C’est d’abord pour centraliser l’ensemble de ses données que la fédération a choisi de créer un data lake nommé Atlantis. Celui-ci hébergé dans le cloud AWS (Amazon Web Services). Cela afin d’arrêter d’utiliser des fichiers Excel dont les données peuvent être éparpillées, altérées ou obsolètes. Ce système de données centralisées, comporte à la fois des données de compétition et de formation. La centralisation de ces informations permet de construire des applications de BigData exploitant ces données plus facilement exploitables pour les différents intervenants.
Plusieurs cas d’emplois ont été développés pour tirer partie de ces données. Lors de l’AWS Summit, Jess Corones qui est le responsable des solutions de performance de Swimming Australia a détaillé la manière dont les données sont exploitées au sein de la fédération. Les retranscriptions ne précisent pas vraiment la maturité de ces expérimentations ni si celles-ci ont dores et déjà apporté des bénéfices mesurables. Elles donnent néanmoins quelques exemples intéressants de mise en pratique.
L’aide à la constitution d’un relais
Des informations sont collectées pour estimer le niveau de forme des athlètes des autres pays. Il s’agit tout d’abord des temps de chaque athlète qui sont récoltés sur internet, mais aussi d’analyser et comprendre quel est le niveau de forme de chacun, cela afin d’avoir un avis éclairé pour le coach. Le but est notamment en temps réel lors de déplacements pour des compétitions internationales, de comprendre qui nage, mais aussi de pouvoir effectuer des changements dans le relais.
L’analyse d’une course
La fédération a construit une sorte de comparatif dans lequel elle a intégré un classement sur chaque constituante d’une course : le départ, le virage, la fin de course. Elle y intègre autant ses propres athlètes que ceux des autres nations. Cela permet d’établir un classement, ou encore de comparer les performances d’un athlète par rapport aux autres. L’objectif étant de comprendre les clés pour gagner une compétition.
Comprendre le taux de rétention chez les jeunes
Les groupes de jeune sont en effet constitués par année de naissance, et par exemple un nageur de 13 ans né en janvier peut nager avec un autre nageur né en décembre. Il peut donc y avoir une grande différence de maturité entre les nageurs particulièrement à cet âge. Un algorithme développé par l’Université de Sydney a été implémenté sur le lake afin d’estimer pour une course donnée un classement plus équitable qui tient compte de l’âge du nageur et de sa maturité.
Compléter ses séances de natation par un autre sport est courant. Les nageurs en club intègrent souvent dans leur entraînement des séances de préparation physique en salle ou bien pratiquent une autre discipline sportive secondaire. La pratique du yoga en complément de la natation peut avoir de nombreux atouts comme corriger des postures, détendre les muscles (et l’esprit !), gagner en souplesse, etc.
J’ai eu le plaisir d’échanger avec Sophie Colombié, professeur de yoga depuis plus de vingt ans. Selon elle, il existe des passerelles entre les outils du yoga et la technique de nage. Les nageurs n’ont pas forcément conscience d’avoir un corps liquide, composé à 80% d’eau ! L’idée du corps flottant, projectile et propulseur peut se développer avec le yoga afin d’insuffler cela dans la natation.
Des postures de yoga pour la natation
C’est en enseignant sa discipline à des nageurs qu’elle a identifié des correspondances entre les deux pratiques. Elle a par exemple remarqué qu’un mouvement spécifique du bassin qui s’appelle la nutation et la contre-nutation utilisé habituellement en yoga pré-natal, correspond au mouvement du bassin en brasse.
Elle nous présente en compagnie de Christophe Luxereau quelques postures de yoga adaptées pour la natation.
Posture du Demi-Pont
Posture de demi-pont avec une brique de yoga sous le sacrum. Crédit photo : Sophie Colombié
Posture avec bassin surélevé sur une brique de yoga. Conscience du sacrum avec Gainage hypopressif et allongement du buste.
Cette posture permet l’amélioration de la flexibilité du rachis pour le papillon.
Posture du Poisson
Posture du Poisson, avec une brique de yoga sous la poitrine. Crédit photo : Sophie Colombié
Ouverture et assouplissement de la cage thoracique.
Cette posture permet d’améliorer le placement des scapulas (omoplates) et la conscience de la globalité et du lien bras-buste. Là encore, le corps est allongé, on crée un corps projectile.
La Fausse Inspiration Thoracique
L’exercice de Fausse Inspiration Thoracique. Crédit photo : Sophie Colombié
Fausse Inspiration Thoracique : il s’agit d’un exercice de respiration basé sur la coordination du périnée, du diaphragme et du transverse, muscle abdominal profond. C’est un des exercices de gainage abdominal hypopressif en allongement fondamentaux.
Cet exercice permet un travail d’oxygénation du nageur (expiration forcée).
Posture en Planche latérale
Posture de planche latérale en gainage hypopressif. Crédit photo : Sophie Colombié
Planche latérale – Gainage hypopressif – Autograndissement – Conscience du placement du crâne.
Cette posture de gainage permet le renforcement de l’épaule (complexe humero-scapulo-rachidien).
Les bénéfices du yoga pour la natation
Le nageur Christophe Luxereau est encadrant au club CNP à la piscine Roger le Gall, pratique le yoga depuis un an. Le yoga lui a permis de réaliser des battements plus souples et propulsifs alors qu’il avait auparavant tendance à avoir les jambes trop tendues. Il a également gagné en laxité dans l’épaule, permettant d’aller chercher plus loin les mouvements. Toute la partie gainage notamment en hypopressif est bien plus efficace que le gainage classique. Pour lui, la prise de conscience posturale permet de mieux nager en étant mieux protégé contre les blessures et d’être également davantage propulsif.
Dans la prévention des blessures, le yoga permet d’étirer tous les muscles qui entrent en jeu dans la natation.
