Cartographie : quelles sont les rues de Paris à plus de 15 minutes à pied d’une piscine ?

La ville de Paris défend l’idée de la ville du quart d’heure. Concrètement la densité urbaine et le concentré de service se traduit pour les parisiens par la capacité de pouvoir tout faire ou presque dans un périmètre de quinze minutes à pieds du lieu où l’on se trouve. Commerces, écoles, bibliothèques, bureaux, lieux de loisirs, etc.

Mais qu’en est-il des piscines ?

Sur le site de Geoportail, on peut depuis la récente époque des attestations de déplacement calculer un isochrone. Cela consiste à dire tracer sur une carte toute une zone accessible à pieds à 15 minutes aux alentours d’une adresse. Selon la topologie des rues, des intersections, des passages, des espaces verts ou encore des ponts pour piétons, la zone accessible en quinze minutes n’est pas vraiment un cercle, mais est un polygone à forme très variable selon le point à partir duquel le calcul a été fait.

En compilant les résultats des 41 piscines parisiennes (en 2021) sur une seule et même carte, j’ai pu construire cette cartographie avec trois zones :

Catographie de la répartition des piscines à Paris. Les habitants de certains quartiers sont à bien plus de 15 minutes de marche d’une piscine.

Une première zone en bleu foncé pour les adresses à 5 minutes à pieds de la piscine. Juste autour, une seconde zone dans un bleu plus clair correspondant à 5 minutes supplémentaires. Et enfin une troisième zone correspondant aux limites des 15 minutes à pied. A noter que vous pouvez cliquer sur l’image pour ouvrir la carte interactive dans laquelle il est possible de faire un zoom rue par rue !

Certains quartiers étant bien pourvus en piscine, les habitants ont plusieurs choix à moins de 15 minutes. Ces zones proches de deux ou davantage de piscines sont également marquées en bleu plus foncées sur la carte.

Cette redondance de piscine permet d’assurer une continuité de service lorsqu’une piscine doit être fermée pour une vidange ou bien des travaux de réfection pouvant durer plusieurs mois, voire plusieurs années.

La carte fait état de zones importantes où l’offre en bassin est faible, voire inexistante notamment dans les quartiers du Faubourg Saint-Antoine, de Ménilmontant, les Batignolles, et dans quasiment tout le 7ème et le 8ème arrondissement.

Il semble hélas que ces considérations sur l’accessibilité en temps ne fasse pas vraiment partie des critères qui ont guidé par le passé les choix d’implantation des nouvelles piscines. En effet, les piscines qui doivent ouvrir à Paris dans les mois qui viennent – l’Arche sur le quai Javel, la piscine rue Belliard dans le 18ème à la Porte de Saint-Ouen – le sont dans des zones ayant déjà des bassins à proximité. Concernant la future piscine flottante l’Arche, la carte montre bien un déficit de piscine aux alentours, néanmoins le bénéfice aurait été plus grand de faire le choix d’amarrer cette piscine au centre de Paris, comme l’était autrefois la piscine Deligny sur la Seine et qui a été pendant près d’un siècle un lieu de plein air très prisé par les parisiens.

Afin d’améliorer le maillage des piscines à Paris, on peut espérer que les zones éloignées des piscines puissent être retenues pour de futures constructions de piscines, que cette répartition « à 15 minutes » fasse partie des critères pour les choix des futures piscines et puisse guider les services municipaux à établir les zones prioritaires pour construire de nouveaux établissements.

Cette carte n’intègre que les piscines municipales. Je n’y ai pas mis les bassins-écoles, mais de la même manière pour les écoliers, le trajet depuis les écoles vers une piscine est très inégal suivant les quartiers !

Reprendre l’apprentissage de la natation pour mon enfant: Comment faire ?

Que diriez-vous de commencer à sortir la tête de l’eau et de reprendre l’apprentissage de la natation à votre enfant ? En effet durant cette période COVID, les piscines ont dû fermer, les cours de natation s’arrêter et votre petit Timéo barbote encore avec ses brassards Spider Man et refuse de mettre un orteil dans le grand bain.

Pas vraiment ce que vous espériez pour l’été à venir…

En tant qu’ éducatrice aquatique, j’aimerai vous apporter quelques conseils et techniques que moi-même j’utilise pour vous aider à faire aimer l’eau à votre enfant et lui donner des bases pour son apprentissage de la natation.

Je souhaite aussi vous apporter des solutions que les centres aquatiques ainsi que le Ministère des sports mettent en place pour palier à cette année compliquée pour nos petits nageurs que vous trouverez en fin d’article.

Note : Cet article a été écrit par Manon Dauchelle du site Nageretsérénité.com pour encourager les personnes ayant une appréhension de l’eau à retrouver une sérénité dans l’eau et donner des astuces et conseils aux parents pour l’apprentissage de la natation à leurs enfants.

Se re-familiariser avec l’environnement et revoir les bases pour apprendre à nager:

Je conseille aux parents de revenir progressivement à la piscine surtout pour les plus jeunes et ne pas stresser l’enfant. Venez en famille jouer dans le petit bain et réappropriez vous votre centre aquatique. Les règles ont sûrement changées depuis la dernière fois que vous êtes venus. Le Pass sanitaire, les règles de distanciations et d’hygiènes… Mieux vaut vous habituer et habituer votre enfant à cette nouvelle façon de profiter de la piscine.

Lorsque vous sentez que votre enfant est à l’aise pourquoi pas commencer à lui enlever ses brassards et reprendre le travail de la familiarisation qu’il avait peut-être déjà abordé dans son apprentissage de la natation.

Tout doit passer par le jeu ! Un enfant qui joue dans l’eau est un enfant qui aime l’eau !

Par quoi commence l’apprentissage ?

