Quel équipement pour nager en eau froide ?

Depuis quelques années, la pratique de la nage hivernale fait de plus en plus d’adeptes. Il existe des épreuves d’ice-swimming, et même un championnat de France de cette discipline qui se déroulent dans une eau à moins de 5°C. Autre fait marquant : il y a quelques semaines des nageurs se sont relayés pour traverser la Manche à la nage.

Si nager sans protection dans des eaux glacées ne vous attire pas particulièrement, il y a heureusement des équipements adaptés pour limiter l’impact du froid, améliorer le confort et sécuriser vos sorties lorsque la température descend sous les 12°C.

Lorsque la température de l’eau baisse, les sensations changent radicalement et le corps se refroidit beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. S’équiper correctement devient alors la clé pour continuer à nager avec plaisir tout au long de l’hiver. Mais concrètement, que porter ?

L’indispensable combinaison néoprène

La combinaison néoprène est une alliée indispensable à la nage en eau froide. Celle-ci permet de limiter la déperdition thermique afin de maintenir la chaleur corporelle plus longtemps, tout en permettant de conserver une bonne liberté de mouvement. Le néoprène agit comme une barrière contre le froid en conservant une fine pellicule d’eau réchauffée par le corps, ce qui permet de prolonger la séance sans se crisper dès les premiers instants.

Contrairement au lycra ou au boardshort réservés à l’été et à la protection UV, l’équipement hivernal doit prioriser la chaleur sans sacrifier la mobilité.

Choisir la bonne épaisseur selon la température

Plus l’eau est froide, et plus l’épaisseur de la combinaison devra être épaisse. Pour des eaux autour de 12–14°C, un shorty ou une combinaison néoprène 2/3 mm suffit pour des sessions courtes : le torse et le dos sont en 2 mm, les bras et les jambes en 3 mm pour mieux protéger les extrémités.

Entre 8 et 12°C, mieux vaut opter pour une intégrale 4/3 mm, avec 4 mm sur le torse et le dos pour conserver la chaleur et 3 mm sur les bras et jambes pour garder de la mobilité.

En dessous de 8°C, une intégrale 5/4 mm offre la protection maximale : 5 mm sur le torse et le dos, 4 mm sur les bras et jambes, permettant de prolonger la session tout en restant performant dans l’eau froide.

Shorty, combi sans manches ou intégrale : quelle protection choisir ?

Pour des sorties courtes ou en début d’hiver, un shorty ou une combi sans manches peut suffire : elle protège l’essentiel du corps tout en laissant une grande liberté de mouvement pour la nage. Dès que l’eau devient vraiment froide, l’intégrale s’impose : elle enveloppe bras et jambes, limite l’entrée d’eau et permet de prolonger la session sans perdre de chaleur.

Le choix ne se fait pas uniquement pour le confort : il permet aussi de nager efficacement, de conserver la technique et de profiter pleinement de chaque sortie en eau libre, même en hiver.

Ajustement et souplesse : pour nager librement

Une bonne combinaison se reconnaît à sa souplesse au niveau des épaules et à son ajustement près du corps. 

Une combinaison trop large laisse entrer l’eau, tandis qu’une combinaison trop serrée sera inconfortable. Un guide des tailles indique selon ses mensurations précises la taille adéquate pour chaque modèle de combinaison.

Un néoprène plus souple au niveau des épaules permet une meilleure mobilité et donc un meilleur confort de nage. A l’inverse, un néoprène trop épais au niveau des bras donnera de mauvaises sensations de nage.

Protéger les extrémités (mains, pieds, tête)

En eau froide, les extrémités sont les premières à souffrir du froid, et leur protection est essentielle pour prolonger la session. Le bonnet néoprène ou thermique garde la tête au chaud, limite la déperdition de chaleur et permet de rester plus longtemps au lineup sans frissonner dès les premières minutes. Les gants néoprène protègent les mains, indispensables pour conserver la sensation dans les doigts et nager efficacement sans perdre en puissance de traction. Les chaussons néoprène protègent les pieds et les orteils, améliorant le confort sur le sol froid et rocheux, et limitant la perte de chaleur corporelle.