Pendant quelques mois j’ai moi-même eu la possibilité par mon club de pratiquer une séance par semaine de yoga dont les postures ont été choisies spécifiquement pour la natation. La concentration sur le moment présent du yoga ainsi que les différentes postures permettent la décontraction musculaire. Celles-ci permettent au fil des séances de gagner en souplesse sur certaines articulations, de procurer un certain bien-être après un travail de torsion, etc.
Le parallèle avec la natation permet une nouvelle lecture du yoga. Le yoga permet de renforcer certains muscles qui sont peu travaillés lors de la pratique de la natation, et ainsi gommer les déséquilibres musculaires. Les muscles du dos sont par exemple très sollicités lors des séances de natation, contrairement aux muscles abdominaux. Or cette différence de capacité musculaire est la cause de nombreux maux de dos, et un travail de renforcement des abdominaux permet de limiter facilement les lombalgies.
Un stage de yoga spécifique pour les nageurs
Afin de partager leurs connaissances sur l’apport du yoga pour les nageurs, Sophie Colombié et Christophe Luxereau organisent ensemble un stage les vendredi 11, 18 et 23 juin de 19h30 à 21h dans les locaux de Un Air de Famille au 10 rue du Château Landon, Paris 10ème. Limité à 12 participants, au tarif de 60 euros pour les trois cours. Les informations pratiques de ce stage ainsi que la description des sessions de yoga est décrite dans ce document.
Plus qu’un dernier mois à patienter pour retrouver le chemin des piscines. C’est en effet le mercredi 9 juin que le gouvernement a déterminé comme étant la date de réouverture des piscines couvertes, au niveau national.
La piscine Emile Anthoine, juste en face de la Tour Eiffel dans le 15ème arrondissement. Crédit photo : Christophe / nageurs.com
Le contour des modalités de réouverture a été communiqué dans le journal Le Parisien du 11 mai au travers une interview du Premier Ministre Jean Castex.
Outre les mesures barrières en vigueur aujourd’hui comme la désinfection, l’aération, le port du masque dans les vestiaires, comme nous le détaillons dans cet article, il y aura une jauge de 50% dans les piscines.
A combien de nageur correspond cette jauge de 50 %
La FMI pour Fréquence Maximale Instantanée a toujours été un indicateur présent dans lieux recevant du public (établissements de type ERP au sens de l’administration), y compris avant la période Covid. Cette FMI permet de limiter l’accès à la piscine lorsque la fréquentation est trop élevée.
Cette FMI dans les piscines est calculée de la manière suivante : selon la surface en mètre-carrés des bassins. Celle-ci est donc de 1 personne par m2 en piscine couverte, et de 3 personnes pour 2m2 en piscine extérieure.
Les salles de sport qui sont comment les piscines des établissements ERP classés X (rien à voir avec les sites X, il s’agit d’une codification administrative), ont quant à eux une FMI habituelle de 1 personne pour 4m2 ou 1 personne pour 8m2 + l’effectif de spectateurs.
Concrètement une piscine standard de 25m qui ferait 12.5m de large avec 5 couloirs. Cela fait une surface de bassin de 312,5m2 soient autant de nageurs potentiels. Dans les faits une telle affluence est tout simplement inimaginable, cela ferait 62 personnes par ligne ! Même en réduisant la FMI de moitié, on reste sur des capacités d’accueil vraiment très large. Pour preuve l’image ci-dessous :
Déjà avec 10 personnes par ligne dans un bassin de 25m on peut considérer la piscine comme blindée. Ici la piscine Valeyre. Crédit photo : Nine / Nageurs.com
La réalité est qu’à un instantané, il y a certes des nageurs dans le bassin, mais aussi dans les vestiaires, les douches, etc. Sur une séance de nage d’une heure, il faut compter entre 15 et 20 minutes supplémentaires pour les douches et se changer.
Il y a aussi beaucoup de disparités selon les piscines et selon les créneaux. Les matinaux qui vont nager à 7h par exemple ne s’attardent pas dans les douches ou les vestiaires mais viennent pour nager, et quasiment l’ensemble des nageurs du créneau arrive dès l’ouverture pour partir à la fermeture une heure plus tard. Le we avec l’ouverture en continue il y a un lissage des départs et des arrivées, et avec la présence de familles le passage aux vestiaires nécessite plus de temps par exemple.
Cette limitation de la jauge à 50% ne voudra donc pas dire qu’il y aura deux fois moins de monde dans les piscines, mais que la capacité maximale qui est de base surdimensionnée sera réduite de moitié.
Une jauge divisée par 8, soit 1 nageur pour 8m2 aurait été plus cohérent
Une personne pour 8m2 de bassin couvert, soit une jauge divisée par 8 semblerait plus cohérent avec la réalité. On peut considérer qu’à un instant T il y a 80% des personnes dans l’eau et les 20% restants dans les espaces communs. Sur notre exemple de la piscine de 25m, avec ses couloirs de 2,5m de large soit 62,5m2 par couloir : 62,5/(80% * 8) = 7,8 nageur par ligne de 25m.
La FMI est parfois atteinte lors des journées de forte chaleur à la piscine de plein air de Puteaux. Crédit photo : Oléum / nageurs.com
Les piscines couvertes n’accueillent plus le public depuis le début de l’automne. Leur réouverture est donc très attendue. Dans un premier temps, celles-ci réouvriront leurs portes aux mineurs le 19 mai. Les adultes devront patienter jusqu’au 9 juin.
La piscine de Provins dont seul le bassin extérieur est pour le moment ouvert au public. Crédit photo : Snoop77 / Nageurs.com
Il est utile de rappeler qu’à la fin de l’année 2020 le gouvernement avait promis une réouverture des piscines couvertes le 20 janvier comme on peut le lire dans notre rétrospective qui retrace l’historique des mesures liées à l’épidémie de coronavirus. Le public mineur avait pu reprendre les activités dans le cadre d’activités périscolaires au 15 décembre en intérieur, mais cela a été ensuite interdit y compris en extérieur lors de l’avancement du couvre-feu à 18h en janvier.
