Le défi de Monte Cristo c’est ce we !

Traditionnel rendez-vous du début de l’été, l’incontournable course d’eau libre marseillaise !

Cette année encore, et malgré le nombre important de dossards disponible, il fallait être rapide pour décrocher une place. Nombreux seront donc les nageurs ce we à s’élancer avec ou sans palme, dans l’eau tiède de la méditerranée.

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Cette compétition s’inscrit dans le programme de la coupe de France d’eau libre qui comporte de nombreuses autres étapes au quatre coins du pays. L’épreuve de 5km qui débute au Chateau d’If reste néanmoins la plus prisée. Alors que les meilleurs athlètes termineront la course en moins d’une heure, la majorité des participants peut espérer sortir de l’eau au bout d’une heure et demi, et les moins bons nageurs en deux heures.

Il y a 6 courses au programme du we.

Samedi 18 juin 2016
10h00 : DÉFi MONTE-CRiSTO – 5 KM AVEC PALMES
14h30 : Le Défi JUNIOR 1 KM – ouvert aux nageurs avec palmes et sans palmes de 12 à 15 ans
15h30 : Le Défi OPEN 2,5 KM SANS PALMES  – ouvert nageurs sans palmes de 16 ans et plus

Dimanche 19 juin 2016
10h00 : DEFi MONTE CRiSTO – 5 KM SANS PALMES
14h30 : Le Défi OPEN 1 KM – ouvert aux nageurs avec et sans palmes de 16 ans et plus
15h30 : Le Défi OPEN 2,5 KM AVEC PALMES – ouvert aux nageurs avec palmes de 16 ans et plus

 

Très bonne course à tous les participants !

 

Traversée en la Manche en relais, interview de Brian

Nous publions en début de semaine l’interview de Brian (alias @shayadiehaai), qui a traversé la Manche à la nage, en relais dans une équipe de quatre nageurs, il y a quelques jours. Ci-dessous la version traduite en Français, un très grand merci à @Babette.nageuse pour la traduction ainsi que pour l’initiative de l’interview !

 

Comment t’es venue l’idée de traverser la Manche ?

Quand j’habitais en Afrique du Sud, je pratiquais beaucoup de natation en eau libre. En 2001, lorsque j’ai déménagé au Royaume-Uni, j’ai mis un moment avant de m’habituer aux températures beaucoup plus basses (je faisais alors du triathlon). En 2004, j’ai arrêté le triathlon pour me consacrer uniquement à la natation en eau libre. Je me suis alors inscrit au « Brighton Swimming Club », réputé pour ses nageurs qui traversent la Manche.

En 2006, il y avait deux membres du club qui préparaient leur traversée en solo, mais à la suite d’une blessure, l’une des nageuses a dû transformer son projet en relais de 6 nageurs.

C’est comme ça que j’ai été amené à participer à ma première traversée. Sous couvert de la CS&PF (Channel Swimming & Piloting Federation), nous avons traversé la Manche en 13h47.

J’ai ensuite changé de club pour rejoindre le « Redhill & Reigate Swimming Club », plus près de chez moi. J’y étais responsable des entraînements en piscine des Masters. A côté de ça, dès que je le pouvais, je continuais à nager en eau libre.

L’équipe formée pour la traversée de samedi dernier est le fruit d’échanges entre quelques membres du club. L’un d’entre eux a commencé à former un groupe, avant de finalement s’en rétracter.

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Comment le relais s’est-il formé ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur chacun des nageurs du groupe, y compris toi-même (âge, autres courses, vitesse moyenne…). Peux-tu aussi nous parler de ta participation à la traversée du Monte-Cristo (année de participation, chrono…)

Nous avons formé un relais de 4 nageurs.
– Martin Warren qui est un bon nageur de piscine et d’eaux froides
– Daryl Cygler (originaire d’Australie, qui vit au Royaume-Uni) au passé de nageur en piscine
– Penny Marie-Newcombe, coach et triathlète de haut niveau
– Moi-même, coach à temps partiel, et nageur en eau libre.

Je suis contraint d’admettre qu’au Royaume-Uni, en hiver, l’eau est trop froide pour vraiment pouvoir y nager, ce qui m’amène donc à m’entraîner en piscine.
Quand je voyage, j’essaye de trouver les courses en eau libre auxquelles je peux participer (mais parfois, je voyage uniquement pour participer à une course).

J’ai fait la traversée du Monte Cristo l’année dernière, après être tombé sous le charme des calanques et de la région de Marseille l’année précédente – cela me rappelle beaucoup Cape Town…mais, c’est beaucoup moins loin !

Le défi était fabuleux. Je me suis pratiquement arrêté quand j’ai vu que je nageais au dessus d’un gros ban de poissons, parfaitement visible dans l’eau claire.

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Comment t’es-tu entraîné pour la traversée de la Manche (Quand as-tu commencé les entraînements ? Où nageais-tu ? A quelle fréquence ? Sur quelles distances ? Est-ce que ton équipe nageait souvent ensemble ?)

Nager énormément….Il y a certainement beaucoup de monde qui suit un programme à la lettre, mais en fait, pour l’essentiel, il faut être en forme, rester concentré sur ĺ’objectif à atteindre, et s’acclimater à la température de l’eau. Dès lors que l’entraînement correspond à cela, il n’y a pas de problème. Ce qui est crucial, c’est de ne plus penser en termes de distances, mais en termes de temps nagé. Lorsque nous avons commencé à la fin du mois d’avril, nous ne nagions que quelques minutes (la température de l’eau était alors comprise entre 8° et 10°C : on tremble longtemps après être sorti de l’eau !) pour progressivement nager plus au fur et à mesure que la température de l’eau augmentait (c’est à dire nager régulièrement jusqu’à 6 heures pour une traversée en solo; en relais, nager 2 fois  1,5  heures,  encore qu’en général on nageait 2 heures, puis on nageait encore une petite heure de plus).

En raison de nos obligations professionnelles, nous n’avons pas souvent nagé ensemble, au maximum par 2 ou 3.

Quand on nage dans la baie de Douvres, on se perd de vue assez rapidement. Donc on s’habitue assez vite à nager longtemps seul. Ceci étant, c’est vraiment agréable de nager ensemble l’un à côté de l’autre à la même vitesse. A Douvres, on prend vraiment conscience du privilège de nager avec d’autres nageurs venant des quatre coins du monde prenant tous part à ce challenge impressionnant.

1- Être en forme pour pouvoir nager longtemps. C’est OK de nager en piscine.
2- S’acclimater à l’eau froide : vous allez avoir froid, il faut le gérer, ne pas y penser, nager en eau froide, travailler ce point (sans jamais oublier les règles de sécurité).
3- Rester concentré sur l’objectif à atteindre : décider qu’on va aller jusqu’au bout de ce challenge.
4- Ne pas exclure la défaîte et en accepter la possibilité : même les meilleurs ne réussissent pas à coup sûr. Gérer cela.