Autres accessoires complémentaires

Pour nager en hiver, certains accessoires peuvent rendre la session plus confortable et sécurisée. Une bouée de sécurité améliore la visibilité en eau libre et offre un point d’appui en cas de fatigue. Les lunettes adaptées protègent contre le vent, la buée et la luminosité hivernale. Après la sortie, un poncho ou une serviette permet de se sécher rapidement et de se réchauffer avant de remettre des vêtements secs. Ces petits détails complètent l’équipement principal et font toute la différence pour profiter pleinement de chaque session en eau froide, tout en restant en sécurité.

Avec un bon équipement, il est donc tout à fait possible de nager toute l’année !

Quatre nageurs, dont un Français, ont traversé la Manche en relais mixte les 18 et 19 janvier 2026

On peut dire de ces quatre là qu’ils ne sont pas frileux ! C’est une première pour une équipe mixte de quatre personnes, pour la protection des océans ! Equipés de simples maillots de bains (comme le veut le règlement de la Channel Swimming Association) mais avec leur détermination comme seule protection contre la température de l’eau entre 7°C et 9°C, Frédéric Taillandier, Kevin Audouy, Arleen Gonzalez et Makala Jones ont réussi à traverser ensemble la Manche à la nage en se relayant pendant 16h27.

Le parcours des 4 nageurs, pour leur traversée homologuée par la Channel Swimming & Piloting Federation.

Ils ont nagé pour l’association Swim for the Planet, pour alerter sur les conséquences du transport maritime, responsable d’émissions de CO₂, de pollution sonore et de rejets de contaminants dans l’océan.

Nous sommes quatre humains qui, symboliquement, avons coupé la route aux porte-conteneurs. C’est une façon de rappeler que la transition écologique doit elle aussi être collective.

Frédéric Taillandier

Un autre aspect intéressant de cette traversée est une étude scientifique sur les changements de température corporelle, menée par le chercheur Benoît Mauvieux, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’université de Caen-Normandie. En effet lorsque l’on nage en eau froide, la température corporelle diminue, le sang va se déplacer de telle sorte à protéger les organes vitaux en s’éloignant de la surface du corps qui limiter le refroidissement. Ce phénomène de refroidissement, appelé l’afterdrop, a comme particularité de continuer même après être sorti de l’eau, pendant 40 à 50 minutes. Lors de la traversée, en plus du défi sportif et logistique, les nageurs devaient après leur passage d’une heure dans l’eau, se réchauffer le plus rapidement possible pendant leurs 3 heures d’attente, avant de retourner nager.

Ces données vont peut être permettre d’améliorer les performances pour les futurs nageurs en eau froide, et plus généralement sur la réaction du corps face au froid.

Un immense bravo à eux !

Crédit photo : SWIM for the planet

Nager chez soi : comment transformer sa piscine en véritable espace d’entraînement

Avoir une piscine à domicile est un privilège. Mais pour un nageur régulier, c’est surtout une opportunité : s’entraîner sans contrainte d’horaires, travailler sa technique, récupérer activement. Encore faut-il que le bassin soit réellement adapté à un usage fréquent.

Selon les retours terrain de spécialistes du secteur comme MyPiscine, la majorité des problèmes de qualité d’eau et des contraintes d’entretien proviennent d’un équipement mal dimensionné : filtration sous-calibrée, robot piscine inadapté, ou traitement de l’eau irrégulier. Lorsqu’on nage plusieurs fois par semaine, ces détails font toute la différence.

1. Une eau irréprochable pour nager régulièrement

Un nageur régulier qui enchaîne les longueurs sollicite davantage l’équilibre du bassin qu’un usage occasionnel. Transpiration, crème solaire, poussières, micro-particules : la charge organique augmente rapidement, même si l’eau paraît claire.

La règle simple souvent rappelée par les professionnels : filtrer au minimum la moitié de la température de l’eau (26°C = 13 heures de filtration piscine quotidienne).

Les pompes à vitesse variable prennent ici tout leur sens. Elles permettent de filtrer plus longtemps à basse vitesse, de réduire la consommation électrique et de maintenir une eau limpide plus stable.

2. Le robot piscine : un allié incontournable

Plus on nage, plus les dépôts s’accumulent. Un robot piscine électrique autonome devient alors un véritable partenaire d’entretien du bassin. Les modèles récents nettoient fond, parois et ligne d’eau en un cycle complet de 1h30 à 2h30. Cette régularité limite l’accumulation de particules fines et réduit la pression sur le système de filtration piscine. Résultat : une eau plus limpide, une meilleure visibilité sous l’eau et moins de variations chimiques.

