Natation et addiction

Les médecins conseillent de pratiquer une activité sportive régulière. La natation est un sport complet, bon pour la santé.

Mais à pratique intensive, chez certains individus, la natation – et plus généralement n’importe quel sport – peut devenir une véritable addiction.

L’addiction au sport s’appelle la bigorexie, les symptômes sont le mal-être, dépression, isolement, irritabilité, nervosité, vulnérabilité, impatience, troubles du sommeil, violences, instabilités sentimentale, etc. Un sportif victime de cette addiction continuera de pratiquer son activité même s’il est blessé, ou à bout de force, pouvant mettre sa santé en péril.

La prise de conscience de cette addiction est la première étape avant d’en parler à un médecin spécialisé.

Ce n’est heureusement pas systématique, de nombreux athlètes de haut niveau nagent plus de 15km par jour sans être accroc. Posez vous la question, pourriez-vous facilement vous passer de pratiquer la natation pendant une semaine ?

28 réflexions sur « Natation et addiction »

  1. Il me semble avoir certains symptômes de bigorexie, et pas d’autres: Déjà , il n’y a pas photo, la natation me donne une excellente qualité de sommeil, beaucoup plus que ne le faisait le ski autrefois par exemple…Si je suis blessée, je ne nage pas le premier jour, les suivants, oui…;-) je n’ai jamais été à bout de force jusqu’ici…Si je suis fatiguée, nager quand même me remet en forme…Quant à l’instabilité sentimentale…Ca ne date pas d’hier…Mais je suis extrêmement fidèle à mes amis, natation ou pas…
    Quant à savoir si je peux me passer de nager pendant une semaine, il est clair que je ne veux pas me passer de nager pendant une semaine…Récemment je me suis posé la question(car je marche beaucoup aussi): Si je devais avoir le choix entre ne plus jamais nager ou ne plus jamais marcher, que choisirais-je…Clairement c’est nager que j’abandonnerais…Avec énormément de regret.
    je crois que j’ai connu un type atteint de bigorexie: Il nageait à la piscine saint Germain, et faisait les super triathlons qui duraient une semaine…Il était absolument imbuvable…Tout le gênait.

  2. J’ ai tout à coup les poils qui se hérissent et je suis parcouru par un frisson d’ angoisse insoutenable et je vais donc aller plus loin que hornstrandir ! Est il dangereux de s’ approcher des pseudos qui commencent par BIGOR 🙁 😀

  3. Tu me connais nageurfelin je suis sainte bigorno…plus serieusement j ai malheureusement ete parfois privee de natation ou de sport en general et c est phydisuement et mentalement insupportable.en discutant avec une nageuse bien connue on s est rendue compte qu on avait les memes symptomes lors de l absence de natation.baillements et grosse fatigue.quand je ne vais pas courir j ai la tete qui tourne et des tremblements.

  4. pourriez-vous facilement vous passer de pratiquer la natation pendant une semaine ?
    => euh j’en sais rien, je dirais non.
    Arggggh je suis malade. MAis bizarrement dans mon addiction on trouve que j’ai changé, que je suis devenu plus sociable et moins egocentré 🙂

    1. En fait la question est plutôt : si vous ne pouvez pas nager pendant une semaine – pour cause de déplacement pour le boulot, ou pour raison médicalement par exemple – est-ce que vous allez ressentir un état de manque au point d’en tomber malade ou vous allez juste vous dire que c’est pas grave puisque c’est juste quelques jours.

  5. Tu comprends rien Christophe, faut tout t’expliquer;-),-)!!! Si je peux pas nager pendant 1 semaine si je suis en déplacement: je ne me déplace qu’après avoir vérifié qu’il y a une piscine ou la mer à proximité…Sinon j’y vais pas et personne ne peut me forcer(par exemple je téléphone aux piscines à Toulon avant de faire un déplacement et je reporte mon voyage si elles sont en vidange….Pareil pour ailleurs)….Ensuite si je suis malade je vais nager quand même, le 2ème jour, j’estime que 1 jour est suffisant pour mon corps pour cuver la maladie…Et si je me casse un bras, je vais nager aussi, le 2ème jour(Je me confectionne une attelle spécial piscine, que je change chaque fois que je vais nager, avant, après, avec la plus grande précaution…C’est ce qui s’est passé il y a 10 ans quand je me suis cassé le poignet, et j’en suis trés fière: Non seulement immédiatement après m’être cassé le poignet(Sur le carrelage de Roger Le gall), j’ai réduit immédiatement la fracture moi-même, mais je suis allée aux urgences de Tenon, ai refusé l’opération qu’ils voulaient m’imposer, ai demandé une attelle(J’avais l’os le + gros cassé, fracture dite de « Prouteau-Colle), suis partie avec mes radios alors qu’ils me faisaient tous la g…après m’avoir fait signer une décharge, mais j’ai recommencé à nager 48h après(Evidemment je ne nageais pas avec le bras cassé, mais avec tout le reste, c’est comme ça que j’ai acquis une super dextérité en éducs du bras gauche), sous les cris affolés du MNS qui a fini, au fil des jours par se calmer et me ficher la paix…Et voila…Le poignet va trés bien…
    Et maintenant, Christophe, si tu doutais un tout petit peu d’avoir à faire à une bande de fêlés sur ce site que tu as créé, eh bien tu es au courant maintenant…Pas que ma réponse, mais les précédentes aussi, tout le monde a l’air bien allumé…Et je viens de noter rapidement que G.B. qui ne dit pratiquement jamais un mot, parce qu’il ne fait que nager sans doute, vient quand même de mettre un commentaire…Il avait été question de dire qu’il nageait lentement, à ce que j’ai compris!

