Un film pour les nageurs : Nadia Butterfly !

Nadia est une nageuse de papillon, qui à seulement 23 ans décide d’arrêter la natation professionnelle après les Jeux Olympiques de Tokyo. Après une dernière course, les excès cachés du Village olympique offrent à Nadia un nouveau souffle de liberté. Mais à mesure qu’elle plonge dans l’inconnu, les doutes surgissent : qui est-elle réellement ?

Le réalisateur, Pascal Plante, ancien nageur de haut niveau, voulait avec ce film « Proposer un point de vue différent de celui capté tous les quatre ans par les caméras de retransmission (…) et capter tout ce que les caméras officielles ne regardent pas ».

Nadia et les trois autres nageuses du relais 4x100m 4N sont dans la vraie vie de vraies nageuses. Ainsi Katerine Savard qui incarne le personnage de Nadia a participé aux JO de Rio et a ramené une médaille sur sa course en relais. C’est aussi une figure de la natation au Québec. Les trois autres nageuses sont aussi des nageuses reconnues au niveau national et la nageuse en dos a également gagné une médaille à Rio. Pour toutes les quatre, il s’agit de leur première apparition au cinéma.

Pour l’anecdote, en plus d’être de vraies nageuses, les deux actrices principales Katerine Savard et Ariane Mainville sont meilleures amies dans la vie. Cela les a d’ailleurs beaucoup rassurées pour jouer ensemble.

La nageuse Katerine Savard (Nadia dans le film) est qualifiée pour l’épreuve de 100m papillon pour les Jeux de Tokyo avec un temps de 57,86.

Ce sera ainsi sa troisième participation aux JO

Le film comporte une scène particulièrement forte de la dernière course de Nadia, un 4x100m 4n relais pour l’équipe canadienne. Le réalisateur « voulait faire l’inverse de ce qu’une couverture olympique aurait montré. Le plan-séquence s’est rapidement imposé. Mais il n’a été possible que grâce à l’implication de nos nageuses olympiques et à l’effort qu’elles ont fourni. À mon grand regret, il y a peu de films de sports qui mettent en scène un véritable effort physique. » Cette scène très délicate à tourner et extrêmement éprouvante physiquement (100m papillon à une allure compétition !), a pu être réalisée en une seule prise.

Nadia Butterfly fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2020. Tourné avant la pandémie au Québec pour les scènes d’intérieur ainsi que dans la piscine du Parc Olympique de Montréal, et à Tokyo.

J’ai pu voir le film avant sa sortie (prévue le 4 août 2021), et j’ai beaucoup aimé le réalisme de l’histoire, le jeu d’acteur entre les nageuses, et l’accent quebecois 🙂

Allez une deuxième bande annonce, en attendant la sortie du film !

Les bâches pour piscines tubulaires

Pour les propriétaires d’une piscine tubulaire hors-sol, la bâche est l’équipement nécessaire pour protéger sa piscine. Ces équipements peuvent se trouver auprès de revendeurs spécialisés comme sur Azialo, l’un des leaders dans le secteur de la vente de piscines.

Les différents types de bâche pour piscine hors-sol

Pour maîtriser la consommation électrique pour le chauffage de l’eau, une bâche à bulle, ou couverture à bulle va permettre de protéger la piscine pour réduire les effets du refroidissement nocturne. Ce type de bâche s’utilise l’été, et se pose directement sur l’eau après la baignade. Celui-ci va notamment permettre d’éviter que des feuilles, poussières ou d’autres impuretés ne se retrouvent dans la piscine et limiter également le phénomène d’évaporation de l’eau. Elles peuvent aussi limiter le développement d’algues aquatiques. C’est ainsi que ces bâches peuvent permettre de réduire la quantité de produits d’entretient et de renouvellement d’eau.

une bâche pour piscine tubulaire
Une bâche pour piscine tubulaire ronde de marque Intex.

Un autre type de bâche, est la bâche de sécurité. En effet, pour les piscines hors-sol qui n’auraient pas de barrière de sécurité, ce type de bâche peut être mis en place une fois la baignade terminée, pour protéger les enfants en cas de chute dans la piscine. Les bâches de sécurité doivent disposer de la norme NF P90-308.

