Comment réinstaller l’application mobile Nageurs.com sur son téléphone

Il y a quelques années j’ai développé une application mobile pour saisir plus facilement ses séances d’entraînement depuis son téléphone. Disponible à l’époque sur iOS et Android, j’ai fini par les retirer de ces deux magasins d’application mais on peut toujours installer à la main ces applications sur son téléphone aujourd’hui.

Les raisons pour lesquelles j’ai retiré l’application Nageurs.com du PlayStore et de l’AppStore

Les coûts d’abonnement d’abord. Mais aussi parce que sans cesse il faut mettre à jour l’application et la republier simplement parce que Google ou Apple émet un nouveau certificat qu’il faut intégrer, ou qu’il faut fournir des copies d’écran dans de nouvelles dimensions pour les taille d’écran des nouveaux modèles, recompiler le code pour suivre les mise à jour des terminaux, etc.

A présent il existe de nouveaux services pour prendre en charge ces étapes de compilation et publication. Cela pourrait être une solution pour remettre un jour l’application sur les stores, et éviter toutes les étapes très chronophages de publication.

Installer l’application sur iOS

Heureusement l’application a été développée en mode web et un simple navigateur comme Safari ou Chrome suffit pour avoir l’équivalent. Il n’y a plus les contraintes précédentes, mais en contrepartie il y a moins de visibilité pour l’application et surtout pas de moyen automatique pour l’installer sur son écran d’accueil.

Ouvrir Safari et aller à l’adresse suivante : https://www.nageurs.com/a

Tout en bas cliquer sur le bouton de partage :

Choisir à présent dans le menu « Sur l’écran d’accueil » :

Et enfin, valider en cliquant sur « Ajouter ».

Et voilà, l’application est à présent installée sur l’écran d’accueil de votre téléphone !

Quelques fonctionnalités de l’application

L’annuaire des piscines, avec recherche sur la carte, mais aussi la liste des piscines autour de soi, et un moteur de recherche de piscines :

La saisie de ses séances de natation, des statistiques et des classements :

Quelles technologies ont été utilisées pour le développement

J’ai choisi de développer l’application avec l’environnement de développement Ionic qui s’appuie lui-même sur le framework javascript AngularJS développé par Google.

L’application échange les données avec le site par le biais d’API et de messages JSON. Les données sont transférées de manière sécurisées par HTTPS.

L’environnement permet de compiler avec Cordova l’application vers Android en ligne de commande.

J’utilisais les serveurs de MacinCloud pour compiler les applications pour IOS avec XCode, un des rares sinon le seul service à proposer de la location de machine mac à l’heure dans le cloud.

Finalement la seule fonctionnalité qui n’est pas possible à travers cette installation à la main c’est la possibilité de recevoir des notifications.

Sélection de livres pour la rentrée

Pour prolonger le plaisir de l’été, une petite sélection de livres aquatiques sur notre sport adoré, à lire à la piscine ou à la plage pour les plus chanceux.

Les effets invisibles de la nage, Alessandro Caponi traduit de l’italien par Joséphine de Gabaï

Les effets invisibles de la nage, Alessandro Caponi traduit de l’Italien par Joséphine de Gabaï. (lien Amazon)

Un recueil de onze histoires de personnages un peu loufoques entretenant un rapport particulier à la nage. Comparés à des animaux, il y a Béatrice la limace qui reproduit les mouvements de nage dans l’air au grand étonnement des autres personnes qu’elle croise, Alfredo dont le physique est comparé à celui d’un morse qui nage 60 minutes précisément chaque jour avec des gestes lents, et tous les autres. Certains personnages incarnent à tel point leur animal qu’ils sont appelés par leur nom d’espèce comme le Krill qui nage sans avancer. Extrait :

Germano le maître-nageur se préparait pour une compétition de body-building, non pas par passion mais les quelques sous que cela pourrait lui rapporter (…) il était nerveux et sans cesse prêt à éclater à l’image de ses muscles disproportionnés. Ainsi il lui avait suffit de voir ce viel homme gifler l’eau pour réagir comme si ce coup l’avait atteint en plein visage. (…) alors qu’il était fort éloigné (…) Germano se mit à hurler : ne te sers pas de tes pieds comme si c’étaient des marteaux (…) tends les chevilles. Le Krill eut alors l’impression que c’était la voix de Dieu, il n’essaya même pas d’en chercher l’origine : il se concentra immédiatement sur sa posture, mesura son élan, tendit les chevilles autant qu’il le put.

