Comment choisir une montre connectée dédiée à la natation ?

S’il est un objet qui était totalement absent des piscines il y a encore quelques années à peine, et omni-présent aujourd’hui, c’est bien la montre sportive. Et bien au delà des piscines, ces montres connectées qui font partie de la famille des wearables, ces appareils électroniques capables de capturer et stocker des données, intégrés aux vêtements et accessoires de la personne qui le porte.

Sur quels critères bien choisir une montre de natation ?

1 / La capacité à bien mesurer la distance nagée

Le rôle principal d’une montre de natation est de compter les longueurs à la piscine. Pour cela, les montres permettent de renseigner la longueur du bassin. Elles sont équipées d’un accéléromètre ainsi qu’un logiciel embarqué qui sait identifier un changement d’orientation suivi d’une poussée au mur. D’autres mesures sont également réalisées comme le décompte du nombre de mouvements de bras, ou encore la détection du style de nage.

Chaque nageur ayant son style de nage unique, et des conditions de nage en piscine différente, la fiabilité des mesures ne va pas être la même sur tous les modèles. Il convient donc de bien comparer les modèles de montre natation avant de faire son choix.

Il peut être judicieux d’orienter son choix vers un modèle sur lequel la marque va proposer régulièrement des mises à jour du logiciel intégré, et pour lequel la natation est un des principaux sports mis en avant et non simplement un des sports parmi une longue liste. Aussi sophistiqués soient-elles, un arrêt ou un changement de nage au milieu d’une longueur a de grande chance d’être interprété comme deux longueurs, et des longueurs en battements sans bouger les bras seront détectées comme des pauses.

2 / La présence d’autres mesures utiles pour le nageur

Le calcul du SWOLF, est parfois proposé, c’est un indicateur de l’efficacité de la nage qui correspond au temps nécessaire pour faire une longueur auquel on additionne le nombre de coups de bras.

La mesure du rythme cardiaque directement par la montre fait partie des innovations ce ces dernières années.

Nous avions testé montre Polar Vantage pendant un mois à la piscine.

Selon le perfectionnement des modèles, ceux-ci peuvent disposer d’une fonction GPS permettant de mesurer les distances nagées en eau-libre, ou encore d’un capteur de température.

Certains modèles comme Suunto Ambit3 proposent même des entraînements de natation selon un objectif indiqué.

3 / L’interface pour consulter son activité

Une fois les données de la montre synchronisées, c’est permettre de consulter sur le site de la marque ou via une application mobile tous les détails des activités, comme la distance nagée, les calories dépensées, mais aussi les zones cardio, le nombre de coups de bras par longueur, les chronos par série, la distance par type de nage, etc.

Selon les interfaces, on pourra également avoir des recommandations concernant la récupération avant la prochaine séance, ou sur la charge d’entraînement, tenant compte du tracking d’activité dans son ensemble.

4 / L’autonomie de la montre

Toutes ne se valent pas sur ce point. La polyvalence de certaines montres fait qu’elles peuvent être portées en permanence, pour mesurer toute l’activité physique, le rythme cardiaque en continu, le sommeil, etc. Ainsi avoir plusieurs jours d’autonomie est un minimum à exiger.

5 / D’autres capacités pour la vie de tous les jours

Citons le paiement sans contact proposé par exemple sur certains modèles de Garmin ou Suunto, la mesure de paramètres santé, la possibilité d’écouter de la musique avec un casque bluetooth avec les montres Amazfit ou Garmin.

6 / Le design et la qualité des matériaux

Outre le poids de la montre, les marques font de gros efforts sur le design de ces montres, et proposent parfois plusieurs déclinaisons du même modèle avec des cadrans de taille différents, des bracelets interchangeables, etc.

Porter ce type de montre renvoie également une image sportive dans l’ère du temps.

Quel protocole sanitaire pour les piscines pendant la pandémie de Covid-19 ?

Nous avons pu le constater, les piscines ont su très rapidement mettre en place un protocole sanitaire pour permettre d’accueillir des nageurs avec le maximum de précautions sanitaires. Plus ou moins contraignants, plus ou moins efficaces, essayons de revenir ici sur les mesures qui ont été prises, et celles qui pourraient l’être lors de la réouverture tant attendue de nos piscines.

L’inscription préalable

Une des mesures les plus contraignante de toutes : l’inscription préalable. Assortie d’une limite drastique de nageurs en simultané, et de créneaux stricts.

Cette mesure avait été généralisée au tout début du premier déconfinement, mais rapidement levée avec l’assouplissement des mesures sanitaires gouvernementales et autre, qui faisaient croire à l’époque que l’épidémie était déjà terminée.

Dans l’idéal il faut une plateforme de réservation ou une application mobile avec paiement intégré, mais une solution moins couteuse et plus rapide à mettre en place aurait été la prise de rendez-vous, en téléphonant à la piscine, pour être inscrit sur le cahier et un paiement sur place (pour tenir compte des abonnements, des tarifs réduits, etc).

Cette mesure va de pair avec l’abaissement drastique de la FMI : Fréquence Maximale Autorisée.