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Avez-vous un coach ?

Deux d’entre nous sont coach, mais nous n’avons pas joué ce rôle là dans notre équipe. Je pouvais discuter de mon dernier entraînement, mais comme chaque séance est différente, on peut difficilement conseiller.

Le seul coach que nous ayons eu est « Le Général de la Manche » : Freda Streeter (dont la fille a traversé la Manche un nombre incalculable de fois) qui est le chef de plage de Douvres. Elle te guide, te dit combien de temps tu vas nager, et si c’est en une seule ou plusieurs fois. Faites ce que Freda vous dit, c’est elle le chef !

 

Est-ce que tu nages, ou as-tu nagé en club ?

Les relayeurs sont tous membres du Redhill & Reigate Swimming Club, ce qui implique d’être aussi adhérent de l’Amateur Swimming Association
(A.S.A). Pour traverser la Manche, nous devions tous adhérer au Channel Swimming Association (C.S.A). Personnellement, je suis également membre du Institute of Swimming (pour pouvoir être coach), ainsi qu’au Outdoor Swimming Association (O.S. S) et au British Long Distance Swimming Association (BLDSA). Tout ceci revient assez cher lorsqu’il s’agit de renouveler ses cotisations.

 

Pratiques-tu d’autres sports ?
Non, plus maintenant. Par le passé je participais à des triathlons (mais je ne suis pas bon en course à pied…je m’ennuie assez vite), bien que pendant 2 saisons, j’ai participé l’hiver à des trails.

 

As-tu suivi un régime alimentaire spécifique ?
Non, mais j’apprécie beaucoup de boire un bon verre (ou deux) de vin rouge, et de manger du steak d’Afrique du Sud !

 

Comment t’es-tu préparé aux faibles températures de la Manche ?
S’acclimater. Il faut décider que tu vas le faire, baisser la tête et nager !

 

Comment vous-êtes vous répartis les 40km de traversée ?

A vol d’oiseau la traversée fait 22 miles, c’est à dire environ 35 km, mais on ne peut pas traverser tout droit, à cause de la marée et des courants.

Chaque membre du relais nage 1 heure à la fois, par roulement, sans sauter son tour. Il faut respecter l’ordre de roulement. Autrement dit, si tu ne te sens pas bien quand c’est ton tour, soit l’équipe de relais abandonne, soit tu nages quand même…donc, tu nages, tant pis !

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Vous avez commencé votre traversée en pleine nuit : comment est-ce que vous êtes-vous orientés ? Disposiez-vous d’un éclairage ?

On nage assez près de son bateau pilote, mais on nage aussi avec un éclairage stromboscopique à leds sur la tête et quelques bâtons lumineux accrochés au maillot.

 

As-tu souffert ou as-tu senti des douleurs pendant la traversée ?

J’ai eu froid. C’est tout. Nous étions sensés nager au début du mois de septembre, mais les conditions meteo ne l’ont pas permis, alors nous avons attendu, et attendu, jusqu’au début du mois d’octobre, mais la température extérieure de l’air était alors beaucoup plus fraiche.

Nous avons beaucoup grelotté le matin, avant que le soleil n’apparaisse.

Mes épaules étaient assez douloureuses, alors que d’autres ont eu mal aux jambes ou ailleurs, mais rien d’insurmontable. Le pire c’était l’attente entre chaque tour de nage, assis dans le bateau qui tanguait pas mal, même quand la mer était calme, car il navigue aussi lentement que les nageurs avancent. L’un des membres du relais a vraiment beaucoup souffert du mal de mer.

 

Quel est ton meilleur moment ? Le pire ?

Le pire : quand j’ai cru que je devrais tout lâcher pour m’occuper de ma femme qui a dû subir une grosse intervention chirurgicale. Dieu merci, sa mère est venue à la rescousse…un ange !

Le meilleur : l’arrivée sur la plage de Wissant, avec l’acceuil chaleureux et merveilleux de toutes les personnes qui sont descendues sur la plage pour nous rencontrer…merci !

 

A quoi pensais-tu pendant que tu nageais ?

A plein de trucs, comme : « Argh ! Une méduse » ou  » Oh là ! Attention au bateau…content de nager » mais honnêtement la plupart du temps, tu ne penses à rien.

 

Est-ce que la course était sponsorisée ?

Deux relayeurs ont collecté des fonds pour des causes charitables. Je le ferai aussi, pour Alzheimer, quand je ferai la traversée en solo.

A part ça, toutes les dépenses, le bateau pilote, les frais médicaux, furent payés par chacun d’entre nous.

 

Quelles furent tes premières impressions, tes premiers mots à l’arrivée ?

Soulagé ! J’ai réussi ! Super !

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Quels sont tes prochains projets ?

Pour l’instant, je ne sais pas trop. J’ai un ami qui devait, cette année, traverser la Manche avec l’autre association organisatrice (CS&PF), mais son équipe s’est peu à peu disloquée. Il est donc possible qu’il fasse pression pour que je rejoigne son relais l’année prochaine, à moins que ce soit avec l’équipe de Nageurs.com…
Peut-être que je tenterai la traversée de Windermere (10,5 miles – cadre magnifique – pas de méduses).

 

Pourrais-tu envisager de participer ou de conseiller une équipe de relais Nageurs.com formée pour traverser la Manche ? Cela pourrait-être, par exemple, une équipe composée de plus ou moins 10  nageurs.

Oui. Il va sérieusement falloir que je me mette au français !
Je pense que le nombre optimal de participants dans un tel relais est compris entre 4 et 6 nageurs. Il n’y a pas assez de place pour 10 personnes sur la plupart des bateaux-pilotes, sans compter que tu veux aller nager au moins deux fois !

 

Merci Brian d’avoir répondu à nos questions, et encore bravo !

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English Channel Crossing Relay: Brian’s Interview

On October 3rd, 2015 a team of four experimented swimmers, crossed the English Channel. Following is the interview of one of them Brian who is also registered on the site with the pseudo @shayadiehaai. A French version will be published this week.


When did the idea of crossing the Channel occur to you? 

I used to do a lot of open water swimming in South Africa when I lived there, when we moved to the UK in 2001 it took me a while (did triathlon for a while), to acclimatise to the cooler temperatures. In 2004 I gave up on triathlon to concentrate on open water swimming and joined the Brighton Swimming Club – who are legendary Channel swimmers. We had two swimmers organising their solo swims in 2006, one of whom had to change to a six person relay because she injured herself – so I got involved with that relay, which we did through the CSPF and finished in a time of 13 hours 47 minutes.

I then changed club to the Redhill and Reigate Swimming Club (much closer to home) and got involved in the Masters Coaching, in the pool, but still on my own kept swimming open water whenever I could.