Le livre est poétique et amusant, traduit de l’italien par Joséphine De Gabaï.

Libre comme l’eau, Jacques Tuset

Passionné de traversées à la nage à travers le monde, Jacques Tuset a un palmarès impressionnant de plus de 400 traversées.

Parmi celles-ci il y a la fameuse traversée de la Manche, le détroit de Gibraltar, ou encore le tour de Manhattan (environ 47 km !). Le livre est une immersion dans des eaux inhospitalières du globe, au milieu d’une faune marine parfois inquiétante. C’est mon livre coup de cœur de cet été !

Libre comme l’eau est un livre autobiographique qui regorge d’anecdotes personnelles, et ponctué d’abondantes références historiques sur les personnages et l’histoire des lieux où Jacques a effectué ses traversées. Certaines d’entre elles se faisant depuis des îles ayant abrité jadis des prisons. Le titre fait ainsi référence à ces évasions à la nage que les bagnards les plus téméraires entreprenaient et que Jacques effectue pour le plaisir du défi et de nager. Le livre est un vrai régal, car en plus d’être un excellent nageur j’ai découvert dans son livre que Jacques a en plus un véritable talent d’écrivain ! Le livre est auto-édité, en vente sur TheBookEdition.com.

La tendresse du crawl, Colombe Schneck

La tendresse du crawl, Colombe Schneck. (lien Amazon)

Une histoire d’amour, et de rupture. Le couple se retrouve parfois à la piscine, Gabriel est bon nageur, a la conscience du geste juste alors que Colombe elle, est plus maladroite dans l’eau. Extrait :

Je ne savais plus quoi faire, alors je suis allée nager. C’était la seule chose qui m’offrait une succession d’actions logiques, l’une après l’autre, trouver un maillot, un bonnet, des lunettes, une serviette, tout fourrer dans un sac, le vélo, pédaler, trouver une cabine libre, me déshabiller, enfiler mon maillot, caler mon bonnet et mes lunettes, que l’eau ne rentre pas, glisser dans l’eau et enchaîner trente longueurs, ne pas réfléchir, me réfugier dans l’évidence de la répétition.

La nage en mer, Anne Brochard

La nage en mer, de Anne Brochard (lien Amazon).

Un guide pratique d’une amoureuse de l’eau qui donne de très nombreux conseils pratiques pour nager sereinement en mer, dans un cadre organisé comme les compétitions de natation en eau libre, ou bien simplement pour nager en longe-côte.

Ce guide rappelle l’importance d’être bien visible lorsque l’on s’aventure en mer, rappelle les règles de sécurité à respecter, et donne de bons conseils sur le matériel à emporter sur de longues distances ou encore sur comment effectuer des traversées avec un kayakiste.

Quels sont les parcs aquatiques de France à faire au moins une fois ?

Article invité

Pour les amoureux des activités nautiques en famille, entre amis ou finalement tout seul, en été ou durant toute l’année, les parcs aquatiques sont le lieu idéal pour profiter de ses journées et se détendre.

Les parcs aquatiques et leur charme

Apparus dans les années 1990, ces parcs proposent en plus de la traditionnelle piscine d’une grande pluralité d’activités pour les enfants de tout âge et pour les adultes. Ainsi, les familles peuvent profiter des bassins à vagues et autres toboggans, adaptés selon les tranches d’âges.

Quant aux amoureux des sensations extrêmes, ils se réjouissent avec des expériences innovantes comme les descentes dans le noir ou des simulateurs de surf, etc.

Avec la pandémie du coronavirus, ces parcs ne pouvaient malheureusement plus être en activités, mais depuis quelques semaines, c’est la réouverture, pour le bonheur des citoyens français déjà lassés du confinement.

C’est dans cette logique qu’une sélection des cinq meilleurs parcs aquatiques à visiter sur le territoire français a été faite, rien que pour vous !

AQUABOULEVARD

Situé à Paris, c’est l’un des plus grands parcs aquatiques d’Europe. Il comprend, un espace à l’intérieur, disponible toute l’année et un espace à l’extérieur, disponible uniquement durant l’été. Dans ce parc aquatique, on y retrouve 10 toboggansdeux descentes longues de 80 mètres chacun et isolées dans des endroits sombres, une descente vertigineuse pour les sensations fortes, une plage artificielle et plusieurs saunas.

