Quel équipement pour nager en eau froide ?

Depuis quelques années, la pratique de la nage hivernale fait de plus en plus d’adeptes. Il existe des épreuves d’ice-swimming, et même un championnat de France de cette discipline qui se déroulent dans une eau à moins de 5°C. Autre fait marquant : il y a quelques semaines des nageurs se sont relayés pour traverser la Manche à la nage.

Si nager sans protection dans des eaux glacées ne vous attire pas particulièrement, il y a heureusement des équipements adaptés pour limiter l’impact du froid, améliorer le confort et sécuriser vos sorties lorsque la température descend sous les 12°C.

Lorsque la température de l’eau baisse, les sensations changent radicalement et le corps se refroidit beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. S’équiper correctement devient alors la clé pour continuer à nager avec plaisir tout au long de l’hiver. Mais concrètement, que porter ?

L’indispensable combinaison néoprène

La combinaison néoprène est une alliée indispensable à la nage en eau froide. Celle-ci permet de limiter la déperdition thermique afin de maintenir la chaleur corporelle plus longtemps, tout en permettant de conserver une bonne liberté de mouvement. Le néoprène agit comme une barrière contre le froid en conservant une fine pellicule d’eau réchauffée par le corps, ce qui permet de prolonger la séance sans se crisper dès les premiers instants.

Contrairement au lycra ou au boardshort réservés à l’été et à la protection UV, l’équipement hivernal doit prioriser la chaleur sans sacrifier la mobilité.

Choisir la bonne épaisseur selon la température

Plus l’eau est froide, et plus l’épaisseur de la combinaison devra être épaisse. Pour des eaux autour de 12–14°C, un shorty ou une combinaison néoprène 2/3 mm suffit pour des sessions courtes : le torse et le dos sont en 2 mm, les bras et les jambes en 3 mm pour mieux protéger les extrémités.

Entre 8 et 12°C, mieux vaut opter pour une intégrale 4/3 mm, avec 4 mm sur le torse et le dos pour conserver la chaleur et 3 mm sur les bras et jambes pour garder de la mobilité.

En dessous de 8°C, une intégrale 5/4 mm offre la protection maximale : 5 mm sur le torse et le dos, 4 mm sur les bras et jambes, permettant de prolonger la session tout en restant performant dans l’eau froide.

Shorty, combi sans manches ou intégrale : quelle protection choisir ?

Pour des sorties courtes ou en début d’hiver, un shorty ou une combi sans manches peut suffire : elle protège l’essentiel du corps tout en laissant une grande liberté de mouvement pour la nage. Dès que l’eau devient vraiment froide, l’intégrale s’impose : elle enveloppe bras et jambes, limite l’entrée d’eau et permet de prolonger la session sans perdre de chaleur.

Le choix ne se fait pas uniquement pour le confort : il permet aussi de nager efficacement, de conserver la technique et de profiter pleinement de chaque sortie en eau libre, même en hiver.

Ajustement et souplesse : pour nager librement

Une bonne combinaison se reconnaît à sa souplesse au niveau des épaules et à son ajustement près du corps. 

Une combinaison trop large laisse entrer l’eau, tandis qu’une combinaison trop serrée sera inconfortable. Un guide des tailles indique selon ses mensurations précises la taille adéquate pour chaque modèle de combinaison.

Un néoprène plus souple au niveau des épaules permet une meilleure mobilité et donc un meilleur confort de nage. A l’inverse, un néoprène trop épais au niveau des bras donnera de mauvaises sensations de nage.

Protéger les extrémités (mains, pieds, tête)

En eau froide, les extrémités sont les premières à souffrir du froid, et leur protection est essentielle pour prolonger la session. Le bonnet néoprène ou thermique garde la tête au chaud, limite la déperdition de chaleur et permet de rester plus longtemps au lineup sans frissonner dès les premières minutes. Les gants néoprène protègent les mains, indispensables pour conserver la sensation dans les doigts et nager efficacement sans perdre en puissance de traction. Les chaussons néoprène protègent les pieds et les orteils, améliorant le confort sur le sol froid et rocheux, et limitant la perte de chaleur corporelle.