This relay was a result of a few of us chatting about epic swims, one of the club members started getting people to join the team – only then to withdraw himself!

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How did the relay team get together? Can you tell-us more about each swimmer taking part in the team, including yourself (age, previous races, average speed, can you tell us about your performance at the Monte-Cristo race – when was it and what was your result…) 

There were four of us in the team, Martin Warren who is an experienced pool and fresh water swimmer, Daryl Cygler (originally from Australia, but living in the UK now) who started from a pool swimming back ground, Penny Marie-Newcombe a swimming coach and national age group triathlete and myself, part time pool swimming coach and open water swimmer who accepts that the UK water is too cold to have a decent swim in winter and so accepts training in a pool!

 

I try to find races whenever I travel (and sometimes travel to races), did la Defi de Monte Cristo last year after falling in love with the calanques and the area around Marseille the year before – reminds me a lot of Cape Town… just a lot quicker to get to from the UK! The Defi was fabulous at one point I almost stopped when looking down and realising that I was swimming over a really big school of fish, which I could see wonderfully clearly through the clear water…

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How did you train for the Channel crossing (When did you start training for the crossing? Where? What distances would you swim? How often? Did the team swim together on a regular basis?) 

Swimming a lot… there are probably a lot of people who strictly follow a program, but basically you need be fit, have your head focussed on what it takes and be acclimatised to the water. So long as your training does this, you will have no problem. One of the big shifts is not thinking in terms of distances, but in terms of time, so when we started at the end of April we were swimming for only a few minutes (water temperature 8-10 degrees – you shake for a long time afterwards!) and then slowly extend one’s swims as the water temperature increases – that is pre-crossing regularly up to 6 hours for solos, 2 x 1.5 hours is normal, often though one does a 2 hour swim with a quick hour swim after that! Due to work commitments we didn’t swim together often as a team, but twos or threes at most. When you are out in Dover harbour you lose the others quite quickly, so one becomes quite used to swimming for a long time alone. That said, it is really nice to swim along another swimmer going the same pace as you. One of the things one is really aware of in Dover is the sense of privilege of swimming with people from all over the world, all taking part in this awesome shared challenge.

  1. Get fit, you are going to be swimming a long time, pool swimming is okay…
  2. Acclimatise you are going to get cold, deal with it, don’t think about it, get into cold water train in it (make sure you are safe)
  3. Get your head into the right place… decide you ARE going to do this…
  4. Accept you might not succeed – even the best sometimes don’t. Deal with it.

 

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Do you have a coach?

Well two of us are coaches, but that isn’t the role we played in the team – I was able to talk about my last swim, but every swim is different so one can only advise so much. The coach we did have has the Dover General – Freda Streeter, (whose daughter has swum the Channel more times than I can count) – who is the Beach Master at Dover – she monitors you, tells you how long you are going to swim and whether that is as a single swim or swim then repeat. Do what Freda says… she is the boss. 

 

Do you, or have you, swum in a club?

The team are all members of the Redhill & Reigate Swimming Club – which means we are all Amateur Swimming Association (ASA) members, we all needed to join the Channel Swimming Association (CSA) to take part in the relay. Personally I also belong to the Institute of Swimming (to allow me to coach) and also the Outdoor Swimming Association (OSS) and the British Long Distance Swimming Association (BLDSA) – all rather expensive come renewals time!

 

Do you practice other sports ?

Not anymore, used to take part in Triathlons (but my running is pretty poor… I get bored easily) though I did for two seasons do off road trail running during winter…

 

Did-you have a particular diet?

No, but I do enjoy a glass or so of good red wine… and steak – South African!

 

How did you face the low temperatures of the sea?

Acclimatise – decide you are going to do it, then get your head down and swim…

 

How did you divide the 40kms crossing between the 4 of you? 

Well… straight across the distance is 22Miles which is about 35Km, but you don’t go straight, the tides and current push you up and down the Channel…

Each team member goes in for an hour at a time, followed by the next, until the first member goes in again, you need to keep the same order, so if you are feeling ill from sitting in the boat when your turn comes up… well tough, either your team gives up or you swim… you swim!

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You started the crossing in the middle of night: how did you guide yourself ? Did you have any lights?

One swims quite close to your pilot boat, but you also have a LED strobe light on your head and one or two lightsticks pinned to your costume…

 

Did you suffer/ feel any pain during the crossing?

Cold yes, suffer no, we were supposed to swim early September, but the weather didn’t let us, so we waited and waited, until the beginning of October, by which time the air temperature is quite a lot cooler, until the sun came out we spent quite a lot of the morning shivering… My shoulder felt quite sore whereas others felt sore in their legs or elsewhere – nothing unmanageable. The worst part of it all was when one wasn’t swimming sitting on the boat, which was rolling about a lot – even in calm seas – as it has to go the same slow speed as the swimmer… one team member was really hit hard by sea-sickness…

 

What is your best moment and worst one of your adventure?

Worst – when I thought I might have to drop out last week to look after my wife who has just had major surgery – thankfully her mother stepped in and saved me… she is a star!

Best – running in on the beach at Wissant – to a wonderful warm French welcome from all the people who had walked down the beach to meet us… thank you.

 

What were your thoughts while you were swimming over? 

Lots of stuff, like, “Argh! Jellyfish” or, “Oh boy, look at the boat rolling around… glad I’m swimming!” – but, in seriousness one goes into a zone where one thinks a lot about nothing…

 

Was the race sponsored?

A couple of the team raised sponsorship money for charities, I didn’t as I will do so for the “Alzheimer’s Society” when I do my solo – otherwise all fees, pilot and medicals were paid for by the team themselves.

 

 

How did you feel just after the crossing? What were your first words and thoughts?

Relief, done it… yeah!

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What are your next projects? 

Not sure yet, I have a friend who was supposed to swim with the other Channel organisation (CSPF) this year, but his team one by one withdrew, so I might have my arm twisted to do a relay with him next year… or maybe with the Nageurs.com team…maybe I’ll do the length of Windermere – 10.5 Miles nice scenery, no jellyfish.

 

Could you/ Would you like to take part or guide a nageurs.com relay team crossing the Channel (this could be a team of more or less 10 swimmers for instance)?

Yes.

I will need to work on my French – much harder!

I think the optimal numbers for a relay is between 4 & 6… There isn’t space for 10 people on most of the pilot boats… plus you want to go in at least twice… or more!

 

Thank you Brian, and congratulations!!

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Course d’eau libre dans le bassin de la Villette

Vous ne rêvez pas, et cette course se déroulera le we prochain, dimanche 6 septembre. On pensais que plus jamais nous n’entenderions parler de course d’eau libre à Paris, après une tentative en 2012. C’était sans compter sur la ténacité de Laurent Neuville, ancien nageur de haut niveau finaliste des JO de 1984 et 1988.

