Les modalités de réouverture des piscines au 9 juin

Plus qu’un dernier mois à patienter pour retrouver le chemin des piscines. C’est en effet le mercredi 9 juin que le gouvernement a déterminé comme étant la date de réouverture des piscines couvertes, au niveau national.

La piscine Emile Anthoine, juste en face de la Tour Eiffel dans le 15ème arrondissement. Crédit photo : Christophe / nageurs.com

Le contour des modalités de réouverture a été communiqué dans le journal Le Parisien du 11 mai au travers une interview du Premier Ministre Jean Castex.

Outre les mesures barrières en vigueur aujourd’hui comme la désinfection, l’aération, le port du masque dans les vestiaires, comme nous le détaillons dans cet article, il y aura une jauge de 50% dans les piscines.

A combien de nageur correspond cette jauge de 50 %

La FMI pour Fréquence Maximale Instantanée a toujours été un indicateur présent dans lieux recevant du public (établissements de type ERP au sens de l’administration), y compris avant la période Covid. Cette FMI permet de limiter l’accès à la piscine lorsque la fréquentation est trop élevée.

Cette FMI dans les piscines est calculée de la manière suivante : selon la surface en mètre-carrés des bassins. Celle-ci est donc de 1 personne par m2 en piscine couverte, et de 3 personnes pour 2m2 en piscine extérieure.

Les salles de sport qui sont comment les piscines des établissements ERP classés X (rien à voir avec les sites X, il s’agit d’une codification administrative), ont quant à eux une FMI habituelle de 1 personne pour 4m2 ou 1 personne pour 8m2 + l’effectif de spectateurs.

Concrètement une piscine standard de 25m qui ferait 12.5m de large avec 5 couloirs. Cela fait une surface de bassin de 312,5m2 soient autant de nageurs potentiels. Dans les faits une telle affluence est tout simplement inimaginable, cela ferait 62 personnes par ligne ! Même en réduisant la FMI de moitié, on reste sur des capacités d’accueil vraiment très large. Pour preuve l’image ci-dessous :

Déjà avec 10 personnes par ligne dans un bassin de 25m on peut considérer la piscine comme blindée. Ici la piscine Valeyre. Crédit photo : Nine / Nageurs.com

La réalité est qu’à un instantané, il y a certes des nageurs dans le bassin, mais aussi dans les vestiaires, les douches, etc. Sur une séance de nage d’une heure, il faut compter entre 15 et 20 minutes supplémentaires pour les douches et se changer.

Il y a aussi beaucoup de disparités selon les piscines et selon les créneaux. Les matinaux qui vont nager à 7h par exemple ne s’attardent pas dans les douches ou les vestiaires mais viennent pour nager, et quasiment l’ensemble des nageurs du créneau arrive dès l’ouverture pour partir à la fermeture une heure plus tard. Le we avec l’ouverture en continue il y a un lissage des départs et des arrivées, et avec la présence de familles le passage aux vestiaires nécessite plus de temps par exemple.

Cette limitation de la jauge à 50% ne voudra donc pas dire qu’il y aura deux fois moins de monde dans les piscines, mais que la capacité maximale qui est de base surdimensionnée sera réduite de moitié.

Une jauge divisée par 8, soit 1 nageur pour 8m2 aurait été plus cohérent

Une personne pour 8m2 de bassin couvert, soit une jauge divisée par 8 semblerait plus cohérent avec la réalité. On peut considérer qu’à un instant T il y a 80% des personnes dans l’eau et les 20% restants dans les espaces communs. Sur notre exemple de la piscine de 25m, avec ses couloirs de 2,5m de large soit 62,5m2 par couloir : 62,5/(80% * 8) = 7,8 nageur par ligne de 25m.

La FMI est parfois atteinte lors des journées de forte chaleur à la piscine de plein air de Puteaux. Crédit photo : Oléum / nageurs.com

A quelle date, et dans quelles conditions les piscines vont-elles réouvrir ?

Les piscines couvertes n’accueillent plus le public depuis le début de l’automne. Leur réouverture est donc très attendue. Dans un premier temps, celles-ci réouvriront leurs portes aux mineurs le 19 mai. Les adultes devront patienter jusqu’au 9 juin.