Vendredi 13 mars 2020, la piscine Jean-Taris dans le 5e arrondissement, limite la FMI à 100 personnes. Crédit photo : Nri / nageurs.com

On peut citer le Club des Nageurs de Paris (CNP) qui a mis en oeuvre un système de réservation préalable entre juillet et début septembre pour réguler la fréquentation dans leur bassin de 25m qui situé dans l’enceinte de la piscine Roger le Gall. Des créneaux de 90 minutes étaient réservables sur une application mobile, avec une limite de 20 personnes par créneau (soit 4 personnes par ligne d’eau). En outre ils ont eu la gentillesse de permettre des réservations (gratuitement en plus) par tous les nageurs inscrits à un club parisien. Ce système présentait aussi l’avantage d’afficher le nombre de places réservées permettant à chacun de s’inscrire en connaissance de l’affluence, avec la possibilité de libérer sa place jusqu’à 1h avant de venir.

Une amélioration de cette mesure pourrait être un échelonnement des arrivées, afin d’éviter les attroupements aux douches et aux vestiaires.

A l’opposé, une mesure mal comprise des usagers a été l’instauration dans certaines piscines d’une pause rallongée pour le ménage et la désinfection complète entre deux créneaux (entre les scolaires et le public par exemple), réduisant en conséquence fortement la durée des créneaux.

Enfin, même si cette solution n’a pas été envisagée jusque là, une prise de température avant l’entrée dans l’établissement pourrait très bien faire partie d’un protocole sanitaire futur.

La discrimination par public

L’état d’urgence sanitaire permet certes une discrimination en autorisant certaines personnes selon des critères d’âge ou autre comme c’est le cas actuellement, et interdire l’accès à d’autres. Seules les piscines et salles de sport ont ces règles, qui sur le long terme sont assez injustes.

Les mesures prises dans les vestiaires

En complément de la réservation obligatoire préalable, certaines piscines ont affecté un numéro de vestiaire et un numéro de casier individuel.

Certaines piscines, plutôt que de condamner un casier sur deux, ont condamné un bloc de casier sur deux. Moins de ménage à faire ! Et autant de nageurs dans un espace plus réduit pour se changer.

Crédit photo : Domino / nageurs.com

Certaines piscines ont fait le choix plus radical de condamner complètement les casiers. Chacun devant apporter ses affaires à côté du bassin. On imagine facilement que cette mesure est fortement dissuasive, mais le nageur motivé s’en accommodera.

Les marquages au sol et les gestes barrière

Les différents marquages au sol, permettent de rappeler à chacun à garder ses distances. Certaines piscines sont allé plus loin en installant des barrières pour séparer physiquement les sens de circulation.

La présence de ces marquages traduit une bonne volonté que l’on ne peut que saluer.

Crédit photo : Domino / nageurs.com

La piscine peut aussi mettre à disposition un flacon de gel hydroalcolique à l’entrée.

Le cas des douches

C’est l’un des lieux où la promiscuité est la plus forte. Pour des raisons d’hygiène, il semble délicat d’empêcher les nageurs d’y accéder avant d’aller nager, même si la majorité des nageurs en club n’en prennent jamais avant d’aller dans le bassin.

Beaucoup de piscines ont mis un marquage pour condamner une douche sur deux. D’autres ont mal implémenté le protocole en condamnant à la place un bloc de douche sur deux (citons la piscine Jacqueline Auriol par exemple).

Certaines piscines stoppaient les douches 30 minutes avant l’évacuation du bassin, cela permettait aux nageurs voulant prendre leur douche de sortir plus tôt donc de mieux lisser dans le temps les départs, et d’éviter un attroupement à la fin.

En tant que nageur, on remarque souvent que le passage à la douche est bref avant d’aller nager, mais s’éternise après sa séance. L’occasion de bavarder voire faire ses étirements. Il aurait été tout à fait possible d’interdire purement et simplement les douches en sortant.

Quelles mesures peuvent être prise dans les lignes d’eau ?

Des consignes particulières peuvent être demandées aux usagers, comme l’interdiction de stationner à deux personnes ou plus en bout de ligne d’eau.

Une des pires mesures qui a été heureusement adoptée par une poignée de piscines seulement (par exemple à Nogent sur Marne), a été l’instauration d’un « sens de nage » dans les lignes d’eau, avec obligation de changer de ligne à chaque virage. Il faut avoir bien du dédain voire du mépris pour les nageurs pour décider ce genre de chose !

Au contraire une mesure simple constatée par exemple à la piscine de Puteaux a été l’affichage d’un nombre maximum de nageurs par ligne. Cela permet tout d’abord à chacun de se répartir au mieux dans les lignes.

On a pu constater aussi parfois l’interdiction de tout sac et serviette au bord du bassin. Mais parfois aussi tout matériel de natation, y compris le matériel type petites palmes, pull-buoy, et même de bouteille d’eau !

Une mesure que l’on aurait aimé notamment à Paris, afin encore de permettre d’espacer au maximum les usagers, c’est d’évacuer plus tardivement les nageurs du bassin. Plutôt que 30 minutes avant la fermeture, il serait préférable de réduire à 15 minutes largement suffisant, voire 5 minutes.

Aérer régulièrement semble être une bonne mesure à généraliser.

La zone de déchaussage

Ces zones sont généralement assez réduites en surface. Les bancs pour mettre et retirer ses chaussures ont parfois une place sur deux de condamnée par un autocollant, quand ce n’est pas le banc complet qui est retiré.

La plupart des piscines ont débranché leur sèche-cheveux. La volonté étant d’éviter les attroupements.