Pour cette resurrection, deux parcours de 1 et 2 km qui consisteront en respectivement 1 et 2 boucles dans le bassin de la Villette. Les départs  se feront en deux vagues, les nageurs auront des couleurs de bonnet différents selon la distance, un chronométrage permettra de déterminer un classement ainsi qu’un podium.

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De part et d’autre du canal, les spectateurs pourront assister au spectacle, et même pourquoi pas, suivre les nageurs à vélo.

Pour les nageurs ne disposant pas de licence de club de natation (FFN, FFSS, FFTri, FFH, ..) il sera possible le jour de la course d’apporter un certificat médical et d’obtenir une licence valable pour la journée du 6 septembre (coût de la licence : 10€). A noter qu’il faut avoir 18 ans minimum au jour de l’épreuve.

Il y a un temps limite de 1h pour terminer la course (30 minutes pour l’épreuve de 1km), au cours duquel la circulation sera interdite sur le canal. Des kayaks assureront la sécurité des nageurs. Le rassemblement aura lieu à partir de 8h30, le briefing à 10h15, le départ à 10h30 et enfin la remise des récompenses à 12h00.

Les analyses de l’eau sont tout à fait conforme à la baignade, des douches seront mise à disposition pour se rincer après la course. Il sera possible de nager en maillot de bain, en combinaison tissus, et même en combinaison néoprène (type triathlon).

Les inscriptions sont ouvertes, et limitées à 250 participants. Rendez-vous sur le site Sport-Up pour vous inscrire.

Sylvain Estadieu traverse la Manche en papillon ! Récit de son exploit.

Il y a quelques jours, Zul, alias Sylvain Estadieu, est devenu le premier homme à traverser la Manche en papillon ! Nous sommes fiers et admiratifs devant une telle performance ! Il a en effet nagé pendant 16h42 dans une eau à 16°C. Nous avons pu interviewer Sylvain après sa traversée, voici ses impressions. Bonne lecture !

Sylvain, raconte nous ta traversée, comment ça s’est passé ?

Dur dur. Je ne me rappelais pas que c’était dur comme ça. Trois semaines après, le sentiment de difficulté s’atténue, mais je sais que pendant la moitié de la traversée je n’en revenais pas de combien je galérais. Le corps pouvait continuer à nager en automatique, mais mon cerveau me sommait d’arrêter … et j’ai été très proche de céder à plusieurs reprises. Je suis super content d’avoir réussi à rejoindre la France, pas trop déçu ne pas avoir pû descendre le record (juste 2h30 de plus, des broutilles !). Vu le nombre de pensées négatives passées dans ma tête pendant que je nageait, je ne peux être que satisfait.

A propos des conditions météo, étaient-elles optimales ou au contraire défavorables pour ton défi ?

Nous avons dû attendre une douzaine de jours que les conditions s’améliorent. Trop de vent pendant la première semaine et demie. Nous sommes donc passés sur des marées à forts coefficients (vives-eaux). Cela peut avoir une influence négative sur la durée de la traversée mais peut aussi avoir comme effet d’aplatir la mer. Au final les conditions ont été plutôt bonnes pendant presque toute la traversée. Je me rappelle de moments où je me fracassais tout de même la tête contre des vagues un peu raides, ce qui a posé quelques problèmes avec mes lunettes, mais la plupart du temps c’était tout bon.

As tu rencontrés des difficultés pendant la traversée ?

Outre les périodes où j’avais du mal à trouver la motivation de continuer, j’ai rencontré quelques petits pépins techniques. Mes lunettes ont commencé à se remplir d’eau après une petite demi-heure. Je devais les réajuster bien trop souvent. Je ne comprenais pas le problème, vu que cela ne m’était pas arrivé pendant l’entrainement. Il s’avère que mes lunettes commençaient certainement à se faire vieilles et que j’avais descendu mon bonnet tellement proche de mes yeux que celui-ci soulevait légèrement les lunettes et entrainait une entrée d’eau. J’ai finis par changer de lunettes après 3 ou 4 heures (ou serait-ce 5 ou 6, je ne me rappelle plus). J’ai aussi eu quelques problèmes de digestion. Mes ravitaillements sont plus concentrés que la moyenne, même parmis les nageurs de longues distances. Cela s’était passé sans problème la première fois, mais ce coup-ci (couça) j’ai commencé à me sentir mal après 5 ou 6 heures (ou serait-ce 7 ou 8, je ne me rappelle plus). Après un ravitaillement en particulier, je repars pour dix mouvements de bras, m’arrête puis commence à incontrolablement nourrir les poissons. Mon équipage arrange un ravitaillement de secours quelques minutes plus tard, à savoir, pour la première fois, un ravitaillement solide : un sandwich au fromage, sans la croute. A partir de ce moment-là, la moitié de mes ravitaillements sont solides avec notamment d’autres sandwiches au fromage, jambon, brioches et … petits pains au chocolat ! Oh la la !

La trajectoire de ton parcours forme une sinusoidale, quelle distance réelle as-tu nagé ?

Oui, une jolie sinusoïde, hein ? A peu près la même amplitude qu’il y a quatre ans vu que les coefficients de marées étaient à peu près équivalents. C’est une question qui revient souvent : pourquoi ce n’est pas une ligne droite ? Le pilote vise un point d’arrivée plus ou moins précis, dès le départ, mais doit prendre en compte les changements de marées. Toutes les six heures environ les courants de marée vont s’inverser. Six heures vers le sud-ouest, six heures vers le nord-est. Comme si une grosse rivière changeait de sens trois fois par jour. Ceci est la raison pour la forme de la trajectoire. Après on peut s’amuser à mesurer la distance « parcourue ». Dans mon cas, 64 km en 2009 et 67 km cette année. ATTENTION : cela ne correspond pas à la distance NAGÉE ! Il me serait impossible de nager 67 km en 16h42 en papillon (vitesse moyenne de 4,01 km/h …. hahahahahahahaaaa !). La véritable distance nagée est bien plus proche de la distance à vol d’oiseau (environ 35 km, même en n’atterrissant pas sur le Cap Gris Nez). Il est quasi-impossible d’avoir une idée précise de vraie distance nagée à moins de connaitre vraiment à tout moment la force des courants au point où on se situe. Il me semble que le pilote ne récolte pas tant d’information. Donc, pour répondre à la question : je pense avoir nagé entre 35 et 40 km. Certainement pas plus de quarante.

Pour tenir une telle distance en papillon tu as une fréquence particulière, comment l’as tu déterminé, et comment peut-on la comparer avec la fréquence en natation course ?

Ma fréquence en pap’ est le produit de deux années d’expérimentations que ce soit en piscine ou en eau libre. Durant de longues séances, je tentais de ne pas diminuer ma fréquence d’un bout à l’autre de la séance. Au début de la saison ma fréquence devait être aux alentours de 20-22 coups de bras par minute et j’ai pû augmenter petit à petit en essayant toujours d’être le plus régulier possible sur chaque séance.