Enfin, une fois l’été terminée, pour éviter la corvée de démonter et de ranger sa piscine, il est possible d’installer une bâche d’hivernage. Celle-ci va protéger la piscine des intempéries, et éviter que le liner de celle-ci ne se détériore durant la saison d’hiver. Ce type de bâche va permettre un remise en état plus rapide et plus facile de sa piscine dès l’arrivée de l’été.

Pour éviter l’accumulation d’eau de pluie sur la bâche, certains modèles sont perforés et munies d’un tamis d’écoulement.

Il existe aussi des bâches de protection quatre-saisons qui peuvent s’utiliser aussi bien l’été pour éviter le dépôt d’impuretés, que l’hiver comme bâche d’hivernage, et qui disposent également de la norme de sécurité pour les enfants.

Des caractéristiques adaptées à chaque piscine

Les marques de piscine tubulaires auto-portées comme Intex, Bestway, etc fabriquent pour leurs différents modèles des bâches adaptées. En effet selon les dimensions de la piscine, ou sa forme, il faudra choisir une bache pour piscine tubulaire compatible pour avoir l’assurance que celle-ci remplit pleinement son rôle, d’autant plus s’il s’agit d’une bâche de sécurité. Ainsi il existe des bâches rectangulaires, des bâches rondes, ou encore des bâches ovales, pour les dimensions adéquates permettant un bon maintient solide du système de fixation (rabat, corde ou autre) sur les parois de la piscine.

Les bâches souples pour piscines tubulaires sont généralement moins chères que celles conçues pour les piscines classiques enterrées. Les premiers prix pour les bâches de piscine tubulaire de plus petites dimensions commencent à une dizaine d’euros, et selon les caractéristiques de celle-ci, de sess dimensions et leur forme dépasser la centaine d’euros. Il est impératif de se tourner vers le modèle de bâche adapté à sa piscine.

Réussir sa première piscine de la construction à l’entretien

Article sponsorisé

L’habitude de faire du sport chez soi ou à proximité immédiate a été renforcée par les épisodes de confinement que l’on a subi. Les piscines municipales ont été parmi les lieux à fermer le plus longtemps leurs portes.

Dans ce contexte de nombreux propriétaires de maison envisagent de construire une piscine dans leur jardin. De très nombreuses possibilités s’offrent à eux, comme le choix d’une piscine enterrée, ou bien d’une piscine hors-sol.

Pour bien profiter de votre piscine et en toute sécurité, il est important de bien choisir et installer ses aménagements et équipements annexes (abris, plage de piscine, robots nettoyeurs…)

Afin d’atténuer l’impression de faire sans-cesse des demi-tours dans sa piscine, il est recommandé que celle-ci mesure au minimum 10 mètres de long. En effet à chaque demi-tour, le simple fait de pousser le mur même à faible allure propulse le nageur d’environ 3 mètres. Ensuite selon le niveau technique, chaque cycle de bras va faire avancer de 1,5m à 3m.

On peut néanmoins s’affranchir des contraintes de dimensions en installant un système de nage à contre-courant. Une autre technique est de nager avec un élastique fixé au bord du bassin. Avec ces astuces, il reste possible de réaliser des sessions d’entraînement efficaces en axant les séries d’exercice sur des temps d’efforts et des variations d’intensité. De la même manière qu’en piscine municipale, où les entraînements sont basés sur des nombres d’aller-retours ou de distances.

Le choix de la profondeur va être important, car cela va impacter la quantité d’eau nécessaire à filtrer au quotidien, mais aussi à chauffer. Pour simplement nager, il n’y a pas nécessairement besoin d’une grande profondeur, mais il ne faut pas non plus que la main touche le sol en nageant ! Donc 80cm est la limite en dessous de laquelle il ne faut pas descendre. En revanche pour plonger, y compris depuis le bord (sans plongeoir) il faut une profondeur d’au minimum 1,5 mètres.