Autres accessoires complémentaires

Pour nager en hiver, certains accessoires peuvent rendre la session plus confortable et sécurisée. Une bouée de sécurité améliore la visibilité en eau libre et offre un point d’appui en cas de fatigue. Les lunettes adaptées protègent contre le vent, la buée et la luminosité hivernale. Après la sortie, un poncho ou une serviette permet de se sécher rapidement et de se réchauffer avant de remettre des vêtements secs. Ces petits détails complètent l’équipement principal et font toute la différence pour profiter pleinement de chaque session en eau froide, tout en restant en sécurité.

Avec un bon équipement, il est donc tout à fait possible de nager toute l’année !

Le triathlon IRONMAN 70.3 à Versailles, sold-out en seulement 3 heures

Le triathlon IRONMAN 70.3 Versailles, qui se tiendra le 12 juillet 2026, a affiché complet en moins de trois heures. Il établit un record comme étant l’événement IRONMAN 70.3 qui s’est rempli le plus rapidement en Europe, depuis toujours.

Plus de 2 500 athlètes s’élanceront à Versailles cette année sur ce half-IRONMAN, dont 40 % venant de l’étranger, confirmant la France comme une destination de choix pour les athlètes en quête d’expériences de course de classe mondiale.

Château – Orangerie – Pièce d’Eau des Suisses (vue d’hélicoptère)

Cette course iconique emmènera les athlètes au cœur du domaine du Château de Versailles, l’une des résidences royales les plus célèbres au monde : une natation dans la « Pièce d’Eau des Suisses », un parcours vélo à travers les villages pittoresques de la Vallée de Chevreuse, et une course à pied traversant le Potager du Roi. La ville offrira un décor spectaculaire et riche culturellement pour cet événement d’exception.

Le plan d’eau des Suisses avec le chateau au fond. Crédit photo : Thomas Garnier.

Ce n’est pas la seule épreuve de triathlon qui se tiendra à Versailles cette année. En effet comme les autres années, le Versailles Triathlon Festival (VTF) propose sur un we des épreuves de triathlon de plusieurs format, des épreuves de swim-run, et de nage en eau-libre. La partie nagée étant dans le plan d’eau des suisses. Ces courses auront lieu le we du 30 au 31 mai 2026. Deux épreuves d’eau libre dans ce plan d’eau : 1km et 3km se dérouleront le dimanche matin (le Défi du Dauphin).

Quatre nageurs, dont un Français, ont traversé la Manche en relais mixte les 18 et 19 janvier 2026

On peut dire de ces quatre là qu’ils ne sont pas frileux ! C’est une première pour une équipe mixte de quatre personnes, pour la protection des océans ! Equipés de simples maillots de bains (comme le veut le règlement de la Channel Swimming Association) mais avec leur détermination comme seule protection contre la température de l’eau entre 7°C et 9°C, Frédéric Taillandier, Kevin Audouy, Arleen Gonzalez et Makala Jones ont réussi à traverser ensemble la Manche à la nage en se relayant pendant 16h27.

Le parcours des 4 nageurs, pour leur traversée homologuée par la Channel Swimming & Piloting Federation.

Ils ont nagé pour l’association Swim for the Planet, pour alerter sur les conséquences du transport maritime, responsable d’émissions de CO₂, de pollution sonore et de rejets de contaminants dans l’océan.

Nous sommes quatre humains qui, symboliquement, avons coupé la route aux porte-conteneurs. C’est une façon de rappeler que la transition écologique doit elle aussi être collective.

Frédéric Taillandier

Un autre aspect intéressant de cette traversée est une étude scientifique sur les changements de température corporelle, menée par le chercheur Benoît Mauvieux, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’université de Caen-Normandie. En effet lorsque l’on nage en eau froide, la température corporelle diminue, le sang va se déplacer de telle sorte à protéger les organes vitaux en s’éloignant de la surface du corps qui limiter le refroidissement. Ce phénomène de refroidissement, appelé l’afterdrop, a comme particularité de continuer même après être sorti de l’eau, pendant 40 à 50 minutes. Lors de la traversée, en plus du défi sportif et logistique, les nageurs devaient après leur passage d’une heure dans l’eau, se réchauffer le plus rapidement possible pendant leurs 3 heures d’attente, avant de retourner nager.

Ces données vont peut être permettre d’améliorer les performances pour les futurs nageurs en eau froide, et plus généralement sur la réaction du corps face au froid.

Un immense bravo à eux !