Tu as attendus une semaine et cette traversée a failli être annulée à cause des caprices de la météo, à quel niveau cela a joué sur cette traversée aussi bien au niveau morale que physique et dans quel état d’esprit t’es tu retrouvé lorsque le temps s’est éclaircie et que une date de départ a finalement été retenue ?

La première semaine a été dure. Nous nous attendions à pouvoir avoir une possibilité de démarrer la traversée dans les premiers jours, aux vues de la météo … mais ce n’est pas pour rien que nous ne sommes pas considérés comme des experts et que louer les services d’un pilote expérimenté coûte un des bras de Michael Phelps. Le moral faisait des vagues si l’on peut dire … Par contre, une fois le feux vert donné, je faisais des bonds dans tous les sens jusqu’à deux minutes avant le départ, moment où je commençai enfin à ressentir le stress auxquel je m’attendais. Physiquement, cela faisait déjà plusieurs semaines que mon entrainement avait diminué … j’ai juste continué à faire des séances quotidiennes de 30 minutes à 2 heures.

Y-a-t’il eu des imprevus malgré la longue préparation ?

A part l’histore des ravitaillements trop concentrés et des lunettes farceuses, pas vraiment.

Quels seraient tes conseils pour celles et ceux qui veulent tenter eux aussi de traverser la manche ?

Prendre le temps d’une bonne discussion en personne avec une personne qui a déjà fait la traversée, il y a tellement de choses à apprendre avant d’entreprendre une traversée que j’aurais vraiment du mal à en nommer juste une poignée. Il y a beaucoup de gens avec beaucoup d’expérience, et ils/elles sont généralement très contents d’assister les aspirants Channel Swimmers.

On raconte qu’il faut prévoir de prendre 10kg avant d’envisager une traversée, est-ce que cela a été ton cas, et surtout est-il facile de perdre ces kilos après la traversée ?

J’étais à chaque fois assez maigrelet un an avant mes traversées. 70-72 kg pour 1m80. Je suis monté à plus de 85 kg la première fois et environ 80kg pour la traversée en papillon. Il y a eu du muscle et du gras, je ne saurais pas donner le ratio. Il peut être difficile de prendre du poids tout en s’entrainant pendant dix, vingt voire trente heures (!) dans la semaine mais les kilos en plus peuvent faire la différence. Ce qui est également très important est de s’exposer au froid autant que possible, à savoir porter le moins de vêtements possible, surtout en hiver, baisser le chauffage et se forcer à faire des séances dans des eaux plus froides que la Manche. L’exposition régulière au froid est à mon sens plus importante que la prise de poids volontaire par gavage, tant sur le plan du mental que sur le plan physiologique.

Tu nous parlais d’un projet top secret de nage que tu comptais faire après ta traversée, on est curieux peux tu nous le dévoiler ?

Ah oui, celui-là … désolé de vous décevoir, mais il ne prendra pas place … ou plutôt il n’a pas pris place. Ca va vous paraître un peu arrogant, mais mon projet, à la base, n’était pas de juste faire la traversée de la Manche en papillon … mais une fois arrivé en France, de faire demi-tour et rejoindre l’Angleterre en crawl. Comme vous avez pu le voir, ça ne s’est pas passé ainsi. Après quelques heures de nage seulement, je me suis déjà mis en tête que je n’avais aucune chance de faire le retour. Je l’ai annoncé à mon équipage à la moitié de la traversée et ils m’ont simplement ignoré. J’ai eu tellement de moments où je ne pensais pas être capable de terminer la traversée en papillon que le fait de toucher les falaises du Cap Blanc Nez (à deux mains) m’a fait relâcher toute ma tension et que je ne me voyais capable de continuer uniquement en étant menacé à l’aide d’un fusil. Brefouille, j’ai trop cogité depuis le début de la traversée, et j’aurais dû bloquer toute ces pensées négatives de manière plus efficace si j’avais voulu arriver au bout du bout de mon projet. Le fait que je commençais à trembler en nageant et n’arrivais plus à faire pipi ont été des raisons de plus pour m’arrêter malgré les encouragements de tout mon équipage, bless them.

Beaucoup de nageurs sont surpris de ton exploit car ils ont du mal à aligner plus de 100m en papillon en grand bassin. Quel est donc ton secret si il y en a un ?

En trois mots : ralentir la nage. Et si ça ne marche pas, quatre mots de plus : VRAIMENT ralentir la nage !! Il y a un gouffre entre nager à 25 coups de bras par minute et 35 cdb/min … et ensuite un triple Grand Canyon entre ces chiffres et les fréquences de bras pour des 50 ou 100m papillon. Penser à aller assez profond et bien marquer l’ondulation (elle aussi ralentie) sont d’autres pointeurs utiles. Personne ne me croit quand je dis que le papillon de longue distance, en eau froide, dans les vaguelettes, etc. est accessible à tous, mais c’est vraiment le cas. Ca ne marchera pas forcément la première ni la douzième fois, mais tout est affaire de persévérance. S’il ne devait y avoir qu’un message derrière ma traversée, ce serait celui-ci : fixez-vous un but et persevérez. Ensuite, bien sûr, je vous propose d’avoir des objectifs un peu plus intéressants et/ou utiles que le mien !

A ton arrivée, est ce que les croissants étaient frais…?

J’ai reçu des pains au chocolat avant la fin, pas frais, mais probablement dans le top cinq des meilleures patisseries que j’ai eu l’occasion de goûter !

Encore bravo pour ton exploit, et fais nous signe si tu passes à Paris nous sommes je pense nombreux à être enthousiastes à l’idée de pouvoir trinquer avec toi !

Cheers ! Et merci encore pour tout votre soutien et particulièrement à ceux qui ont donné à mes deux associations en achetant des bonnets. (Il est toujours possible de donner ses pièces jaunes !) Je suis vraiment très touché et ai très hâte de pouvoir passer à Paris pour vous voir 🙂

Nous avions également interviewé Sylvain juste avant sa traversée de la Manche, lire la présentation de Sylvain Estadieu.

Photos de Donal Buckley – loneswimmer.com.


Dimanche nous avons nagé dans la Seine

La Seine est-elle saine ? C’était le we dernier, nous avons nagé 2km dans la Seine, à Montereau où se déroulait la traditionnelle traversée de Montereau à la nage organisée par le CSM Natation. Hors circuit coupe de France d’eau libre, c’est une course familiale, décontractée, mais avec un classement et un chronométrage tout de même !

Deux épreuves proposées, 800m et 2km. Nous étions 6 nageurs du site à nous retrouver pendant les longues heures d’attente avant le début de la course. Pour cette édition, 89 participants se sont jetés à l’eau, dont 53 pour le plus long parcours.