Se sécher les cheveux longuement avant de sortir de la piscine ? Pas possible en période de Covid-19 ! Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com

La mesure qu’on aurait aimé voir mais qu’aucune piscine n’a mis en place

Cette période difficile est propice aux remises en causes et changements en profondeur !

On aimerait militer pour des horaires élargis, plus tôt le matin, plus tard le soir. De 6h à 23h tous les jours ! Une mesure à pérenniser, avec sans doute un coût horaire moindre qu’un équivalent en construction de piscine supplémentaire, pour démocratiser davantage pratique sportive alors que l’on va accueillir les JO 2024.

Une répartition à revoir éventuellement entre le public, les scolaires, et les clubs. En gardant certes une priorité aux scolaires pour l’apprentissage élémentaire de la natation, en s’appuyant davantage sur les bassins-école de proximité pour les petites classes, afin de permettre l’accès à la piscine à plus de classes.

On pourrait aussi souhaiter une meilleure répartition des créneaux entre associations sportives, en privilégiant celles qui mettent le mieux en oeuvre leur projet sportif pour le plus grand nombre.

Le couloir de nage, la meilleure option pour une piscine individuelle

En tant que nageur, la piscine idéale est celle qui va permettre de pratiquer la natation dans les meilleurs conditions. Un bassin de type « couloir de nage » permettant de retrouver les caractéristiques d’un bassin sportif, est particulièrement approprié.

Cette configuration de bassin permet le plus de polyvalence et permet à la fois de nager, mais aussi se détendre et s’amuser. Toute en longueur, et avec des dimensions réduites, une piscine Couloir de nage est celle qui se rapproche le plus des bassins sportifs, et présente donc le meilleur compromis pour son choix se piscine.

Piscine de type couloir de nage enterrée. Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com

Selon les dimensions et la profondeur, il existe des solutions à la fois hors-sol (par exemple les piscines en container recyclés de 6m ou 12m de long), mais aussi de ligne de nage semi-enterrée ou enterrée. Il sera dans certains cas nécessaire de se renseigner auprès du service d’urbanisme de sa commune, et le cas échéant d’obtenir un permis de construire.

Quelle largeur est la plus adaptée pour un couloir de nage ?

Prenons comme repère les dimensions des piscines municipales. Généralement la largeur d’une ligne d’eau est de 2,50m ce qui correspond aux exigences des bassins homologués pour les compétitions de natation. Cette largeur permet de nager sans problème dans toutes les nages. Mais contrairement aux piscines municipales où le mouvement peut « déborder » sur la ligne adjacente, une piscine individuelle aura un mur de chaque côté. Ainsi une largeur légèrement supérieure permettra de pouvoir nager à deux côte à côte sans se gêner mutuellement.

On pourra citer en mauvais exemple de la piscine Pailleron connue par les parisiens qui se plaignent de ses couloirs étroits (5 couloirs étroits + 1 couloir large) rendant les dépassements très compliqués.

Quelle profondeur de piscine pour nager ?

La paramètre de la profondeur est important à prendre en compte, car cela va avoir un impact important sur la quantité d’eau nécessaire pour remplir la piscine, et d’électricité nécessaire pour la maintenir à température.

Il est tout à fait possible de nager même dans une piscine à faible profondeur dans laquelle on a pied partout. Cependant la profondeur minimale ne devrait pas être inférieure à 80cm. Beaucoup de nageurs ont d’ailleurs des difficultés à faire des virages dans les piscines ayant une profondeur comprise entre 80cm et 1m10.

Une piscine de trop faible profondeur présente néanmoins un réel danger en cas de plongeon « tête en avant », d’autant qu’il est parfois difficile de jauger de la profondeur réelle d’un bassin. Une profondeur de 1m50 au minimum est préférable pour plus de sécurité sur cet point.

Quelle longueur de piscine pour aligner des longueurs ?

Une séance de natation dure généralement autour d’une heure, et un nageur de niveau moyen va parcourir une distance comprise entre 2 et 3 kilomètres.

Ce qu’il faut avoir à l’esprit c’est qu’à chaque fois que l’on fait un virage, en poussant le mur du pied, y compris en coulée dite « passive » on est propulsé sans effort d’environ 3m.

On peut estimer qu’un nageur de crawl va être propulsé de 0,8m à 1,4m par mouvement de bras. La longueur d’une piscine va donc déterminer le nombre de cycles de bras par longueur. En comptant les virages, un bassin de 10m va donc permettre entre 5 et 9 mouvements de bras, quand une piscine de 15m en permettra entre 8 et 15.

Une ligne de nage devra donc mesurer au minimum 10m de long pour conserver un intérêt sportif.

Même avec ces dimensions plus petites que celles d’un bassin municipal, il est possible de construire des séances sportives de natation très variées, et bien sûr aussi de profiter de manière ludique et exclusive de sa piscine.

Rétrospective sur la fermeture des piscines liée à l’épidémie de Covid-19

Particulièrement affectés par la pandémie du coronavirus, les piscines ont subit de longues périodes de fermeture. Dernière mise à jour 20/07/2021.

Le premier confinement : 98 jours de fermeture

Le jeudi 12 mars, le Président de la République Emmanuel Macron annonce la fermeture des écoles jusqu’aux vacances scolaires (prévues du 4 au 20 avril à Paris). Le lendemain les clubs de natation commencent à prendre des mesures pour suspendre leurs activités, et le 14 mars toutes les piscines ferment leurs portes.