Commençons par la perte d’appuis plantaires :

C’est le fait qu’un enfant n’est plus besoin d’appuis solides pour se déplacer. Placez votre enfant contre le mur et lui demander de vous poursuivre. Vous verrez qu’au début, il placera ses pieds contre le mur et avancera à l’aide de ceux-ci et de la traction de ses bras. Par la suite il finira par décoller ses pieds et à enlever une main du mur pour terminer en position semi-allongée.

Dans un second plan, quelque chose de très important : Les immersions.

Votre enfant met la tête sous l’eau sans problème ? Super ! Voilà une bonne chose qui le fera vite avancer dans son apprentissage. Si ce n’est pas le cas, pas de panique. Cela peut se régler même à la maison. La respiration doit être la clé. Plusieurs solutions :

A la maison :

  • Une paille, un verre, le but : faire des bulles. Petites ou grandes, souffler longtemps ou non.
  • Le bain : Reproduire cet exercice au moment du bain, sans paille.
  • S’il est serein avec cet exercice, ajoutez une difficulté et lui demander de souffler par le nez.

A la piscine :

  • Quand il vous poursuit la règle et d’avoir la bouche dans l’eau, de faire des bulles.
  • Complexifiez en lui demandant de faire des bulles par le nez.
  • Le jeu de la mission impossible : les enfants ont beaucoup d’imagination et lorsque vous les plongez dans l’imaginaire il est plus facile d’avoir de bons résultats, ici le but est de ne pas se faire repérer par les caméras ennemies, il faut se cacher sous l’eau, on commence par la bouche, le nez, les yeux puis toute la tête.
  • Vous pouvez aussi lui demander une fois qu’il sait mettre la tête dans l’eau d’ouvrir la bouche, de rester comme cela 3 secondes et de ne pas avaler l’eau. Demandez lui un débriefing : Est-ce-que l’eau est entrée dans ton corps ? Même exercice en ouvrant les yeux dans l’eau puis même question.
  • Pour une immersion plus longue : faites un concours de celui qui fera le plus longtemps des bulles sous l’eau.
  • Le jeu du code secret : Sous l’eau, faites un signe a votre enfant et l’enfant doit le reproduire sous l’eau, ou crier un mot et l’enfant doit le reconnaître.
  • La chasse au trésor : Récupérez des objets sous l’eau.

Abordons la profondeur

Dans les cours de natation, vous pouvez voir l’éducateur avec sa perche et demander aux enfants d’aller toucher le fond. C’est un exercice que vous pouvez aussi faire seul avec l’échelle de la piscine.

A quoi ça sert ?

L’exploration de la profondeur est essentielle pour permettre à l’enfant de ne pas que nager en surface et de ne pas diaboliser les grands bains. Ainsi il explore le milieu aquatique vue du dessous. Un autre monde s’offre à lui. Les bruit est différent, on voit les nageurs du dessous, les bulles…(Personnellement, petite et même encore aujourd’hui je préfère être sous l’eau.) Il exécute une immersion longue, travaille sa respiration et se rend compte qu’il faut descendre à l’aide des bras pour toucher le fond. De plus, quand il n’aura plus peur d’aller toucher le fond, on lui demandera de remonter sans les mains. On appelle ça la remontée passive.

La remontée passive :

L’enfant descend le long de l’échelle, vous pouvez même faire la course, puis on met les mains sur la tête. Que se passe t-il ? C’est la magie de la piscine 😉

C’est le début de la flottaison. Faites comprendre à votre enfant qu’il faut remplir les poumons d’airs. Prenez l’exemple d’un ballon : Pourquoi le ballon flotte ? Puisqu’il y a de l’air. Que respirons-nous ? De l’air. Donc, nos poumons sont comme des ballons ? oui. Alors nous flottons.

Après avoir lâché la perche:

Renforcez ce nouvel acquis avec des jeux comme le ballon de basket : mettez-vous en boule dans le petit bassin et demandez à votre enfant d’appuyer qu’une seule fois sur votre dos pour vous coller au sol et une fois au sol d’enlever sa main. Que se passe-t-il ? Lui demander d’essayer et répétez cet exercice plusieurs fois. Vous pouvez aussi le voir avec une balle dans l’eau, lui démontrer que quand vous immergez la balle sous l’eau et que vous lâchez, celle-ci remonte à la surface. Lui demander pourquoi.

Renforcer son apprentissage avec le corps flottant :

Maintenant qu’il sait que l’eau le fait remonter sans qu’il ait besoin de faire quelque chose. Abordez le saut. Vous pouvez commencer tranquillement dans le petit bain, avec vous à côté qui sautait avec lui en lui donnant la main, puis avec seulement le petit doigt puis sans les mains. Surtout pas chercher à le récupérer tout de suite. Laissez le remonter passivement. Puis tentez cette expérience dans le grand bain. Vous pourrez aussi à ce moment-là travailler la tonicité. Demandez à votre enfant de rentrer dans l’eau le plus droit possible. Le but : Toucher le fond avec les pieds. Cela vous aidera pour travailler la position du nageur qui viendra plus tard.

Les chutes :

Vous pouvez aussi entrer de différentes manières dans l’eau. En boule (comme le ballon de basket). En avant ou en arrière. Cela permettra à l’enfant de comprendre que dans n’importe quelle position, il flottera toujours.

Rejoindre le bord :

Dorénavant votre enfant sait mettre la tête sous l’eau, se lâche du mur et saute. Mais après ? Comment faire pour qu’il revienne au bord ? Pour éviter qu’il fasse le petit chien et panique ?

Lorsque mes apprenants arrivent à ce stade, je leur montre comment faire un équilibre dorsal. Chez les enfants, on appelle ça faire une étoile de mer sur le dos. Cela enlève le travail de la respiration sous l’eau, le fait de souffler, etc… Et permet de se reposer. Le but pour moi est : Faire sauter l’enfant, qu’il remonte tranquillement sans signe de panique, fasse une étoile de mer, puis rejoigne le bord en battement sur le dos. L’exercice est réussi lorsqu’il effectue ce test sans signe de panique.