Alors que la météo annonçait des nuages et de la pluie, c’est sous un beau ciel dégagé que nous avons pu faire cette traversée.

Parmi nous, c’était une première en eau libre pour Klabur et Snoop77 qui ont été très satisfait de cette première compétition en eau libre. Il faut dire que les meilleures conditions étaient réunies, une sécurité avec de très nombreux kayaks, un parcours assez simple, pas de vent, pas de courant défavorable, pas d’objets flottants non identifiés, des nageurs courtois lors du départ.

Le départ de la course pouvait se faire soit dans l’eau (en étant contre le bord) soit en plongeant. Vu le différentiel de température, le départ dans l’eau est toujours plus prudent dans ce cas là.

Sur le début de la course, les nageurs sont en peloton très serré !

Le parcours en rivière permet aux accompagnateurs de prendre des photos depuis le chemin de halage et depuis les ponts qui surplombent le parcours.

L’arrivée se fait hors de l’eau, il faut courir une dizaine de mètres pour se classer.

Quelques impressions des nageurs, par ordre d’arrivée :

Christophe : 28″19, 8e sur 53

Soleil. Mais un parcours non conforme à celui annoncé, en effet on n’a pas contourné les 2 poteaux mais dépassé le pont pour contourner un de ses piliers…

Gemma : 31’20 » : 17ème générale

Mal au dos, j’ai pas forcé. J’ai eu froid à la moitié ! Expérience particulière cette course…

 

Klabur : 34’24 » minutes : 28e : et première course d’eau libre !

Pour ma première j’ai été gâté, plein de têtes connues, une organisation sympathique, d’excellentes conditions …

A la fin je commençais un peu à comprendre la tactique… pas froid du tout, même pas fatigué, du coup j’aurais bien continué un km supplémentaire.

Une bonne journée au final, pour une première mais certainement pas une dernière …

 

Brinouille : 34mn26, 29eme sur 53

Ça bouscule un peu mais plutôt gentiment. Au bout de 1200m, ça commence par des pieds engourdis, puis j’ai froid au bras, puis j’ai froid tout court.

 

Snoop77 : 32’53, 24e sur 53 : première en eau libre, et nage en brasse !

Je n’ai jamais nagé aussi vite de ma vie. Le départ est conforme à ce que l’on raconte, quelques coups mais pas méchants …j’ai rattrapé quelques nageurs, au fur et à mesure.

 

Niconocturne : 36’53 », 39ème sur 53

C’est beaucoup mieux que l’an passé où j’avais fait 57ème sur 62 en 42’59 ». Dommage qu’il n’y ait pas de catégorie Fumeur; j’aurais pu comme les autres faire un podium !

Trois podiums pour 6 participants, c’est un beau score 🙂 Le parcours était celui-ci (merci Snoop pour le tracé sur Google Maps !), le marqueur vert correspond au départ qui se fait à contre courant, puis le courant est favorable jusqu’à l’arrivée au marqueur rouge :

Crédits photos : Nicolas Galinotti.

Diana Nyad, une femme qui a décidé de ne jamais abandonner

Il y a des défis complètement fous auxquels personne ne croit, ce qui n’empêche pas certaines personnes têtues de s’acharner et de donner toute leur énergie pour y arriver.

Diana Nyad, une américaine née en 1949 à New York, son rêve c’est de rejoindre à la nage la Floride, depuis Cuba. Un détroit de 170km.

C’est à 28 ans, en 1978 qu’elle tente sa première traversée, entournée d’une cage anti-requins de 6×12 mètres. Après 42 heures d’effort, le vent trop fort a contraint à l’arrêt de la traversée, après 122km parcourus en zig zag.

En tout, elle réalisa 4 tentatives de traversée. Cette année, à 64 ans, elle décide de tenter pour la toute dernière fois le rêve de sa vie. Sans cage à requin. Et après 53 heures de nage, et 170km à nager dans l’eau de mer, ENFIN son rêve se réalise.

Ainsi elle devient la première personne à réussir cet exploit sans cage à requin !

Nous avions déjà publié des articles en 2011 sur Diana Nyad : http://www.nageurs.com/blog/natation-eau-libre/tag/diana-nyad/

Diana Nyad veut faire véhiculer trois messages au travers sa performance :

  • ne jamais baisser les bras
  • il n’est jamais trop tard pour réaliser le rêve de sa vie
  • la natation a beau ressembler à un sport individuel, sa réussite n’a pu être possible que grace au travail d’une équipe

Diana Nyad a réussi à prouver que finalement malgré les antagonismes entre Cuba et les Etats Unis, les deux pays sont finalement proches.

Interview de Sylvain Estadieu qui va traverser la Manche… en papillon !

A quelques jours de sa traversée de la Manche entièrement en papillon, nous avons tenu à interviewer Sylvain, qui enregistre ses séances de natation sur nageurs.com sous le pseudo de Zul.

Bonjour Sylvain, peux-tu te présenter et nous indiquer ton parcours sportif ?

Sylvain, 27 ans, je suis originaire de la petite commune de Villé en Centre-Alsace (avis aux amateurs de vin blanc, c’est le bon coin). J’ai toujours été un nageur, ayant commencé par les bébés-nageurs puis le club local. J’ai fait quelques compétitions départementales à mon adolescence (un peu de brasse, un peu de crawl) et ai participé aux championnats de France N3 … par le biais d’un relais grâce à la qualification en individule de deux de mes coéquipiers. Je crois bien que j’ai réalisé le plus mauvais temps de tous les relayeurs de toutes les équipes, probablement deux secondes derrière l’avant dernier, sur 100m. Bref j’aime bien dire que je suis un nageur avec un niveau correct mais qui n’a jamais fait de vagues. Lorsque j’habitais encore en France, il m’arrivait de faire une course d’eau libre, à l’occasion. Ma première et préférée étant la traversée du lac d’Annecy à laquelle j’ai dû participé quatre fois. Je suis expatrié depuis 2006, en Irlande pendant quatre ans puis en Nouvelle-Zélande pendant une année et maintenant à Göteborg depuis un an et demi avec ma fiancée. C’est pendant mon temps en Irlande que j’ai réellement découvert la nage en eau libre/froide. Je suis passé de nageur avec un intérêt passif pour l’eau libre à grand afficionado des longues distances ou défis un peu tordus en rapport avec la nage !


Parles nous un peu de ton projet de traverser la Manche à la nage, comment t’es venue cette idée, et surtout pourquoi choisir de nager entièrement en papillon ?

