Comment s’équiper pour son premier triathlon ?

L’équipement nécessaire pour le triathlon est assez conséquent car il combine celui des trois disciplines. En plus du côté performance et de coût de chaque élément du matériel de triathlon, il convient aussi de garder à l’esprit les étapes de transition, et donc de penser à l’aspect pratique en évaluant le meilleur compromis entre gain de performance, et temps de transition.

La combinaison de natation en néoprène est un bon exemple qui illustre ce point. Indéniablement celle-ci permet de nager plus vite car elle améliore la flottabilité, gaine le corps, et réduit les frictions avec l’eau. Si celle-ci reste obligatoire dans le règlement de la fédération française de triathlon FFTri lorsque la température est inférieure à 16°C, il est possible au delà de cette température de faire le choix de nager sans.

Première partie : la natation. Ici dans le Bassin de la Villette lors du triathlon de Paris 2018. Crédit photo : nageurs.com

Même si l’étape d’enfilage qui est plus délicate que celle pour la retirer, nombreux triathlètes font le choix de ne pas en porter, et se contentent d’une tri-fonction. Les distances en natation étant relativement courtes sur les triathlon, le gain de temps d’une combinaison n’est en effet pas significatif. Ce temps va bien sûr dépendre de votre niveau. J’ai publié il y a quelques temps un article sur ce blog sur le gain de temps que la combinaison apporte et que j’estime à une minute par kilomètre. Bien peu donc sur le chrono final d’un triathlon ! Celle-ci est donc plutôt à réserver pour les épreuves dans lesquelles la température de l’eau nécessite une combinaison, ou alors éventuellement s’il y a des méduses pour les épreuves en mer. La trifonction présente le grand avantage de permettre d’enchaîner les trois épreuves sans changer de tenue.

Concernant les autres matériels pour la natation, généralement le bonnet de bain est fourni par l’organisation, il est possible de porter un premier bonnet en dessous si l’eau est froide. Les lunettes sont à choisir selon la luminosité, de préférence avec verres teintés pour convenir par tout temps, ou avec verres miroir par grand soleil. Et surtout avec un joint souple, et avec l’élastique de préférence sous le bonnet pour éviter de les perdre notamment lors des départs en masse, où un coup pourrait gâcher votre course.

Après la natation, c’est la transition pour le vélo ! Sans doute la partie la plus onéreuse en matériel, mais aussi la portion qui va demander l’effort le plus long de la course. Il peut d’ailleurs être judicieux de se tourner vers un vélo d’occasion pour ses premières courses, en choisissant un modèle bien entretenu et de bonne qualité, plutôt qu’un vélo neuf de qualité inférieure.

L’étape en vélo du triathlon. Photo prise lors du triathlon de Paris.

La gamme de vélo est large, des vélos de courses basiques, jusqu’aux modèles performants tout carbone par exemple. On peut installer des pédales automatiques et également un prolongateur de triathlon sur le guidon.

Il est important d’entretenir correctement son vélo, vérifier les différents éléments de transmission, nettoyer les poussières, lubrifier, et gonfler à la bonne pression des pneus, afin de profiter du meilleur de son vélo.

Section course à pied, triathlon du Château de Chantilly faisant partie du circuit Caste Race Series.

Dernière étape et non des moindres, la course à pied. Une bonne paire de chaussures de running est indispensable, le site https://chaussurerunning.fr/ permet de comparer facilement les différents modèles. De nombreuses marques proposent des modèles de chaussures de running. Les modèles vont s’adapter au type de foulée, supinateur neutre ou pronateur. On peut connaître son type de foulée en observant l’usure d’une semelle de chaussure.

Accompagnement de la foulée, amortissement du choc, poids plume, dynamisme, etc, les caractéristiques des modèles sont très variées.

On entent également de plus en plus la notion de drop d’une chaussure. Celui-ci correspond à la mesure de la différence de hauteur entre l’arrière de la chaussure – au niveau du talon, et l’avant – au niveau de l’avant-pied. Certains coureurs, pour se rapprocher d’une foulée plus naturelle, se tournent vers des chaussures à drop de zéro.

Pour éviter les ampoules, une paire de chaussettes anti-frottement est également conseillée.