Crédit photo : SWIM for the planet

50 heures de nage non-stop et 110km : Noam avance bien

La nuit dernière a été particulièrement difficile, avec une mer agitée, du vent et des vagues de face qui ont mis à rude épreuve le nageur. Fatigué, frigorifié et désorienté, il a dû attendre l’aube pour retrouver un peu d’énergie. Les conditions physiques restent éprouvantes : langue irritée par le sel (sa langue a quasiment doublé de volume), démangeaisons liées à une réaction allergique et apparition d’hallucinations, parmi lesquelles des visions d’un “alter ego sportif”, d’une forêt ou encore d’une petite souris perchée sur la corde du catamaran.

Côté organisation, la logistique tient bon : ravitaillements fluides, pauses maîtrisées et sécurité assurée, malgré quelques ajustements techniques en cours de route.

Deuxième nuit (Crédit : Noam Yaron Production x Studio Filmiz)

La température à la surface de l’eau est de 30°C, néanmoins Noam ressent le froid après autant de temps passé dans l’eau. Des prélèvements d’eau sont fait sur le parcours pour estimer la quantité de micro-plastiques qui polluent la méditerranée.

Nous continuerons de suivre Noam dans sa tentative de record du monde homologué par la Water Open Swimming Federation.

Noam Yaron tente un record du monde de nage : 5 jours et 5 nuits entre Calvi et Monaco pour sensibiliser sur l’écologie marine

Calvi, 11 août 2025 — Le défi est lancé. Après une première tentavive en 2024 que nous avions diffusé sur le blog, ce lundi matin, Noam Yaron, nageur-aventurier engagé pour la protection des océans, a quitté le port de Calvi pour une traversée hors du commun : 180 kilomètres de nage non-stop jusqu’à Monaco, en combinaison, sans jamais sortir de l’eau.

Pendant cinq jours et cinq nuits, il mangera, boira, dormira etc… dans la mer. L’objectif : établir un record du monde et attirer l’attention sur la fragilité des écosystèmes marins. Au moment où nous écrivons ces lignes, Noam a déjà nagé 24h et franchi un peu plus d’un tiers du parcours.

Un départ mouvementé

La première surprise est arrivée avant même de quitter la Corse : le skipper du deuxième bateau, un Excess 11, a dû abandonner l’aventure à la dernière minute. Sans ce navire de soutien, difficile d’assurer pleinement la sécurité, la logistique et les prélèvements scientifiques prévus. Un appel a donc été lancé aux marins disponibles… et quelques heures plus tard, bonne nouvelle : Blue Wave a trouvé un remplaçant. L’Excess 11 a pu appareiller de Calvi et rejoindre la route du nageur, tout en effectuant les relevés prévus.

Toutes les 30 minutes Noam fait une pause active sur le dos tout en s’hydratant. Crédit : Noam Yaron Production x Studio Filmiz

16 heures de nage et déjà 45 km

Après 16 heures dans l’eau, Noam affichait une belle avance : plus de 45 kilomètres parcourus. En mer, le ravitaillement est millimétré : toutes les 30 minutes, une pause active sur le dos pour s’hydrater, et toutes les heures, un arrêt plus long pour s’alimenter grâce à une bouée spécialement équipée. Au menu : pommes de terre et un mélange énergétique bananes–œufs–cannelle.

Au contact de la vie marine

Si la journée a débuté sous une mer d’huile, le vent est monté en soirée jusqu’à 12 nœuds, soulevant des vagues avant de retomber, comme prévu par Météo France. Mais l’océan réserve toujours ses surprises : peu après le coucher de soleil, des méduses ont rendu visite au nageur, l’obligeant à enfiler gants, chaussons et cagoule pour éviter les piqûres.

Lors du premier jour, Noam a croisé la route de Méduses Pelagie Noctiluca aussi appelées méduses lumineuses. Crédit Maxime Mergalet

Avec le calme revenu et le dispositif lumineux de nuit en place, Noam poursuit sa progression, guidé par les experts météo et soutenu par toute une équipe technique et logistique.

L’aventure ne fait que commencer. Si le corps tient, l’esprit reste fort, et chaque coup de bras rapproche Noam de Monaco… et de son objectif : prouver que l’exploit sportif peut rimer avec engagement environnemental.