Il est situé à 4-6 Rue Louis Armand, 75015 Paris.

L’Aquaboulevard Paris. Crédit photo: nageurs.com

AQUALAND AGEN

Ouvert en 2017 et ayant totalisé un record de 80 000 visiteurs dès 2018, Aqualand est le plus grand parc aquatique de France en termes d’attractions. Il dispose d’un espace pour les familles et d’un espace sensation forte pour les audacieux, avec les toboggans Tornado et Volcano, en plus d’un grand entonnoir.

Il est situé à Château de Caudouin, CS 10022, 47310 Roquefort.

AQUA ARDÈCHE

Situé en plein cœur de l’Ardèche, à Villeneuve, ce parc est considéré comme l’un des plus grands parcs aquatiques résidentiels de France. Il accueille maximum 200 personnes par jour et dispose de 12 toboggans avec 3 piscines.

Il est situé 75 rue des Pommiers, N012, 07170 Villeneuve-de-Berg.

AQUA BÉARN

C’est un parc qui comprend des toboggans allant de 35 à 65 mètres de longueur, une rivière avec bouée, un lagon et une piscine à vague. Situé à Goès, dans les Midi-Pyrénées, l’Aqua Béarn se trouve en bordure du lac Faget. Ce parc est adapté même aux plus petits.

Il est situé à dans le 64 à Oloron-sainte-Marie

AQUA’FUN PARK

Situé entre Rennes et Saint-Malo en Bretagne, ce parc comprend un espace pour les enfants (Aqua Kids Parks) de moins de 1m20, avec jets d’eau et 11 toboggans pour tout âge confondu.

Il est situé à Lanhélin dans le département 35.

À côté de ce top 5 des meilleurs parcs aquatiques de France, on note en effet l’existence d’autres parcs aquatiques de qualité. On peut citer entre autres : l’Aquajet Parc Canaïma ; l’Aqualand du Bassin d’Arachon ; l’Aqualand de Fréjus ; l’Aqualand du Cap d’Agde, l’Oceanile et l’Aqualud. Les uns plus ingénieux que les autres.

Cartographie : quelles sont les rues de Paris à plus de 15 minutes à pied d’une piscine ?

La ville de Paris défend l’idée de la ville du quart d’heure. Concrètement la densité urbaine et le concentré de service se traduit pour les parisiens par la capacité de pouvoir tout faire ou presque dans un périmètre de quinze minutes à pieds du lieu où l’on se trouve. Commerces, écoles, bibliothèques, bureaux, lieux de loisirs, etc.

Mais qu’en est-il des piscines ?

Sur le site de Geoportail, on peut depuis la récente époque des attestations de déplacement calculer un isochrone. Cela consiste à dire tracer sur une carte toute une zone accessible à pieds à 15 minutes aux alentours d’une adresse. Selon la topologie des rues, des intersections, des passages, des espaces verts ou encore des ponts pour piétons, la zone accessible en quinze minutes n’est pas vraiment un cercle, mais est un polygone à forme très variable selon le point à partir duquel le calcul a été fait.

En compilant les résultats des 41 piscines parisiennes (en 2021) sur une seule et même carte, j’ai pu construire cette cartographie avec trois zones :

Catographie de la répartition des piscines à Paris. Les habitants de certains quartiers sont à bien plus de 15 minutes de marche d’une piscine.

Une première zone en bleu foncé pour les adresses à 5 minutes à pieds de la piscine. Juste autour, une seconde zone dans un bleu plus clair correspondant à 5 minutes supplémentaires. Et enfin une troisième zone correspondant aux limites des 15 minutes à pied. A noter que vous pouvez cliquer sur l’image pour ouvrir la carte interactive dans laquelle il est possible de faire un zoom rue par rue !

Certains quartiers étant bien pourvus en piscine, les habitants ont plusieurs choix à moins de 15 minutes. Ces zones proches de deux ou davantage de piscines sont également marquées en bleu plus foncées sur la carte.

Cette redondance de piscine permet d’assurer une continuité de service lorsqu’une piscine doit être fermée pour une vidange ou bien des travaux de réfection pouvant durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

La carte fait état de zones importantes où l’offre en bassin est faible, voire inexistante notamment dans les quartiers du Faubourg Saint-Antoine, de Ménilmontant, les Batignolles, et dans quasiment tout le 7ème et le 8ème arrondissement.