Afin d’avoir un suivi de ses performances de la course, en complément du chrono des organisateurs, on peut utiliser une montre multi-sport qui va enregistrer le tracé GPS de votre course, votre vitesse, le rythme cardiaque, etc. Certaines ont même un mode triathlon facilitant la transition d’une discipline à l’autre sans devoir arrêter le chrono. Ces enregistrements sont très utile à la fois lors de l’entraînement, mais aussi pour l’analyse détaillée de vos exploits en compétition !

Des magasins généralistes comme Décathlon ou des boutiques en ligne comme https://www.deporvillage.fr/ vont proposer toute une gamme d’équipement, que l’on va pouvoir également compléter auprès de commerçants spécialisés ayant un choix plus pointu ou des marques exclusives.

La piscine Deligny, une piscine disparue

Connaissez-vous la piscine Deligny ? C’était un de ces anciens bains publics aménagées sur la Seine, où la baignade se faisant directement dans les eaux du fleuve, dans un bassin fait de planches de bois entre lesquelles l’eau s’écoulait.

Du nom du maître nageur qui y fonde une école de natation en 1801, les bains ont traversé les décennies, pour sombrer complètement presque deux siècles plus tard en 1993 en coulant par quatre mètres de fond, suite à un choc trois ans auparavant avec une péniche.

Il y en a donc eu des générations qui ont fréquenté ce lieu ! Mais beaucoup ignorent aujourd’hui où étaient précisément amarrés ces fameux bains. On peut apercevoir l’établissement ci-dessous sur le quai Anatole-France, grâce à ce tirage d’une vue aérienne du Pont de la Concorde en 1958 :

Vue aérienne de la piscine Deligny, en 1958, par Roger Henrard. Inventaire du Musée Carnavalet.

Sur la gauche c’est bien la place de la Concorde, et à droite l’Assemblée Nationale !

Les bains était très prisée l’été, on venait s’y rafraîchir, prendre un bain de soleil, draguer, discuter, y manger dans son restaurant, profiter de ses salons privés, et éventuellement y nager ! Haut lieu de l’exotisme parisien, fréquenté assidûment par Charles X, Louis-Philippe, et le Tout-Paris. Sur la plupart des archives photo, on y voit une foule de parisiens s’y presser.

La piscine Deligny en 1973. Crédit photo : ina.fr

Il existait à l’époque de nombreux bains de ce type, disposées sur des barges de Seine, les bains fleur, le bain-royal, les bains de la Samaritaine, entre autre.

A partir de 1840, les bains Deligny ont été reconstruis par ses nouveaux propriétaires les frères Burgh, en assemblant une dizaine de bateaux. Deux bassins, dont un de 30m doté d’un fond en bois en pente douce allant de 60cm à 2m de profondeur. Pour l’anecdote, l’un des bateaux, le Cénotaphe qui avait été spécialement construit pour rapatrier les cendres de Napoléon à Sainte-Hélène a finalement eu un tout autre destin, en cause un hiver de 1840 trop froid.

Doté d’un bassin de 50 mètres, la piscine a accueillit les premiers Championnats de France de natation en grand-bassin en 1899, pour une unique épreuve : le 100m nage-libre (le chrono du vainqueur peut faire sourire, il était de 1 minute 31s !). Une bonne partie des éditions suivantes s’y est également tenue avant que ne soit construite la piscine des Tourelles (l’ancien nom de la piscine Georges Vallerey) pour les JO de 1924.

Les bains ont même accueilli les épreuves de natation de Jeux Olympiques de 1900, mais les résultats ne furent jamais homologués car les dimensions du bassin n’étaient pas conformes avec… 6 mètres de trop !

Un documentaire de 1948 montre la reconstruction du bassin de la piscine Deligny. Le bassin dispose d’une armature de soutien et est désormais étanche et isolé du fleuve, l’eau peut désormais être filtrée.

Extrait d’un documentaire de 1948 sur la reconstruction complète de la piscine.

L’eau est alors prélevée dans la Seine, décantée, passe successivement dans trois filtres, et une petite quantité d’eau de javel y est ajoutée. Une sorte de robot pompe aspirateur est aussi inventé afin d’enlever les impuretés présentes dans le bassin.

L’hiver, les bains pouvaient être démontés pour éviter d’être endommagés par les intempéries ou le gel. Dans les années 1960, les bains Deligny se transformait ainsi à l’automne en parking flottant. Car malgré le succès des bains durant les beaux-jours, cela ne suffisait pas à équilibrer les comptes, et les propriétaires devaient diversifier leurs recettes afin de pouvoir rembourser les emprunts contractés pour moderniser l’établissement.