Si votre enfant sait faire ça, vous saurez beaucoup plus tranquille quand il voudra aller se baigner.

L’apprentissage de l’étoile de mer

  • Sur le dos : vous pouvez d’abord lui demander de mettre une main au mur et d’être parallèle à celui-ci. On écarte les pieds et les bras de façon à faire une belle étoile. Puis on monte son bassin pour que l’on puisse voir le nombril et on place ses oreilles dans l’eau en levant le menton. Par ailleurs on pense à être super dur ! Puis on finit par lâcher le mur.
  • Sur le ventre : Même chose, on tient le mur, on écarte les pieds et les bras, mais cette fois-ci on vient coller son menton à la poitrine. On garde son air. Puis on finit aussi par lâcher le mur.

Apprendre le battement :

Une fois que les équilibres sont vus, pour rejoindre le mur il faudra mettre en place le battement. Pour commencer, placez vous aux marches du petit bassin puis lui demander d’éclabousser avec ses pieds. Attention au brushing de Mamie Gisèle en revanche 😛 . Puis lui demander de faire la même chose, mais en faisant seulement de la mousse en gardant bien les pieds dans l’eau. Le mouvement sera correct lorsqu’il sera souple. Pensez à un pinceau ou une nageoire de sirène 😉 Le mouvement part de la hanche et c’est un fouetté du pied avec un mouvement de cheville relâchée. Pas besoin d’aller vite ou d’y mettre de la force qui ne servira qu’à fatiguer votre enfant. Une fois que cela est vu, il n’y a plus qu’à essayer le long du mur.

Consigne :

  • Sur le dos, oreilles dans l’eau, on lève le menton, bras le long du corps (sauf s’il désire se tenir au mur au début à une main), on monte le bassin et c’est parti ! On fait de la mousse avec ses pieds.
  • Sur le ventre, on colle le menton à la poitrine, bras le long du corps (sauf s’il désire se tenir au mur au début à une main), on peut souffler le plus longtemps possible et HOP ! On place le battement. Pour respirer : deux choix possibles, soit on se remet sur le dos en étoile et on repart, soit on relève la tête.

Le petit test :

Arrivé à ce stade votre enfant sera à l’aise dans l’eau et pourra se débrouiller seul sans brassard. Pour vérifier son niveau vous pouvez lui proposer un enchainement, voir un test que nous pouvons faire en piscine pour évaluer le niveau de l’enfant, à savoir : Sauter dans l’eau, réaliser une étoile de mer et revenir au bord.

Félicitez votre enfant dans toutes les étapes abordées !

Chaque enfant est différent et sa relation avec l’eau peut être plus ou moins longue à construire, mais elle doit toujours être positive. Il n’est pas possible de vous dire combien de temps cela prendra car, tout dépend de l’appréhension de l’enfant et aussi de son adaptation au milieu.

Il faut le féliciter à chaque palier franchi. Cela le motivera et il aura envie de venir à la piscine et de s’amuser dans l’eau. Il n’y a pas de petit exploit !

Prendre des cours particuliers

Plan du gouvernement pour lutter contre la noyade en France et améliorer l'apprentissage de la natation

Il peut être bénéfique de prendre des cours particuliers. L’éducateur sera focalisé sur votre enfant et pourra desceller ses blocages et/ou le corriger sur l’instant T s’il y a des défauts techniques. Si vous disposez d’une piscine chez vous, le maître nageur peut se déplacer chez vous pour dispenser le cours, il peut aussi parfois donner des cours particuliers dans votre centre aquatique s’il y travaille. Il suffit de vous renseigner auprès des éducateurs autour des bassins.

Facebook peut aussi vous aider à trouver des professionnels de la natation, car certains d’entre eux possèdent une page.

Vous pouvez aussi trouver des éducateurs sur la plateforme  « Prévention des Noyades » du Ministère chargé des Sports. Une application qui référence et cartographie les professionnels de la natation avec qui vous pouvez vous mettre en relation pour bénéficier de conseils et justement de cours particuliers pour l’apprentissage de la natation.

Participer à un stage « bleu » ou une classe « bleue » pour accélérer l’apprentissage de la natation

  • La classe bleue est organisée dans le temps scolaire en groupe et permet aux enfants âgés de quatre à six ans l’apprentissage de l’aisance aquatique qui débouche par la suite au Savoir Nager qui est le projet de l’Education Nationale et que l’on travaille à l’école primaire.
  • Le stage bleu c’est le même principe, mais hors temps scolaire.
  • Ces enseignements dans ce cadres s’organisent en huit séances de 40 à 45 minutes réparties sur une ou deux semaines.

Pour conclure :

Nombreuses sont les possibilités qui s’offrent à vous désormais pour rattraper cette année. Vous avez maintenant les clés pour apprendre les bases de la natation à votre enfant par vous-même. Vous pouvez aussi faire appel à un professionnel de la natation en cours particuliers pour reprendre tranquillement au seul rythme de votre enfant. Ou vous pouvez inscrire votre enfant à un stage bleu mis en place dans un centre de loisir ou dans votre lieu de vacances.

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Comment s’équiper pour son premier triathlon ?

L’équipement nécessaire pour le triathlon est assez conséquent car il combine celui des trois disciplines. En plus du côté performance et de coût de chaque élément du matériel de triathlon, il convient aussi de garder à l’esprit les étapes de transition, et donc de penser à l’aspect pratique en évaluant le meilleur compromis entre gain de performance, et temps de transition.