L’idée de traverser la Manche m’est venue au contact de nageurs irlandais qui l’avaient déjà fait, ou projetaient de le faire. A cette époque je n’avais jamais nagé plus de 5km en piscine, plus de 2,5km en lac ou plus de 500m en mer ! Mais cette histoire de nage en eau froide, dans les vagues, pendant des heures, entre deux pays, m’intriguait fortement. Deux ans d’entrainement plus tard, septembre 2009, je parvenais à atterrir sur la plage de Wissant après 14h44 de nage. On pourrait se dire qu’après avoir traversé ce détroit (et ayant au passage souffert et passé mon temps à maudire ces fichues vaguelettes), je n’aurais aucune envie d’y retourner, mission accomplie … et pourtant ! J’ai continué à nager, à fréquenter des nageurs lancés dans des défis toujours plus fous et après avoir fait quelques expérimentations en « quatre nages » et papillon, j’ai finalement décidé que la traversée en papillon était à la fois une idée folle et vaguement réalisable. Je me savais capable d’allonger les distances dans cette nage, mais parcourir près de 35km ? L’incertitude quant à l’issue du projet, alliée au fait que j’ai toujours aimé nagé le papillon ont fait que je me suis inscrit pour un retour dans la Manche une année après ma première traversée … trois ans à l’avance !

 

Est-ce que le fait d’avoir traversé la Manche il y a quatre ans va t’aider cette fois-ci ? Quels enseignements as-tu tiré de ta première traversée et que tu comptes mettre en pratique cette fois ?

La traversée elle-même s’est passée sans problème majeur la première fois, malgré de gros doutes dans les semaines précédentes. J’avais eu mal aux épaules, une douleur au biceps se réveillant systématiquement après 5 ou 6 heures, quelques séances que j’ai terminé en ayant bien plus froid que prévu. La météo à Douvres n’avait pas été terrible du tout et j’étais assez loin sur la liste d’attente de mon pilote. Et pourtant tout s’est bien passé, l’entrainement sur deux années a porté ses fruits (NDLR: voir aussi les impressions de Sylvain sur le forum eau libre à propos de cette première traversée).

Cette expérience me permet en partie de balayer certains doutes que j’ai pû avoir ces derniers mois, là aussi en rapport avec ma condition physique, ma capacité à supporter le froid et celle de tenir la distance. Je me suis entrainé encore plus dur qu’en 2009 et suis bien plus confiant au moment de décoller pour l’Angleterre que le premier coup.

Beaucoup de choses ne se sont pourtant pas goupillées de la meilleure manière cette année. La mer et les lacs aux alentours de Göteborg sont passés de 0°C à 18°C et plus en peu de temps. Je n’ai donc pas eu beaucoup l’occasion de m’entrainer dans des eaux entre 12 et 16°C, ce qui aurait été le top. Par ailleurs il n’y a pas en Suède une communauté de nageurs de longues distances en eau froide comme celle que je fréquentais en Irlande. S’entrainer seul, la plupart du temps, n’a pas été facile à gérer. Mais j’espère que je serai ainsi d’autant mieux préparé pour mon effort solitaire. L’entrainement est une chose, mais au final je mise tout sur une traversée !

On peut s’entrainer pour beaucoup de choses, tenter de visualiser sa traversée et prendre de bons conseils venant d’autres nageurs plus expérimentés … mais en fin de compte il y a toujours des choses auxquelles on ne pense pas ou qui vont nous surprendre le jour-même.

 

Depuis-quand t’entraînes tu pour ce défi, à quoi ressemble une de tes semaines d’entraînement, et comment structures-tu tes entraînements jusqu’au jour de la course ?

Je me suis inscrit il y a trois ans et ai véritablement commencé à travailler mon papillon il y a deux ans. J’ai commencé avec des séances courtes, de deux à cinq kilomètres dans lesquelles je tentais d’intégrer des séries de papillon de plus en plus longues ou avec de moins en moins de repos. Pour vous donner une idée de l’évolution durant ces premiers mois, j’ai commencé, avec difficulté, par des séries du genre [10 x 50 papillon départ 1:10] pour parvenir quelques mois plus tard à des [50 x 100m papillon départ 1:50] ou des 1000m papillon en 16:30 ou moins.

A partir de septembre 2012 j’ai eu la chance de recevoir un plan d’entrainement de ma coach en Irlande. Elle a entrainé plus d’une quinzaine de personnes pour des traversées de la Manche, a la réputation de beaucoup faire travailler ses nageurs et était curieuse de voir comment je pourrais réagir à un plan d’entrainement pour le papillon de longue distance. Les premiers mois correspondaient à environ 25-30km par semaine sur 5 ou six séances, le tout en piscine (de 50m). A partir de Novembre sont apparues les longues séances entre 16 et 24 km, une puis deux fois par mois, toujours en piscine. Mai, Juin et Juillet m’ont vu transitionner de bassin à eau libre et augmenter des distances encore une fois pour atteindre 50 à 75km par semaine.

Il y avait pas mal de séries orientées vitesse au départ. Des tas de 50m (jusqu’à 240 x 50 !) avec 10 ou 15 secondes de repos en plus de séances moins … inspirantes, avec des 1000m, 1500m ou plus. On est passé à des séries de 100, 200, 400 … par la suite. A ce moment-là j’avais vraiment hâte de pouvoir retourner en eau libre et de ne plus avoir à faire de virages ou de slalomer entre les autres nageurs de la seule ligne « rapide » de mon bassin göteborgeois !

Durant la saison d’eau libre je recevais mes instructions soit sous forme de nombre d’heures soit de nombre de tours d’île (environ un mile). Les séances de 2 heures étaient qualifiées de « sprint » et certaines sorties s’étalaient sur 6, 7 voire 8 heures.

J’ai également effectué un stage en Irlande en compagnie d’une vingtaine de « Channel aspirants ». Le premier jour nous a vu braver les eaux de l’Atlantique à 10°C pendant près de deux heures acant que le pays ne connaisse ses deux semaines les plus chaudes depuis 25 ans.

En plus de l’entraînement sportif, tu dois t’habituer à l’eau froide, problablement adapter ton alimentation, ton rythme dans la journée. Qu’est ce qui est le plus difficile ?

Comme dit précédemment je n’ai eu qu’un accès assez limité à l’eau froide. Je me forçais à faire trempette dans le bassin froid près du sauna après chaque séance. L’eau était parfois entre 6 et 8°C, je ressortissais donc rouge comme une écrevisse (le sang se rapproche de la surface de la peau pour faire barrage au froid). Sinon, en général je me force à m’habiller le plus légèrement possible même en hiver lorsque les températures se rapprochent des -15°C. Ma règle était : pas d’anorak !

Niveau alimentation, je ne suis sans doute pas un exemple, je n’y ai pas réfléchi plus que ça. Des glucides pour l’énergie (beaucoup de pâtes, patates …), viande blanche, produits laitiers. Mais surtout, de grandes quantités d’un peu tout … et plus de gateaux et de glace que la moyenne, surtout ces derniers mois qui m’ont vu descendre des décilitres de crème glacée, histoire de soigner mon bioprène (surnom mignon de la couche de graisse qui remplace la combinaison) !! J’avais prévenu, je ne suis pas un exemple.