Bien plus tard, ces installations qui ont toutes disparues ont inspiré la création de la piscine Joséphine Baker sur une péniche qui a été ouverte en 2006, avec une eau certes puisée dans la Seine, mais cette-fois ci traitée et chauffée.

Pas de pass = pas de chlore !

Grand soleil, et près de 30°C cet après-midi, une température de saison, et une volonté toute naturelle d’aller se rafraîchir à la piscine municipale !

Sachez qu’à partir de ce jour, un pass sanitaire sera désormais exigé pour accéder aux piscines, comme l’a annoncé le président Macron lors de son allocution télévisée du 12 juillet.

Concrètement à l’entrée de l’établissement il faudra présenter son QR-Code valide, pour tout usager adulte, ainsi qu’un justificatif d’identité pour éviter les fraudes. Attention, cette mesure concerne à la fois les piscines couvertes, et les piscines découvertes.

Image d’illustration, crédit photo : nageurs.com

Les piscines, à moins que celles-ci n’aient une jauge à moins de 50 personnes, devront dès ce 21 juillet vérifier le pass sanitaire des usagers. Quoi qu’il en soit, dès début août cette jauge sera limitée, et la vérification systématique.

Les enfants mineurs de 12 à 17 ans ne seront concernés qu’à partir de fin septembre.

Les détenteurs de certificats médicaux de type ALD (conformes ou non) devront bien sûr eux aussi présenter un pass sanitaire valide comme tout le monde.

La piscine Suzanne Berlioux, dans le forum des Halles à Paris. Photo du 21 juillet 2021.

La bonne nouvelle, c’est qu’en contre partie il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’intérieur de la piscine, sauf si la piscine ou la préfecture en décide autrement. Le personnel en revanche devra garder un masque pour le moment.

Le personnel des piscines sera donc en première ligne pour faire ces vérifications, alors qu’une partie de la population est totalement opposée au principe du pass sanitaire. Cela promet une certaine agitation à l’accueil des piscines, alors sincèrement bon courage au personnel des piscines, et pour les usagers rappelons que l’on peut encore faire gratuitement des tests PCR un peu partout en attendant.

Les fous de la nage, à lire dans le journal du Monde de ce WE !

Le journal Le Monde diffuse ce WE un article spécial sur les « chloraddicts », les fous du chlore dans son supplément M le Mag daté du samedi 17 juillet. En couverture, Karine alias @Bigorno sur nageurs.com qui porte haut et en rouge les couleurs du site !

Couverture du journal Le Monde et de son supplément M le Mag, édition du samedi 17 juillet 2021

L’article en « une », présente le parcours de plusieurs nageurs, pour qui la natation est une pratique découverte tardivement, pour des raisons et dans des contextes très différents. Et pour ces nageurs dont je fais partie, celle-ci est devenue plus qu’un passe-temps mais un réel besoin essentiel pour l’équilibre, et un véritable sas de décompression. Des parcours très différents, mais une passion commune : la natation, et de préférence dans les eaux chlorées d’une piscine ! Le plaisir de nager et le bien-être ressenti après une séance de natation est sans doute la première des raisons qui nous motive à aller nager 🙂

Je remercie Zineb Dryef pour ce bel article dans lequel j’ai eu le plaisir d’être longuement interviewé, et photographié ! Par sa plume, l’article raconte mieux que je ne saurai le faire la genèse du site nageurs.com, et la communauté d’adeptes qui y enregistre ses séances au quotidien. Parmi ceux-ci, quelques uns y sont cités, @Figolu75 ou encore @Vicomte75 pour leurs anecdotes publiées sur leurs carnets d’entraînement, ainsi qu’un clin d’oeil à GB. Pour elle, Nageurs.com est une sorte d’utopie d’internet, un espace de liberté et de partage entre une communauté de passionnés.

Un grand merci également à Léon Prost pour la séance photo à la piscine Rouvet aux aurores avant l’arrivée des scolaires, et pour ses clichés qui accompagnent l’article !

« Plongée chez les fous de la nage » au sommaire de M le Mag.

La montre de triathlon Wahoo Elemnt Rival : bien pour les mesures GPS, mitigé pour la natation

On m’a prêté pour quelques jour la dernière montre de la marque Wahoo destinée aux triathlètes. Cette marque américaine peu connue du grand public est spécialisée dans les équipements d’entraînement haut de gamme et notamment sur les appareils de mesure connectées comme les home trainer.