    1. Bonjour

      Je me permets de vous écrire car j’aimerai proposer un reportage sur la bigorexie à la télévision.

      Si vous, ou d’autres utilisateurs du site, êtes intéressés pour me parler en peu de vos expériences, cela m’aiderait beaucoup.

      Je vous laisse mes coordonnées: ggerin@sunsetpresse.fr ou 01 45 75 46 24

      À bientôt

      Gabrielle

  6. Je suis in pour ce club alors ! 🙂
    je rigole, je me sens pas du tout identifiée avec cet specimen…mais j’en connais surtout dans le milieu culturisme (se muscler dans les salles de musculation), j’en ai même dans la famille et je connais bien comment fonctionne une personne bigorexie… je crois pas q nous les nageurs.com on est ça, pas du tout ! je vois bien qu’on a quand même des neurones et bcp de vie après la piscine.

    De mon coté, je suis dacc avec bigorno, j’en ai besoin du sport sinon je suis out of service totale!

    Quel bonehur pouvoir courir au magnifique bois de vincennes même une petite course de 6-8km pas besoin de faire un marathon!
    Et aussi nager…j’en ai besoin, et de rouler en vélo aussi….sinon je deviens folle dans le metro aux horaires que je me deplace pour aler TRAVAILLER.

    Precisement c’est ça , mon travail qui genere ce besoin chez moi.

    Si depuis 7am je suis devant un ordinateur, je lis de bouquins de maths, je programme, je debugg du code….je suis assise toute la journé, concentrée au max, la tête me broule…donc, si je bouge pas, je suis que un sac de os et musculs morts…l’humeur bas…et à la piscine, je m’eclate , je me sens vive, la sang qui me bouge dedans et puis tous tous ces rencontres que j’ai fait..bcppppp j’ai connu bcp de gens gentils, et même j’ai fait des amis pour après la piscine…et pourquoi pas trouver d’amour au temps qu’on pratique le sport !!! voilà que tout est positive même si je vais tous les jours à la piscine , c’est mieux qu’aller au bar directement !

  7. la déf de la bigorexie sur le wiktionnaire:
    http://fr.wiktionary.org/wiki/bigorexie
    « dépendance excessive d’un être humain à l’activité sportive, notamment pour développer sa masse musculaire. »

    je suis d accord avec gemma c ‘est plus une patho de culturiste ;)… un truc ou la masse musculaire, l esthétisme et la privation à énormément plus d ‘importance ;)…. alors que chez nous 😉 les nageurs.com bedonnant se gavant de chocolat et de bière ou de vin ;)… on est plus dans la recherche du plaisir et du bien être… du-moins c ‘est comme ça que je vois le truc…

    après addiction ou effet sur le comportement il y a c ‘est sur, c ‘est comme n’importe quelle activité ;)…. certaines génèrent du stress, d’autre du bien être et de la détente ;)…

    après « addiction » est un grand mot à la mode (on flippe de tout, faut tout surveiller de nos jours les mots en …exie…et ….phobie pleuvent ) 😉 ça veut juste dire « besoin » en faite, on a besoin de manger, de boire, de dormir etc… on peut avoir besoin de nager sans pour autant parler d addiction… et donc on va chercher à nager un peu comme on doit aller chercher de quoi se nourrir ;)…

    pour ma part il m est déjà arrivé par période de ne me sentir bien que après avoir nager ;)… ça fait de dure journée pour le nageurs du soir ;)…. et je pense que c’est pour ça qu’il y a des nageurs du matin :-p…

    le truc le plus marquant, c’est qd ma soeur m’a dit y une fois ya pas longtemps 😉 qu’il fallait que je retourne nager… du genre t ‘es trop relou, je te préférais quand tu nageais :-p….