Il semble hélas que ces considérations sur l’accessibilité en temps ne fasse pas vraiment partie des critères qui ont guidé par le passé les choix d’implantation des nouvelles piscines. En effet, les piscines qui doivent ouvrir à Paris dans les mois qui viennent – l’Arche sur le quai Javel, la piscine rue Belliard dans le 18ème à la Porte de Saint-Ouen – le sont dans des zones ayant déjà des bassins à proximité. Concernant la future piscine flottante l’Arche, la carte montre bien un déficit de piscine aux alentours, néanmoins le bénéfice aurait été plus grand de faire le choix d’amarrer cette piscine au centre de Paris, comme l’était autrefois la piscine Deligny sur la Seine et qui a été pendant près d’un siècle un lieu de plein air très prisé par les parisiens.

Afin d’améliorer le maillage des piscines à Paris, on peut espérer que les zones éloignées des piscines puissent être retenues pour de futures constructions de piscines, que cette répartition « à 15 minutes » fasse partie des critères pour les choix des futures piscines et puisse guider les services municipaux à établir les zones prioritaires pour construire de nouveaux établissements.

Cette carte n’intègre que les piscines municipales. Je n’y ai pas mis les bassins-écoles, mais de la même manière pour les écoliers, le trajet depuis les écoles vers une piscine est très inégal suivant les quartiers !

Comment s’équiper pour son premier triathlon ?

L’équipement nécessaire pour le triathlon est assez conséquent car il combine celui des trois disciplines. En plus du côté performance et de coût de chaque élément du matériel de triathlon, il convient aussi de garder à l’esprit les étapes de transition, et donc de penser à l’aspect pratique en évaluant le meilleur compromis entre gain de performance, et temps de transition.

La combinaison de natation en néoprène est un bon exemple qui illustre ce point. Indéniablement celle-ci permet de nager plus vite car elle améliore la flottabilité, gaine le corps, et réduit les frictions avec l’eau. Si celle-ci reste obligatoire dans le règlement de la fédération française de triathlon FFTri lorsque la température est inférieure à 16°C, il est possible au delà de cette température de faire le choix de nager sans.

Première partie : la natation. Ici dans le Bassin de la Villette lors du triathlon de Paris 2018. Crédit photo : nageurs.com

Même si l’étape d’enfilage qui est plus délicate que celle pour la retirer, nombreux triathlètes font le choix de ne pas en porter, et se contentent d’une tri-fonction. Les distances en natation étant relativement courtes sur les triathlon, le gain de temps d’une combinaison n’est en effet pas significatif. Ce temps va bien sûr dépendre de votre niveau. J’ai publié il y a quelques temps un article sur ce blog sur le gain de temps que la combinaison apporte et que j’estime à une minute par kilomètre. Bien peu donc sur le chrono final d’un triathlon ! Celle-ci est donc plutôt à réserver pour les épreuves dans lesquelles la température de l’eau nécessite une combinaison, ou alors éventuellement s’il y a des méduses pour les épreuves en mer. La trifonction présente le grand avantage de permettre d’enchaîner les trois épreuves sans changer de tenue.

Concernant les autres matériels pour la natation, généralement le bonnet de bain est fourni par l’organisation, il est possible de porter un premier bonnet en dessous si l’eau est froide. Les lunettes sont à choisir selon la luminosité, de préférence avec verres teintés pour convenir par tout temps, ou avec verres miroir par grand soleil. Et surtout avec un joint souple, et avec l’élastique de préférence sous le bonnet pour éviter de les perdre notamment lors des départs en masse, où un coup pourrait gâcher votre course.

Après la natation, c’est la transition pour le vélo ! Sans doute la partie la plus onéreuse en matériel, mais aussi la portion qui va demander l’effort le plus long de la course. Il peut d’ailleurs être judicieux de se tourner vers un vélo d’occasion pour ses premières courses, en choisissant un modèle bien entretenu et de bonne qualité, plutôt qu’un vélo neuf de qualité inférieure.

L’étape en vélo du triathlon. Photo prise lors du triathlon de Paris.

La gamme de vélo est large, des vélos de courses basiques, jusqu’aux modèles performants tout carbone par exemple. On peut installer des pédales automatiques et également un prolongateur de triathlon sur le guidon.

