pour en savoir plus sur son défi.

Christophe : Est-ce que la natation est un sport que vous pratiquez depuis longtemps ?

Rémi : Je m’y suis vraiment mis à partir de 2013 pour ma descente du Mékong. J’ai ensuite progressé, le directeur de la piscine dans laquelle je m’entraînais m’ayant même proposé de devenir MNS. Je me suis plutôt orienté vers le sauvetage, en préparant le diplôme de sauvetage en mer avec la SNSM.
Je ne suis pas un surhomme, et je ne suis pas forcément le meilleur nageur, mais c’est vrai j’ai une très bonne condition physique. Mais en revanche j’ai mental très fort, et j’aime repousser mes limites.
J’adore les sports d’endurance, que ce soit la course à pied ou la natation car ils permettent d’entrer rapidement dans des phases de méditation. En natation cela se produit après 500m à 1km, il m’est par exemple arrivé de ne pas m’être rendu compte que la piscine avait évacué le bassin et de continuer plus d’un quart d’heure à nager, je devais être tellement en accord avec l’eau que le MNS m’a laissé nager. Cet état méditatif est intéressant en milieu naturel, que ce soit en lac, en rivière ou en mer, car le paysage et les conditions changent.

Christophe : D’un point de vue sportif, comment vous préparez-vous pour ce défi hors-norme ?

Rémi : Pour ce défi j’ai commencé l’entraînement fin novembre. Je m’entraîne 6 jours par semaine, à raison de 2 heures de natation le matin, et je vais également 2 heures dans la salle de sport un jour sur deux. A chaque séance je nage entre 7 et 8km en palmes.
Si je nage 6 jours par semaine, c’est parce que mon entraîneur a réussi à me convaincre qu’il fallait aussi prévoir du repos dans la préparation, c’est en effet pendant les phrases de récupération que se reconstituent les muscles.
Il est prévu que je m’entraîne jusqu’à une semaine avant le départ. Tout comme le contenu des entraînements cela va être ajusté au fur et à mesure avec mon coach.

Christophe : Qu’est ce qui est le plus difficile sur cette épreuve ?

Rémi : Pour cette épreuve, je vais nager au-delà de la bande de 300m du littoral, je croiserai donc la route de plaisanciers, de jet skis, qui ne respectent pas toujours le code maritime. Nous avons donc mis en place un système de sécurité avec l’aide de la SNCM qui va nous prêter un bateau semi-rigide, et il y aura également un véhicule à terre pour transporter du matériel de rechange, de l’eau et de la nourriture pour l’expédition.
Lors des bivouacs en plein été il est également possible de croiser des personnes venant faire la fête au bord de l’eau. Le plus difficile va donc être de gérer ces situations de rapport humain.

Christophe : Vous allez faire une étape par ville ?

Rémi : Après chaque journée de nage, il est prévu d’échanger avec habitants des communes traversées. L’exploit sportif va surtout servir à véhiculer un message de sensibilisation sur la qualité et l’accès à l’eau. Les courants font que les déchets plastiques jetés à l’autre bout de monde se retrouvent sur nos côtes, et inversement.
Le soir le bivouac sera sur terre, nous avons obtenu toutes les autorisations des 91 communes traversées car le camping sauvage n’est pas autorisé.
Au cours du défi il y aura 7 journées de repos, permettant de faire un bilan de santé, de récupérer. Il y aura également une pause de 3 jours lors du transfert par les Pyrénées.

Christophe : Mentalement, comment faites-vous pour vous conditionner pour affronter un défi de cette ampleur ?

Rémi : C’est très compliqué à mettre en œuvre. Ma méthode est de découper en plusieurs morceaux. Surtout je ne pense pas à l’arrivée à Monaco, mais au contraire à chaque journée, et à chaque instant qui va ponctuer la journée. Je pense aux moments pour boire, pour manger, pour la caméra, etc. C’est un travail très dur, car on peut très facilement sombrer et abandonner. Alors je pense à des choses positives, comme ma famille et mes proches pour garder la motivation, et qui comptent sur moi pour survivre et rentrer à la maison. Il m’est déjà arrivé d’affronter des journées très difficiles par exemple lors de ma descente du Mékong, avec du vent et du clapot toute la journée. Dans ces moments j’essaye de penser à tous les bons souvenirs de la vie, aux soirées avec les amis, qui m’ont permis de tenir.

Christophe : Vous vous définissez comme un aventurier explorateur, êtes-vous également un compétiteur ?

Rémi : Comme tout le monde, j’aime bien sûr gagner, mais pour moi l’important ce n’est pas d’arriver premier, car le simple fait de participer permet d’apprendre et de progresser. L’important à mon sens c’est de pouvoir se dire que l’on a donné le maximum de soi-même, le classement n’étant pas important.