Lundi 16 mars, Macron annonce pour le lendemain un confinement qui devra durer « 15 jours au moins ». Le 27 mars, c’est le Premier Ministre Edouard Philippe qui annonce un prolongement du confinement pour 2 semaines supplémentaires.

Le 2 avril, la FFN à qui on peut reprocher un manque de communication sur le début de l’épidémie, annonce la suspension de toutes les compétitions de natation jusqu’au 30 juin.

Le 13 avril, le Macron prend à nouveau la parole et annonce la poursuite d’un confinement strict jusqu’au 11 mai. Ce sera heureusement la dernière prolongation.

Mais après ces 55 jours de confinement strict, des restrictions vont perdurer. Le 2 juin les piscines situées en « zone verte » ont pu ouvrir à nouveau leurs portes, avec une réservation obligatoire d’un créneau horaire.

Crédit photo : Snoop77 / nageurs.com, Piscine du Val d’Europe.

A Paris, nous sommes passés en zone verte le 15 juin, mais avons du attendre le 22 juin pour une réouverture des piscines. Pour restreindre la fréquentation certaines piscines ont appliqué la réservation, mais cela n’était pas généralisé et à partir de cette date il a été possible de retourner nager. Certaines règles sanitaires ont été mise en place dans les piscines.

Signe de la longue attente, il y a eu une vraie ruée vers les piscines, encouragé aussi par les belles journées d’été.

Partout dans le monde, les piscines mettent en oeuvre un protocole sanitaire. Ci-dessus à Montréal en aout 2020. Crédit photo : Saigonnais / nageurs.com

Le deuxième confinement : des fermetures différentiées selon les régions

Les grandes métropoles passent les unes après les autres en état d’alerte maximale. Ce qui a pour conséquence que les piscines couvertes ne peuvent plus y accueillir de public.

C’est le cas dès le cas dès le 23 septembre à Aix-Marseille, le 25 septembre à Lille, le 6 octobre à Paris, le 10 octobre à Lyon, Grenoble et Saint-Étienne, et le 13 octobre à Toulouse.

Il était cependant possible à ce moment là de continuer à nager dans les piscines découvertes.

Le 14 octobre, le Président Macron annonce l’état d’urgence sanitaire sur tout le territoire. Le 22 octobre, le nouveau Premier Ministre Jean Castex annonce au couvre feu de 21h à 6h sur l’ensemble du territoire avec prise d’effet le 23 octobre au soir.

Les piscines ajustent alors leurs horaires de fermeture pour que chacun puisse regagner son domicile avant le couvre feu.

Mais le mercredi 28 octobre, le Président de la République décrète un nouveau confinement de 4 semaines démarrant dès le vendredi le 30 octobre au soir.

Contrairement au premier confinement, certaines piscines ont pu avoir des dérogations pour ouvrir leurs portes aux détenteurs de certificats médicaux attestant une ALD (Affection Longue Durée), la natation scolaire, les sportifs de haut niveau.

Des allègements au confinement ont eu lieu dès le 28 novembre avec la possibilité de se déplacer dans la limite de 20km et 3 heures (contre 1km pendant 1 heure pendant le confinement).

Le 1er décembre, il est annoncé que les établissements classés PA, soit les établissements de plein air peuvent à nouveau ouvrir leurs portes au public. Or une piscine extérieure n’a pas forcément la classification administrative PA à partir du moment où celle-ci dispose de vestiaires, de douches, ou de bassins intérieurs. Seule une infime partie des piscine a donc pu rouvrir au public début décembre.

L’instauration progressive d’un couvre feu national

Le mardi 15 décembre, c’est la fin du second confinement, mais un couvre feu national est instauré le même jour sur tout le pays, de 20h à 6h. Les mineurs peuvent à nouveau nager dans un cadre périscolaire (en club par exemple).

En dehors des publics spécifiques qui continuer d’accéder aux piscines sous certaines modalités, le grand public et les clubs devront attendre au moins jusqu’au 20 janvier 2021.

Au cours des vacances de Noël, le variant britannique VUI-202012/01 qui est entre 50% et 70% plus contagieux que la souche d’origine SARS-CoV 2, se répand dans de très nombreux pays qui durcissent très fermement les mesures en place avec des re-confinements stricts. En parallèle, les premiers vaccins sont homologués et commencent à être administrées.

Le 1er janvier 2021, le gouvernement par la voix de son porte parole Gabriel Attal annonce que les cinémas et salles de spectacle qui devaient ré-ouvrir le 7 janvier ne pourront pas le faire, sans donner de nouveau calendrier. Il annonce également que dès le lendemain le couvre-feu sera renforcé dans 15 départements et s’étend à présent de 18h à 6h.

Le 4 janvier, le premier ministre anglais Boris Johnson annonce un reconfinement total de toute l’Angleterre avec fermeture des écoles. Le lendemain on a appris que ce confinement devrait durer jusqu’au mois de mars.

Le 7 janvier, Jean Castex annonce qu’il n’y aura pas d’assouplissement avant le mois de février pour tous les secteurs ayant actuellement des restrictions. Le couvre feu est maintenu sera étendu à partir du 10 janvier à 10 autres départements de l’Est de la France.