Avec la baisse des contaminations, et le démarrage des premières étapes d’allègement des mesures sanitaires, le contexte est néanmoins plus favorable aujourd’hui. Mais chaque levée de mesure s’accompagne d’un protocole strict, et celui-ci n’a pas encore été précisé pour les piscines.
Les piscines extérieures, assimilées à des établissements de plein air qui ont le droit de recevoir du public, appliquent déjà un protocole sanitaire pour éviter les contaminations. Celui-ci diffère légèrement entre les établissements, mais globalement celui-ci est toujours lié à la distanciation physique, un parcours à sens unique, une limitation des personnes en simultané, etc.
Or les établissements couverts ne bénéficient pas des mêmes capacités de ventilation, et les jauges pourraient sérieusement limiter l’accès aux bassins lors de la réouverture.
Beaucoup de questions restent en suspens, faudra t’il s’inscrire pour nager ? Les activités encadrées pourront elles reprendre ?
Pour le moment les piscines couvertes ne sont accessibles qu’à un nombre très restreint d’usagers. Il s’agit des étudiants en sport, des sportifs de haut-niveau, les personnes souffrant d’une affection longue durée (ALD) avec un certificat médical.
A votre avis les piscines vont-elles réouvrir cette fois comme promis ? Et avec quel protocole sanitaire ?
Si la tenue des jeux-olympiques dans moins de trois mois est encore incertaine, que l’épidémie de covid plonge la région de Tokyo dans l’état d’urgence et la population hostile au maintien des jeux, une chose est néanmoins certaine : les test event ont pu démarrer.
C’est en effet du 1er mai au 6 mai que se déroule l’une des étapes de la coupe du monde de plongeon de la FINA. A la clé la possibilité de se qualifier pour les jeux olympiques.
La Tokyo Tower, l’un des emblèmes de la ville de Tokyo et cousine de notre tour Eiffel. Crédit photo : nageurs.com
De nombreux athlètes étrangers présents
C’est ainsi plus de 200 athlètes, provenant de 50 pays, qui se sont retrouvés pour disputer des épreuves de plongeon. Le tremplin à 3m ainsi que le haut-vol à 10m, en individuel ou synchronisé.
Parmi les athlètes, il y a notamment des participants venant des pays durement frappés par l’épidémie de coronavirus : un indien, huit brésiliens, quatorze britaniques, quatre français, etc.
A l’opposé, la Chine extrêmement prudente au sujet de l’épidémie a néanmoins deux athlètes représentés. Davantage prudente, la fédération australienne a préféré s’excuser et ne pas prendre part à cet événement.
Un protocole sanitaire extrêmement strict
Un protocole sanitaire très strict est mis en place, l’objectif est aussi de tester celui-ci avant les JO. Un système de bulle sanitaire est mis en place autour des athlètes, ceux-ci ne peuvent ainsi pas quitter leur chambre d’hôtel, subissent des tests anti-Covid chaque jour, et sont accompagnés jusqu’au lieu de la compétition.
Un rappel à l’ordre à été fait lors d’un échauffement au cours duquel des athlètes étaient trop proches.
Les épreuves se déroulent en outre sans spectateur, à huis-clos, et les athlètes ne pourront pas visiter la ville ou faire du tourisme.
Jusqu’à présent on pouvait sérieusement douter du maintiens des JO, mais la bonne tenue de cette épreuve test est plutôt de bon augure pour la suite.
Il ne reste plus que quelques mois avant l’été, et nous avons déjà quelques belles journées ensoleillées. Le besoin de nature et de détente, accentué par toutes les restrictions sanitaires actuelles fait que plus que jamais les loisirs de plein air vont être plébiscités.
Et pour les heureux bénéficiaires d’un jardin, l’installation d’une piscine peut être une solution pour profiter au mieux de la saison estivale. Le choix peut se porter sur une piscine hors sol de type tubulaire.
Quels sont les avantages d’une piscine tubulaire ?
Ce type de piscine a l’avantage de ne pas nécessiter de permis de construire, ni de déclaration préalable auprès de la mairie, contrairement aux piscines enterrées. Disponibles en kit, ce type de piscine peut s’installer très facilement en quelques heures. On en trouve dans un vaste choix de dimensions et de format chez les différents fabricants et les distributeurs comme les piscines Trigano ou les piscines Bestway. Par exemple des piscines rondes propices à la baignade et la détente en famille, ou des piscines rectangulaires pouvant mesurer 10 mètres de long et donc dans lesquelles il est possible de nager.
Une fois l’été terminé il est aussi possible de démonter ce type de piscine pour la ranger en attendant l’été suivant, même si cela nécessite quelques efforts pour bien la sécher et la replier avant rangement.
Ce type de piscine, généralement disponible en kit, permet d’avoir tout l’équipement nécessaire au bon fonctionnement de la piscine comme le skimmer qui va capturer l’eau en surface, le système de filtre pour recycler l’eau, et l’emplacement dans le bassin pour recevoir l’eau une fois celle-ci recyclée. Des entreprises comme Trigano Jardin commercialisent des piscines tubulaires conçues et fabriquées en France.
Les bords des piscines tubulaires étant assez hauts, les risques de chute accidentelle dans l’eau sont beaucoup plus faibles que sur une piscine enterrée. Il faut néanmoins rester vigilant que les enfants n’escaladent pas l’échelle ou ne tentent d’enjamber la piscine hors de la surveillance d’un adulte.