Blue Wave, qui met à disposition les catamarans Excess, fait partie de la traversée. Crédit : Noam Yaron Production x Studio Filmiz

Le Monte Cristo confirme son statut de plus grand rassemblement d’eau libre d’Europe

Inspirée de la célèbre évasion fictive d’Edmond Dantès depuis le Château d’IF, le Défi est le plus grand rassemblement de nage en eau libre d’Europe réunissant nageurs amateurs et professionnels.

En 2025, le Défi de Monte-Cristo lance sa 27ème édition sur deux week-ends :

  • Du 06 au 08 Juin
  • Du 14 au 15 Juin

LA 26e ÉDITION EN CHIFFRES

Voir le compte-rendu de la 25e édition ici.

Une diversification avec une course à la Ciotat en septembre

Du 12 au 14 septembre 2025 se déroulera la seconde édition du Monte Cristo à la Ciotat depuis l’île Verte. Nous avions publié quelques photos de la première édition l’an dernier ici.

Les aventuriers de la nage : récits d’exploits aquatiques hors du commun

Je ne connaissais pas Gilles Bornais. Il y a quelques mois lors d’une réunion organisée par mon club de natation, il est intervenu et a tout de suite captivé l’audience par ses anecdotes croustillantes sur la natation, avec une richesse de détails, et sans langue de bois. Il faut dire que Gilles Bornais a été journaliste, rédacteur pour le service des sports du Parisien, reporter sportif, rédacteur en chef au Parisien, mais aussi entraîneur de natation, et auteur d’une quinzaine de romans et d’essais dont plusieurs sur la natation.

Les aventuriers de la nage est le dernier en date, depuis quelques jours. L’auteur a compilé dans un ouvrage les histoires les plus remarquables de traversées à la nage. On plonge aux côtés de Trudy Ederle, la première femme à réussir la traversée de la Manche en 1926 après une tentative échouée un an plus tôt. Elle bat non seulement le record masculin, mais conservera son record féminin pendant 25 ans. On découvre donc cette jeune femme, son histoire, son quotidien, ses émotions, au fil des lignes nous avons presque l’impression de nager avec Trudy Ederle dans le channel, et de partager avec elle ses doutes, ses souffrances, son lien spécial avec l’eau, et sa joie.

Pour la préparation de son livre, l’auteur a rencontré et interviewé de nombreux nageurs hors-norme et contemporains. Surtout il a choisi de mettre en premier plan des histoires peu connues tant de personnages historiques comme Trudy Ederle, les évadés d’Alcatraz, ou encore de nageurs bien contemporains comme Alexandre Fuzeau alias Ice Doctor, qui a beaucoup oeuvré pour le développement de la nage en eau glacée en France et qui n’hésite pas à nager dans des eaux tellement froides qu’une personne normale n’y survivrait pas, ou encore Stéphane Krause qui aime défier la force des courants et des tempêtes dans les eaux rocailleuses qu’il connaît par coeur en Bretagne.

Il aurait été impossible d’écrire un livre sur ce thème sans parler des nageurs les plus médiatiques et omniprésents sur les réseaux sociaux. Ils sont donc mentionnés, mais l’auteur a choisi de développer davantage des histoires moins connues, d’exploits tout aussi fous, comme par exemple la Sante Fe cette course de 57km que Stéphane Lecat, directeur technique des équipes de France d’eau libre a remporté à quatre reprises dans des eaux si sombres, raconte Aurélie Muller qui a elle aussi plus tard participé à cette course « que j’avais l’impression de nager dans la nuit ».

Un livre bien écrit, bien documenté, précis, divertissant et instructif, et qui peut s’apprécier que l’on soit nageur ou bien simplement avide de beaux récits d’aventures.

Aventurier en eaux vives : le récit de la descente du Doubs en solitaire

Un appel de la nature qui mène Iven de Montandon à 59 ans à se lancer dans la descente du Doubs.

C’est en franchissant le viaduc autoroutier qui enjambe le Doubs, dans le Jura, qu’un rêve un peu fou s’immisce dans l’esprit d’Iven : descendre cette rivière à la nage, depuis sa source à Mouthe jusqu’à Verdun-sur-le-Doubs, via Besançon. 450 kilomètres de nage en solitaire sans assistance en tractant un petit radeau. Dans cette aventure où rien ne se passe comme prévu, il bouscule ses limites et retrouve mille souvenirs d’enfance.