Contre toute attente, en Ile-de-France quelques piscines avec un bassin extérieur mais non classées équipement de plein air réouvrent leurs portes à tous. C’est le cas de la piscine d’Orsay le 6 janvier (toutes les affaires doivent être apportées dans un sac au bord du bassin), de la piscine de Puteaux le 12 janvier (on peut laisser ses affaires au vestiaire, et y prendre une douche), de la piscine de Melun depuis le 13 janvier, et de la piscine Villeneuve la Garenne depuis le 1er février.

Une des mesures du protocole sanitaire mise en place à la Piscine de Puteaux. Crédit photo : Sylsyl / nageurs.com

Le 14 janvier, le gouvernement annonce un couvre-feux national dès 18h sur tout le territoire de métropole dès samedi 16 janvier, pour un minimum de 15 jours. Il est également annoncé ce même jour, l’interdiction à partir du 18 janvier des activités sportives scolaires et périscolaires en intérieur.

Fin janvier, les voix pressent l’exécutif de reconfiner le pays. Cependant on constate un tassement dans le nombre de contaminations, une inflexion, et finalement à peine plus de 3,100 personnes en réanimation. Ces chiffres bien que mauvais permettent néanmoins de donner un espoir d’éviter un troisième confinement ! C’est pourquoi, alors que nous attendions d’un jour à l’autre une allocution présidentielle annonçant la mauvaise nouvelle, le Premier Ministre a annoncé le 29 janvier de nouvelles mesures comme la fermeture des frontières et des grands centres commerciaux, ainsi que des contrôles renforcés sur le respect des règles actuelles, mais sans durcissement de celles-ci.

Mi-février, on constate effectivement une stabilité des restrictions, et une baisse lente mais régulière dans les contaminations. Clairement le gouvernement a gagné son pari de ne pas reconfiner trop tôt, et d’aller à l’encontre de l’avis des médecins.

Cependant au cours des vacances scolaires, on commence à constater un sursaut dans les contaminations. Le nombre de personnes augmente d’une semaine sur l’autre. Le département des Alpes-Maritimes avec un taux d’incidence de 700 cas pour 100,000 habitants est le premier département basculant en confinement partiel le week-end : il sera néanmoins possible de continuer de sortir avec une attestation pendant 1 heure par jour jusqu’à 5km de son domicile. La ville de Dunkerque quelques jours plus tard est également frappée par un confinement partiel durant le week-end.

Lors de la conférence de presse du 25 février, le Premier Ministre Jean Castex annonce qu’une vingtaine de départements sont désormais sous surveillance renforcée. Les mesures sanitaires ont été renforcées à partir du week-end du 5 mars avec le fermeture des grands centres commerciaux.

Comme on pouvait s’y attendre, la mesure du confinement du week-end n’a pas eu beaucoup d’impact, si bien que le 9 mars le gouvernement a annoncé son prolongement pour 3 semaines dans l’agglomération de Dunkerque. Le lendemain, on a appris que la région de Nice aurait quant à elle un week-end supplémentaire de confinement. La situation en Ile-de-France inquiète avec plus de 90% de taux d’occupation des lits de réanimation pour des patients covid.

Un troisième confinement

Le jeudi 18 mars en conférence de presse, le Premier Ministre Jean Castex annonce un reconfinement dans 16 départements pour une durée de 4 semaines soit jusqu’aux vacances de Pacques pour les parisiens. Mais à l’opposé de restrictions, c’est tout un champ de libertés qui sont annoncées. La bonne nouvelle est le couvre feu en vigueur à 18h est repoussé à 19h en anticipation de l’heure d’été.

Les activités sportives en intérieur sont de nouveau autorisées pour les enfants, sur le temps scolaire. Cela concerne notamment les piscines, qui vont pouvoir à nouveau accueillir les enfants. Les stades et lieux de plein air qui étaient ouverts le resteront : le gouvernement veut inciter les français à sortir car il y a infiniment moins de contaminations en plein air qu’à l’intérieur.

Enfin il est possible de se déplacer librement dans un rayon de 10km de son domicile sans limite de temps et avec un simple justificatif de domicile.

Le 26 mars, 3 nouveaux départements sont également concernés par le reconfinement.

Le 31 mars, le Président Macron annonce que les mesures en place dans les 19 départements seront étendues au reste du territoire métropolitain, et que les écoles seront fermées. Les élèves auront une première semaine de cours à distance, puis des vacances anticipées de 2 semaines, aux mêmes dates pour les trois zones. Concernant le sport, le Président a annoncé à la 22e minute de son allocution qu’un calendrier serait établi entre mi-mai et début de l’été pour la réouverture du sport (donc pour une ouverture ultérieure). Les restaurants et la culture seront quand à eux autorisés à ouvrir en terrasse dès la mi-mai avec des conditions strictes.

Le 8 avril, selon une déclaration de Monsieur le Ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer, il sera dans les prochains jours possible de pratiquer du sport dans un établissement de plein air jusqu’à 30km autour de son domicile, et les piscines en plein air sont citée comme faisant partie du dispositif.

Par communiqué de presse, le Président a donné jeudi 29 avril une feuille de route d’un déconfinement progressif. Ainsi dès le 3 mai les restrictions de déplacement en journée sont abrogées. Les salles de sport et piscines pouvant réouvrir le 9 juin.