Dotée d’un mode natation, j’ai donc voulu tester cette montre lors de mes entraînements à la piscine afin notamment de comparer les mesures avec la réalité du programme d’entraînement. A travers ce test j’ai pu également découvrir l’application de suivi d’entraînement.

Caractéristiques de la montre Wahoo Elemnt

C’est une montre GPS multi-sport comme il en existe à présent beaucoup sur le marché. Celle-ci compte les pas, propose des mesures dans les principaux sports comme le vélo, la course à pied, la natation en piscine, l’eau libre, et même en yoga.

Elle est dotée d’un capteur de fréquence cardiaque. Le design est sobre, et les boutons faciles à actionner. Un mode verrouillage est présent.

Les données enregistrées sont synchronisables sur son téléphone via l’application Wahoo Elemnt. L’appairage avec le téléphone se fait en photographiant le QRcode affiché sur l’écran de la montre.

En plus du capteur GPS et de fréquence cardiaque, elle dispose d’un altimètre et d’un accéléromètre. Elle n’a en revanche pas de gyroscope ni de thermomètre, et la boussole fonctionne à partir du GPS.

Son autonomie peut aller jusqu’à 14 jours. Elle ne mesure pas le sommeil, et ne donne pas non plus d’indication sur la charge d’entraînement ou de récupération.

Test en piscine de la montre Wahoo Elemnt

La première étape est de configurer la longueur de la piscine dans la montre. Dans mon cas c’est un bassin de 50m.

La montre se révèle plutôt fiable pour mesurer les distances, et elle a un mode de détection automatique des arrêts pour décomposer la séance en séries, et donne à la fin de la séance un récapitulatif détaillé.

Au cours de la nage, la montre affiche la distance de la série en cours, ce qui peut être utile si on perd le fil du nombre d’aller-retours sur sa série.

La montre fait aussi un décompte du nombre de cycles de bras, un cycle correspondant au nombre de mouvements du bras qui porte la montre. Sur 500m j’ai compté mentalement mes coups de bras par longueur, entre 34 et 37, et les cycles mesurés sont bien à chaque fois dans cet intervalle. Sur cette même série nagée à allure la plus régulière possible, les temps par longueur sont bien corrects.

Ci-dessous les données synchronisées sur le téléphone après un autre entraînement à la piscine :

Venons en à présent aux points négatifs. Le premier, et on le constate sur l’interface de la séance, il n’y a pas de détection du style de nage. Avec l’absence du gyroscope, il ne semble pas possible que cette fonctionnalité apparaisse dans une simple mise à jour, mais qu’il soit nécessaire en revanche de patienter sur un modèle supérieur. Et même si mes entraînements se font principalement (à 75% en moyenne) en crawl, j’aime bien différentier les nages ne serait-ce que pour les associer aux chronos mesurés.

L’autre point plus gênant c’est un arrêt prématuré de l’enregistrement lors de deux de mes séances. La première fois au bout d’une heure et juste avant une série 4×100 sur laquelle justement je voulais vérifier la précision des temps en comparant cela avec le chrono mural. Et sur une seconde séance au bout de 30 minutes juste avant un 200m 4 nages. En revanche lorsque j’ai tenté de relancer une nouvelle séance, le chrono tourne bien, le suivi cardio aussi, mais la montre ne détecte plus les périodes de nage et la distance reste à zéro.

Cela semble relever de l’ordre du bug et on peut espérer qu’une mise à jour logicielle corrige à l’avenir ce problème.

Dans les autres sports, j’ai testé la montre en vélo. Le GPS semble assez précis, le tracé suit bien le tracé des routes, et en comparant avec une montre d’une autre marque, j’ai pu constater que le tracé est plus fiable et moins de mesures parasites. Les distances, et les vitesses sont comparables à la mesure avec mon autre montre. Aussi la montre calcule les temps d’activité et de pause.

Pour conclure, cette montre est plutôt selon moi destinée au triathlète qui s’entraînera modérément voire peu en natation et pour qui les mesures basiques seraient suffisantes.

Les chronos affolants des champions de longue distance en natation

La natation en eau libre a fait son entrée dans le programme olympique en 2008 à l’occasion des jeux de Pékin. Une seule épreuve de cette discipline est disputée aux jeux : le 10KM. On appelle également cette épreuve le marathon aquatique, car l’effort nécessaire pour boucler cette distance est comparable à celui du marathon en course à pieds.