Le choix esthétique, la surface disponible, le budget, mais aussi le type de pratique va grandement aider à déterminer les caractéristiques du bassin. Faire construire une piscine par un professionnel permet bien souvent d’éviter les déconvenues.

Enfin… c’est la réouverture des piscines !

Nous y sommes, mercredi 9 juin de l’an 2021 après JC, et nous-autres amateurs de piscine allons enfin pouvoir reprendre le chemin des bassins, alors que pour beaucoup nous en sommes privés depuis de trop longs mois. C’est en effet depuis fin septembre à mi-octobre selon les régions, que les piscines ont été fermées au public. Désormais elles vont pouvoir ré-ouvrir.

Ce n’est que la reprise normale du cours des choses, les piscines ré-ouvrent mais n’auraient peut-être jamais dû être fermées. Le sujet n’a plus lieu d’être débattu à présent.

Mais plongeons dans cette eau chlorée qui nous a tous tant manqué, nageons quelques longueurs pour retrouver le contact avec l’eau. Les muscles des bras qui souffrent un effort oublié, cette impression de ne plus avoir d’appuis dans l’eau, que la technique est imprécise ou médiocre, que le souffle manque… Mais après quelques kilomètres, le retour des sensations, la glisse, l’aisance respiratoire, la coordination qui commence à revenir, les diverses douleurs articulaires et musculaire qui apparaissent puis s’estompent, et les endorphines qui se libèrent. L’apaisement en fin de séance permettra peut-être de tourner la page ce trop long épisode de fermeture. Il faudra plusieurs séances, comme chez le psy, mais cela tombe bien, cette fois on peut vraiment y retourner pour de bon, et à volonté !

Après un arrêt aussi long, il vaut mieux y aller doucement pour éviter les blessures… Inutile de sortir les plaquettes XXL du placard dès la première séance, ni d’essayer de faire la séance d’entraînement d’un athlète des JO avec des séries au chrono. J’ai hâte de lire vos commentaires de séance pour cette reprise !

Dans quelques jours ou semaines, on oubliera cette banale date du 9 juin, alors qu’on l’a tellement attendue.

A lire aussi, la rétrospective de fermeture des piscines à cause de la pandémie de coronavirus.

Ils ont nagé 380km de Paris à Deauville pour sensibiliser sur la pollution des mégots

Le mégot jeté sur le bitume parisien va être transporté par les eaux de pluie jusqu’aux égouts. Sa petite taille lui permet d’échapper au système de filtrage et il va ensuite être emporté par les cours d’eau jusqu’à la mer…

Or un seul mégot contient pas moins de 250 substances toxiques, notamment de l’arsenic, du cyanure, du plomb, des pesticides, ou encore de l’uranium. Il y a certes la pollution chimique, mais peut-être encore pire la dispersion des milliers de fibres très fines composant les filtres. Synthétiques elles sont composées d’acétate de cellulose, qui se disperse en nano particules plastiques et se retrouvent ensuite dans tous les micro-organismes comme les poissons ou les coquillages. Mais ce n’est pas tout, car ces particules sont tellement fines qu’elles vont s’évaporer et retomber avec les eaux de pluie…

Il y a 40 milliards de mégots jetés chaque année en France, ce qui représente 20,000 à 25,000 tonnes, soit pour mieux se rendre compte plus de deux fois le poids de la Tour Eiffel !

C’est pour faire prendre conscience au grand public de cette pollution que les quatre fondateurs de l’association « 0 Mégot » ont organisé à Paris le 29 juin une vaste opération de ramassage de mégots à laquelle près de 1000 volontaires ont participé. Avec précisément 855,294 mégots ramassés, ils ont été tout près d’établir un nouveau record du monde.

Crédit photo : ©Act-Alliance contre le tabac

Après cette opération de ramassage, les quatre aventuriers-nageurs se sont mis littéralement à l’eau dans la Seine pour retracer le parcours d’un mégot, en relais sur 380km depuis le pont d’Iéna jusqu’à Deauville. Pour leur défi de natation, ils ont nagé chacun leur tour une heure, et ont pu avoir ensuite trois heures de repos dans la péniche suiveuse, avant de recommencer ce rythme durant sept jours et six nuits, jusqu’à leur arrivée à Deauville.

