Test complet de la montre Tomtom Spark 3

La montre Tomtom Spark 3 ou Runner 3, fait partie de cette nouvelle génération de montres multi-sport, bardées de capteurs, permettant de réaliser un suivi de toutes ses activités et de construire des rapports graphiques à l’aide de toutes ces données.

Première prise en main

La boîte contient la montre ainsi qu’un cable pour la charger, avec une connectique USB. La montre n’était pas chargée au déballage, il faut donc la charger avant la première utilisation.

Pour profiter pleinement de la montre, l’idéal est d’ouvrir un compte sur le site TomTom Sports et d’installer l’application du même nom sur son téléphone : la montre va ensuite envoyer par bluetooth au téléphone les nouvelles activités, qui va les sauvegarder dans le cloud et seront visibles à la fois dans l’application et sur le site web de Tomtom.

D’un point de vue esthétique

La montre est légère et plutôt confortable à porter. L’ensemble des contrôles se fait au travers le bouton sous le cadran, qui permet comme un joystick de naviger dans l’ensemble des écrans de manière plutôt intuitive.

Le look de la montre est assez sportwear, elle peut se porter également avec une tenue de ville. La montre est un peu épaisse, et tient bien en place une fois au poignet, si bien qu’avec des vêtements ajustés il faut parfois la manipuler pour voir l’écran.

Il y a un mode rétro-éclairage qui s’active lorsque l’on passe la main sur le cadran.

Usages de la montre

Traqueur d’activité

La montre va traquer automatiquement le nombre de pas, le rythme cardiaque au repos, les calories brûlées, ainsi que la quantité de sommeil quotidien. Ces informations seront ensuite consultables de manière aggrégées par jour. L’interface web donne par exemple jour après jour l’évolution sur une courbe du rythme cardiaque au repos, les horaires de sommeil, etc.

Utilisation en piscine

Le mode piscine permet de mesurer la distance parcourue. La montre détecte les virages, compte les coups de bras, mais ne détecte pas la nage.

Le mode natation est plutôt basique. Celui-ci ne permet pas de mesurer le rythme cardiaque, il n’est pas possible de déclencher un chrono non plus, ni de programmer une séance avec des répétitions ou des objectifs. Le détail du nombre de mouvements par longueur n’est plus disponible une fois l’activité terminée.

La détection des virages est loin d’être parfaite, par exemple lors d’une série de 100 mètres 4 nages en bassin de 50 mètres il y a un changement de nage en milieu de bassin. La montre compte une première longueur vers 35 mètres, ignore le virage, puis recompte une longueur vers le milieu de la longueur de retour. Plus embêtant, sur un 200m crawl réalisé à allure soutenue (moins de 3 minutes), les virages sont parfois détectés en avance ! Par conséquent le nombre de coup de bras par longueur, et le calcul du swolf sont très approximatifs.

Sur ma dernière séance de 3km, la montre a détecté 250 mètres de moins que la réalité.

J’ai testé les autres modes de la montre pour voir si celle-ci pouvait néanmoins avoir un intérêt pour la natation. Le mode course à pied ne permet pas de capter durablement le signal gps (la piscine dans laquelle j’ai fait le test est couverte). En revanche, le mode gym permet d’activer le cardio, et lors de la synchronisation de récupérer le détail seconde par seconde.

En course à pieds

C’est principalement ce mode qui m’a incité à acheter cette montre, notamment la mesure du rythme cardiaque. Jusqu’à présent j’utilisait l’application Runkeeper sur téléphone lors de mes sorties, et je n’avais pas de suivi cardio. Pour comparer, j’ai activé la montre, et Runkeeper lors de mon footing.

La précision du GPS semble meilleure sur la montre, les tracés étant plus réguliers sur les chemins. Une fois la séance chargée sur TomTom Sport, on a accès à un écran de statistiques très précis, où chacune des mesures est raccrochée à un point du parcours. Ainsi il est aisé de voir à quel moment le rythme cardiaque augmente, à partir de quand il redescend, etc.

Comme avec Runkeeper, on a accès aux statistiques par fraction de 1km. Il manque à ce niveau une mesure importante : le nombre de pas par minute. En effet étant en même temps en train d’essayer d’appliquer la méthode Light Feet Running écrite par @Klapo, dont l’un des fondamentaux est de tendre à courir à 180 foulées par minute. Or la montre ne donne qu’une statistique moyennée sur l’ensemble de la sortie, impossible de voir l’évolution sur le tracé.