Il est important d’entretenir correctement son vélo, vérifier les différents éléments de transmission, nettoyer les poussières, lubrifier, et gonfler à la bonne pression des pneus, afin de profiter du meilleur de son vélo.

Section course à pied, triathlon du Château de Chantilly faisant partie du circuit Caste Race Series.

Dernière étape et non des moindres, la course à pied. Une bonne paire de chaussures de running est indispensable, le site https://chaussurerunning.fr/ permet de comparer facilement les différents modèles. De nombreuses marques proposent des modèles de chaussures de running. Les modèles vont s’adapter au type de foulée, supinateur neutre ou pronateur. On peut connaître son type de foulée en observant l’usure d’une semelle de chaussure.

Accompagnement de la foulée, amortissement du choc, poids plume, dynamisme, etc, les caractéristiques des modèles sont très variées.

On entent également de plus en plus la notion de drop d’une chaussure. Celui-ci correspond à la mesure de la différence de hauteur entre l’arrière de la chaussure – au niveau du talon, et l’avant – au niveau de l’avant-pied. Certains coureurs, pour se rapprocher d’une foulée plus naturelle, se tournent vers des chaussures à drop de zéro.

Pour éviter les ampoules, une paire de chaussettes anti-frottement est également conseillée.

Afin d’avoir un suivi de ses performances de la course, en complément du chrono des organisateurs, on peut utiliser une montre multi-sport qui va enregistrer le tracé GPS de votre course, votre vitesse, le rythme cardiaque, etc. Certaines ont même un mode triathlon facilitant la transition d’une discipline à l’autre sans devoir arrêter le chrono. Ces enregistrements sont très utile à la fois lors de l’entraînement, mais aussi pour l’analyse détaillée de vos exploits en compétition !

Des magasins généralistes comme Décathlon ou des boutiques en ligne comme https://www.deporvillage.fr/ vont proposer toute une gamme d’équipement, que l’on va pouvoir également compléter auprès de commerçants spécialisés ayant un choix plus pointu ou des marques exclusives.

La piscine Deligny, une piscine disparue

Connaissez-vous la piscine Deligny ? C’était un de ces anciens bains publics aménagées sur la Seine, où la baignade se faisant directement dans les eaux du fleuve, dans un bassin fait de planches de bois entre lesquelles l’eau s’écoulait.

Du nom du maître nageur qui y fonde une école de natation en 1801, les bains ont traversé les décennies, pour sombrer complètement presque deux siècles plus tard en 1993 en coulant par quatre mètres de fond, suite à un choc trois ans auparavant avec une péniche.

Il y en a donc eu des générations qui ont fréquenté ce lieu ! Mais beaucoup ignorent aujourd’hui où étaient précisément amarrés ces fameux bains. On peut apercevoir l’établissement ci-dessous sur le quai Anatole-France, grâce à ce tirage d’une vue aérienne du Pont de la Concorde en 1958 :

Vue aérienne de la piscine Deligny, en 1958, par Roger Henrard. Inventaire du Musée Carnavalet.

Sur la gauche c’est bien la place de la Concorde, et à droite l’Assemblée Nationale !

Les bains était très prisée l’été, on venait s’y rafraîchir, prendre un bain de soleil, draguer, discuter, y manger dans son restaurant, profiter de ses salons privés, et éventuellement y nager ! Haut lieu de l’exotisme parisien, fréquenté assidûment par Charles X, Louis-Philippe, et le Tout-Paris. Sur la plupart des archives photo, on y voit une foule de parisiens s’y presser.

La piscine Deligny en 1973. Crédit photo : ina.fr

Il existait à l’époque de nombreux bains de ce type, disposées sur des barges de Seine, les bains fleur, le bain-royal, les bains de la Samaritaine, entre autre.

A partir de 1840, les bains Deligny ont été reconstruis par ses nouveaux propriétaires les frères Burgh, en assemblant une dizaine de bateaux. Deux bassins, dont un de 30m doté d’un fond en bois en pente douce allant de 60cm à 2m de profondeur. Pour l’anecdote, l’un des bateaux, le Cénotaphe qui avait été spécialement construit pour rapatrier les cendres de Napoléon à Sainte-Hélène a finalement eu un tout autre destin, en cause un hiver de 1840 trop froid.