Ces amateurs d’eau libre avaient auparavant fait plusieurs courses d’eau libre comme l’Open Swim Stars de Paris, et traversé le détroit de Gibraltar.

Les quatre nageurs à leur arrivée à Deauville. Chloé Leger, Matthieu Witvoet, Louise Pasquet et Lucas Witvoet. Crédit photo : 0megot.fr

Swimming Australia utilise la puissance des données de son data lake pour ses nageurs

C’est d’abord pour centraliser l’ensemble de ses données que la fédération a choisi de créer un data lake nommé Atlantis. Celui-ci hébergé dans le cloud AWS (Amazon Web Services). Cela afin d’arrêter d’utiliser des fichiers Excel dont les données peuvent être éparpillées, altérées ou obsolètes.
Ce système de données centralisées, comporte à la fois des données de compétition et de formation. La centralisation de ces informations permet de construire des applications de BigData exploitant ces données plus facilement exploitables pour les différents intervenants.

Plusieurs cas d’emplois ont été développés pour tirer partie de ces données.
Lors de l’AWS Summit, Jess Corones qui est le responsable des solutions de performance de Swimming Australia a détaillé la manière dont les données sont exploitées au sein de la fédération.
Les retranscriptions ne précisent pas vraiment la maturité de ces expérimentations ni si celles-ci ont dores et déjà apporté des bénéfices mesurables. Elles donnent néanmoins quelques exemples intéressants de mise en pratique.

L’aide à la constitution d’un relais

Des informations sont collectées pour estimer le niveau de forme des athlètes des autres pays.
Il s’agit tout d’abord des temps de chaque athlète qui sont récoltés sur internet, mais aussi d’analyser et comprendre quel est le niveau de forme de chacun, cela afin d’avoir un avis éclairé pour le coach. Le but est notamment en temps réel lors de déplacements pour des compétitions internationales, de comprendre qui nage, mais aussi de pouvoir effectuer des changements dans le relais.

L’analyse d’une course

La fédération a construit une sorte de comparatif dans lequel elle a intégré un classement sur chaque constituante d’une course : le départ, le virage, la fin de course. Elle y intègre autant ses propres athlètes que ceux des autres nations. Cela permet d’établir un classement, ou encore de comparer les performances d’un athlète par rapport aux autres.
L’objectif étant de comprendre les clés pour gagner une compétition.

Comprendre le taux de rétention chez les jeunes

Les groupes de jeune sont en effet constitués par année de naissance, et par exemple un nageur de 13 ans né en janvier peut nager avec un autre nageur né en décembre. Il peut donc y avoir une grande différence de maturité entre les nageurs particulièrement à cet âge.
Un algorithme développé par l’Université de Sydney a été implémenté sur le lake afin d’estimer pour une course donnée un classement plus équitable qui tient compte de l’âge du nageur et de sa maturité.

Progresser en natation avec le yoga

Compléter ses séances de natation par un autre sport est courant. Les nageurs en club intègrent souvent dans leur entraînement des séances de préparation physique en salle ou bien pratiquent une autre discipline sportive secondaire. La pratique du yoga en complément de la natation peut avoir de nombreux atouts comme corriger des postures, détendre les muscles (et l’esprit !), gagner en souplesse, etc.

J’ai eu le plaisir d’échanger avec Sophie Colombié, professeur de yoga depuis plus de vingt ans. Selon elle, il existe des passerelles entre les outils du yoga et la technique de nage. Les nageurs n’ont pas forcément conscience d’avoir un corps liquide, composé à 80% d’eau ! L’idée du corps flottant, projectile et propulseur peut se développer avec le yoga afin d’insuffler cela dans la natation.

Des postures de yoga pour la natation

C’est en enseignant sa discipline à des nageurs qu’elle a identifié des correspondances entre les deux pratiques. Elle a par exemple remarqué qu’un mouvement spécifique du bassin qui s’appelle la nutation et la contre-nutation utilisé habituellement en yoga pré-natal, correspond au mouvement du bassin en brasse.