    ps: j ‘adore les expressions « la tête me broule » et « la sang qui me bouge dedans » et « je me sens vive » et biensur le fameux « mes pots »

  8. J’adore vos commentaires, c’est génial !
    Mais, à votre avis, elle est où la frontière entre le bigorexique et le non-bigorexique ? A quel moment bascule-t-on de l’autre côté, le côté obscur de la force ? 😉

  9. Sujet très intéressant!!
    Pour ma part, je pense être assez proche de la bigorexie. Et je trouve que les sports d’endurance présentent au moins 2 points communs avec la toxicomanie : le rapport que l’on a avec ses sensations physiques et l’isolement qui découle de ce genre de pratique.
    Pour ce qui concerne les sensations physiques, dans les 2 cas on cherche à se « défoncer » à explorer des limites au risque d’une intoxication ou d’une blessure selon le cas de figure. Ce que je veux dire c’est qu’il y a souvent de la surenchère et un prix à payer au niveau de la santé. Bien heureusement les problèmes qui découlent du sport n’ont aucune commune mesure avec ceux liés à la consommations de stupéfiants!!
    Je suis plus préoccupé par les conséquences « sociales » (ou asociales?)de la natation. C’est vraiment le sport par excellence qui opère une rupture complète avec le reste du monde, puisqu’on ne peut pas parler en nageant (ou alors ce n’est pas vraiment de la natation) et que l’on entend pas grand chose non plus. Par exemple, il m’est déjà arrivé de refuser une invitation car je préférais aller à la piscine… et je ne me lasse pas de compter des longueurs et regarder du carrelage à raison de 6 à 8 heures par semaine! Ça a un côté un peu chelou non?
    Cela dit, ce site de grands guedins me prouve que je ne suis pas le seul dans ce cas, et puis passer 2 heures à regarder du carrelage ou 2 heures à regarder la TV… mon cas (et le vôtre donc) n’est peut être pas si grave que ça!
    Comme dit Oléum « just keep swimming » !

  10. Personne ne se moque de Gemma, je ne comprends pas tout ce qu’elle écrit, mais c’est animé, il se passe des choses…Et puis elle nage quand même le crawl avec beaucoup de vaillance.Quelque part ça pourrait être le pendant de Gee bee en femme, bien qu’elle fasse un peu moins de kilomètres et nage techniquement mieux que lui(Enfin ce que j’ai vu il y a quelques mois).
    Il me semble bien que la dernière fois que je l’ai vue, elle avait un maillot avec une tête de mort dessus…Ca interpelle un maximum, même dans cette vieille blasée de Berlioux…Elle me rappelle un peu moi au même age, aussi…Je ne faisais pas de natation, mais je n’arrêtais pas de courir et de sauter, de faire des kilomètres, à pieds, à ski, etc…(je me suis un peu calmée…Bien obligée!).
    Je la vois bien au Canada, Gemma, dans les grandes étendues, mais pas sur qu’elle supporte le climat.Elle a l’air assez méditerranéenne.Il faut souligner qu’il n’y a pas des masses de filles qui participent à ce site(Il y a plus de mecs), alors une fille qui raconte des trucs, bienvenue.
    Pour en revenir à la Bigorre, je pense que nous sommes tous un mix avec du bigorexique et autre chose…On a des tendances…On est des bigorexiques plus aimables que le bigo de base, on dira.La ptite Sirène l’est aussi, c’est évident…Je me demande quelle est la racine de « Bigo », que ça veut dire en grec, C’est bien « Bigo », hein, pas
    « Bego »?

  11. 😀

    je suis nulle en redaction dans n’importe quelle langue…dès que je suis petite que j’ai ce probleme..car c’est un prob surtout en tant qu’étudiante dans mon propre pays (catalan et espagnol), depuis étudiante ici à Paris (le français), et là avec le doctorat (en anglais..)…en plus, j’ai un tête qui se ferme pas trop et la seule façon que je connais d’agir c’est en mode passion totale…un peu trop impulsive…c’est pour ça que j’ai des accidents en vélo, coup au nez à la piscine, etcetcetc bref, trop long…
    pap : je comprends que tu me comprends pas ce que j’écris, ça m’étonne pas.