Enfin ce type de piscine reste économique comparée aux autres options, avec un coût de quelques centaines d’euros pour les plus petites, et qui reste généralement inférieur à 3000 euros pour les piscines de plus grande dimensions.
Ce type de piscine peut également être installé par des municipalités pour palier à un manque d’équipement dans certaines zones, ou proposer un lieu de loisir pour les familles l’été. La possibilité de démonter et transporter ce type de piscine fait par exemple partie des pistes de réflexion du Ministère des Sports pour permettre au plus grand nombre de jeunes enfants l’apprentissage de la natation.
Quels sont les inconvénients de ce type de piscine ?
On peut reprocher à ce type de piscine leur manque d’esthétisme, par leurs matériaux synthétiques et les tubes apparents.
Idéales pour les jeunes enfants, les dimensions plutôt réduites de ce type de piscine limitent les possibilités pour y nager et même en maîtrisant les virages flip-turn peuvent donner la sensation de faire plus souvent demi-tour que de nager.
Généralement il n’y a pas de système pour chauffer l’eau, ce qui limite l’utilisation aux belles journées d’été, voire à la mi-saison pour les moins frileux ou les plus sportifs.
Il faut également faire attention au liner qui est fragile et d’éviter tout objet qui pourrait l’abîmer voire le déchirer.
Peut-on s’entraîner et faire des séances de natation dans une piscine tubulaire ?
Soyons clairs, une piscine ronde n’est pas vraiment idéale pour nager mais plutôt de barboter. Eventuellement on peut y faire de l’aquagym voire de l’aquabike.
Il va y avoir davantage de polyvalence avec une piscine rectangulaire, surtout pour les plus grandes. Dans une piscine de 9m de long il faut faire 11 longueurs pour faire 100m. Le nageur qui veut nager plusieurs kilomètres quotidien risque de s’y trouver à l’étroit et passera son temps à faire des demi-tour.
Néanmoins des solutions pratiques existent pour les nageurs, comme nager avec un élastique de natation ou un harnais attaché à un point fixe (comme l’échelle de la piscine par exemple) afin de palier à cette limitation et pouvoir nager en continu.
En combinant de la nage avec et sans élastique sur une séance il est possible de construire un entraînement complet et varié : avec des intervalles de temps dans le premier cas, et de distance dans le second.
Quel entretien faut-il prévoir pour une piscine tubulaire ?
Pour éviter la formation d’algues, et le développement de micro-organisme, il y a des traitements chimiques comme le chlore, et des produits anti-algue à ajouter dans l’eau. L’eau doit également être filtrée en continu pour la nettoyer de toutes les impuretés, poussières, cheveux, etc. Les kits de piscine tubulaire comprennent généralement ce système de recyclage d’eau.
En plus de la vérification du bon fonctionnement du filtre, il faut surveiller régulièrement le pH de l’eau, et d’ajuster si besoin pour un bon confort de baignade.
S’il est un objet qui était totalement absent des piscines il y a encore quelques années à peine, et omni-présent aujourd’hui, c’est bien la montre sportive. Et bien au delà des piscines, ces montres connectées qui font partie de la famille des wearables, ces appareils électroniques capables de capturer et stocker des données, intégrés aux vêtements et accessoires de la personne qui le porte.
Sur quels critères bien choisir une montre de natation ?
1 / La capacité à bien mesurer la distance nagée
Le rôle principal d’une montre de natation est de compter les longueurs à la piscine. Pour cela, les montres permettent de renseigner la longueur du bassin. Elles sont équipées d’un accéléromètre ainsi qu’un logiciel embarqué qui sait identifier un changement d’orientation suivi d’une poussée au mur. D’autres mesures sont également réalisées comme le décompte du nombre de mouvements de bras, ou encore la détection du style de nage.
Chaque nageur ayant son style de nage unique, et des conditions de nage en piscine différente, la fiabilité des mesures ne va pas être la même sur tous les modèles. Il convient donc de bien comparer les modèles de montre natation avant de faire son choix.
Il peut être judicieux d’orienter son choix vers un modèle sur lequel la marque va proposer régulièrement des mises à jour du logiciel intégré, et pour lequel la natation est un des principaux sports mis en avant et non simplement un des sports parmi une longue liste. Aussi sophistiqués soient-elles, un arrêt ou un changement de nage au milieu d’une longueur a de grande chance d’être interprété comme deux longueurs, et des longueurs en battements sans bouger les bras seront détectées comme des pauses.
2 / La présence d’autres mesures utiles pour le nageur
Le calcul du SWOLF, est parfois proposé, c’est un indicateur de l’efficacité de la nage qui correspond au temps nécessaire pour faire une longueur auquel on additionne le nombre de coups de bras.
La mesure du rythme cardiaque directement par la montre fait partie des innovations ce ces dernières années.
Selon le perfectionnement des modèles, ceux-ci peuvent disposer d’une fonction GPS permettant de mesurer les distances nagées en eau-libre, ou encore d’un capteur de température.
Certains modèles comme Suunto Ambit3 proposent même des entraînements de natation selon un objectif indiqué.
3 / L’interface pour consulter son activité
Une fois les données de la montre synchronisées, c’est permettre de consulter sur le site de la marque ou via une application mobile tous les détails des activités, comme la distance nagée, les calories dépensées, mais aussi les zones cardio, le nombre de coups de bras par longueur, les chronos par série, la distance par type de nage, etc.
Selon les interfaces, on pourra également avoir des recommandations concernant la récupération avant la prochaine séance, ou sur la charge d’entraînement, tenant compte du tracking d’activité dans son ensemble.
4 / L’autonomie de la montre
Toutes ne se valent pas sur ce point. La polyvalence de certaines montres fait qu’elles peuvent être portées en permanence, pour mesurer toute l’activité physique, le rythme cardiaque en continu, le sommeil, etc. Ainsi avoir plusieurs jours d’autonomie est un minimum à exiger.