La combinaison de natation en néoprène est un bon exemple qui illustre ce point. Indéniablement celle-ci permet de nager plus vite car elle améliore la flottabilité, gaine le corps, et réduit les frictions avec l’eau. Si celle-ci reste obligatoire dans le règlement de la fédération française de triathlon FFTri lorsque la température est inférieure à 16°C, il est possible au delà de cette température de faire le choix de nager sans.

Première partie : la natation. Ici dans le Bassin de la Villette lors du triathlon de Paris 2018. Crédit photo : nageurs.com

Même si l’étape d’enfilage qui est plus délicate que celle pour la retirer, nombreux triathlètes font le choix de ne pas en porter, et se contentent d’une tri-fonction. Les distances en natation étant relativement courtes sur les triathlon, le gain de temps d’une combinaison n’est en effet pas significatif. Ce temps va bien sûr dépendre de votre niveau. J’ai publié il y a quelques temps un article sur ce blog sur le gain de temps que la combinaison apporte et que j’estime à une minute par kilomètre. Bien peu donc sur le chrono final d’un triathlon ! Celle-ci est donc plutôt à réserver pour les épreuves dans lesquelles la température de l’eau nécessite une combinaison, ou alors éventuellement s’il y a des méduses pour les épreuves en mer. La trifonction présente le grand avantage de permettre d’enchaîner les trois épreuves sans changer de tenue.

Concernant les autres matériels pour la natation, généralement le bonnet de bain est fourni par l’organisation, il est possible de porter un premier bonnet en dessous si l’eau est froide. Les lunettes sont à choisir selon la luminosité, de préférence avec verres teintés pour convenir par tout temps, ou avec verres miroir par grand soleil. Et surtout avec un joint souple, et avec l’élastique de préférence sous le bonnet pour éviter de les perdre notamment lors des départs en masse, où un coup pourrait gâcher votre course.

Après la natation, c’est la transition pour le vélo ! Sans doute la partie la plus onéreuse en matériel, mais aussi la portion qui va demander l’effort le plus long de la course. Il peut d’ailleurs être judicieux de se tourner vers un vélo d’occasion pour ses premières courses, en choisissant un modèle bien entretenu et de bonne qualité, plutôt qu’un vélo neuf de qualité inférieure.

L’étape en vélo du triathlon. Photo prise lors du triathlon de Paris.

La gamme de vélo est large, des vélos de courses basiques, jusqu’aux modèles performants tout carbone par exemple. On peut installer des pédales automatiques et également un prolongateur de triathlon sur le guidon.

Il est important d’entretenir correctement son vélo, vérifier les différents éléments de transmission, nettoyer les poussières, lubrifier, et gonfler à la bonne pression des pneus, afin de profiter du meilleur de son vélo.

Section course à pied, triathlon du Château de Chantilly faisant partie du circuit Caste Race Series.

Dernière étape et non des moindres, la course à pied. Une bonne paire de chaussures de running est indispensable, le site https://chaussurerunning.fr/ permet de comparer facilement les différents modèles. De nombreuses marques proposent des modèles de chaussures de running. Les modèles vont s’adapter au type de foulée, supinateur neutre ou pronateur. On peut connaître son type de foulée en observant l’usure d’une semelle de chaussure.

Accompagnement de la foulée, amortissement du choc, poids plume, dynamisme, etc, les caractéristiques des modèles sont très variées.

On entent également de plus en plus la notion de drop d’une chaussure. Celui-ci correspond à la mesure de la différence de hauteur entre l’arrière de la chaussure – au niveau du talon, et l’avant – au niveau de l’avant-pied. Certains coureurs, pour se rapprocher d’une foulée plus naturelle, se tournent vers des chaussures à drop de zéro.

Pour éviter les ampoules, une paire de chaussettes anti-frottement est également conseillée.

Afin d’avoir un suivi de ses performances de la course, en complément du chrono des organisateurs, on peut utiliser une montre multi-sport qui va enregistrer le tracé GPS de votre course, votre vitesse, le rythme cardiaque, etc. Certaines ont même un mode triathlon facilitant la transition d’une discipline à l’autre sans devoir arrêter le chrono. Ces enregistrements sont très utile à la fois lors de l’entraînement, mais aussi pour l’analyse détaillée de vos exploits en compétition !

Des magasins généralistes comme Décathlon ou des boutiques en ligne comme https://www.deporvillage.fr/ vont proposer toute une gamme d’équipement, que l’on va pouvoir également compléter auprès de commerçants spécialisés ayant un choix plus pointu ou des marques exclusives.

La piscine Deligny, une piscine disparue

Connaissez-vous la piscine Deligny ? C’était un de ces anciens bains publics aménagées sur la Seine, où la baignade se faisant directement dans les eaux du fleuve, dans un bassin fait de planches de bois entre lesquelles l’eau s’écoulait.

Du nom du maître nageur qui y fonde une école de natation en 1801, les bains ont traversé les décennies, pour sombrer complètement presque deux siècles plus tard en 1993 en coulant par quatre mètres de fond, suite à un choc trois ans auparavant avec une péniche.

Il y en a donc eu des générations qui ont fréquenté ce lieu ! Mais beaucoup ignorent aujourd’hui où étaient précisément amarrés ces fameux bains. On peut apercevoir l’établissement ci-dessous sur le quai Anatole-France, grâce à ce tirage d’une vue aérienne du Pont de la Concorde en 1958 :

Vue aérienne de la piscine Deligny, en 1958, par Roger Henrard. Inventaire du Musée Carnavalet.

Sur la gauche c’est bien la place de la Concorde, et à droite l’Assemblée Nationale !

Les bains était très prisée l’été, on venait s’y rafraîchir, prendre un bain de soleil, draguer, discuter, y manger dans son restaurant, profiter de ses salons privés, et éventuellement y nager ! Haut lieu de l’exotisme parisien, fréquenté assidûment par Charles X, Louis-Philippe, et le Tout-Paris. Sur la plupart des archives photo, on y voit une foule de parisiens s’y presser.