Il existe quelques courses ouvertes au grand public sur ces distances comme les courses Open Swim Stars, ou les épreuves d’eau libre de la FFN. Les nageurs sont plutôt rares à s’engager sur cette distance, quelques dizaines voire une centaine de participants par course au maximum, alors que les formats plus courts sont davantage plébiscités. En effet cela nécessite une sérieuse préparation ne serait-ce que pour espérer arriver au bout de la distance, d’autant qu’en natation il y a généralement un temps limite inatteignable sans un entraînement rigoureux. J’avais par exemple dépassé d’une minute le temps limite théorique de 3h pour mon premier marathon à la nage.

Les meilleurs chronos mondiaux sont en dessous de la barre des 2 heures, très proches également des chronos pour le marathon terrestre. Cependant il y a moins d’écart entre les performances masculines et féminines qu’en course à pied. Le meilleur chrono homme est de 1 h 49 min 55 secondes, et de 1 h 56 min 32 seconde pour les femmes.

Championnats de France d’eau libre à Pierrelatte, 10KM

Pour bien se rendre compte de la performance, et surtout pour comparer avec nos propres chronos, il faut regarder à quels temps ces allures correspondent sur des distances classiques de piscine. Voici donc les équivalences dans le tableau ci-dessous :

10KM5K1500M1KM800M400M200M100M50M25M
H1″49’5554’5816’3011’008’484’242’121’060’330’16
F1″56’3258’1617’3011’399’194’402’201’100’350’17

Ce tableau permet de prendre la pleine mesure des performances incroyable des nageurs d’eau libre de haut niveau qui arrivent à maintenir une allure extrêmement élevée pendant toute la course.

On n’ose à peine imaginer les séries à l’entraînement pour les athlètes qui sont forcément nagées à une allure supérieure, sur toute une panoplie de distances pour être capable d’être rapide, résistant et endurant.

Celles et ceux qui enregistrent leur carnet d’entraînement de natation sur nageurs.com peuvent retrouver leurs meilleurs temps par distance et par année.

Pour s’amuser on pourrait se poser la question de quelle distance on pourrait « tenir » à cette allure !

Pour un nageur loisir la réponse est vite répondue : même en y mettant toute ses forces, impossible de tenir cette allure ne serait-ce que sur une seule longueur d’un bassin de 25m. Soit à peine quelques secondes.

Un nageur de niveau master en club pourra tenir cette allure à l’entraînement sur 50m en y mettant tout de même une certaine intensité, et éventuellement tenir le chrono sur 100m voire 200m en faisant un départ plongé à son allure maximale. Soit donc seulement une ou deux minutes possibles à cette allure. Mais seuls les nageurs particulièrement entraînés et habitués à performer sur les compétitions sont capables de tenir cette allure sur des distances de 400m ou plus.

Et vous combien de temps pourriez vous tenir à ces allures ?

Un film pour les nageurs : Nadia Butterfly !

Nadia est une nageuse de papillon, qui à seulement 23 ans décide d’arrêter la natation professionnelle après les Jeux Olympiques de Tokyo. Après une dernière course, les excès cachés du Village olympique offrent à Nadia un nouveau souffle de liberté. Mais à mesure qu’elle plonge dans l’inconnu, les doutes surgissent : qui est-elle réellement ?

Le réalisateur, Pascal Plante, ancien nageur de haut niveau, voulait avec ce film « Proposer un point de vue différent de celui capté tous les quatre ans par les caméras de retransmission (…) et capter tout ce que les caméras officielles ne regardent pas ».

Nadia et les trois autres nageuses du relais 4x100m 4N sont dans la vraie vie de vraies nageuses. Ainsi Katerine Savard qui incarne le personnage de Nadia a participé aux JO de Rio et a ramené une médaille sur sa course en relais. C’est aussi une figure de la natation au Québec. Les trois autres nageuses sont aussi des nageuses reconnues au niveau national et la nageuse en dos a également gagné une médaille à Rio. Pour toutes les quatre, il s’agit de leur première apparition au cinéma.

Pour l’anecdote, en plus d’être de vraies nageuses, les deux actrices principales Katerine Savard et Ariane Mainville sont meilleures amies dans la vie. Cela les a d’ailleurs beaucoup rassurées pour jouer ensemble.

La nageuse Katerine Savard (Nadia dans le film) est qualifiée pour l’épreuve de 100m papillon pour les Jeux de Tokyo avec un temps de 57,86.