5 / D’autres capacités pour la vie de tous les jours
Citons le paiement sans contact proposé par exemple sur certains modèles de Garmin ou Suunto, la mesure de paramètres santé, la possibilité d’écouter de la musique avec un casque bluetooth avec les montres Amazfit ou Garmin.
6 / Le design et la qualité des matériaux
Outre le poids de la montre, les marques font de gros efforts sur le design de ces montres, et proposent parfois plusieurs déclinaisons du même modèle avec des cadrans de taille différents, des bracelets interchangeables, etc.
Porter ce type de montre renvoie également une image sportive dans l’ère du temps.
Nous avons pu le constater, les piscines ont su très rapidement mettre en place un protocole sanitaire pour permettre d’accueillir des nageurs avec le maximum de précautions sanitaires. Plus ou moins contraignants, plus ou moins efficaces, essayons de revenir ici sur les mesures qui ont été prises, et celles qui pourraient l’être lors de la réouverture tant attendue de nos piscines.
L’inscription préalable
Une des mesures les plus contraignante de toutes : l’inscription préalable. Assortie d’une limite drastique de nageurs en simultané, et de créneaux stricts.
Cette mesure avait été généralisée au tout début du premier déconfinement, mais rapidement levée avec l’assouplissement des mesures sanitaires gouvernementales et autre, qui faisaient croire à l’époque que l’épidémie était déjà terminée.
Dans l’idéal il faut une plateforme de réservation ou une application mobile avec paiement intégré, mais une solution moins couteuse et plus rapide à mettre en place aurait été la prise de rendez-vous, en téléphonant à la piscine, pour être inscrit sur le cahier et un paiement sur place (pour tenir compte des abonnements, des tarifs réduits, etc).
Cette mesure va de pair avec l’abaissement drastique de la FMI : Fréquence Maximale Autorisée.
Vendredi 13 mars 2020, la piscine Jean-Taris dans le 5e arrondissement, limite la FMI à 100 personnes. Crédit photo : Nri / nageurs.com
On peut citer le Club des Nageurs de Paris (CNP) qui a mis en oeuvre un système de réservation préalable entre juillet et début septembre pour réguler la fréquentation dans leur bassin de 25m qui situé dans l’enceinte de la piscine Roger le Gall. Des créneaux de 90 minutes étaient réservables sur une application mobile, avec une limite de 20 personnes par créneau (soit 4 personnes par ligne d’eau). En outre ils ont eu la gentillesse de permettre des réservations (gratuitement en plus) par tous les nageurs inscrits à un club parisien. Ce système présentait aussi l’avantage d’afficher le nombre de places réservées permettant à chacun de s’inscrire en connaissance de l’affluence, avec la possibilité de libérer sa place jusqu’à 1h avant de venir.
Une amélioration de cette mesure pourrait être un échelonnement des arrivées, afin d’éviter les attroupements aux douches et aux vestiaires.
A l’opposé, une mesure mal comprise des usagers a été l’instauration dans certaines piscines d’une pause rallongée pour le ménage et la désinfection complète entre deux créneaux (entre les scolaires et le public par exemple), réduisant en conséquence fortement la durée des créneaux.
Enfin, même si cette solution n’a pas été envisagée jusque là, une prise de température avant l’entrée dans l’établissement pourrait très bien faire partie d’un protocole sanitaire futur.
La discrimination par public
L’état d’urgence sanitaire permet certes une discrimination en autorisant certaines personnes selon des critères d’âge ou autre comme c’est le cas actuellement, et interdire l’accès à d’autres. Seules les piscines et salles de sport ont ces règles, qui sur le long terme sont assez injustes.
Les mesures prises dans les vestiaires
En complément de la réservation obligatoire préalable, certaines piscines ont affecté un numéro de vestiaire et un numéro de casier individuel.
Certaines piscines, plutôt que de condamner un casier sur deux, ont condamné un bloc de casier sur deux. Moins de ménage à faire ! Et autant de nageurs dans un espace plus réduit pour se changer.
Crédit photo : Domino / nageurs.com
Certaines piscines ont fait le choix plus radical de condamner complètement les casiers. Chacun devant apporter ses affaires à côté du bassin. On imagine facilement que cette mesure est fortement dissuasive, mais le nageur motivé s’en accommodera.
Les marquages au sol et les gestes barrière
Les différents marquages au sol, permettent de rappeler à chacun à garder ses distances. Certaines piscines sont allé plus loin en installant des barrières pour séparer physiquement les sens de circulation.
La présence de ces marquages traduit une bonne volonté que l’on ne peut que saluer.
Crédit photo : Domino / nageurs.com
La piscine peut aussi mettre à disposition un flacon de gel hydroalcolique à l’entrée.
Le cas des douches
C’est l’un des lieux où la promiscuité est la plus forte. Pour des raisons d’hygiène, il semble délicat d’empêcher les nageurs d’y accéder avant d’aller nager, même si la majorité des nageurs en club n’en prennent jamais avant d’aller dans le bassin.
Beaucoup de piscines ont mis un marquage pour condamner une douche sur deux. D’autres ont mal implémenté le protocole en condamnant à la place un bloc de douche sur deux (citons la piscine Jacqueline Auriol par exemple).
Certaines piscines stoppaient les douches 30 minutes avant l’évacuation du bassin, cela permettait aux nageurs voulant prendre leur douche de sortir plus tôt donc de mieux lisser dans le temps les départs, et d’éviter un attroupement à la fin.
En tant que nageur, on remarque souvent que le passage à la douche est bref avant d’aller nager, mais s’éternise après sa séance. L’occasion de bavarder voire faire ses étirements. Il aurait été tout à fait possible d’interdire purement et simplement les douches en sortant.
Quelles mesures peuvent être prise dans les lignes d’eau ?