Le plus dur au final a été de faire en sorte de combiner la nage, le boulot et la vie à la maison. Il était difficile de rogner par-ci par-là sur l’une ou l’autre de mes trois vies.

 

Au travers ce défi sportif, tu souhaites également faire connaître des associations caritatives, peux tu nous en dire quelques mots ?

Je tente de récolter des fonds pour deux associations. L’Association des Parents d’Enfants Inadaptés (APEI Centre Alsace) s’occupe d’enfant handicappés dans ma région d’orgine. Hundar Utan Hem est une association qui s’occupe d’accueillir et de re-loger des chiens abandonnés en Irlande et Suède. Parrainer ces associations me permet d’une certaine manière de donner à mes trois pays ! Vous pouvez trouver plus de renseignements sur ces associations sur ma page de parrainnage (http://www.sylleswims.com/charities/?lang=fr). Vous pouvez également faire l’acquisition d’un bonnet commémoratif de ma traversée, réalisé par mon sponsor AQUADEUS. (http://www.aqua-deus.com/) 15% ira directement aux deux associations.

 

A quelle date est prévue ta traversée ? Quel objectif t’es tu fixé ?

Je serai à Douvres à partir du 10 Septembre jusqu’à … ce que j’ai l’occasion de nager ! Les marées les plus favorables sont entre le 12 et le 17, mais il se pourrait que je sois forcé de nager durant des vives-eaux quelques jours plus tard. Tout dépend de la météo. Si le vent est trop fort et/ou souffle dans la mauvaise direction, la traversée n’est tout simplement pas faisable. La décision revient au pilote.

Pour ce qui est de mon objectif, il s’agit tout simplement d’arriver de l’autre côté en un morceau. Je mentirais si je disais que je ne pense pas au record (14h18 par la Britannique Julie Bradshaw plus de dix ans aprés les 23h33 de la Canadienne Vicki Keith). Mais celui-ci ne me sera accessible que si les conditions météos sont favorables.

 

Nous te souhaitons une bonne traversée ! Une dernière questions : Que comptes tu faire une fois tout ceci terminé ?

J’ai encore un petit projet de nage pour cette année … qui pourrait se faire tout juste après ma traversée. Mais c’est encore un secret ! Sinon je ne re-tenterai sans doute pas de si tôt un tel défi. Je vais peut-être m’inscrire en Maîtres et faire quelques compétitions (200m papillon ? 1500m ?) ou bien refaire un peu de nage en eau très froide, peut-être un « Ice Swim » (cf http://www.internationaliceswimming.com/) ou les championnats du monde de nage hivernale en Finlande. Il y a de quoi faire même en diminuant les distance 🙂

 

Comment suivre la traversée le jour-même ?

Vous pouvez suivre ma page twitter (twitter.com/sylvainswims) ou Facebook (www.facebook.com/SyllesSwimsFly) sur lesquelles apparaitront les dernières nouvelles, y compris pendant la traversée. Il y aura notamment un lien vers un site (cspf.co.uk) sur lequel vous pourrez me traquer en temps réel grace à la balise GPS située sur le bateau d’accompagnement.

Merci Sylvain ! Nous te souhaitons une belle traversée, et si possible un record !!

 

Le club des Mouettes de Paris ouvre une section d’entraînement à l’eau libre

Le club de l’est parisien, déjà centenaire, propose des nouveaux créneaux d’entraînement à l’eau-libre, pour les nageurs confirmés, intéressés par l’eau-libre, ou qui souhaitent s’entraîner pour la natation pour triathlon.

La participation à des compétitions n’est pas obligatoire pour ce groupe, dont les entraînements auront lieu à la piscine de Pailleron, les lundis, mardis et jeudis de 7h à 8h45.

Le premier entraînement est prévu le 16 septembre, les inscriptions auront lieu à la piscine Mathis à partir du 3 septembre (au créneau 17h-20h), ou en contactant directement le club des Mouettes (demander Hassen Djouhri le directeur technique sportif du club).

Le tarif pour l’année sportive est de 350 euros (possibilité de régler en 3/4 fois).

Informations sur le club et sur les autres activités du club : mouettesdeparis.com

Championnat de France des Maîtres et Coupe de France le 6 & 7 juillet 2013

Une superbe organisation, pour le week end du 6 & 7 juillet, autour de notre président M Jean Jacques BEURRIER (des fois qu’il regarde) 😛 la protection civile, 2 hommes-grenouilles, des sauveteurs avec 2 Terres Neuves (des molosses), des canots, des canoës kayaks, des officiels, des bénévoles pour monter le matériel et pour préparer un buffet réservé aux nageurs après la course (Christophe est tombé amoureux du gâteau aux chocolats)

 

Le 6 juillet 2013 sur la base de loisirs de Torcy (77) s’est déroulé le Championnat de France des Maîtres sur la distance de 3 km.

Je faisais partie des officiels à la bouée N°4 juste en face de la ligne de départ et de la ligne d’arrivée.

 

Il y a eu un classement par Catégorie (année de naissance) et un classement général.

Djedj s’est illustré en terminant sur le podium à la 2nde place et 12e au général.

 

Ensuite c’était l’Etape 14 de la Coupe de France les épreuves du 3 km et du 1.5 km

Notre modo, sieur Christophe était au départ du 3 km

 

Le 7 juillet sur la base de Jablines Annet (77) l’Etape 19 de la Coupe de France les épreuves du 2.5 km et du 5 km.

J’étais toujours à la bouée N°4 qui se trouvait cette fois à 600 mètres environ de la ligne droite de l’arrivée.

 

Un magnifique soleil nous accompagnait durant ce week end où je me suis doré ma carapace et j’en ai profité pour faire des photos.

Finalement je n’ai pas regretté de ne pas nager, c’était pour mieux me lancer en « Ô Libre » à la saison prochaine.  😛   😛

 

 

Championnat de France des Maîtres 3 km

Coupe de France

Appel des concurrents du 3 km

Ligne de départ de la Coupe de France 3 km

Coupe de France du 3km

Bouée N°4 la moitié du parcours, il reste 1500m

 

Une nageuse.com qui a participé à notre fête du Swimchallenge.

Un moment de détente… 😉

Un CNS (Chien Nageur Sauveteur)Un CNS & son Maître.

Les triathlètes sont en combi. pas les nageurs en eau libre.

 

Départ du 1500 m, il n’y a que des « jeunes »

Base de loisirs de Jablines Annet (77)

Coupe de France « Epreuves du 2.5 km & 5 km »

Coupe de France à Jablines Annet

Buffet pour les participants

Votre humble serviteur !