La piscine Deligny en 1973. Crédit photo : ina.fr

Il existait à l’époque de nombreux bains de ce type, disposées sur des barges de Seine, les bains fleur, le bain-royal, les bains de la Samaritaine, entre autre.

A partir de 1840, les bains Deligny ont été reconstruis par ses nouveaux propriétaires les frères Burgh, en assemblant une dizaine de bateaux. Deux bassins, dont un de 30m doté d’un fond en bois en pente douce allant de 60cm à 2m de profondeur. Pour l’anecdote, l’un des bateaux, le Cénotaphe qui avait été spécialement construit pour rapatrier les cendres de Napoléon à Sainte-Hélène a finalement eu un tout autre destin, en cause un hiver de 1840 trop froid.

Doté d’un bassin de 50 mètres, la piscine a accueillit les premiers Championnats de France de natation en grand-bassin en 1899, pour une unique épreuve : le 100m nage-libre (le chrono du vainqueur peut faire sourire, il était de 1 minute 31s !). Une bonne partie des éditions suivantes s’y est également tenue avant que ne soit construite la piscine des Tourelles (l’ancien nom de la piscine Georges Vallerey) pour les JO de 1924.

Les bains ont même accueilli les épreuves de natation de Jeux Olympiques de 1900, mais les résultats ne furent jamais homologués car les dimensions du bassin n’étaient pas conformes avec… 6 mètres de trop !

Un documentaire de 1948 montre la reconstruction du bassin de la piscine Deligny. Le bassin dispose d’une armature de soutien et est désormais étanche et isolé du fleuve, l’eau peut désormais être filtrée.

Extrait d’un documentaire de 1948 sur la reconstruction complète de la piscine.

L’eau est alors prélevée dans la Seine, décantée, passe successivement dans trois filtres, et une petite quantité d’eau de javel y est ajoutée. Une sorte de robot pompe aspirateur est aussi inventé afin d’enlever les impuretés présentes dans le bassin.

L’hiver, les bains pouvaient être démontés pour éviter d’être endommagés par les intempéries ou le gel. Dans les années 1960, les bains Deligny se transformait ainsi à l’automne en parking flottant. Car malgré le succès des bains durant les beaux-jours, cela ne suffisait pas à équilibrer les comptes, et les propriétaires devaient diversifier leurs recettes afin de pouvoir rembourser les emprunts contractés pour moderniser l’établissement.

Bien plus tard, ces installations qui ont toutes disparues ont inspiré la création de la piscine Joséphine Baker sur une péniche qui a été ouverte en 2006, avec une eau certes puisée dans la Seine, mais cette-fois ci traitée et chauffée.

La réalité virtuelle débarque en natation

Le monde du divertissement est depuis toujours, un formidable témoin de l’avancée technologique ou de la mise en avant de certaines expériences utilisateurs. Du casino en ligne sur des plateformes comme Betway à Pokémon Go sur mobile, les jeux s’adaptaient à nos usages et continuent à ce jour, de charmer les amateurs par des expériences uniques proposées.

Depuis l’avènement de la réalité virtuelle (VR), les industries de tous les domaines ont pu découvrir les potentialités de cette technologie. Au départ, on la pensait limitée aux jeux vidéo mais elle ne l’est absolument pas puisqu’elle s’adapte à tous les domaines de la culture. Cependant, une innovation est venue bouleverser le monde du jeu vidéo en particulier : la réalité virtuelle ! Ayant eu l’effet d’une véritable révolution grâce à l’immersion qu’elle proposait, cette technologie a depuis investi de nombreux domaines comme la médecine, l’éducation et bien évidemment, le sport.

Depuis quelques années, les industries du monde entier ont décidé de miser sur la réalité virtuelle pour améliorer leurs processus de production, leur recrutement ou encore de proposer une expérience client toujours plus poussée.

Le milieu sportif mise désormais sur cette nouvelle technologie. Photo par Inconnu, CC0

Désormais, c’est donc le monde du sport qui s’est emparé de cette technologie, à des fins diverses : de l’entraînement à des services proposés aux fans, la réalité virtuelle semble chaque jour gagner du terrain dans ce milieu ultra-compétitif. Bien que la natation soit à la traîne en termes d’usage des nouvelles technologies, on a vu de nouvelles initiatives fleurir partout dans le monde pour améliorer le chrono des nageurs. Alors, quelles sont les utilisations de la réalité virtuelle dans le monde de la natation en particulier ?

De nouveaux équipements

La réalité virtuelle est un outil particulièrement intéressant pour créer des combinaisons et des équipements sportifs de haut niveau. En effet, parce que l’innovation est au cœur des préoccupations des clubs sportifs, qui cherchent à se démarquer et à améliorer les performances de leurs sportifs, ils sont sans cesse à l’affût de nouvelles solutions. On connaît déjà les montres connectées, place désormais à de nouveaux équipements !

Une innovation a déjà fait son apparition : en 2020 on a vu ainsi arriver sur le marché un nouvel équipement révolutionnaire, les lunettes de piscine en réalité virtuelle. Les Form Swim Goggles et les Vuzix Labs Smart Swim ont donc vu le jour, apportant avec elles des possibilités multiples pour rassembler différentes données pendant les courses des nageurs. Leur avantage principal réside dans leur capacité à donner des statistiques en temps réel, permettant de détecter automatiquement les vitesses, le type de nage. Il ne fait donc aucun doute que les nageurs, qui repoussent sans cesse leurs limites, verront prochainement des nouveautés en termes de lunettes ou de combinaisons créées avec l’aide de la réalité virtuelle pour optimiser leurs performances.