Des consignes particulières peuvent être demandées aux usagers, comme l’interdiction de stationner à deux personnes ou plus en bout de ligne d’eau.
Une des pires mesures qui a été heureusement adoptée par une poignée de piscines seulement (par exemple à Nogent sur Marne), a été l’instauration d’un « sens de nage » dans les lignes d’eau, avec obligation de changer de ligne à chaque virage. Il faut avoir bien du dédain voire du mépris pour les nageurs pour décider ce genre de chose !
Au contraire une mesure simple constatée par exemple à la piscine de Puteaux a été l’affichage d’un nombre maximum de nageurs par ligne. Cela permet tout d’abord à chacun de se répartir au mieux dans les lignes.
On a pu constater aussi parfois l’interdiction de tout sac et serviette au bord du bassin. Mais parfois aussi tout matériel de natation, y compris le matériel type petites palmes, pull-buoy, et même de bouteille d’eau !
Une mesure que l’on aurait aimé notamment à Paris, afin encore de permettre d’espacer au maximum les usagers, c’est d’évacuer plus tardivement les nageurs du bassin. Plutôt que 30 minutes avant la fermeture, il serait préférable de réduire à 15 minutes largement suffisant, voire 5 minutes.
Aérer régulièrement semble être une bonne mesure à généraliser.
La zone de déchaussage
Ces zones sont généralement assez réduites en surface. Les bancs pour mettre et retirer ses chaussures ont parfois une place sur deux de condamnée par un autocollant, quand ce n’est pas le banc complet qui est retiré.
La plupart des piscines ont débranché leur sèche-cheveux. La volonté étant d’éviter les attroupements.
Se sécher les cheveux longuement avant de sortir de la piscine ? Pas possible en période de Covid-19 ! Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com
La mesure qu’on aurait aimé voir mais qu’aucune piscine n’a mis en place
Cette période difficile est propice aux remises en causes et changements en profondeur !
On aimerait militer pour des horaires élargis, plus tôt le matin, plus tard le soir. De 6h à 23h tous les jours ! Une mesure à pérenniser, avec sans doute un coût horaire moindre qu’un équivalent en construction de piscine supplémentaire, pour démocratiser davantage pratique sportive alors que l’on va accueillir les JO 2024.
Une répartition à revoir éventuellement entre le public, les scolaires, et les clubs. En gardant certes une priorité aux scolaires pour l’apprentissage élémentaire de la natation, en s’appuyant davantage sur les bassins-école de proximité pour les petites classes, afin de permettre l’accès à la piscine à plus de classes.
On pourrait aussi souhaiter une meilleure répartition des créneaux entre associations sportives, en privilégiant celles qui mettent le mieux en oeuvre leur projet sportif pour le plus grand nombre.
En tant que nageur, la piscine idéale est celle qui va permettre de pratiquer la natation dans les meilleurs conditions. Un bassin de type « couloir de nage » permettant de retrouver les caractéristiques d’un bassin sportif, est particulièrement approprié.
Cette configuration de bassin permet le plus de polyvalence et permet à la fois de nager, mais aussi se détendre et s’amuser. Toute en longueur, et avec des dimensions réduites, une piscine Couloir de nage est celle qui se rapproche le plus des bassins sportifs, et présente donc le meilleur compromis pour son choix se piscine.
Piscine de type couloir de nage enterrée. Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com
Selon les dimensions et la profondeur, il existe des solutions à la fois hors-sol (par exemple les piscines en container recyclés de 6m ou 12m de long), mais aussi de ligne de nage semi-enterrée ou enterrée. Il sera dans certains cas nécessaire de se renseigner auprès du service d’urbanisme de sa commune, et le cas échéant d’obtenir un permis de construire.
Quelle largeur est la plus adaptée pour un couloir de nage ?
Prenons comme repère les dimensions des piscines municipales. Généralement la largeur d’une ligne d’eau est de 2,50m ce qui correspond aux exigences des bassins homologués pour les compétitions de natation. Cette largeur permet de nager sans problème dans toutes les nages. Mais contrairement aux piscines municipales où le mouvement peut « déborder » sur la ligne adjacente, une piscine individuelle aura un mur de chaque côté. Ainsi une largeur légèrement supérieure permettra de pouvoir nager à deux côte à côte sans se gêner mutuellement.
On pourra citer en mauvais exemple de la piscine Pailleron connue par les parisiens qui se plaignent de ses couloirs étroits (5 couloirs étroits + 1 couloir large) rendant les dépassements très compliqués.
Quelle profondeur de piscine pour nager ?
La paramètre de la profondeur est important à prendre en compte, car cela va avoir un impact important sur la quantité d’eau nécessaire pour remplir la piscine, et d’électricité nécessaire pour la maintenir à température.
Il est tout à fait possible de nager même dans une piscine à faible profondeur dans laquelle on a pied partout. Cependant la profondeur minimale ne devrait pas être inférieure à 80cm. Beaucoup de nageurs ont d’ailleurs des difficultés à faire des virages dans les piscines ayant une profondeur comprise entre 80cm et 1m10.
Une piscine de trop faible profondeur présente néanmoins un réel danger en cas de plongeon « tête en avant », d’autant qu’il est parfois difficile de jauger de la profondeur réelle d’un bassin. Une profondeur de 1m50 au minimum est préférable pour plus de sécurité sur cet point.
Quelle longueur de piscine pour aligner des longueurs ?
Une séance de natation dure généralement autour d’une heure, et un nageur de niveau moyen va parcourir une distance comprise entre 2 et 3 kilomètres.
Ce qu’il faut avoir à l’esprit c’est qu’à chaque fois que l’on fait un virage, en poussant le mur du pied, y compris en coulée dite « passive » on est propulsé sans effort d’environ 3m.