Christophe : Merci beaucoup Rémi d’avoir pris le temps de répondre à ces questions, je vous souhaite une bonne préparation, et bon courage pour votre défi que nous ne manquerons pas de suivre !

La course d’eau libre du Bassin de la Villette aura lieu les 16 et 17 juin prochain

Pour cette quatrième édition de l’Open Swim Stars Harmonie Mutuelle à Paris, les adeptes de natation auront le choix entre 1km, 2km, 2km palme, 5km, et même pouvoir tenter pour la première fois la distance olympique de 10km ! L’objectif en proposant différentes courses est d’attirer encore plus de participants cette année.

Le 5km et le 10km forment un parcours en quasi ligne droite depuis respectivement les départs à Pantin (depuis la place de la Pointe face aux magasins généraux) et Bondy (depuis le Pont de la Forêt). Les nageurs étant acheminés depuis le village sportif jusqu’au lieu de la course par des cars spécialement affectés.

L’an dernier l’eau était à 23,8°C. En tout ce sont près de 1500 nageurs qui ont participé à l’édition 2017, et près de 2000 nageurs attendus cette année. Voici quelques avis de participants sur nageurs.com : @Thedude « Le parcours est vraiment superbe, c’est très chouette de voir les promeneurs s’arrêter dans leur balade du week-end, interloqués devant le spectacle du wagon de bras qui passe dans ces eaux d’habitude si calme« , @Zouzou79 « Vraiment très satisfait de la course« , @Doni « le 5km était génial et le 2km le dimanche malgré les palmeux (on vous aime mais comme pour les mecs en combi on vous préfère sans) était énergique« .

Après avoir nagé le 5km l’an dernier, je vais pour la première fois tenter l’épreuve de 10km ! Une épreuve surnommée le marathon aquatique, que les meilleurs nageurs mondiaux terminent en moins de 2 heures, tout comme les meilleurs coureurs de marathon. Pour ma part mon objectif est de terminer la course en moins de 3 heures, ce qui correspond au temps limite fixé par l’organisation.

Des ravitaillements pendant la course de 10KM seront proposés aux points de pointage des temps limite tous les 2,5km. Il y aura donc 3 ravitaillements possibles.

La qualité de l’eau à Paris est bonne, précise Laurent Neuville, directeur des événements Open Swim Stars, qui précise que des contrôles sont bien entendu réalisés avant chaque course.

C’est d’ailleurs un sujet sur lequel s’est engagé la Maire de Paris, Anne Hidalgo, avec en ligne de mire les Jeux Olympiques de 2024 dont l’épreuve de natation en eau libre devrait se dérouler dans la Seine.

Et vous, allez-vous participer ?

A 16 ans, Arthur Germain va tenter de traverser la Manche à la nage !

La traversée de la Manche c’est un peu l’Everest pour un nageur. Entre l’Angleterre et la France, à l’endroit où les deux pays sont le plus proches, c’est tout de même 21 miles soit environ 34 kilomètres. Mais du fait des forts courants la distance réellement nagée est supérieure.

Se lancer dans ce défi, implique de se préparer à nager pendant 10 à 15 heures dans une eau à 16°C, et à réussir à nager suffisamment vite pour ne pas se faire trop dériver par les courants marins. En effet les courants marins dans la zone font partie des plus violents du monde à cause de la faible profondeur entre 30 et 65 mètres au maximum. Pendant toute la traversée, un bateau suivra Arthur, l’aidant à nager sur le bon cap, et lui fourniront des ravitaillements tout au long de sa traversée.

Le trafic maritime est très dense dans la manche, de l’ordre de 700 bateaux chaque jour, à tel point que celui-ci est réglementé avec des sens de circulation. On peut voir sur la photo ci-dessous la traversée en relais de @Shayadiehaai il y a 3 ans.

En tout, une trentaine de nageurs français on réussit la traversée. Une page sur wikipédia donne des informations sur leur temps de traversée.

Arthur Germain, qui nage au Neptune Club de France depuis ses 4 ans, sera ainsi plus jeune nageur français à faire la traversée puisqu’il aura 16 ans au moment de son défi, en juillet 2018 !

Arthur a également une volonté humanitaire dans son défi puisqu’il souhaite profiter de son défi pour sensibiliser le public à l’accès à l’éducation en Afrique subsaharienne. Pour cela il a lancé une page de collecte dont les fonds serviront pour moitié à financer son défi, et l’autre moitié pour l’ONG Afrique Pleine d’Avenir.

Nager contre le cancer de l’enfant le dimanche 8 avril à Levallois

Dimanche 8 avril, une nouvelle fois l’Etoile de Martin organise une journée fil rouge de natation. Des activités seront organisées dans la piscine tout au long de la journée.

L’association l’Etoile de Martin oeuvre pour récolter des fonds permettant de financer la recherche contre les cancers touchant les enfants.