L’instauration d’un pass sanitaire

A partir du 21 juillet, la présentation d’un pass sanitaire attestant d’un schéma vaccinal complet ou d’un test négatif est nécessaire pour accéder à la piscine ainsi que dans d’autres établissements (salles de sport, lieux de culture, cinéma, grands rassemblements, etc). Les restaurants y étant pour leur part concernés à partir du 1er août.

Comment choisir son équipement de natation selon son niveau ?

Comment choisir son équipement de natation selon son niveau ?

Que ce soit dans votre piscine, dans un centre de natation ou à la plage, nager demande une certaine adresse et de diverses précautions. Pour commencer, vous devez disposer de l’équipement adéquat. Nous vous disons donc ici comment choisir ce qui vous convient.

L’équipement pour un nageur occasionnel

Natation, Nageur, Femmes, Course, Piscine, L'Eau, LaneSi vous vous rendez à la piscine uniquement pour vous détendre une fois par semaine, vous êtes un débutant. Vous ne vous imposez pas d’objectifs et vous n’avez pas de pression de résultats. Pour vous, l’équipement de base demeure un maillot de bain adapté à votre corpulence. Vous pouvez aussi vous procurer un bonnet et des lunettes. Rendez-vous sur https://www.gpszapp.net et vous trouverez l’essentiel en quelques clics.

L’équipement pour un nageur régulier

Ceci concerne ceux qui nagent 2 à 3 fois par semaine. Au-delà de la détente, leurs séances de natation leur permettent de garder une bonne forme et d’augmenter leur résistance physique. Si vous vous retrouvez dans cette catégorie, sachez que vous devez vous procurer un bon maillot de bain. Choisissez un modèle 100 % résistant au chlore, pour supporter vos nombreuses séances dans l’eau des piscines. Offrez-vous aussi des bonnets en silicone, étanches et couvrants.

L’équipement pour un professionnel

Si vous pratiquez la natation de haut niveau et participez à des compétitions, vous ne devez pas négliger le choix de votre équipement. Pour les maillots de bain, vous devez miser sur des modèles conçus avec des tissus de qualité, avec une bonne performance de glisse. Privilégiez aussi des lunettes solides et proposées par de grandes marques. Les lunettes suédoises par exemple se distinguent par leur confort et leur étanchéité maximale. N’oubliez pas non plus de prendre un bonnet qui vous convient.

La piscine de la Butte-aux-Cailles, histoire et patrimoine

Article sponsorisé

Nichée au cœur du quartier auquel elle a emprunté son nom, à quelques minutes de la bouillonnante place d’Italie, la piscine de la Butte-aux-Cailles accueille les nageurs depuis 1924. Classée à l’inventaire des Monuments historiques, elle affiche un style Art déco derrière sa façade en briques rouges, tout en courbes et baignée d’une douce lumière naturelle grâce à ses grandes baies vitrées. Envie d’y faire quelques brasses ?

« Gérard Sanz – Mairie de Paris © »

Place Verlaine, dans le 13ème arrondissement de Paris, quartier pittoresque de la Butte-aux-Cailles, un petit bout de campagne aux ruelles ouvrières et étroites, à l’âme de village. Derrière la belle façade recouverte de briques rouges se cache l’une des plus anciennes piscines, et la troisième qui voit le jour à Paris : la piscine de la Butte-aux-Cailles. Construite entre 1922 et 1924, par Louis Bonnier, architecte et urbaniste de la ville, la piscine actuelle cache une histoire beaucoup plus ancienne qui remonte à 1866, date à laquelle fut découverte une source d’eau chaude souterraine sur son emplacement. En 1908, elle devient un établissement de bains-douches.

Une piscine en avance sur son temps

Nageurs, amoureux du patrimoine, curieux, touristes mais aussi cinéastes aiment venir ici. Pour l’anecdote, des scènes du « Grand Bain » de Gilles Lellouche (2018), y ont été tournées ainsi que de nombreux clips et pubs. La piscine de la Butte-aux-Cailles s’inscrit dans le mouvement de l’Art nouveau. Dès son origine, la piscine adopte les nouvelles avancées sanitaires, d’hygiène et techniques de l’époque. C’est la première à le faire à Paris.  Douches et pédiluves sont obligatoires avant l’accès aux bassins. Louis Bonnier, l’architecte, utilise du béton armé pour la voûte du bassin de natation, soutenue par sept arches légères.

Renaissance et chauffage écologique

La réhabilitation de la piscine par l’architecte Johanna Fourquier a permis de préserver l’intégrité du bâtiment et son architecture en béton, tout en la mettant aux normes. Les bains-douche sont encore en activité, alimentés pas les eaux de la source. Aujourd’hui, la piscine compte trois bassins, celui de l’intérieur et les deux extérieurs ainsi qu’un solarium. Été comme hiver, un bassin nordique extérieur unique à Paris, accueille les nageurs les plus frileux !  L’eau est chauffée à 28°C grâce à un système innovant. Le principe ? Réutiliser la chaleur émise par un data center pour chauffer l’eau de manière économique et écologique.

Si vous cherchez un hôtel dans le 13ème arrondissement de Paris à proximité de la piscine, rendez-vous sur Allovoyages : L’Hôtel ibis Paris Italie Tolbiac 13ème, est un 3 étoiles qui se trouve 177 Rue de Tolbiac et propose des chambres à partir de à 79 euros la nuit. Un peu plus loin, l’hôtel Verlaine est un 2 étoiles, au 51 Rue Bobillot,  à partir de 78 euros la nuit.