Enfin la mesure du rythme cardiaque m’a surpris, car selon les mesures j’ai couru à une allure extrème (jusqu’à 187 bpm) pendant presque une heure ! Alors que j’arrivais à discuter avec mon partenaire de course, certes en étant essoufflé mais quand même… Lui était plutôt autour de 150.

En vélo

La montre indique en temps réel la distance, la vitesse instantanée, ou encore le rythme cardiaque. La montre détecte les pauses et les ignore pour calculer la vitesse moyenne. Ce mode est assez complet pour mesurer l’activité, et permet ensuite de visualiser sur une carte son parcours, et de le mettre en corrélation avec différentes mesures.

L’enregistrement de parcours

Il est possible d’importer sur le site de Tomtom sport un parcours afin qu’il soit transféré sur la montre : techniquement cela se fait lors d’une synchronisation avec le téléphone. Le parcours doit être au format gpx. Pour tester la fonctionalité, j’ai créé un parcours sur Google MyMap qui permet un export au format kml, puis converti le fichier en gpx sur kml2gpx.com et enfin vérifié le tracé sur visugpx.com.

Sur la montre on peut visualiser le tracé du parcours, la montre trace par dessus le trajet réel. Lorsqu’il y a un écart celle-ci vibre pour indiquer un mauvais chemin. Je trouve cette fonctionnalité plutôt réussie.

Performances matérielles

La montre est réactive, dispose d’une autonomie correcte, et les mesures semblent pour la plupart cohérentes.

Les points à améliorer et les défauts concernent plutôt la partie logicielle embarquée dans la montre.

Pour résumer

Un bon choix de montre pour les besoins d’un sportif régulier amateur.

Points forts

  • Le mécanisme de synchronisation entre la montre, le téléphone, et le cloud
  • L’application web TomTom Sports qui est plutôt réussie

Points à améliorer

  • Le mode nage imprécis sur les distances
  • La détection de la nage, et l’enregistrement du cardio
  • Pas de mode natation en eau libre
  • Pas de suivi du nombre de foulées par minute en course à pied
  • Le marqueting introduit de la confusion en vendant la même montre sous plusieurs noms, et déclinés par taille de bracelet, avec ou sans cardio, avec ou sans musique, et le tout à des prix différents.

On trouve cette montre dans les magasins de sport, j’ai acheté la mienne sur Amazon. Si vous voulez faire de même, merci de suivre ce lien partenaire Amazon.

3 réflexions sur « Test complet de la montre Tomtom Spark 3 »

  1. Je l’ai également, et je confirme tout ce qui est écrit dans le test : elle est assez limitée pour la natation et permet surtout de compter les longueurs.

    On peut aussi programmer des entrainements fractionnés ou des objectifs de temps/distance. Je configure des « tours » de 500m ça me permet de découper ma séance et de voir le temps passé sur chaque partie.

    Bizarrement elle semble mieux fonctionner en bassin de 25metres : je n’ai jamais eu d’erreur en 25 séances par contre j’ai eu quelques erreurs en bassin de 50m.

  2. Bonjour,
    J’ai aussi cette montre depuis un an et suis assez d’accord avec le test, pour la nat en eau libre, j’utilise la fonction freestyle qui mesure longueurs, cardio, GPS avec un petit bémol sur l’utilisation du GPS, dès qu’on plonge le bras sous l’eau il a tendance à ce perdre et encore plus sous une combinaison. çà fonctionne quand même pas mal j’utilise aussi ce mode pour le surf.
    Pour le cardio,en vélo pas fiable du tout (çà vient surement de la position du poignet)et j’ai préféré coupler la montre a un cardio ceinture bluetooth(bien plus précis)que j’utilise aussi avec la CAP surtout pour le fractionné ou le capteur poignet est un peu lent à réagir.
    Au bout d’un an d’utilisation, la batterie commence à faiblir un peu (mai je fais quand même des sorties de 4 h 00 de vélo avec GPS et cardio bluetooth) mais fonctionne toujours bien et bien sur sans égaler les montres avec 2 ou 3 X plus de budget qui sont plus précises avec plus de stat et possibilités.

  3. J’utilise aussi le mode freestyle pour l’eau libre, en la mettant sous le bonnet (sans le bracelet). Du coup le GPS est bien plus fiable car il n’est presque pas immergé, et comme de toute façon le cardio n’est pas fiable dans l’eau…. Ça demande juste de la lancer avant de mettre le bonnet ;o)
    J’utilise aussi le mode Freestyle pour le stand-up paddle, mais pas pour le surf.

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