L’auteur est avant tout un esprit curieux et passionné, ingénieur de formation il a réfléchi son aventure en amont en faisant des simulations de son périple sur son ordinateur. Choix du radeau, vitesse selon le poids transporté, quantités nourriture, calories nécessaires, etc. Sauf que rien ne se passe finalement comme prévu !

C’est seulement vers l’âge de 50 ans qu’il a véritablement commencé le sport, avec le triathlon. Il enchaîne les Ironman depuis qu’il a arrêté son activité professionnelle, et s’est lancé ce défi de descente du Doubs simplement car il en avait envie.

Il raconte comment il a bouclé son périple en totale autonomie et en solitaire, tractant un petit raft avec ses vivres, sa tente pour dormir, un purificateur d’eau pour boire l’eau de la rivière, et un petit carnet dans lequel il consigne chaque soir son aventure.

Sortie du livre, 23 janvier 2025. Editions Eyrolles, 208 pages pages. Prix public : 17 euros. Voir sur Amazon.

Expo : Baignade en Seine, toute une histoire !

En ce moment une exposition sur l’histoire de la baignade dans la Seine est proposée aux visiteurs du musée des égouts de Paris.

L’histoire de la baignade s’écrit en parallèle de nombreux règlements visant à la fois à protéger les baigneurs mais aussi aux bonnes mœurs. Progressivement la baignade fut interdite d’abord dans Paris, puis également en dehors de Paris en 1923.

Sur la photo d’époque ci-dessous datée d’août 1945, on peut voire que la Seine avait un incroyable succès comparé à aujourd’hui.

Pour encadrer la pratique de la nage, éviter les noyades, et par pudeur, des bains flottants ont vu le jour. L’expo nous fait découvrir quelques bains flottants comme la piscine Deligny, ou les bains de la Samaritaine.

Les bains de la Samaritaine, entre 1850 et 1900.

D’autres piscines comme les bains fleurs existaient à cette époque, comme nous l’écrivions il y a quelques années dans un article ici.

La Seine a aussi été le théâtre de nombreuses compétitions sportives ! Bien sûr nous avons en tête les épreuves de nage en eau libre des JO 2024. Plus d’un siècle plus tôt, une autre génération d’athlètes affrontaient les courants du fleuve pour les JO de 1900 et de 1924.

Tous les ans s’est tenu également l’épreuve de la traversée de Paris à la nage, attirant une foule impressionnante de spectateurs.

Plus folklorique, la coupe de Noël : une traversée de la Seine d’une rive à l’autre dans les eaux glacées du fleuve en plein Paris. A mi-chemin des bains de noël d’aujourd’hui et des championnats de France de nage hivernale dans les alpes.

Les nageurs participant à la coupe de Noël de natation en 1924
Coupe de Noël de natation, 1940

Si les épreuves de nage dans la Seine grand public n’ont pas eu lieu depuis des décennies, les triathlètes ont eu la possibilité de nager dans le fleuve, avec une première édition en 1987. J’avais été prendre des photos de l’épreuve en 2010 si ça vous intéresse c’est ici.

Départ du premier triathlon de Paris 1987

Des épreuves de plongeon se sont déroulées et se déroulent toujours dans la Seine.

La fameuse citation de Monsieur Jacques Chirac, à l’époque Maire de Paris (1989-1995).

Depuis 1990 et cette fameuse citation, la qualité de l’eau s’est constamment améliorée, pour preuve le décompte du nombre d’espèces de poisson qui a plus que doublé depuis, comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous.

La SIAAP suit continuellement la qualité de l’eau de la Seine, notamment la présence et quantité de bactéries, de pollution chimique, et autres contaminations potentielles.

En 2025, la Mairie de Paris a promis que la baignade serait de nouveau possible dans la Seine. L’expo rappelle d’ailleurs qu’il y a déjà depuis plusieurs années est aménagée la baignade dans le canal de l’ourcq. D’autres communes ont également comme projet d’aménager des baignades en amont et en aval de Paris, la carte ci-dessous indique les sites où il sera possible de se baigner dans la Seine.