Un entraînement plus efficace

Les nageurs peuvent utiliser la VR pour analyser leurs mouvements. Photo par Inconnu, CC0

La VR est une technologie extrêmement plébiscitée dans les milieux sportifs comme outil d’entraînement. En effet, elle permet de gagner en performance et d’améliorer les techniques, notamment des nageurs. C’est ce qui s’est passé pour le club CPB Rennes natation, qui a décidé cette année de miser sur la réalité virtuelle pour pouvoir analyser bien plus précisément les mouvements de ses nageurs. Équipés de capteurs sur tout le corps, les nageurs font ainsi des longueurs de bassin pendant que des caméras à infrarouge enregistrent leurs mouvements de manière extrêmement précise. Cela permet de décortiquer les techniques de nage et de repérer certaines erreurs beaucoup plus facilement. Tout porte donc à croire que la pratique va se démocratiser au fur et à mesure des années, afin d’améliorer sans cesse les performances des nageurs.

Une solution contre l’aquaphobie

La peur irrationnelle de l’eau, appelée également « aquaphobie » peut être particulièrement handicapante dans la vie de tous les jours. On estime d’ailleurs que 2 % de la population souffre de cette peur, ce qui est assez conséquent. De nombreux cours sont proposés dans les piscines de l’hexagone pour vaincre cette aquaphobie. Cependant, l’agence de publicité suédoise M&C Saatchi Stockholm a décidé d’aller plus loin : elle a organisé une expérience grâce à la réalité virtuelle. Des enfants qui souffraient d’une peur de l’eau ont ainsi été exposés à des situations virtuelles sous l’eau, grâce à un casque VR, pour surmonter petit à petit leurs angoisses. L’expérience a été très concluante et de nombreux spécialistes misent désormais sur cette technologie pour traiter d’autres phobies dans le futur.

Pas de pass = pas de chlore !

Grand soleil, et près de 30°C cet après-midi, une température de saison, et une volonté toute naturelle d’aller se rafraîchir à la piscine municipale !

Sachez qu’à partir de ce jour, un pass sanitaire sera désormais exigé pour accéder aux piscines, comme l’a annoncé le président Macron lors de son allocution télévisée du 12 juillet.

Concrètement à l’entrée de l’établissement il faudra présenter son QR-Code valide, pour tout usager adulte, ainsi qu’un justificatif d’identité pour éviter les fraudes. Attention, cette mesure concerne à la fois les piscines couvertes, et les piscines découvertes.

Image d’illustration, crédit photo : nageurs.com

Les piscines, à moins que celles-ci n’aient une jauge à moins de 50 personnes, devront dès ce 21 juillet vérifier le pass sanitaire des usagers. Quoi qu’il en soit, dès début août cette jauge sera limitée, et la vérification systématique.

Les enfants mineurs de 12 à 17 ans ne seront concernés qu’à partir de fin septembre.

Les détenteurs de certificats médicaux de type ALD (conformes ou non) devront bien sûr eux aussi présenter un pass sanitaire valide comme tout le monde.

La piscine Suzanne Berlioux, dans le forum des Halles à Paris. Photo du 21 juillet 2021.

La bonne nouvelle, c’est qu’en contre partie il ne sera plus obligatoire de porter un masque à l’intérieur de la piscine, sauf si la piscine ou la préfecture en décide autrement. Le personnel en revanche devra garder un masque pour le moment.

Le personnel des piscines sera donc en première ligne pour faire ces vérifications, alors qu’une partie de la population est totalement opposée au principe du pass sanitaire. Cela promet une certaine agitation à l’accueil des piscines, alors sincèrement bon courage au personnel des piscines, et pour les usagers rappelons que l’on peut encore faire gratuitement des tests PCR un peu partout en attendant.

Les fous de la nage, à lire dans le journal du Monde de ce WE !

Le journal Le Monde diffuse ce WE un article spécial sur les « chloraddicts », les fous du chlore dans son supplément M le Mag daté du samedi 17 juillet. En couverture, Karine alias @Bigorno sur nageurs.com qui porte haut et en rouge les couleurs du site !

Couverture du journal Le Monde et de son supplément M le Mag, édition du samedi 17 juillet 2021

L’article en « une », présente le parcours de plusieurs nageurs, pour qui la natation est une pratique découverte tardivement, pour des raisons et dans des contextes très différents. Et pour ces nageurs dont je fais partie, celle-ci est devenue plus qu’un passe-temps mais un réel besoin essentiel pour l’équilibre, et un véritable sas de décompression. Des parcours très différents, mais une passion commune : la natation, et de préférence dans les eaux chlorées d’une piscine ! Le plaisir de nager et le bien-être ressenti après une séance de natation est sans doute la première des raisons qui nous motive à aller nager 🙂

Je remercie Zineb Dryef pour ce bel article dans lequel j’ai eu le plaisir d’être longuement interviewé, et photographié ! Par sa plume, l’article raconte mieux que je ne saurai le faire la genèse du site nageurs.com, et la communauté d’adeptes qui y enregistre ses séances au quotidien. Parmi ceux-ci, quelques uns y sont cités, @Figolu75 ou encore @Vicomte75 pour leurs anecdotes publiées sur leurs carnets d’entraînement, ainsi qu’un clin d’oeil à GB. Pour elle, Nageurs.com est une sorte d’utopie d’internet, un espace de liberté et de partage entre une communauté de passionnés.

Un grand merci également à Léon Prost pour la séance photo à la piscine Rouvet aux aurores avant l’arrivée des scolaires, et pour ses clichés qui accompagnent l’article !

« Plongée chez les fous de la nage » au sommaire de M le Mag.

La montre de triathlon Wahoo Elemnt Rival : bien pour les mesures GPS, mitigé pour la natation

On m’a prêté pour quelques jour la dernière montre de la marque Wahoo destinée aux triathlètes. Cette marque américaine peu connue du grand public est spécialisée dans les équipements d’entraînement haut de gamme et notamment sur les appareils de mesure connectées comme les home trainer.