Piscine de la Butte aux Cailles. Adresse : 5, place Paul Verlaine 75013 PARIS Métro Corvisart, ligne 6

Une initiative originale : une compétition de sport confiné

Les organisateurs de la course Marseille-Cassis à la nage dont la première édition à eu lieu en octobre dernier, ont lancé une initiative originale en attendant de pouvoir tous retourner nager dans la nature.

Toujours pour soutenir les associations venant apporter de vie dans les hopitaux pour les enfants, cet événement résonne particulièrement en cette période où chacun peut mesurer ce que peut provoquer un confinement forcé.

Le MC Sports Confinés aura lieu le 2 mai, il sera possible de participer pour de la course à pied, du vélo d’appartement, ou encore pour les plus chanceux qui disposent de leur propre piscine : de natation. L’objectif : effectuer la plus longue distance, au choix sur 30 minutes, ou 1h30. Un classement sera ensuite établi.

Informations et inscriptions sur http://www.mcswimchallenge.fr/

Retrouver une séance sur nageurs.com

Saviez vous qu’il y avait à ce jour plus de 350,000 séances sur nageurs.com, pour 781 471 kilomètres ? Cela représente plus de deux fois la distance Terre-Lune !

J’ai le plaisir de mettre en ligne aujourd’hui un nouvel outil pour retrouver une séance sur le site. Il s’agit d’un moteur de recherche doté d’un formulaire de recherche avancée permettant d’afficher toutes les séances selon les critères souhaités. Celui-ci est accessible par le menu « Carnet d’entraînement » ou encore le menu utilisateur lorsque vous êtes connecté au site.

Rechercher toutes les séances sur une piscine, ou une zone donnée

Le formulaire permet de renseigner une piscine ou un spot de baignade, pour retrouver toutes les séances correspondantes. Il est même possible de définir une distance de plusieurs kilomètres pour retrouver toutes les séances d’une zone.

Retrouver une séance selon une série

Pas évident de se rappeler à quand remonte son dernier 200m papillon, ou toute autre série ! Le formulaire permet de rechercher à l’intérieur d’une séance et retrace ainsi tout l’historique d’une nage donnée.

Il est aussi possible de définir un intervalle de distance totale de la séance, très pratique pour retrouver par exemple le détail de toutes ses séances d’une distance en particulier.

Rechercher les séances de quelqu’un d’autre

L’outil permet de rechercher dans ses séances, mais aussi parmi celles des autres utilisateurs du site. Lorsque le lieu de baignade ou l’heure a été renseigné comme confidentiel lors de la saisie, cette information ne sera pas affichée.

Recherche par date et par heure

On peut aussi rechercher toutes les séances entre deux dates, ou alors sur la base d’un intervalle horaire. Par exemple pour retrouver toutes ses séances nocturnes, ou ses séances du matin.

Le formulaire permet aussi de rechercher par jour de la semaine.

Recherche par mot clé

Enfin ce ne serait pas un vrai moteur de recherche sans permettre la recherche par mot clé ! Celle-ci est limité pour l’instant à un seul mot clé, sans accent.

Les mots trouvés sont automatiquement surlignés dans les résultats.

« Infinite » scroll

Lorsqu’il y a beaucoup de séances, celles-ci ne sont pas chargées toutes d’un coup, mais progressivement lorsque l’utilisateur descend dans la liste de résultats.

Quelques exemples concrets de recherches

Des exemples très concrets de cas d’emploi correspondant à mes propres besoins :

  • retrouver la dernière fois où je suis allé dans une piscine où je vais très rarement
  • retrouver mes derniers chronos sur mes courses d’eau libre de 5KM
  • retrouver la dernière fois où je suis allé nager à 7h avec le club (ça remonte à loin !)
  • retrouver la dernière fois que j’ai nagé un 200m en papillon
  • retrouver mes séances de 10km de nage
  • chercher si quelqu’un a déjà nagé dans une piscine en particulier à un certain horaire d’un jour de la semaine donné

Comment calculer sa distance de nage dans une piscine de 33m ?

Ton coach ou toi même a préparé un programme d’entraînement, tu te mets à l’eau, et arrivé à la première longueur tu te dis : tiens je pensais que c’était un 50m c’est bizarre je suis déjà au mur ?! Ou alors que pour un bassin de 25m il te faut beaucoup de coups de bras en plus pour arriver de l’autre côté !? Alors en fait tu es peut-être dans un bassin de 33 mètres !

Quelques repères

Il faudra ainsi nager 3 bassins pour 100 mètres, 6 bassins pour 200m, 12 bassins pour 400m, etc.

A chaque 100m le nageur arrive donc d’un côté différent, cela peut soit aider à compter soit au contraire porter à confusion. Et toutes les 30 longueurs c’est 1km de nagé.

Les choses se compliquent sur le 4 nages !!

Autant pour le 4 nages en bassin de 25m ou sur 50m les choses sont simples, mais en bassin de 33m les distances ne tombent pas juste… alors à quel moment précis faut il changer de nage ?

Pour résumer cela un schéma, le nageur commence côté grand bain :

On suppose que la piscine fait 33,33m, à l’épaisseur de carrelage près.