Elle nous présente en compagnie de Christophe Luxereau quelques postures de yoga adaptées pour la natation.

Posture du Demi-Pont

Posture de demi-pont avec une brique de yoga sous le sacrum. Crédit photo : Sophie Colombié

Posture avec bassin surélevé sur une brique de yoga. Conscience du sacrum avec Gainage hypopressif et allongement du buste.

Cette posture permet l’amélioration de la flexibilité du rachis pour le papillon.

Posture du Poisson

Posture du Poisson, avec une brique de yoga sous la poitrine. Crédit photo : Sophie Colombié

Ouverture et assouplissement de la cage thoracique.

Cette posture permet d’améliorer le placement des scapulas (omoplates) et la conscience de la globalité et du lien bras-buste. Là encore, le corps est allongé, on crée un corps projectile.

La Fausse Inspiration Thoracique

L’exercice de Fausse Inspiration Thoracique. Crédit photo : Sophie Colombié

Fausse Inspiration Thoracique : il s’agit d’un exercice de respiration basé sur la coordination du périnée, du diaphragme et du transverse, muscle abdominal profond. C’est un des exercices de gainage abdominal hypopressif en allongement fondamentaux.

Cet exercice permet un travail d’oxygénation du nageur (expiration forcée).

Posture en Planche latérale

Posture de planche latérale en gainage hypopressif. Crédit photo : Sophie Colombié

Planche latérale – Gainage hypopressif – Autograndissement – Conscience du placement du crâne.

Cette posture de gainage permet le renforcement de l’épaule (complexe humero-scapulo-rachidien).

Les bénéfices du yoga pour la natation

Le nageur Christophe Luxereau est encadrant au club CNP à la piscine Roger le Gall, pratique le yoga depuis un an. Le yoga lui a permis de réaliser des battements plus souples et propulsifs alors qu’il avait auparavant tendance à avoir les jambes trop tendues. Il a également gagné en laxité dans l’épaule, permettant d’aller chercher plus loin les mouvements. Toute la partie gainage notamment en hypopressif est bien plus efficace que le gainage classique. Pour lui, la prise de conscience posturale permet de mieux nager en étant mieux protégé contre les blessures et d’être également davantage propulsif.

Dans la prévention des blessures, le yoga permet d’étirer tous les muscles qui entrent en jeu dans la natation.

Pendant quelques mois j’ai moi-même eu la possibilité par mon club de pratiquer une séance par semaine de yoga dont les postures ont été choisies spécifiquement pour la natation. La concentration sur le moment présent du yoga ainsi que les différentes postures permettent la décontraction musculaire. Celles-ci permettent au fil des séances de gagner en souplesse sur certaines articulations, de procurer un certain bien-être après un travail de torsion, etc.

Le parallèle avec la natation permet une nouvelle lecture du yoga. Le yoga permet de renforcer certains muscles qui sont peu travaillés lors de la pratique de la natation, et ainsi gommer les déséquilibres musculaires. Les muscles du dos sont par exemple très sollicités lors des séances de natation, contrairement aux muscles abdominaux. Or cette différence de capacité musculaire est la cause de nombreux maux de dos, et un travail de renforcement des abdominaux permet de limiter facilement les lombalgies.

Un stage de yoga spécifique pour les nageurs

Afin de partager leurs connaissances sur l’apport du yoga pour les nageurs, Sophie Colombié et Christophe Luxereau organisent ensemble un stage les vendredi 11, 18 et 23 juin de 19h30 à 21h dans les locaux de Un Air de Famille au 10 rue du Château Landon, Paris 10ème. Limité à 12 participants, au tarif de 60 euros pour les trois cours. Les informations pratiques de ce stage ainsi que la description des sessions de yoga est décrite dans ce document.

Les modalités de réouverture des piscines au 9 juin

Plus qu’un dernier mois à patienter pour retrouver le chemin des piscines. C’est en effet le mercredi 9 juin que le gouvernement a déterminé comme étant la date de réouverture des piscines couvertes, au niveau national.