Pour cette journée de solidarité, la ville de Levallois reversera les recettes de la piscine à l’association. L’an dernier plus de 3000 euros avaient été collectés sur la journée.

Au programme :

10h-11h : Parcours enfants
11h-11h30 : Animations enfants (chasse au trésor, chamboule tout, etc.)
11h30-12h : Aquafitness
14h-18h : Clowns & Chanteurs
15h-16h : Initiation au Sauvetage Aquatique
16h-18h : Baptêmes de plongée

L’entrée de la piscine de Levallois se situe au 15 rue Raspail, le métro le plus proche est Anatole France, et par le train la gare de Clichy-Levallois.

fil rouge de natation 2018

Pour en savoir plus sur l’association l’Etoile de Martin et soutenir leur action : https://letoiledemartin.fr/

Des sportifs se font voler leur mot de passe par… leur traqueur d’activité !

Sous leurs airs inoffensifs, les bracelets sportifs traqueurs d’activité enregistrent nos moindres faits et gestes. Equipées d’un accéléromètre, cette petite puce électronique de mesurer très  précisément son orientation et chaque micro-mouvement. Jusqu’à présent nous savions que ces puces étaient capables pour la natation par exemple d’identifier le type de nage, en analysant les mesures de l’accéléromètre et en trouvant parmi les modèles numériques de nageur, celui s’approchant le plus de celui mesuré.

Mais les génies de l’intelligence artificielle ont été plus loin et ne se sont pas contentés d’analyser votre brasse ! En observant de manière très précise comment le poignet se déplace et pivote lorsque nous utilisons notre téléphone pour écrire, des petits malins ont réussi à calculer des signatures numériques pour chacune des touches ! Après avoir chargé ces signatures dans un programme sur le traqueur d’activité, ils ont ainsi pu analyser à très haute précision tous les mouvements du poignet, et à chaque fois retrouver la touche qui a été frappée. L’ensemble des textes saisis par l’utilisateur étant ensuite récupérés dès le traqueur était relié à internet par le même programme malveillant.

Trahis par leur traqueur !

De nombreux utilisateurs de ces traqueurs d’activité ont constaté peu de temps après avoir acheté leur appareil des achats étranges sur leur compte en banque. C’est seulement parce que plusieurs d’entre eux ont fait état de leur mésaventure sur un forum pour sportifs amateurs qu’ils avaient l’habitude de fréquenter que l’origine de l’escroquerie a pu être trouvée. Après avoir alerté la police, tous les stocks de ce traqueur qui venait d’être lancé sur le marché ont été détruits et les clients remboursés.

De très nombreux nouveaux modèles sont venus depuis enrichir les linéaires destinés aux sportifs avides de mesures sportives. Aux côtés des grandes marques connues, on retrouve des modèles fabriqués dans de nombreux pays dont certains réputés pour pratiquer le piratage informatique à grande échelle.

La contre-attaque

Certains utilisateurs souhaitant malgré tout conserver leur bracelet infecté ont déjà trouvé la parade. Refusant par militantisme de céder à la simplicité en laissant au placard leur bracelet, ou simplement en changeant de main, ils adoptent une toute autre astuce. Au moment de la saisie, pour tromper les puissants algorithmes, ils se tortillent les mains frénétiquement, rendant impossible la comparaison de leur mouvement avec la base de profils élaborée par les pirates. Du moins le pensent-ils, car selon des personnes infiltrées sur le darknet, cette pratique d’essayer de tromper le traqueur d’activité fait beaucoup rire les hackers qui auraient déjà trouvé un moyen d’isoler les mouvements parasites volontaires dans leurs algorithmes pour les ignorer et continuer de lire tout ce que l’utilisateur écrit.

Adieu Nageurbordeaux

C’est un dernier message pour Nageurbordeaux, dont nous venons d’apprendre le décès.

Fervent défenseur de l’hygiène devant l’éternel, il ne manquait pas une occasion de rappeler sur les forums l’importance du passage aux douches avant d’aller à la piscine, et l’hérésie de se doucher en maillot de bain.

Il aimait partager avec nous ses photos de lieux de baignade, dans lesquels il nageait en toute saison. Il a su nous faire apprécier entre-autre la crique des blancs sablons au Finistère et son soleil couchant, s’obstinant à chaque fois à nous en partager une image à contre-jour, dûment datée.

Rares ont été ceux parmi les nageurs.com à le croiser dans la vraie vie, Babette.nageuse par hasard à Barcelone, Snoop77 également.

Il faisait rarement l’unanimité avec ses opinions bien tranchées, sauf cette fois-ci où sa disparition nous affecte tous.

Atteint d’une double tumeur cérébrale depuis plus d’un an, il nous a quittés vendredi. Nos pensées vont à ses proches.