On peut estimer qu’un nageur de crawl va être propulsé de 0,8m à 1,4m par mouvement de bras. La longueur d’une piscine va donc déterminer le nombre de cycles de bras par longueur. En comptant les virages, un bassin de 10m va donc permettre entre 5 et 9 mouvements de bras, quand une piscine de 15m en permettra entre 8 et 15.
Une ligne de nage devra donc mesurer au minimum 10m de long pour conserver un intérêt sportif.
Même avec ces dimensions plus petites que celles d’un bassin municipal, il est possible de construire des séances sportives de natation très variées, et bien sûr aussi de profiter de manière ludique et exclusive de sa piscine.
Particulièrement affectés par la pandémie du coronavirus, les piscines ont subit de longues périodes de fermeture. Dernière mise à jour 20/07/2021.
Le premier confinement : 98 jours de fermeture
Le jeudi 12 mars, le Président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture des écoles jusqu’aux vacances scolaires (prévues du 4 au 20 avril à Paris). Le lendemain les clubs de natation commencent à prendre des mesures pour suspendre leurs activités, et le 14 mars toutes les piscines ferment leurs portes.
Lundi 16 mars, Macron annonce pour le lendemain un confinement qui devra durer « 15 jours au moins ». Le 27 mars, c’est le Premier Ministre Edouard Philippe qui annonce un prolongement du confinement pour 2 semaines supplémentaires.
Le 2 avril, la FFN à qui on peut reprocher un manque de communication sur le début de l’épidémie, annonce la suspension de toutes les compétitions de natation jusqu’au 30 juin.
Le 13 avril, le Macron prend à nouveau la parole et annonce la poursuite d’un confinement strict jusqu’au 11 mai. Ce sera heureusement la dernière prolongation.
Mais après ces 55 jours de confinement strict, des restrictions vont perdurer. Le 2 juin les piscines situées en « zone verte » ont pu ouvrir à nouveau leurs portes, avec une réservation obligatoire d’un créneau horaire.
A Paris, nous sommes passés en zone verte le 15 juin, mais avons du attendre le 22 juin pour une réouverture des piscines. Pour restreindre la fréquentation certaines piscines ont appliqué la réservation, mais cela n’était pas généralisé et à partir de cette date il a été possible de retourner nager. Certaines règles sanitaires ont été mise en place dans les piscines.
Signe de la longue attente, il y a eu une vraie ruée vers les piscines, encouragé aussi par les belles journées d’été.
Partout dans le monde, les piscines mettent en oeuvre un protocole sanitaire. Ci-dessus à Montréal en aout 2020. Crédit photo : Saigonnais / nageurs.com
Le deuxième confinement : des fermetures différentiées selon les régions
Les grandes métropoles passent les unes après les autres en état d’alerte maximale. Ce qui a pour conséquence que les piscines couvertes ne peuvent plus y accueillir de public.
C’est le cas dès le cas dès le 23 septembre à Aix-Marseille, le 25 septembre à Lille, le 6 octobre à Paris, le 10 octobre à Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, et le 13 octobre à Toulouse.
Il était cependant possible à ce moment là de continuer à nager dans les piscines découvertes.
Le 14 octobre, le Président Macron annonce l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire. Le 22 octobre, le nouveau Premier Ministre Jean Castex annonce au couvre feu de 21h à 6h sur l’ensemble du territoire avec prise d’effet le 23 octobre au soir.
Les piscines ajustent alors leurs horaires de fermeture pour que chacun puisse regagner son domicile avant le couvre feu.
Mais le mercredi 28 octobre, le Président de la République décrète un nouveau confinement de 4 semaines démarrant dès le vendredi le 30 octobre au soir.
Contrairement au premier confinement, certaines piscines ont pu avoir des dérogations pour ouvrir leurs portes aux détenteurs de certificats médicaux attestant une ALD (Affection Longue Durée), la natation scolaire, les sportifs de haut niveau.
Des allègements au confinement ont eu lieu dès le 28 novembre avec la possibilité de se déplacer dans la limite de 20km et 3 heures (contre 1km pendant 1 heure pendant le confinement).
Le 1er décembre, il est annoncé que les établissements classés PA, soit les établissements de plein air peuvent à nouveau ouvrir leurs portes au public. Or une piscine extérieure n’a pas forcément la classification administrative PA à partir du moment où celle-ci dispose de vestiaires, de douches, ou de bassins intérieurs. Seule une infime partie des piscine a donc pu rouvrir au public début décembre.
L’instauration progressive d’un couvre feu national
Le mardi 15 décembre, c’est la fin du second confinement, mais un couvre feu national est instauré le même jour sur tout le pays, de 20h à 6h. Les mineurs peuvent à nouveau nager dans un cadre périscolaire (en club par exemple).
Au cours des vacances de Noël, le variant britannique VUI-202012/01 qui est entre 50% et 70% plus contagieux que la souche d’origine SARS-CoV 2, se répand dans de très nombreux pays qui durcissent très fermement les mesures en place avec des re-confinements stricts. En parallèle, les premiers vaccins sont homologués et commencent à être administrées.
Le 1er janvier 2021, le gouvernement par la voix de son porte parole Gabriel Attal annonce que les cinémas et salles de spectacle qui devaient ré-ouvrir le 7 janvier ne pourront pas le faire, sans donner de nouveau calendrier. Il annonce également que dès le lendemain le couvre-feu sera renforcé dans 15 départements et s’étend à présent de 18h à 6h.
Le 4 janvier, le premier ministre anglais Boris Johnson annonce un reconfinement total de toute l’Angleterre avec fermeture des écoles. Le lendemain on a appris que ce confinement devrait durer jusqu’au mois de mars.
Le 7 janvier, Jean Castex annonce qu’il n’y aura pas d’assouplissement avant le mois de février pour tous les secteurs ayant actuellement des restrictions. Le couvre feu est maintenu sera étendu à partir du 10 janvier à 10 autres départements de l’Est de la France.