Doté d’un bassin de 50 mètres, la piscine a accueillit les premiers Championnats de France de natation en grand-bassin en 1899, pour une unique épreuve : le 100m nage-libre (le chrono du vainqueur peut faire sourire, il était de 1 minute 31s !). Une bonne partie des éditions suivantes s’y est également tenue avant que ne soit construite la piscine des Tourelles (l’ancien nom de la piscine Georges Vallerey) pour les JO de 1924.

Les bains ont même accueilli les épreuves de natation de Jeux Olympiques de 1900, mais les résultats ne furent jamais homologués car les dimensions du bassin n’étaient pas conformes avec… 6 mètres de trop !

Un documentaire de 1948 montre la reconstruction du bassin de la piscine Deligny. Le bassin dispose d’une armature de soutien et est désormais étanche et isolé du fleuve, l’eau peut désormais être filtrée.

Extrait d’un documentaire de 1948 sur la reconstruction complète de la piscine.

L’eau est alors prélevée dans la Seine, décantée, passe successivement dans trois filtres, et une petite quantité d’eau de javel y est ajoutée. Une sorte de robot pompe aspirateur est aussi inventé afin d’enlever les impuretés présentes dans le bassin.

L’hiver, les bains pouvaient être démontés pour éviter d’être endommagés par les intempéries ou le gel. Dans les années 1960, les bains Deligny se transformait ainsi à l’automne en parking flottant. Car malgré le succès des bains durant les beaux-jours, cela ne suffisait pas à équilibrer les comptes, et les propriétaires devaient diversifier leurs recettes afin de pouvoir rembourser les emprunts contractés pour moderniser l’établissement.

Bien plus tard, ces installations qui ont toutes disparues ont inspiré la création de la piscine Joséphine Baker sur une péniche qui a été ouverte en 2006, avec une eau certes puisée dans la Seine, mais cette-fois ci traitée et chauffée.

Pas de pass = pas de chlore !

Grand soleil, et près de 30°C cet après-midi, une température de saison, et une volonté toute naturelle d’aller se rafraîchir à la piscine municipale !

Sachez qu’à partir de ce jour, un pass sanitaire sera désormais exigé pour accéder aux piscines, comme l’a annoncé le président Macron lors de son allocution télévisée du 12 juillet.

Concrètement à l’entrée de l’établissement il faudra présenter son QR-Code valide, pour tout usager adulte, ainsi qu’un justificatif d’identité pour éviter les fraudes. Attention, cette mesure concerne à la fois les piscines couvertes, et les piscines découvertes.

Image d’illustration, crédit photo : nageurs.com

Les piscines, à moins que celles-ci n’aient une jauge à moins de 50 personnes, devront dès ce 21 juillet vérifier le pass sanitaire des usagers. Quoi qu’il en soit, dès début août cette jauge sera limitée, et la vérification systématique.

Les enfants mineurs de 12 à 17 ans ne seront concernés qu’à partir de fin septembre.

Les détenteurs de certificats médicaux de type ALD (conformes ou non) devront bien sûr eux aussi présenter un pass sanitaire valide comme tout le monde.

La piscine Suzanne Berlioux, dans le forum des Halles à Paris. Photo du 21 juillet 2021.

La bonne nouvelle, c’est qu’en contre partie il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’intérieur de la piscine, sauf si la piscine ou la préfecture en décide autrement. Le personnel en revanche devra garder un masque pour le moment.

Le personnel des piscines sera donc en première ligne pour faire ces vérifications, alors qu’une partie de la population est totalement opposée au principe du pass sanitaire. Cela promet une certaine agitation à l’accueil des piscines, alors sincèrement bon courage au personnel des piscines, et pour les usagers rappelons que l’on peut encore faire gratuitement des tests PCR un peu partout en attendant.

Les fous de la nage, à lire dans le journal du Monde de ce WE !

Le journal Le Monde diffuse ce WE un article spécial sur les « chloraddicts », les fous du chlore dans son supplément M le Mag daté du samedi 17 juillet. En couverture, Karine alias @Bigorno sur nageurs.com qui porte haut et en rouge les couleurs du site !