Pour les bassins utilisés plusieurs fois par semaine, choisir un robot piscine adapté au volume et au revêtement est essentiel. Un modèle sous-dimensionné travaillera plus longtemps et s’usera prématurément.

3. Stabiliser le traitement pour préserver le confort

Les nageurs réguliers sont les premiers à ressentir un déséquilibre : yeux irrités, peau sèche, odeur de chlore trop marquée. Un pH piscine mal ajusté réduit l’efficacité du désinfectant et accentue l’inconfort. Les systèmes automatisés, comme les régulateurs de pH ou l’électrolyse au sel, permettent de maintenir une qualité d’eau constante sans ajustements permanents.

Sur un bassin très sollicité, l’automatisation évite les pics de désinfection et assure une baignade plus agréable sur la durée.

4. Adapter son bassin à l’entraînement

Un bassin domestique peut devenir un véritable espace d’entraînement. Installer un système de nage à contre-courant permet de travailler l’endurance dans un espace réduit. Un éclairage piscine performant autorise des séances tôt le matin ou en soirée. Une couverture thermique limite les variations de température et stabilise l’environnement d’entraînement. Ce sont souvent ces détails qui transforment une piscine de loisir en véritable terrain de travail.

Posséder une piscine chez soi offre une liberté rare. Mais pour qu’elle devienne un espace d’entraînement durable, l’équipement doit suivre. Quand filtration, robot piscine et traitement de l’eau sont bien dimensionnés, l’entretien piscine cesse d’être une contrainte. Il ne reste plus qu’à plonger… et à aligner les longueurs.

Récupération active et bien-être : quelle routine en complément de la natation ?

La natation est un sport complet, qui sollicite aussi bien le système cardiovasculaire que l’ensemble des groupes musculaires. Pratiquée régulièrement, elle améliore l’endurance, sculpte la silhouette et procure une véritable sensation de légèreté. Mais derrière ses nombreux bienfaits, elle implique également une dépense énergétique importante et des microtraumatismes musculaires qu’il ne faut pas négliger. Pour progresser et rester en forme sur la durée, mettre en place une routine de récupération active et de bien-être est essentiel.

Le rôle de la récupération en natation

Chaque entraînement dans l’eau met le corps à rude épreuve. Même si l’apesanteur réduit les chocs articulaires, les muscles, eux, travaillent intensément. Sans une récupération adaptée, la fatigue s’accumule, les risques de blessures augmentent et la motivation peut rapidement diminuer. C’est pourquoi de nombreux nageurs, qu’ils soient amateurs ou confirmés, choisissent de compléter leurs séances par des moments de détente et de relâchement. Les séances de spa et hammam chez Sport Découverte sont une excellente option pour favoriser la circulation sanguine, éliminer les toxines et relâcher les tensions musculaires.

Les étirements, les indispensables après la piscine

Une fois sorti du bassin, il est recommandé de consacrer quelques minutes aux étirements. Ces exercices permettent d’améliorer la souplesse musculaire, de réduire les courbatures et d’optimiser l’amplitude des mouvements. Les nageurs doivent particulièrement porter leur attention sur les zones les plus sollicitées comme les épaules, le dos, les hanches et les mollets. En parallèle, travailler la mobilité articulaire contribue à améliorer l’alignement postural et à réduire la tension accumulée au fil des longueurs.

La nutrition, un pilier de la récupération

La récupération ne se limite pas au repos ou aux soins externes. L’alimentation joue un rôle tout aussi central. Après une séance en bassin, l’organisme a besoin de reconstituer ses réserves énergétiques et de réparer les fibres musculaires sollicitées. Les glucides complexes, que l’on retrouve dans des aliments comme le riz complet, les patates douces ou le quinoa, permettent de recharger efficacement les stocks de glycogène. Les protéines, quant à elles, interviennent directement dans la régénération musculaire.

De nombreux sportifs choisissent de compléter leur alimentation avec des produits adaptés tels que la whey (protéine de lactosérum), connue pour sa rapidité d’assimilation et sa richesse en acides aminés essentiels. Consommée en collation après l’effort, elle favorise la reconstruction musculaire, optimise les progrès et réduit le temps de récupération.