C’est donc compliqué pour le 100m car les changements de nage interviennent à des endroits différents tous les 25 mètres…

C’est en revanche faisable pour le 200m avec des changements de nage exactement au milieu de bassin, à chaque longueur et demi.

Ici à la piscine de Montparnasse il y a un marquage spécifique dans le bassin de 33m avec un repère pour le 25m et un repère pour le 50m.

On peut aussi « tricher » et faire plus court sur certaines nages que d’autres pour simplifier ! Par exemple 200m 4 nages avec une longueur de pap, deux longueurs en dos, une en brasse, et deux en crawl.

Adapter son programme aux dimensions du bassin

L’idéal est de construire l’entraînement spécifiquement pour cette longueur atypique de bassin, en remplaçant les 100m 4n par des 133m 4 nage (une longueur par nage), et les 200m 4 n par des 266m 4 nage (un aller-retour dans chaque nage).

Garder à l’esprit qu’une des difficulté technique du 4 nages sont les virages, donc changer de nage en milieu de bassin ne permet pas de s’entraîner sur cet aspect !

Avec les autres nages, on peut jouer sur les allures par exemple 400m avec plusieurs allures dans chacun des 100m, ou encore prévoir du fractionné en adaptant les temps de départ.

Quid des piscines d’hôtel de 12 mètres, 15 mètres, 17 mètres, etc ?

De la même manière raisonner en nombre de longueur plutôt qu’en distance, et éventuellement calculer ensuite les distances correspondantes. Même si les distances ne sont pas des multiples de 100m les effets bénéfiques de la natation seront là malgré tout.

Enfin on peut aussi avoir recours à une montre sportive qui calculera la distance parcourue, après avoir renseigné la longueur du bassin.

Rénovation de la piscine Blomet

La piscine Blomet en travaux depuis juillet 2018 doit réouvrir à l’été 2020. Visite d’un chantier à 9,6M d’euros, qui s’inscrit dans le plan « Nager à Paris ».

Image du bassin en cours de rénovation – décembre 2019

La piscine Blomet est une des rares piscines de 50m à Paris. Elle a été conçue en 1925 avec une architecture en béton et des verrières. L’une de ses particularités est la forme de la parcelle de terrain particulièrement désavantageuse, toute en longueur : 130m de long pour seulement 18m de large. A l’origine, l’eau du bassin provenait d’un puit artésien foré de 587 mètres, directement à température de 28°C, et potable ! Ce système de chauffage naturel a été utilisé jusqu’à la première grande rénovation de la piscine en 1961.

Plan d’origine, source « Le Génie Civil » du 20/04/1929.

Lors de sa première rénovation, la voûte en béton d’origine qui surplombait le bassin (dans le même genre que celle existant encore à la piscine de la Butte aux Cailles) a été remplacée par une verrière métallique vitrée.

La piscine Blomet en 1928 avec sa voûte en béton (source BNF), à droite en 2018 avant les travaux (crédit photo nageurs.com)

Les travaux actuels vont permettre une modernisation complète du bâtiment, une mise en conformité au regard de l’accessibilité, une amélioration des performances énergétiques par son raccord au réseau de chauffage urbain CPCU et aussi une adaptation des espaces aux usages actuels.

La forme du bâtiment rend contraignant sa rénovation, tout comme l’a été sa construction à l’origine. Le chantier devant démarrer par le fond de la parcelle (le bassin) pour se terminer par la façade sur rue.

Le bassin ainsi que ses fondations ont été complètement démolis, les gravas évacués, et un bassin tout neuf construit au même emplacement. De mêmes dimensions que celui d’origine, celui-ci a néanmoins deux modifications importantes. La profondeur du côté le moins profond restera ainsi la même à 85cm, par contre celle-ci ne sera plus que de 2m côté grand bain contre 3,05m avant travaux (à l’origine il y avait un plongeoir). Le volume d’eau passera ainsi de 1300m3 à 800m3 ce qui permettra des économies en eau et en chauffage.

Autre particularité, un mur mobile pourra permettre de moduler le bassin en deux bassins de 25m selon les horaires. Cette modularité pourra permettre d’améliorer la cohabitation public – club – scolaire et d’optimiser l’exploitation de l’établissement.

La salle de musculation installée auparavant au milieu des vestiaires va déménager au dessus de l’accueil sur un espace de 70m2, et un accès au 2e étage a été percé dans le mur permettant de déambuler entre cette salle, les vestiaires et la piscine.

Vestiaires en cours de rénovation – décembre 2019. On devine le nouvel accès à la salle de musculation sur le palier du 2e étage.

La zone vestiaire va gagner en luminosité, le plafond de verre a été retiré, laissant un volume plus important jusqu’à la grande verrière qui le surplombe. Les cabines vont rester en place mais ne fermeront plus à clé : des armoires de casier ont été installées. Cela va permettre d’augmenter le nombre maximal de personnes qui peuvent simultanément fréquenter l’établissement de 300 personnes contre 200 avant la rénovation.

Les vestiaires qui surplombent le bassin seront condamnés.

Visitée début décembre 2019, les travaux sont bien avancés. La piscine doit réouvrir pour l’été 2020.

Les images se sont vues appliquées un filtre artistique afin de donner une vue d’ensemble de l’architecture sans dévoiler les détails du chantier réalisés par Bouygues Batiment.