Couverture du journal Le Monde et de son supplément M le Mag, édition du samedi 17 juillet 2021

L’article en « une », présente le parcours de plusieurs nageurs, pour qui la natation est une pratique découverte tardivement, pour des raisons et dans des contextes très différents. Et pour ces nageurs dont je fais partie, celle-ci est devenue plus qu’un passe-temps mais un réel besoin essentiel pour l’équilibre, et un véritable sas de décompression. Des parcours très différents, mais une passion commune : la natation, et de préférence dans les eaux chlorées d’une piscine ! Le plaisir de nager et le bien-être ressenti après une séance de natation est sans doute la première des raisons qui nous motive à aller nager 🙂

Je remercie Zineb Dryef pour ce bel article dans lequel j’ai eu le plaisir d’être longuement interviewé, et photographié ! Par sa plume, l’article raconte mieux que je ne saurai le faire la genèse du site nageurs.com, et la communauté d’adeptes qui y enregistre ses séances au quotidien. Parmi ceux-ci, quelques uns y sont cités, @Figolu75 ou encore @Vicomte75 pour leurs anecdotes publiées sur leurs carnets d’entraînement, ainsi qu’un clin d’oeil à GB. Pour elle, Nageurs.com est une sorte d’utopie d’internet, un espace de liberté et de partage entre une communauté de passionnés.

Un grand merci également à Léon Prost pour la séance photo à la piscine Rouvet aux aurores avant l’arrivée des scolaires, et pour ses clichés qui accompagnent l’article !

« Plongée chez les fous de la nage » au sommaire de M le Mag.

La montre de triathlon Wahoo Elemnt Rival : bien pour les mesures GPS, mitigé pour la natation

On m’a prêté pour quelques jour la dernière montre de la marque Wahoo destinée aux triathlètes. Cette marque américaine peu connue du grand public est spécialisée dans les équipements d’entraînement haut de gamme et notamment sur les appareils de mesure connectées comme les home trainer.

Dotée d’un mode natation, j’ai donc voulu tester cette montre lors de mes entraînements à la piscine afin notamment de comparer les mesures avec la réalité du programme d’entraînement. A travers ce test j’ai pu également découvrir l’application de suivi d’entraînement.

Caractéristiques de la montre Wahoo Elemnt

C’est une montre GPS multi-sport comme il en existe à présent beaucoup sur le marché. Celle-ci compte les pas, propose des mesures dans les principaux sports comme le vélo, la course à pied, la natation en piscine, l’eau libre, et même en yoga.

Elle est dotée d’un capteur de fréquence cardiaque. Le design est sobre, et les boutons faciles à actionner. Un mode verrouillage est présent.

Les données enregistrées sont synchronisables sur son téléphone via l’application Wahoo Elemnt. L’appairage avec le téléphone se fait en photographiant le QRcode affiché sur l’écran de la montre.

En plus du capteur GPS et de fréquence cardiaque, elle dispose d’un altimètre et d’un accéléromètre. Elle n’a en revanche pas de gyroscope ni de thermomètre, et la boussole fonctionne à partir du GPS.

Son autonomie peut aller jusqu’à 14 jours. Elle ne mesure pas le sommeil, et ne donne pas non plus d’indication sur la charge d’entraînement ou de récupération.

Test en piscine de la montre Wahoo Elemnt

La première étape est de configurer la longueur de la piscine dans la montre. Dans mon cas c’est un bassin de 50m.

La montre se révèle plutôt fiable pour mesurer les distances, et elle a un mode de détection automatique des arrêts pour décomposer la séance en séries, et donne à la fin de la séance un récapitulatif détaillé.

Au cours de la nage, la montre affiche la distance de la série en cours, ce qui peut être utile si on perd le fil du nombre d’aller-retours sur sa série.

La montre fait aussi un décompte du nombre de cycles de bras, un cycle correspondant au nombre de mouvements du bras qui porte la montre. Sur 500m j’ai compté mentalement mes coups de bras par longueur, entre 34 et 37, et les cycles mesurés sont bien à chaque fois dans cet intervalle. Sur cette même série nagée à allure la plus régulière possible, les temps par longueur sont bien corrects.

Ci-dessous les données synchronisées sur le téléphone après un autre entraînement à la piscine :

Venons en à présent aux points négatifs. Le premier, et on le constate sur l’interface de la séance, il n’y a pas de détection du style de nage. Avec l’absence du gyroscope, il ne semble pas possible que cette fonctionnalité apparaisse dans une simple mise à jour, mais qu’il soit nécessaire en revanche de patienter sur un modèle supérieur. Et même si mes entraînements se font principalement (à 75% en moyenne) en crawl, j’aime bien différentier les nages ne serait-ce que pour les associer aux chronos mesurés.