Le rôle du sommeil dans la performance

Le sommeil est la pierre angulaire de toute routine de récupération. C’est pendant la nuit que l’organisme sécrète l’hormone de croissance et répare les tissus abîmés. Mettre en place un rituel apaisant le soir, qu’il s’agisse de quelques étirements doux ou de respirations profondes, aide à préparer le corps et l’esprit à un repos véritablement réparateur.

Les bienfaits des pratiques douces complémentaires

Le yoga est une activité complémentaire qui améliore la souplesse, l’équilibre et la respiration. Trois qualités particulièrement utiles en natation. Le pilates, de son côté, renforce la sangle abdominale et la posture, ce qui se traduit par une meilleure efficacité dans l’eau. Quant à la marche active, elle stimule la circulation sanguine tout en restant douce pour les muscles et les articulations. Ces pratiques permettent de garder une dynamique sportive sans surcharger l’organisme.

L’hydratation et les micro-routines quotidiennes

Même si la natation se pratique dans l’eau, elle entraîne une perte de liquides importante par la transpiration et la respiration. Il est donc essentiel de boire régulièrement avant, pendant et après l’entraînement.

De petites routines quotidiennes peuvent également soutenir la récupération. Les bains froids, par exemple, activent la circulation sanguine et réduisent l’inflammation. Les automassages réalisés avec un rouleau en mousse permettent de dénouer les tensions musculaires et d’améliorer la souplesse. Enfin, prendre quelques minutes pour pratiquer des exercices de respiration consciente aide à évacuer le stress et favorise une meilleure détente générale.

En kiosque, le dernier numéro de sphères dédié aux nageurs

Sphères est un magazine de collection qui vous plonge au cœur de communautés fascinantes grâce à des récits riches et immersifs – portraits, enquêtes, reportages ou portfolios. Élégant et soigné, chaque numéro est conçu comme un véritable objet à garder et à savourer, une invitation à prendre le temps de découvrir des univers insoupçonnés.

Le dernier numéro se concentre ainsi sur les nageurs et la natation sous toutes ses dimensions, sportives, sociales et intimes. Vous y découvrirez le parcours hors du commun de Roxana Maracineanu, entre podiums et politique, un grand entretien avec Philippe Lucas, figure incontournable des bassins, ou encore le portrait d’Amaury Leveaux, champion rebelle devenu entrepreneur. Le magazine explore aussi le rapport des femmes à la nage comme espace de liberté et met en lumière, en Angleterre, ceux qui se battent pour un “droit à la nage” sur les rivières privées.

Sphères est un média indépendant, imprimé en France et disponible principalement en librairie, mais aussi en kiosque et dans les points Relay. 144 pages pour ce numéro qui célèbre la nage comme un terrain de liberté, de rencontre et de récits surprenants.

Le Monte Cristo confirme son statut de plus grand rassemblement d’eau libre d’Europe

Inspirée de la célèbre évasion fictive d’Edmond Dantès depuis le Château d’IF, le Défi est le plus grand rassemblement de nage en eau libre d’Europe réunissant nageurs amateurs et professionnels.

En 2025, le Défi de Monte-Cristo lance sa 27ème édition sur deux week-ends :

  • Du 06 au 08 Juin
  • Du 14 au 15 Juin

LA 26e ÉDITION EN CHIFFRES

Voir le compte-rendu de la 25e édition ici.

Une diversification avec une course à la Ciotat en septembre

Du 12 au 14 septembre 2025 se déroulera la seconde édition du Monte Cristo à la Ciotat depuis l’île Verte. Nous avions publié quelques photos de la première édition l’an dernier ici.

Les aventuriers de la nage : récits d’exploits aquatiques hors du commun

Je ne connaissais pas Gilles Bornais. Il y a quelques mois lors d’une réunion organisée par mon club de natation, il est intervenu et a tout de suite captivé l’audience par ses anecdotes croustillantes sur la natation, avec une richesse de détails, et sans langue de bois. Il faut dire que Gilles Bornais a été journaliste, rédacteur pour le service des sports du Parisien, reporter sportif, rédacteur en chef au Parisien, mais aussi entraîneur de natation, et auteur d’une quinzaine de romans et d’essais dont plusieurs sur la natation.