Dotée d’un mode natation, j’ai donc voulu tester cette montre lors de mes entraînements à la piscine afin notamment de comparer les mesures avec la réalité du programme d’entraînement. A travers ce test j’ai pu également découvrir l’application de suivi d’entraînement.

Caractéristiques de la montre Wahoo Elemnt

C’est une montre GPS multi-sport comme il en existe à présent beaucoup sur le marché. Celle-ci compte les pas, propose des mesures dans les principaux sports comme le vélo, la course à pied, la natation en piscine, l’eau libre, et même en yoga.

Elle est dotée d’un capteur de fréquence cardiaque. Le design est sobre, et les boutons faciles à actionner. Un mode verrouillage est présent.

Les données enregistrées sont synchronisables sur son téléphone via l’application Wahoo Elemnt. L’appairage avec le téléphone se fait en photographiant le QRcode affiché sur l’écran de la montre.

En plus du capteur GPS et de fréquence cardiaque, elle dispose d’un altimètre et d’un accéléromètre. Elle n’a en revanche pas de gyroscope ni de thermomètre, et la boussole fonctionne à partir du GPS.

Son autonomie peut aller jusqu’à 14 jours. Elle ne mesure pas le sommeil, et ne donne pas non plus d’indication sur la charge d’entraînement ou de récupération.

Test en piscine de la montre Wahoo Elemnt

La première étape est de configurer la longueur de la piscine dans la montre. Dans mon cas c’est un bassin de 50m.

La montre se révèle plutôt fiable pour mesurer les distances, et elle a un mode de détection automatique des arrêts pour décomposer la séance en séries, et donne à la fin de la séance un récapitulatif détaillé.

Au cours de la nage, la montre affiche la distance de la série en cours, ce qui peut être utile si on perd le fil du nombre d’aller-retours sur sa série.

La montre fait aussi un décompte du nombre de cycles de bras, un cycle correspondant au nombre de mouvements du bras qui porte la montre. Sur 500m j’ai compté mentalement mes coups de bras par longueur, entre 34 et 37, et les cycles mesurés sont bien à chaque fois dans cet intervalle. Sur cette même série nagée à allure la plus régulière possible, les temps par longueur sont bien corrects.

Ci-dessous les données synchronisées sur le téléphone après un autre entraînement à la piscine :

Venons en à présent aux points négatifs. Le premier, et on le constate sur l’interface de la séance, il n’y a pas de détection du style de nage. Avec l’absence du gyroscope, il ne semble pas possible que cette fonctionnalité apparaisse dans une simple mise à jour, mais qu’il soit nécessaire en revanche de patienter sur un modèle supérieur. Et même si mes entraînements se font principalement (à 75% en moyenne) en crawl, j’aime bien différentier les nages ne serait-ce que pour les associer aux chronos mesurés.

L’autre point plus gênant c’est un arrêt prématuré de l’enregistrement lors de deux de mes séances. La première fois au bout d’une heure et juste avant une série 4×100 sur laquelle justement je voulais vérifier la précision des temps en comparant cela avec le chrono mural. Et sur une seconde séance au bout de 30 minutes juste avant un 200m 4 nages. En revanche lorsque j’ai tenté de relancer une nouvelle séance, le chrono tourne bien, le suivi cardio aussi, mais la montre ne détecte plus les périodes de nage et la distance reste à zéro.

Cela semble relever de l’ordre du bug et on peut espérer qu’une mise à jour logicielle corrige à l’avenir ce problème.

Dans les autres sports, j’ai testé la montre en vélo. Le GPS semble assez précis, le tracé suit bien le tracé des routes, et en comparant avec une montre d’une autre marque, j’ai pu constater que le tracé est plus fiable et moins de mesures parasites. Les distances, et les vitesses sont comparables à la mesure avec mon autre montre. Aussi la montre calcule les temps d’activité et de pause.

Pour conclure, cette montre est plutôt selon moi destinée au triathlète qui s’entraînera modérément voire peu en natation et pour qui les mesures basiques seraient suffisantes.

Les chronos affolants des champions de longue distance en natation

La natation en eau libre a fait son entrée dans le programme olympique en 2008 à l’occasion des jeux de Pékin. Une seule épreuve de cette discipline est disputée aux jeux : le 10KM. On appelle également cette épreuve le marathon aquatique, car l’effort nécessaire pour boucler cette distance est comparable à celui du marathon en course à pieds.

Il existe quelques courses ouvertes au grand public sur ces distances comme les courses Open Swim Stars, ou les épreuves d’eau libre de la FFN. Les nageurs sont plutôt rares à s’engager sur cette distance, quelques dizaines voire une centaine de participants par course au maximum, alors que les formats plus courts sont davantage plébiscités. En effet cela nécessite une sérieuse préparation ne serait-ce que pour espérer arriver au bout de la distance, d’autant qu’en natation il y a généralement un temps limite inatteignable sans un entraînement rigoureux. J’avais par exemple dépassé d’une minute le temps limite théorique de 3h pour mon premier marathon à la nage.

Les meilleurs chronos mondiaux sont en dessous de la barre des 2 heures, très proches également des chronos pour le marathon terrestre. Cependant il y a moins d’écart entre les performances masculines et féminines qu’en course à pied. Le meilleur chrono homme est de 1 h 49 min 55 secondes, et de 1 h 56 min 32 seconde pour les femmes.

Championnats de France d’eau libre à Pierrelatte, 10KM

Pour bien se rendre compte de la performance, et surtout pour comparer avec nos propres chronos, il faut regarder à quels temps ces allures correspondent sur des distances classiques de piscine. Voici donc les équivalences dans le tableau ci-dessous :

10KM5K1500M1KM800M400M200M100M50M25M
H1″49’5554’5816’3011’008’484’242’121’060’330’16
F1″56’3258’1617’3011’399’194’402’201’100’350’17

Ce tableau permet de prendre la pleine mesure des performances incroyable des nageurs d’eau libre de haut niveau qui arrivent à maintenir une allure extrêmement élevée pendant toute la course.