La piscine Emile Anthoine, juste en face de la Tour Eiffel dans le 15ème arrondissement. Crédit photo : Christophe / nageurs.com

Le contour des modalités de réouverture a été communiqué dans le journal Le Parisien du 11 mai au travers une interview du Premier Ministre Jean Castex.

Outre les mesures barrières en vigueur aujourd’hui comme la désinfection, l’aération, le port du masque dans les vestiaires, comme nous le détaillons dans cet article, il y aura une jauge de 50% dans les piscines.

A combien de nageur correspond cette jauge de 50 %

La FMI pour Fréquence Maximale Instantanée a toujours été un indicateur présent dans lieux recevant du public (établissements de type ERP au sens de l’administration), y compris avant la période Covid. Cette FMI permet de limiter l’accès à la piscine lorsque la fréquentation est trop élevée.

Cette FMI dans les piscines est calculée de la manière suivante : selon la surface en mètre-carrés des bassins. Celle-ci est donc de 1 personne par m2 en piscine couverte, et de 3 personnes pour 2m2 en piscine extérieure.

Les salles de sport qui sont comment les piscines des établissements ERP classés X (rien à voir avec les sites X, il s’agit d’une codification administrative), ont quant à eux une FMI habituelle de 1 personne pour 4m2 ou 1 personne pour 8m2 + l’effectif de spectateurs.

Concrètement une piscine standard de 25m qui ferait 12.5m de large avec 5 couloirs. Cela fait une surface de bassin de 312,5m2 soient autant de nageurs potentiels. Dans les faits une telle affluence est tout simplement inimaginable, cela ferait 62 personnes par ligne ! Même en réduisant la FMI de moitié, on reste sur des capacités d’accueil vraiment très large. Pour preuve l’image ci-dessous :

Déjà avec 10 personnes par ligne dans un bassin de 25m on peut considérer la piscine comme blindée. Ici la piscine Valeyre. Crédit photo : Nine / Nageurs.com

La réalité est qu’à un instantané, il y a certes des nageurs dans le bassin, mais aussi dans les vestiaires, les douches, etc. Sur une séance de nage d’une heure, il faut compter entre 15 et 20 minutes supplémentaires pour les douches et se changer.

Il y a aussi beaucoup de disparités selon les piscines et selon les créneaux. Les matinaux qui vont nager à 7h par exemple ne s’attardent pas dans les douches ou les vestiaires mais viennent pour nager, et quasiment l’ensemble des nageurs du créneau arrive dès l’ouverture pour partir à la fermeture une heure plus tard. Le we avec l’ouverture en continue il y a un lissage des départs et des arrivées, et avec la présence de familles le passage aux vestiaires nécessite plus de temps par exemple.

Cette limitation de la jauge à 50% ne voudra donc pas dire qu’il y aura deux fois moins de monde dans les piscines, mais que la capacité maximale qui est de base surdimensionnée sera réduite de moitié.

Une jauge divisée par 8, soit 1 nageur pour 8m2 aurait été plus cohérent

Une personne pour 8m2 de bassin couvert, soit une jauge divisée par 8 semblerait plus cohérent avec la réalité. On peut considérer qu’à un instant T il y a 80% des personnes dans l’eau et les 20% restants dans les espaces communs. Sur notre exemple de la piscine de 25m, avec ses couloirs de 2,5m de large soit 62,5m2 par couloir : 62,5/(80% * 8) = 7,8 nageur par ligne de 25m.

La FMI est parfois atteinte lors des journées de forte chaleur à la piscine de plein air de Puteaux. Crédit photo : Oléum / nageurs.com

A quelle date, et dans quelles conditions les piscines vont-elles réouvrir ?

Les piscines couvertes n’accueillent plus le public depuis le début de l’automne. Leur réouverture est donc très attendue. Dans un premier temps, celles-ci réouvriront leurs portes aux mineurs le 19 mai. Les adultes devront patienter jusqu’au 9 juin.