Les aventuriers de la nage est le dernier en date, depuis quelques jours. L’auteur a compilé dans un ouvrage les histoires les plus remarquables de traversées à la nage. On plonge aux côtés de Trudy Ederle, la première femme à réussir la traversée de la Manche en 1926 après une tentative échouée un an plus tôt. Elle bat non seulement le record masculin, mais conservera son record féminin pendant 25 ans. On découvre donc cette jeune femme, son histoire, son quotidien, ses émotions, au fil des lignes nous avons presque l’impression de nager avec Trudy Ederle dans le channel, et de partager avec elle ses doutes, ses souffrances, son lien spécial avec l’eau, et sa joie.

Pour la préparation de son livre, l’auteur a rencontré et interviewé de nombreux nageurs hors-norme et contemporains. Surtout il a choisi de mettre en premier plan des histoires peu connues tant de personnages historiques comme Trudy Ederle, les évadés d’Alcatraz, ou encore de nageurs bien contemporains comme Alexandre Fuzeau alias Ice Doctor, qui a beaucoup oeuvré pour le développement de la nage en eau glacée en France et qui n’hésite pas à nager dans des eaux tellement froides qu’une personne normale n’y survivrait pas, ou encore Stéphane Krause qui aime défier la force des courants et des tempêtes dans les eaux rocailleuses qu’il connaît par coeur en Bretagne.

Il aurait été impossible d’écrire un livre sur ce thème sans parler des nageurs les plus médiatiques et omniprésents sur les réseaux sociaux. Ils sont donc mentionnés, mais l’auteur a choisi de développer davantage des histoires moins connues, d’exploits tout aussi fous, comme par exemple la Sante Fe cette course de 57km que Stéphane Lecat, directeur technique des équipes de France d’eau libre a remporté à quatre reprises dans des eaux si sombres, raconte Aurélie Muller qui a elle aussi plus tard participé à cette course « que j’avais l’impression de nager dans la nuit ».

Un livre bien écrit, bien documenté, précis, divertissant et instructif, et qui peut s’apprécier que l’on soit nageur ou bien simplement avide de beaux récits d’aventures.

Comment choisir le bon maillot de bain pour la compétition ?

« Tu mets ta combi pour ta course ? » C’est une question que l’on entend fréquemment lors des compétitions. Tous les athlètes de haut niveau arborent en effet un maillot de bain spécifique pour la compétitions. Ces maillots permettent de nager plus rapidement qu’un maillot de bain classique, c’est pourquoi ils se sont démocratisés et ils sont très largement répandus y compris lors des compétitions de natation régionales entre les clubs. Voyons ensemble les caractéristiques de ces maillots de bain, quelles performances on peut espérer réaliser avec, et quel budget y consacrer.

Les spécificités liées à la compétition

Le maillot de bain de compétition est conçu pour être très ajusté, presque comme une seconde peau. Il exerce un effet gainant qui favorise la compression musculaire, ce qui peut améliorer la performance et retarder la fatigue. Certains modèles bénéficient également d’un traitement hydrophobe spécifique, destiné à améliorer la glisse dans l’eau. Toutefois, ce traitement s’atténue au fil des utilisations, ce qui limite la durée de vie optimale du maillot.

Départ d’une compétition de natation. Crédit photo : @saigonnais

Par ailleurs celui-ci doit se porter très serré ce qui est tout à fait acceptable pour une compétition mais pas pour des entraînements quotidiens car il faut de longues minutes pour l’enfiler et l’ajuster, et chaque utilisation réduit son efficacité.

Les caractéristiques des maillots de compétition

La caractéristique principale des maillots de compétition est qu’ils exercent une compression au niveau des cuisses. Chez les femmes le maillot de type kneeskin, il s’agit d’un maillot de type une pièce qui descend jusqu’aux genoux, et peut avoir soit le dos ouvert « open back » soit fermé « closed back« . Chez les hommes le maillot de compétition est de type jammer, qui est lui aussi un maillot qui couvre entièrement les cuisses.

En plus de l’effet comprimant, ce type de maillot est conçu pour réduire la traînée dans l’eau, par l’utilisation de matériaux techniques et de revêtements spéciaux.