    Je me sens pas qu’on se moque de moi, si vous souriez grâce à moi, bienvenus 🙂 je suis de rigole facile normalement sauf si on me géne dans les lignes rapides biensur :p

    Auj lorsque je roulais en vélo direction boulot, je pensais à ce sujet…je crois que cette histoire de mettre phobies et addictions partout c’est une mode actuelle pour donner un nom à les choses qui ont existait plus ou moins tjrs dans échelles et apparences differentes mais de base commun. Je crois que c’est aussi une chose sociale, lié à la vie actuelle, où on est plus le modele classique traditionel basé sur la famille qui c’était le centre et qui fait que le physique et le culte au corps se rend secondaire. Par contre, là, on est plus solitaires,celibataires, divorcés, independantes, chacun vit ses trucs, la technologie, passer plus de temps devant un ordinateur, moins relations face to face…tout fait que le physique et l’apparence soit bcp plus importante (trop trop à mon avis…on est entouré un peu de superficialité parfois…) et d’ici qu’une personne s’obsede à passer x heures à pratiquer du sport. On a donné l’importance au physique, on a pas de confiance en soi, on a des modeles sociales diff et on a changé les priorités. C’est un cercle vicieux 🙂 mmmm

  12. Pour répondre à Papillonista, bigorexie est un terme « barbare » comme on dit en linguistique car il associe un suffixe grec -orexis (ὄρεξις, órexis /ˈo.rekʰ.sis/ action de tendre vers) qui a donné bien sûr anorexie à un préfixe anglais big. Il a été inventé en 2003 par Eric Hollander dans une étude publiée dans la revue anglo-saxonne « Archives of general psychiatrie ». En anglais, on trouve d’ailleurs couramment l’orthographe Big-orexia.
    Eric Hollander associe la bigorexia à un toc (OCD en anglais) et a inventé ce terme pour caractériser les body-builders obsédés par leur apparence et ne se trouvent jamais assez musclé. Bref, une population qui passe son temps entre se regarder dans le miroir et se muscler !!!
    « Body dysmorphic disorder affects probably 1-to-2% of the U.S. population, but among men in particular there is a sort of subclassification called ‘bigorexia,’ which is sort of the opposite of anorexia, » Hollander said. Anorexics think they are too fat no matter how thin they are–and bigorexics think themselves too small no matter how big they are, he said. Bigorexia, more properly termed muscle dysmorphia, is not yet formally recognized as a psychiatric condition, Hollander said. But the coming revision of the American Psychiatric Assn.’s Diagnostic and Statistical Manual will describe the condition, he said. Bodybuilding can be a healthy competition, but these people take muscle development to the point at which it interferes with ordinary living, including holding a job or staying healthy, Hollander said. « They will continue to exercise even after they have dislocated a shoulder, » he said.
    En France, on parle plutôt de « complexe d’Adonis », expression créée par le Professeur Dan Velea, psychiatre, addictologue, psychothérapeute en 2002. Pour l’anecdote, il est installé Rue de Rennes à Paris et consulte sur rendez-vous. Selon ses recherches, il y a une conjonction de 3 facteurs qui vont s’entretenir pour créer la dépendance : libération de l’endorphine et bien‐être lié à cette libération, augmentation d’une forte estime de soi (prise de conscience de ses capacités physiques et d’endurance), constat de modifications corporelles qui implique aussi la description d’une composante dysmorphophobique (e.g., chez les body‐builders) qui, donc, de façon convergente favorisent l’apparition ou le développement d’une véritable compulsion.

  13. Hello !

    Pour répondre à la question initiale de Christophe : et bien j’ai dû me passer de natation il y a un an pour cause de grippe et de rougeole. Et début février 2012, rebelote avec une petite attaque grippale. Rien de bien grave. Mais mon principe à moi, c’est « médication : pas de natation ». C’est vrai qu’à ces moments-là, l’élément aquatique m’a manqué. Mais je ne vais pas partager mes méchants microbes avec tout le monde. Je repense souvent à cette affichette vue lorsque j’étais au collège : « pas de bain si j’ai un rhume ». J’aime beaucoup la natation et je ressens comme un manque lorsque je ne peux m’adonner à mon sport préféré. Seulement, je ne vais pas mettre ma santé en péril. Il faut être conscient de ses limites.

  14. Moi je suis en train de perdre pied (tout en prenant garde à ne pas me noyer, évidemment, ça serait la honte intégrale ! 🙂 ) Depuis un mois, j’ai ajouté la course à la natation, si bien que je suis passée d’une heure et demie de sport par jour à deux heures et demie, idéalement trois heures, voire plus. Hier, j’ai nagé trois heures d’affilée l’aprem après avoir fait deux heures de vélo le matin… Du grand délire…
    En ce moment, c’est calme professionnellement donc je peux me permettre un tel rythme mais je n’ose même pas imaginer comment je vais faire quand j’aurai plus de travail, déjà que je suis épuisée… En fait, je me sens un peu piégée, je me dis que je déconne (je sais que je déconne) mais c’est plus fort que moi.
    Quant à imaginer arrêter le sport, c’est impensable.
    Bref, je dois correspondre au profil du bigorexique type…

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