L’exposition se tiens à l’intérieur du musée des égouts de Paris, situé juste à côté du Pont de l’Alma côté rive gauche. Jusqu’au 31 décembre 2024. L’occasion également de découvrir le réseau d’égouts sous la ville, dans ce musée pas comme les autres qui est également un nœud important du réseau d’égouts de la ville où une partie les eaux-usées de la rive gauche transitent.

L’éco-sportif Noam Yaron a nagé 100km en méditerranée pour sensibiliser à la protection de l’environnement

Le jeune suisse de 27 ans s’est lancé un défi exceptionnel : traverser la Méditerranée sur près de 180 km à la nage, reliant Calvi à Monaco, en combinaison et sans sortir de l’eau.

Vendredi dernier, à 8h du matin, l’éco-nageur a ainsi démarré son défi depuis Calvi pour sensibiliser à la préservation des eaux et de la biodiversité dans le Sanctuaire Pelagos. Le défi doit durer 3 jours et 3 nuits, 180 km à la nage pour un potentiel record du monde de la plus longue nage en combinaison, avec une arrivée prévue à Monaco.

Dès le premier jour, après 32km à la nage, le nageur et son équipe ont du faire face à plusieurs difficultés, notamment la rencontre avec des méduses, des conditions météo moins favorables que prévues, et des douleurs à l’épaule gauche à cause des vagues venant de côté, obligeant le nageur à adapter sa nage.

A la fin de la seconde journée, et 62km parcourus, le nageur se voit contraint de réévaluer ses prévisions d’arrivée à Monaco. Compte tenu des conditions changeantes et des problèmes rencontrés, le nageur et son équipe se sont interrogés sur la faisabilité de continuer. Il a été décidé de poursuivre, avec pour objectif d’arriver au plus tard mardi car les conditions météorologiques deviendront trop critiques ensuite.

Après 48h à nager en continu, le nageur a accompli la distance exceptionnelle de près de 100 km. Compte tenu des difficultés rencontrées, son équipe et des experts lui ont recommandé d’interrompre cette tentative.

Je suis resté 48 heures à nager en continu sans dormir et en évitant les méduses, mais cette fois-ci, c’est la mer qui a gagné. Je ne pouvais pas aller contre les courants, c’est elle la plus forte !

Je m’étais fixé cet objectif d’établir ce record du monde de la plus longue nage en combinaison en traversant la Méditerranée de Calvi à Monaco. Après 48h, donc 2 jours et 2 nuits sans sortir de l’eau, j’ai atteint la barre des 100km.

Mais là, tout se dégrade : des courants et des vents contraires imprévus font leur entrée en piste… rendant ma progression et celle des bateaux suiveurs de plus en plus difficile. Malgré ma volonté, et le fait que physiquement et mentalement j’étais prêt à continuer, j’ai dû me plier à l’évidence et aux recommandations de mon équipe : pour faire face à de tels courants, il aurait fallu nager potentiellement encore plusieurs jours, et nuits, ce qui aurait rendu ce défi physiologiquement impossible aux vues de l’absence de sommeil prolongée. La mer a donc gagné !

Mais la Méditerranée m’a aussi réservé de nombreuses surprises. J’ai été escorté par des baleines, des dauphins, des tortues, des poisson lune et même des raies Diables de Mer, une espèce en voie d’extinction selon la Liste Rouge de notre partnenaire l’UICN. Et évidemment j’ai essayé d’éviter les fameuses méduses qui ont surgi à la tombée la nuit par milliers attachées les unes aux autres.

Le plus fou, c’est que je n’ai jamais été aussi motivé qu’aujourd’hui de relever ce défi pour la Nature et comptez sur moi donc pour revenir l’année prochaine et battre officiellement ce record du monde en faveur de la Nature.

La cause que l’on défend mérite que l’on fasse preuve de détermination et je me sens toujours près physiquement et mentalement, et le défi est à la hauteur des enjeux environnementaux que l’on défend. Alors je donnerai tout et ne lâcherai rien pour la Méditerranée et la biodiversité qu’elle abrite.

Merci à mon équipe, mes sponsors, mes partenaires, mes supporters et à tous ceux qui ont permis à cette aventure d’avoir lieu. Merci à vous, derrière vos écrans, pour tous vos encouragements que mon équipe m’a partagé quand j’étais dans l’eau, ce qui m’a donné énormément de force !

Noam Yaron

Crédits photos: Noam Yaron Production x Nightcall Studio.