L’autre point plus gênant c’est un arrêt prématuré de l’enregistrement lors de deux de mes séances. La première fois au bout d’une heure et juste avant une série 4×100 sur laquelle justement je voulais vérifier la précision des temps en comparant cela avec le chrono mural. Et sur une seconde séance au bout de 30 minutes juste avant un 200m 4 nages. En revanche lorsque j’ai tenté de relancer une nouvelle séance, le chrono tourne bien, le suivi cardio aussi, mais la montre ne détecte plus les périodes de nage et la distance reste à zéro.

Cela semble relever de l’ordre du bug et on peut espérer qu’une mise à jour logicielle corrige à l’avenir ce problème.

Dans les autres sports, j’ai testé la montre en vélo. Le GPS semble assez précis, le tracé suit bien le tracé des routes, et en comparant avec une montre d’une autre marque, j’ai pu constater que le tracé est plus fiable et moins de mesures parasites. Les distances, et les vitesses sont comparables à la mesure avec mon autre montre. Aussi la montre calcule les temps d’activité et de pause.

Pour conclure, cette montre est plutôt selon moi destinée au triathlète qui s’entraînera modérément voire peu en natation et pour qui les mesures basiques seraient suffisantes.

Les chronos affolants des champions de longue distance en natation

La natation en eau libre a fait son entrée dans le programme olympique en 2008 à l’occasion des jeux de Pékin. Une seule épreuve de cette discipline est disputée aux jeux : le 10KM. On appelle également cette épreuve le marathon aquatique, car l’effort nécessaire pour boucler cette distance est comparable à celui du marathon en course à pieds.

Il existe quelques courses ouvertes au grand public sur ces distances comme les courses Open Swim Stars, ou les épreuves d’eau libre de la FFN. Les nageurs sont plutôt rares à s’engager sur cette distance, quelques dizaines voire une centaine de participants par course au maximum, alors que les formats plus courts sont davantage plébiscités. En effet cela nécessite une sérieuse préparation ne serait-ce que pour espérer arriver au bout de la distance, d’autant qu’en natation il y a généralement un temps limite inatteignable sans un entraînement rigoureux. J’avais par exemple dépassé d’une minute le temps limite théorique de 3h pour mon premier marathon à la nage.

Les meilleurs chronos mondiaux sont en dessous de la barre des 2 heures, très proches également des chronos pour le marathon terrestre. Cependant il y a moins d’écart entre les performances masculines et féminines qu’en course à pied. Le meilleur chrono homme est de 1 h 49 min 55 secondes, et de 1 h 56 min 32 seconde pour les femmes.

Championnats de France d’eau libre à Pierrelatte, 10KM

Pour bien se rendre compte de la performance, et surtout pour comparer avec nos propres chronos, il faut regarder à quels temps ces allures correspondent sur des distances classiques de piscine. Voici donc les équivalences dans le tableau ci-dessous :

10KM5K1500M1KM800M400M200M100M50M25M
H1″49’5554’5816’3011’008’484’242’121’060’330’16
F1″56’3258’1617’3011’399’194’402’201’100’350’17

Ce tableau permet de prendre la pleine mesure des performances incroyable des nageurs d’eau libre de haut niveau qui arrivent à maintenir une allure extrêmement élevée pendant toute la course.

On n’ose à peine imaginer les séries à l’entraînement pour les athlètes qui sont forcément nagées à une allure supérieure, sur toute une panoplie de distances pour être capable d’être rapide, résistant et endurant.

Celles et ceux qui enregistrent leur carnet d’entraînement de natation sur nageurs.com peuvent retrouver leurs meilleurs temps par distance et par année.

Pour s’amuser on pourrait se poser la question de quelle distance on pourrait « tenir » à cette allure !

Pour un nageur loisir la réponse est vite répondue : même en y mettant toute ses forces, impossible de tenir cette allure ne serait-ce que sur une seule longueur d’un bassin de 25m. Soit à peine quelques secondes.

Un nageur de niveau master en club pourra tenir cette allure à l’entraînement sur 50m en y mettant tout de même une certaine intensité, et éventuellement tenir le chrono sur 100m voire 200m en faisant un départ plongé à son allure maximale. Soit donc seulement une ou deux minutes possibles à cette allure. Mais seuls les nageurs particulièrement entraînés et habitués à performer sur les compétitions sont capables de tenir cette allure sur des distances de 400m ou plus.

Et vous combien de temps pourriez vous tenir à ces allures ?