Critères pour choisir le maillot de bain de compétition adapté

Pour bien choisir son maillot de bain de compétition, il est essentiel qu’il soit très ajusté, sans plis, afin d’assurer une compression musculaire efficace et de réduire la résistance dans l’eau. Pour choisir la bonne taille, il faut se référer à la grille de référence de chaque marque qui indique le modèle préconisé selon les mensurations précises du nageur.

Le tissu joue également un rôle clé : les modèles les plus techniques sont conçus à partir de matériaux hydrophobes et de fibres innovantes, comme le carbone ou le polyamide renforcé, pour optimiser la glisse. La plupart des marques proposent des gammes adaptées à chaque usage, du loisir à la compétition. Par exemple, il est possible de découvrir les maillots de bain Decathlon, pensés pour répondre aux besoins des nageurs débutants comme confirmés. Le niveau de pratique oriente d’ailleurs fortement le choix : un jeune en début de compétition pourra privilégier un modèle plus souple et accessible, tandis qu’un compétiteur confirmé se tournera vers un maillot homologué par la FINA (Fédération Internationale de Natation).

De combien la combinaison améliore-t’elle les chronos ?

Il n’est pas possible de savoir exactement le gain précis qu’apporte une combinaison par rapport à un maillot classique car on ne fait jamais deux fois exactement la même course. Néanmoins les qualités techniques de ces maillots peuvent permettre d’espérer un gain de quelques dixièmes et jusqu’à une demi-seconde sur une course de 50m, et plusieurs secondes sur des courses plus longues, grâce à la compression musculaire, et la réduction de la traînée.

Quel budget prévoir ?

Le budget à prévoir pour un maillot de bain de compétition dépend du niveau de pratique, du type de maillot, et bien sûr du budget que chacun est prêt à y consacrer. Pour les jeunes compétiteurs ou les nageurs amateurs, il faut compter entre 60 et 120 euros pour un modèle offrant une bonne compression. Les maillots haut de gamme, utilisés en compétition officielle, peuvent aller de 150 à plus de 400 euros. Un budget important certes, mais lorsque les écarts sont serrés l’équipement peut permettre de faire la différence.

Image d’illustration de l’article : Speedo Fastskin 2.0. Crédit photo : North Communication.

Les bienfaits de la whey sur la récupération musculaire après la natation

La whey, ou protéine de lactosérum, est un complément populaire parmi les athlètes, y compris les nageurs, pour améliorer la récupération post-séance. Après une session de natation intense, les muscles sont souvent sollicités de manière importante, et la whey joue un rôle clé dans la réparation de ces tissus musculaires. Sa haute biodisponibilité permet une absorption rapide, fournissant ainsi les acides aminés nécessaires à la reconstruction des fibres musculaires endommagées. Ces acides aminés, notamment la leucine, sont essentiels pour activer la synthèse protéique, un processus crucial pour la récupération. En fournissant une source rapide de protéines, la whey aide à minimiser la dégradation musculaire et à favoriser la réparation des muscles sollicités pendant la nage, qu’il s’agisse de sprints ou de longues distances.

L’amélioration de la performance après la prise de whey

Outre son rôle dans la réparation musculaire, la whey peut également contribuer à l’amélioration de la performance globale lors des prochaines séances d’entraînement. En effet, en réduisant le temps nécessaire à la récupération musculaire, elle permet de maintenir un niveau de performance plus élevé au fil des entraînements. Pour les nageurs, cela signifie qu’ils peuvent récupérer plus rapidement entre les séances, ce qui leur permet d’éviter l’accumulation de fatigue musculaire. La prise de whey après un entraînement de natation aide à restaurer les réserves de glycogène musculaire, ce qui peut être particulièrement bénéfique pour les nageurs qui pratiquent des exercices d’endurance ou des entraînements longs. Une meilleure récupération entraîne ainsi une meilleure performance sur le long terme, avec des progrès plus constants. Pour découvrir davantage de produits de qualité pour optimiser votre récupération, vous pouvez visiter ce site.

L’impact sur l’inflammation et les douleurs musculaires

Les séances de natation intenses sont susceptibles de provoquer des douleurs musculaires différées (DOMS), en raison des micro-lésions des fibres musculaires. La whey peut jouer un rôle dans la réduction de cette inflammation, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires naturelles. La protéine de lactosérum contient des peptides bioactifs qui ont montré des effets bénéfiques sur la réduction des marqueurs inflammatoires dans le corps. En atténuant l’inflammation, la whey aide non seulement à réduire la douleur musculaire, mais également à limiter la durée de cette douleur. Grâce à son action combinée sur la récupération musculaire et la réduction de l’inflammation, la whey se révèle être un complément efficace pour les nageurs cherchant à optimiser leur récupération après des séances exigeantes.