Ce sera ainsi sa troisième participation aux JO

Le film comporte une scène particulièrement forte de la dernière course de Nadia, un 4x100m 4n relais pour l’équipe canadienne. Le réalisateur « voulait faire l’inverse de ce qu’une couverture olympique aurait montré. Le plan-séquence s’est rapidement imposé. Mais il n’a été possible que grâce à l’implication de nos nageuses olympiques et à l’effort qu’elles ont fourni. À mon grand regret, il y a peu de films de sports qui mettent en scène un véritable effort physique. » Cette scène très délicate à tourner et extrêmement éprouvante physiquement (100m papillon à une allure compétition !), a pu être réalisée en une seule prise.

Nadia Butterfly fait partie de la sélection officielle du Festival de Cannes 2020. Tourné avant la pandémie au Québec pour les scènes d’intérieur ainsi que dans la piscine du Parc Olympique de Montréal, et à Tokyo.

J’ai pu voir le film avant sa sortie (prévue le 4 août 2021), et j’ai beaucoup aimé le réalisme de l’histoire, le jeu d’acteur entre les nageuses, et l’accent quebecois 🙂

Allez une deuxième bande annonce, en attendant la sortie du film !

Les bâches pour piscines tubulaires

Pour les propriétaires d’une piscine tubulaire hors-sol, la bâche est l’équipement nécessaire pour protéger sa piscine. Ces équipements peuvent se trouver auprès de revendeurs spécialisés comme sur Azialo, l’un des leaders dans le secteur de la vente de piscines.

Les différents types de bâche pour piscine hors-sol

Pour maîtriser la consommation électrique pour le chauffage de l’eau, une bâche à bulle, ou couverture à bulle va permettre de protéger la piscine pour réduire les effets du refroidissement nocturne. Ce type de bâche s’utilise l’été, et se pose directement sur l’eau après la baignade. Celui-ci va notamment permettre d’éviter que des feuilles, poussières ou d’autres impuretés ne se retrouvent dans la piscine et limiter également le phénomène d’évaporation de l’eau. Elles peuvent aussi limiter le développement d’algues aquatiques. C’est ainsi que ces bâches peuvent permettre de réduire la quantité de produits d’entretient et de renouvellement d’eau.

une bâche pour piscine tubulaire
Une bâche pour piscine tubulaire ronde de marque Intex.

Un autre type de bâche, est la bâche de sécurité. En effet, pour les piscines hors-sol qui n’auraient pas de barrière de sécurité, ce type de bâche peut être mis en place une fois la baignade terminée, pour protéger les enfants en cas de chute dans la piscine. Les bâches de sécurité doivent disposer de la norme NF P90-308.

Enfin, une fois l’été terminée, pour éviter la corvée de démonter et de ranger sa piscine, il est possible d’installer une bâche d’hivernage. Celle-ci va protéger la piscine des intempéries, et éviter que le liner de celle-ci ne se détériore durant la saison d’hiver. Ce type de bâche va permettre un remise en état plus rapide et plus facile de sa piscine dès l’arrivée de l’été.

Pour éviter l’accumulation d’eau de pluie sur la bâche, certains modèles sont perforés et munies d’un tamis d’écoulement.

Il existe aussi des bâches de protection quatre-saisons qui peuvent s’utiliser aussi bien l’été pour éviter le dépôt d’impuretés, que l’hiver comme bâche d’hivernage, et qui disposent également de la norme de sécurité pour les enfants.

Des caractéristiques adaptées à chaque piscine

Les marques de piscine tubulaires auto-portées comme Intex, Bestway, etc fabriquent pour leurs différents modèles des bâches adaptées. En effet selon les dimensions de la piscine, ou sa forme, il faudra choisir une bache pour piscine tubulaire compatible pour avoir l’assurance que celle-ci remplit pleinement son rôle, d’autant plus s’il s’agit d’une bâche de sécurité. Ainsi il existe des bâches rectangulaires, des bâches rondes, ou encore des bâches ovales, pour les dimensions adéquates permettant un bon maintient solide du système de fixation (rabat, corde ou autre) sur les parois de la piscine.

Les bâches souples pour piscines tubulaires sont généralement moins chères que celles conçues pour les piscines classiques enterrées. Les premiers prix pour les bâches de piscine tubulaire de plus petites dimensions commencent à une dizaine d’euros, et selon les caractéristiques de celle-ci, de sess dimensions et leur forme dépasser la centaine d’euros. Il est impératif de se tourner vers le modèle de bâche adapté à sa piscine.