La piscine de Provins dont seul le bassin extérieur est pour le moment ouvert au public. Crédit photo : Snoop77 / Nageurs.com

Il est utile de rappeler qu’à la fin de l’année 2020 le gouvernement avait promis une réouverture des piscines couvertes le 20 janvier comme on peut le lire dans notre rétrospective qui retrace l’historique des mesures liées à l’épidémie de coronavirus. Le public mineur avait pu reprendre les activités dans le cadre d’activités périscolaires au 15 décembre en intérieur, mais cela a été ensuite interdit y compris en extérieur lors de l’avancement du couvre-feu à 18h en janvier.

Avec la baisse des contaminations, et le démarrage des premières étapes d’allègement des mesures sanitaires, le contexte est néanmoins plus favorable aujourd’hui. Mais chaque levée de mesure s’accompagne d’un protocole strict, et celui-ci n’a pas encore été précisé pour les piscines.

Les piscines extérieures, assimilées à des établissements de plein air qui ont le droit de recevoir du public, appliquent déjà un protocole sanitaire pour éviter les contaminations. Celui-ci diffère légèrement entre les établissements, mais globalement celui-ci est toujours lié à la distanciation physique, un parcours à sens unique, une limitation des personnes en simultané, etc.

Or les établissements couverts ne bénéficient pas des mêmes capacités de ventilation, et les jauges pourraient sérieusement limiter l’accès aux bassins lors de la réouverture.

Beaucoup de questions restent en suspens, faudra t’il s’inscrire pour nager ? Les activités encadrées pourront elles reprendre ?

Pour le moment les piscines couvertes ne sont accessibles qu’à un nombre très restreint d’usagers. Il s’agit des étudiants en sport, des sportifs de haut-niveau, les personnes souffrant d’une affection longue durée (ALD) avec un certificat médical.

A votre avis les piscines vont-elles réouvrir cette fois comme promis ? Et avec quel protocole sanitaire ?

Début des « test event » à Tokyo en vue des JO

Si la tenue des jeux-olympiques dans moins de trois mois est encore incertaine, que l’épidémie de covid plonge la région de Tokyo dans l’état d’urgence et la population hostile au maintien des jeux, une chose est néanmoins certaine : les test event ont pu démarrer.

C’est en effet du 1er mai au 6 mai que se déroule l’une des étapes de la coupe du monde de plongeon de la FINA. A la clé la possibilité de se qualifier pour les jeux olympiques.

La Tokyo Tower, l’un des emblèmes de la ville de Tokyo et cousine de notre tour Eiffel. Crédit photo : nageurs.com

De nombreux athlètes étrangers présents

C’est ainsi plus de 200 athlètes, provenant de 50 pays, qui se sont retrouvés pour disputer des épreuves de plongeon. Le tremplin à 3m ainsi que le haut-vol à 10m, en individuel ou synchronisé.

Parmi les athlètes, il y a notamment des participants venant des pays durement frappés par l’épidémie de coronavirus : un indien, huit brésiliens, quatorze britaniques, quatre français, etc.

A l’opposé, la Chine extrêmement prudente au sujet de l’épidémie a néanmoins deux athlètes représentés. Davantage prudente, la fédération australienne a préféré s’excuser et ne pas prendre part à cet événement.

Un protocole sanitaire extrêmement strict

Un protocole sanitaire très strict est mis en place, l’objectif est aussi de tester celui-ci avant les JO. Un système de bulle sanitaire est mis en place autour des athlètes, ceux-ci ne peuvent ainsi pas quitter leur chambre d’hôtel, subissent des tests anti-Covid chaque jour, et sont accompagnés jusqu’au lieu de la compétition.

Un rappel à l’ordre à été fait lors d’un échauffement au cours duquel des athlètes étaient trop proches.

Les épreuves se déroulent en outre sans spectateur, à huis-clos, et les athlètes ne pourront pas visiter la ville ou faire du tourisme.

Jusqu’à présent on pouvait sérieusement douter du maintiens des JO, mais la bonne tenue de cette épreuve test est plutôt de bon augure pour la suite.