On n’ose à peine imaginer les séries à l’entraînement pour les athlètes qui sont forcément nagées à une allure supérieure, sur toute une panoplie de distances pour être capable d’être rapide, résistant et endurant.

Celles et ceux qui enregistrent leur carnet d’entraînement de natation sur nageurs.com peuvent retrouver leurs meilleurs temps par distance et par année.

Pour s’amuser on pourrait se poser la question de quelle distance on pourrait « tenir » à cette allure !

Pour un nageur loisir la réponse est vite répondue : même en y mettant toute ses forces, impossible de tenir cette allure ne serait-ce que sur une seule longueur d’un bassin de 25m. Soit à peine quelques secondes.

Un nageur de niveau master en club pourra tenir cette allure à l’entraînement sur 50m en y mettant tout de même une certaine intensité, et éventuellement tenir le chrono sur 100m voire 200m en faisant un départ plongé à son allure maximale. Soit donc seulement une ou deux minutes possibles à cette allure. Mais seuls les nageurs particulièrement entraînés et habitués à performer sur les compétitions sont capables de tenir cette allure sur des distances de 400m ou plus.

Et vous combien de temps pourriez vous tenir à ces allures ?

Les meilleurs comptes Instagram de nageurs à suivre

Que ce soit pour connaître les meilleurs bassins pour nager ou découvrir quelques actualités du monde de la natation, certains comptes Instagram sont plus sympathiques que d’autres à suivre. Justement, on vous propose dans cet article de découvrir quatre univers très différents et pourtant aux nombreuses similitudes : celui de nageurs connus dans le monde entier. C’est parti !

Photo par Pixabay, CC0
Les comptes Instagram de nageurs sont avant tout des comptes portés sur la compétition et les réussites. Photo par Pixabay, CC0

Michael Phelps, le dauphin des bassins

Les sportifs ont des comptes Instagram bien spécifiques : entre photos professionnelles et art de la réussite, ce sont de véritables trophées en ligne. Ce n’est pas le cas du multiple champion mondial Michael Phelps, qui possède un compte Instagram somme toute assez classique, sans trop de filtres ni d’images à couper le souffle. Son Instagram est une plongée dans son quotidien : on y voit sa famille et notamment ses enfants, ses activités préférées et parfois, quelques informations concernant le monde de la natation. C’est de cette manière que l’on découvre que le détenteur des 26 médailles d’or aux Jeux Olympiques n’est pas seulement un habitué des bassins : son Instagram vous plongera dans une découverte de ses autres hobbies, parmi lesquels le poker en ligne ou le golf. Il est aussi possible de suivre son entraînement quotidien de musculation, indispensable à la natation.

Bien sûr, le champion olympique présente un nombre de posts sponsorisés assez élevé, mais cela est contrebalancé par d’autres publications avec d’autres célébrités, des interviews en direct ou des photos « au naturel » qui viennent rendre ce compte très agréable à suivre.

Instagram : m_phelps00, 3,3 millions d’abonnés.

Alain Bernard, le « requin blond »

C’est notre équivalent français du plus grand champion international : Alain Bernard, qui s’est distingué à de nombreuses reprises lors de compétitions olympiques, possède un Instagram des plus engagés. Reconverti dans le consulting sportif, il est aussi très actif auprès des jeunes publics, pratiquant des activités de sensibilisation ou en s’investissant directement pour certaines causes, comme l’environnement. Avec ses 17 400 followers, il reste un monument de la natation française et possède son propre site web, avec l’historique de ses exploits.

Pour un compte Instagram tout en douceur et plutôt attractif (les posts sont très homogènes en termes de couleurs), suivez ce compte : vous aurez aussi plein d’informations concernant les prochaines compétitions comme les Jeux de Paris 2024.

Instagram : alainbernard_oly, 17,4k abonnés.

Suivre des nageurs professionnels vous permet d’accéder à un contenu très varié en informations, contrairement à d’autres disciplines. Photo par Pixabay, CC0

Laure Manaudou, surnommée la « Sirène de Melun »

Depuis son sacre aux Jeux Olympiques en 2007, la nageuse est devenue très médiatique, de même que son frère, qui évolue également dans les bassins. Si son frère possède un peu plus de followers sur Instagram, le frère et sa sœur n’hésitent pas à poster de nombreuses photos ensemble : photos de compétitions, de vacances ou dans l’intimité, ils sont très proches. C’est ce qui rend ce compte si attachant : Laure Manaudou nous plonge dans son univers quotidien, encore très porté sur la compétition et les engagements sportifs, mais aussi sur les voyages. Une grande championne qui a inspiré (et inspire toujours) des milliers de jeunes filles rêvant de conquérir une médaille.

Instagram : lauremanaudouoff, 149k abonnés.

Jessica Tatiana Long, body positive et championne paralympique

C’est un compte Instagram qui vous donnera une véritable claque, rien qu’en lisant la biographie : « born without legs + living my best life ». Autrement dit, une nageuse passionnée qui, malgré le fait d’être née sans ses jambes, se bat au quotidien pour sa passion. À tel point qu’elle a remporté plusieurs compétitions de natation paralympique, un exploit. L’Américaine de 28 ans expose sa vie incroyable sur les réseaux, jonglant entre sa famille, les bassins, les voyages et les engagements professionnels. Un compte qui permet de prendre du recul et qui donne envie de soutenir le handisport, encore trop peu mis en avant en France.

Instagram : jessicatatianalong, 76,2k d’abonnés.

Et vous, quels sont vos autres comptes favoris ?