Réussir sa première piscine de la construction à l’entretien

Article sponsorisé

L’habitude de faire du sport chez soi ou à proximité immédiate a été renforcée par les épisodes de confinement que l’on a subi. Les piscines municipales ont été parmi les lieux à fermer le plus longtemps leurs portes.

Dans ce contexte de nombreux propriétaires de maison envisagent de construire une piscine dans leur jardin. De très nombreuses possibilités s’offrent à eux, comme le choix d’une piscine enterrée, ou bien d’une piscine hors-sol.

Pour bien profiter de votre piscine et en toute sécurité, il est important de bien choisir et installer ses aménagements et équipements annexes (abris, plage de piscine, robots nettoyeurs…)

Afin d’atténuer l’impression de faire sans-cesse des demi-tours dans sa piscine, il est recommandé que celle-ci mesure au minimum 10 mètres de long. En effet à chaque demi-tour, le simple fait de pousser le mur même à faible allure propulse le nageur d’environ 3 mètres. Ensuite selon le niveau technique, chaque cycle de bras va faire avancer de 1,5m à 3m.

On peut néanmoins s’affranchir des contraintes de dimensions en installant un système de nage à contre-courant. Une autre technique est de nager avec un élastique fixé au bord du bassin. Avec ces astuces, il reste possible de réaliser des sessions d’entraînement efficaces en axant les séries d’exercice sur des temps d’efforts et des variations d’intensité. De la même manière qu’en piscine municipale, où les entraînements sont basés sur des nombres d’aller-retours ou de distances.

Le choix de la profondeur va être important, car cela va impacter la quantité d’eau nécessaire à filtrer au quotidien, mais aussi à chauffer. Pour simplement nager, il n’y a pas nécessairement besoin d’une grande profondeur, mais il ne faut pas non plus que la main touche le sol en nageant ! Donc 80cm est la limite en dessous de laquelle il ne faut pas descendre. En revanche pour plonger, y compris depuis le bord (sans plongeoir) il faut une profondeur d’au minimum 1,5 mètres.

Le choix esthétique, la surface disponible, le budget, mais aussi le type de pratique va grandement aider à déterminer les caractéristiques du bassin. Faire construire une piscine par un professionnel permet bien souvent d’éviter les déconvenues.

Enfin… c’est la réouverture des piscines !

Nous y sommes, mercredi 9 juin de l’an 2021 après JC, et nous-autres amateurs de piscine allons enfin pouvoir reprendre le chemin des bassins, alors que pour beaucoup nous en sommes privés depuis de trop longs mois. C’est en effet depuis fin septembre à mi-octobre selon les régions, que les piscines ont été fermées au public. Désormais elles vont pouvoir ré-ouvrir.

Ce n’est que la reprise normale du cours des choses, les piscines ré-ouvrent mais n’auraient peut-être jamais dû être fermées. Le sujet n’a plus lieu d’être débattu à présent.

Mais plongeons dans cette eau chlorée qui nous a tous tant manqué, nageons quelques longueurs pour retrouver le contact avec l’eau. Les muscles des bras qui souffrent un effort oublié, cette impression de ne plus avoir d’appuis dans l’eau, que la technique est imprécise ou médiocre, que le souffle manque… Mais après quelques kilomètres, le retour des sensations, la glisse, l’aisance respiratoire, la coordination qui commence à revenir, les diverses douleurs articulaires et musculaire qui apparaissent puis s’estompent, et les endorphines qui se libèrent. L’apaisement en fin de séance permettra peut-être de tourner la page ce trop long épisode de fermeture. Il faudra plusieurs séances, comme chez le psy, mais cela tombe bien, cette fois on peut vraiment y retourner pour de bon, et à volonté !

Après un arrêt aussi long, il vaut mieux y aller doucement pour éviter les blessures… Inutile de sortir les plaquettes XXL du placard dès la première séance, ni d’essayer de faire la séance d’entraînement d’un athlète des JO avec des séries au chrono. J’ai hâte de lire vos commentaires de séance pour cette reprise !

Dans quelques jours ou semaines, on oubliera cette banale date du 9 juin, alors qu’on l’a tellement attendue.

A lire aussi, la rétrospective de fermeture des piscines à cause de la pandémie de coronavirus.