Les risques potentiels de la whey pour la santé

La whey offre de nombreux bénéfices pour la récupération et la performance, et elle présente généralement peu de risques, c’est pourquoi on en trouve dans des magasins de sport qui ont pignon sur rue comme Décathlon. Il faut bien entendu éviter une consommation excessive qui peut surcharger les reins, surtout chez les personnes ayant des problèmes rénaux. Et les nageurs qui sont sensibles au lactose peuvent éprouver des troubles digestifs comme des ballonnements ou de la diarrhée. Il faut donc respecter les doses recommandées à votre morphologie.

Expo : Baignade en Seine, toute une histoire !

En ce moment une exposition sur l’histoire de la baignade dans la Seine est proposée aux visiteurs du musée des égouts de Paris.

L’histoire de la baignade s’écrit en parallèle de nombreux règlements visant à la fois à protéger les baigneurs mais aussi aux bonnes mœurs. Progressivement la baignade fut interdite d’abord dans Paris, puis également en dehors de Paris en 1923.

Sur la photo d’époque ci-dessous datée d’août 1945, on peut voire que la Seine avait un incroyable succès comparé à aujourd’hui.

Pour encadrer la pratique de la nage, éviter les noyades, et par pudeur, des bains flottants ont vu le jour. L’expo nous fait découvrir quelques bains flottants comme la piscine Deligny, ou les bains de la Samaritaine.

Les bains de la Samaritaine, entre 1850 et 1900.

D’autres piscines comme les bains fleurs existaient à cette époque, comme nous l’écrivions il y a quelques années dans un article ici.

La Seine a aussi été le théâtre de nombreuses compétitions sportives ! Bien sûr nous avons en tête les épreuves de nage en eau libre des JO 2024. Plus d’un siècle plus tôt, une autre génération d’athlètes affrontaient les courants du fleuve pour les JO de 1900 et de 1924.

Tous les ans s’est tenu également l’épreuve de la traversée de Paris à la nage, attirant une foule impressionnante de spectateurs.

Plus folklorique, la coupe de Noël : une traversée de la Seine d’une rive à l’autre dans les eaux glacées du fleuve en plein Paris. A mi-chemin des bains de noël d’aujourd’hui et des championnats de France de nage hivernale dans les alpes.

Les nageurs participant à la coupe de Noël de natation en 1924
Coupe de Noël de natation, 1940

Si les épreuves de nage dans la Seine grand public n’ont pas eu lieu depuis des décennies, les triathlètes ont eu la possibilité de nager dans le fleuve, avec une première édition en 1987. J’avais été prendre des photos de l’épreuve en 2010 si ça vous intéresse c’est ici.

Départ du premier triathlon de Paris 1987

Des épreuves de plongeon se sont déroulées et se déroulent toujours dans la Seine.

La fameuse citation de Monsieur Jacques Chirac, à l’époque Maire de Paris (1989-1995).

Depuis 1990 et cette fameuse citation, la qualité de l’eau s’est constamment améliorée, pour preuve le décompte du nombre d’espèces de poisson qui a plus que doublé depuis, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

La SIAAP suit continuellement la qualité de l’eau de la Seine, notamment la présence et quantité de bactéries, de pollution chimique, et autres contaminations potentielles.

En 2025, la Mairie de Paris a promis que la baignade serait de nouveau possible dans la Seine. L’expo rappelle d’ailleurs qu’il y a déjà depuis plusieurs années est aménagée la baignade dans le canal de l’ourcq. D’autres communes ont également comme projet d’aménager des baignades en amont et en aval de Paris, la carte ci-dessous indique les sites où il sera possible de se baigner dans la Seine.

L’exposition se tiens à l’intérieur du musée des égouts de Paris, situé juste à côté du Pont de l’Alma côté rive gauche. Jusqu’au 31 décembre 2024. L’occasion également de découvrir le réseau d’égouts sous la ville, dans ce musée pas comme les autres qui est également un nœud important du réseau d’égouts de la ville où une partie les eaux-usées de la rive gauche transitent.