La piscine de Provins dont seul le bassin extérieur est pour le moment ouvert au public. Crédit photo : Snoop77 / Nageurs.com

Il est utile de rappeler qu’à la fin de l’année 2020 le gouvernement avait promis une réouverture des piscines couvertes le 20 janvier comme on peut le lire dans notre rétrospective qui retrace l’historique des mesures liées à l’épidémie de coronavirus. Le public mineur avait pu reprendre les activités dans le cadre d’activités périscolaires au 15 décembre en intérieur, mais cela a été ensuite interdit y compris en extérieur lors de l’avancement du couvre-feu à 18h en janvier.

Avec la baisse des contaminations, et le démarrage des premières étapes d’allègement des mesures sanitaires, le contexte est néanmoins plus favorable aujourd’hui. Mais chaque levée de mesure s’accompagne d’un protocole strict, et celui-ci n’a pas encore été précisé pour les piscines.

Les piscines extérieures, assimilées à des établissements de plein air qui ont le droit de recevoir du public, appliquent déjà un protocole sanitaire pour éviter les contaminations. Celui-ci diffère légèrement entre les établissements, mais globalement celui-ci est toujours lié à la distanciation physique, un parcours à sens unique, une limitation des personnes en simultané, etc.

Or les établissements couverts ne bénéficient pas des mêmes capacités de ventilation, et les jauges pourraient sérieusement limiter l’accès aux bassins lors de la réouverture.

Beaucoup de questions restent en suspens, faudra t’il s’inscrire pour nager ? Les activités encadrées pourront elles reprendre ?

Pour le moment les piscines couvertes ne sont accessibles qu’à un nombre très restreint d’usagers. Il s’agit des étudiants en sport, des sportifs de haut-niveau, les personnes souffrant d’une affection longue durée (ALD) avec un certificat médical.

A votre avis les piscines vont-elles réouvrir cette fois comme promis ? Et avec quel protocole sanitaire ?

Début des « test event » à Tokyo en vue des JO

Si la tenue des jeux-olympiques dans moins de trois mois est encore incertaine, que l’épidémie de covid plonge la région de Tokyo dans l’état d’urgence et la population hostile au maintien des jeux, une chose est néanmoins certaine : les test event ont pu démarrer.

C’est en effet du 1er mai au 6 mai que se déroule l’une des étapes de la coupe du monde de plongeon de la FINA. A la clé la possibilité de se qualifier pour les jeux olympiques.

La Tokyo Tower, l’un des emblèmes de la ville de Tokyo et cousine de notre tour Eiffel. Crédit photo : nageurs.com

De nombreux athlètes étrangers présents

C’est ainsi plus de 200 athlètes, provenant de 50 pays, qui se sont retrouvés pour disputer des épreuves de plongeon. Le tremplin à 3m ainsi que le haut-vol à 10m, en individuel ou synchronisé.

Parmi les athlètes, il y a notamment des participants venant des pays durement frappés par l’épidémie de coronavirus : un indien, huit brésiliens, quatorze britaniques, quatre français, etc.

A l’opposé, la Chine extrêmement prudente au sujet de l’épidémie a néanmoins deux athlètes représentés. Davantage prudente, la fédération australienne a préféré s’excuser et ne pas prendre part à cet événement.

Un protocole sanitaire extrêmement strict

Un protocole sanitaire très strict est mis en place, l’objectif est aussi de tester celui-ci avant les JO. Un système de bulle sanitaire est mis en place autour des athlètes, ceux-ci ne peuvent ainsi pas quitter leur chambre d’hôtel, subissent des tests anti-Covid chaque jour, et sont accompagnés jusqu’au lieu de la compétition.

Un rappel à l’ordre à été fait lors d’un échauffement au cours duquel des athlètes étaient trop proches.

Les épreuves se déroulent en outre sans spectateur, à huis-clos, et les athlètes ne pourront pas visiter la ville ou faire du tourisme.

Jusqu’à présent on pouvait sérieusement douter du maintiens des JO, mais la bonne tenue de cette épreuve test est plutôt de bon augure pour la suite.