Coupe de France dans le lac du Kir

Jusqu’à cette compétition, je n’avais jamais nagé au delà de 5km, mais l’envie était là, petit à petit d’augmenter la distance. C’est chose faite à Dijon par une magnifique journée de septembre, et le joli lac du Kir, entouré d’une piste cyclable et de verdure.

Lorsque les bateaux sont parti placer les bouées à contourner, un sentiment d’appréhension s’est installé, « si loin ?! ». Il faudra en effet faire 3 tours complets du lac pour terminer l’épreuve. L’arbitre nous renseigne sur la température de l’eau, 18°C… puis ajoute : mais certaines années l’eau était à 16°C et ils ont du annuler !

Nous voilà rassurés. La mise à l’eau est fraîche, le départ est donné rapidement après l’appel, il y a une bonne centaine de participants pour le 2,5km et une trentaine pour le 7,5. On se nage un peu dessus sur les premiers mètres, il y a une forêt d’algues sous marines avec des piquants (!!!), qui arrivent à 10cm de la surface, donc impossible à éviter.

Entre les zones fraîches du lac, il y a des poches d’eau chaude, l’écart de température est aussi brusque qu’hallucinant. Lors du premier tour, je suis pas trop mal positionné, mais en regardant derrière il n’y a que les bonnets blancs du 2,5… je commence à me demander si je ne vais pas arrêter dès le premier tour. En effet je nage lentement car je sais que la course sera très longue.

Finalement j’arrive à accrocher une nageuse je continue donc. Lors de son ravitaillement, je la double, elle me redoublera quelques minutes plus tard, mais nous resteront assez proche. La course devient intéressante et j’ai abandonné toute idée de forfait.

Régulièrement je fais des mouvements de relâchement des bras et quelques étirements. La fin du deuxième tour approche, un nageur arrive comme une fusée et termine lui son troisième tour en sprint alors qu’il n’y a personne derrière lui. C’est aussi pour se confronter à l’élite que ces courses sont géniales. Fin du deuxième tour, une amie de mon club qui a fait le 2,5 me propose un ravitaillement, mais pour gagner du temps je continue. La nageuse devant moi elle prend son ravitaillement. J’en profite pour accélérer un bon moment afin de gagner pour de bon une place. Une vingtaine de minutes plus tard je remarque un nageur juste devant qui est en train de lâcher, j’en profite pour m’approcher, et je reste à son niveau un petit moment. Je vérifie toutes les minutes derrière l’emplacement de ma concurrente.

Je fini par doubler aux bouée ce nageur, je sais qu’en maintenant ce rythme ils ne peuvent pas me rattraper, je continue donc, sur la dernière ligne droite, longue, très longue, en jetant des coups d’oeil derrière. La nageuse a rattrapé le monsieur, j’arrive dans le chenal, plus que quelques mètres, j’ai l’impression de ne plus avancer, enfin la plaque est est portée, un grand coup de bras dessus, marque la fin de course. Pas faim, pas soif, le repas gargantuesque servi par le club m’a bien tenu au corps (500g de spaghettis bolognaise, des carottes râpées, fromage, flan).

Une superbe course, aucun regret d’avoir été jusqu’au bout, désormais je suis un familier de 7,5km, je vais pouvoir envisager un 10 bornes lors de la prochaine saison !

 

 

Tous les résultats sur le site de l’Alliance Dijon Natation.

11 réflexions sur « Coupe de France dans le lac du Kir »

  1. Bravo et merci por votre commentaire sur votre  » course  » tout a fait exemplaire dans l’esprit et l’accomplissement d’une compétition , de son début , avec tous les doutes attenant et … sa résolution presque euphorique , égotiquement rassurante : j’existe et j’y étais ! ! pour ma part , j’ai connu ces même expériences sur marathon en championnat de France ( quand même ! vanitas ! ) Mentalement ça  » ressemble  » mais … revenu à la natation TROP tard je ne pourrais pas connaitre ces émotions aquatiques sur le long. J’avoue être un peu ( très ) envieux … Mais les longueurs de bassins m’apportent encore bien du plaisir actuel et à venir , c’est sûr !!! Bien cordialement, AL

  2. Félicitations pour ce dernier succès. 🙂

    Ces photos sont prises par qui ?

    Ce serait bien si tu étais accompagné par un photographe amateur pour faire un reportage photographique tout au long de la course.

    Une image vaut milles mots. 🙂

          1. Si j’habitais en France, je pourrais devenir le photographe et cinéaste officiel de nageurs.com.

            Signé : Saigo Quentin ‘Kill Bill’ Tarentino 🙂

  3. Saigo, il te faudra un bateau pour me suivre, ou au moins un kayak 🙂 Ou alors utiliser un drône radio-commandé (je suis curieux de connaître le mot québecquois pour ce terme !) pour capter au plus près mes émotions pendant la course 😀

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