Contre toute attente, en Ile-de-France quelques piscines avec un bassin extérieur mais non classées équipement de plein air réouvrent leurs portes à tous. C’est le cas de la piscine d’Orsay le 6 janvier (toutes les affaires doivent être apportées dans un sac au bord du bassin), de la piscine de Puteaux le 12 janvier (on peut laisser ses affaires au vestiaire, et y prendre une douche), de la piscine de Melun depuis le 13 janvier, et de la piscine Villeneuve la Garenne depuis le 1er février.
Une des mesures du protocole sanitaire mise en place à la Piscine de Puteaux. Crédit photo : Sylsyl / nageurs.com
Le 14 janvier, le gouvernement annonce un couvre-feux national dès 18h sur tout le territoire de métropole dès samedi 16 janvier, pour un minimum de 15 jours. Il est également annoncé ce même jour, l’interdiction à partir du 18 janvier des activités sportives scolaires et périscolaires en intérieur.
Fin janvier, les voix pressent l’exécutif de reconfiner le pays. Cependant on constate un tassement dans le nombre de contaminations, une inflexion, et finalement à peine plus de 3,100 personnes en réanimation. Ces chiffres bien que mauvais permettent néanmoins de donner un espoir d’éviter un troisième confinement ! C’est pourquoi, alors que nous attendions d’un jour à l’autre une allocution présidentielle annonçant la mauvaise nouvelle, le Premier Ministre a annoncé le 29 janvier de nouvelles mesures comme la fermeture des frontières et des grands centres commerciaux, ainsi que des contrôles renforcés sur le respect des règles actuelles, mais sans durcissement de celles-ci.
Mi-février, on constate effectivement une stabilité des restrictions, et une baisse lente mais régulière dans les contaminations. Clairement le gouvernement a gagné son pari de ne pas reconfiner trop tôt, et d’aller à l’encontre de l’avis des médecins.
Cependant au cours des vacances scolaires, on commence à constater un sursaut dans les contaminations. Le nombre de personnes augmente d’une semaine sur l’autre. Le département des Alpes-Maritimes avec un taux d’incidence de 700 cas pour 100,000 habitants est le premier département basculant en confinement partiel le week-end : il sera néanmoins possible de continuer de sortir avec une attestation pendant 1 heure par jour jusqu’à 5km de son domicile. La ville de Dunkerque quelques jours plus tard est également frappée par un confinement partiel durant le week-end.
Lors de la conférence de presse du 25 février, le Premier Ministre Jean Castex annonce qu’une vingtaine de départements sont désormais sous surveillance renforcée. Les mesures sanitaires ont été renforcées à partir du week-end du 5 mars avec le fermeture des grands centres commerciaux.
Comme on pouvait s’y attendre, la mesure du confinement du week-end n’a pas eu beaucoup d’impact, si bien que le 9 mars le gouvernement a annoncé son prolongement pour 3 semaines dans l’agglomération de Dunkerque. Le lendemain, on a appris que la région de Nice aurait quant à elle un week-end supplémentaire de confinement. La situation en Ile-de-France inquiète avec plus de 90% de taux d’occupation des lits de réanimation pour des patients covid.
Un troisième confinement
Le jeudi 18 mars en conférence de presse, le Premier Ministre Jean Castex annonce un reconfinement dans 16 départements pour une durée de 4 semaines soit jusqu’aux vacances de Pacques pour les parisiens. Mais à l’opposé de restrictions, c’est tout un champ de libertés qui sont annoncées. La bonne nouvelle est le couvre feu en vigueur à 18h est repoussé à 19h en anticipation de l’heure d’été.
Les activités sportives en intérieur sont de nouveau autorisées pour les enfants, sur le temps scolaire. Cela concerne notamment les piscines, qui vont pouvoir à nouveau accueillir les enfants. Les stades et lieux de plein air qui étaient ouverts le resteront : le gouvernement veut inciter les français à sortir car il y a infiniment moins de contaminations en plein air qu’à l’intérieur.
Enfin il est possible de se déplacer librement dans un rayon de 10km de son domicile sans limite de temps et avec un simple justificatif de domicile.
Le 26 mars, 3 nouveaux départements sont également concernés par le reconfinement.
Le 31 mars, le Président Macron annonce que les mesures en place dans les 19 départements seront étendues au reste du territoire métropolitain, et que les écoles seront fermées. Les élèves auront une première semaine de cours à distance, puis des vacances anticipées de 2 semaines, aux mêmes dates pour les trois zones. Concernant le sport, le Président a annoncé à la 22e minute de son allocution qu’un calendrier serait établi entre mi-mai et début de l’été pour la réouverture du sport (donc pour une ouverture ultérieure). Les restaurants et la culture seront quand à eux autorisés à ouvrir en terrasse dès la mi-mai avec des conditions strictes.
Le 8 avril, selon une déclaration de Monsieur le Ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, il sera dans les prochains jours possible de pratiquer du sport dans un établissement de plein air jusqu’à 30km autour de son domicile, et les piscines en plein air sont citée comme faisant partie du dispositif.
Par communiqué de presse, le Président a donné jeudi 29 avril une feuille de route d’un déconfinement progressif. Ainsi dès le 3 mai les restrictions de déplacement en journée sont abrogées. Les salles de sport et piscines pouvant réouvrir le 9 juin.
L’instauration d’un pass sanitaire
A partir du 21 juillet, la présentation d’un pass sanitaire attestant d’un schéma vaccinal complet ou d’un test négatif est nécessaire pour accéder à la piscine ainsi que dans d’autres établissements (salles de sport, lieux de culture, cinéma, grands rassemblements, etc). Les restaurants y étant pour leur part concernés à partir du 1er août.