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samedi 15 aout 2020
posté par ranek à 12:38

Nager en mer

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Bonjour,
je profite des vacances pour nager en mer. Je n'ai pas de difficultés particulières pour nager le crawl, mais dès que je m'éloigne suffisamment du bord et que je n'ai plus pied, le stress monte. Un ami qui vit dans le coin et nage en mer depuis son plus jeune âge, n'a aucun souci. Il part loin (au-delà de la zone de baignade) et revient 30 minutes plus tard. Je ne sais pas trop comment vaincre cette appréhension. Je me dis toujours qu'en cas de crampe ou autre souci, je suis seul. Pour l'instant je me contente de longer le rivage dans une zone ou la profondeur ne semble pas dépasser 2 m.
Auriez-vous des conseils à me donner ?

12 commentaires

  

Bonjour,
Pour te rassurer tu peux nager dans une plage surveillée et aller jusqu’aux délimitations de la zone de baignade, selon les plages cela permet déjà de pas mal s’éloigner du bord, tout en étant visible des sauveteurs en cas de soucis.
Tu peux aussi envisager de t’inscrire à une course d’eau libre en mer, certaines se font bien loin de la plage, avec une équipe qui veille à la sécurité des participants. Si cela se passe bien cela augmentera ta confiance en toi pour partir ensuite en solo plus loin du bord.
Éventuellement faire une sortie avec ton ami si tu as un niveau de natation suffisant et qu’il soit bienveillant de rester à côté de toi tout le temps (dans ce cas tu peux en plus investir dans une bouée de nage sur laquelle tu pourras t’aggriper en cas de soucis).
Compléter par de la nage en piscine pour améliorer la technique et l’endurance en toute confiance dans l’eau chlorée.
Christophe
  

honnêtement la crampe c'est de la sous hydratation et du manque d'entrainement rien d'autre
  

Suite à une petite mésaventure en Sicile a cause du courant, j'ai toujours une petite appréhension. Mais en général j'essaye de rester à moins de 300m du rivage. Et je nage toujours avec une bouée, histoire me signaler, et quand je vais seul à la plage j'y mets mes papiers.
Et dans cette bande, là où je nage, il y a entre 3 et 4 m de profondeur.
Mais oui, quand on est seul c'est pas évident, la peur du malaise, la crampe (c'est gérable, j'ai fait mon premier monte cristo avec une crampe dans une cuisse et une autre dans le mollet à l'arrivée.
Ma crainte, c'est surtout les piqures de méduse, ayant des allergies je n'ai aucune idée de comment mon corps réagira. mais pour le moment, ca fait plusieurs années que je n'en vois plus dans mes spots bastiais.
  

J’appréhende aussi. je crois que c'est naturel.
La mer n'est pas notre écosystème, on a donc peur.
Oui, comme dit plus haut, rester dans la zone surveillée, prendre une bouée, nager à 2 c'est rassurant.
Personnellement, j'évite de forcer en mer, je fais de l'endurance tranquille et quand je veux accélérer un peu, je le fais près du rivage.
Je veux éviter la fatigue au large ou la crampe.
  

je plussoie totalement
  

La distance par rapport à la côte et la profondeur ne me semblent pas si dangereux que peut l'être le courant, principal danger.

Nager en eau profonde (à partir de 15-20 m de profondeur), procure la sensation d'être seul au monde (à moindre frais en comparaison de l'alpinisme).

Ce qui me fait le plus peur quand je dépasse les limites de baignade, ce sont les "kite-surfeurs" et leurs "foils", qui foncent à 40 km/h.
  

Nager en mer peut être vraiment dangereux.

Le pire danger, ce sont les baateaux, jet skis et autres engins à moteur. Je me souviens avoir nagé à Cefalu, en Sicile, et être allé chercher un peu de profondeur assez loin du rivage. Un gros bateau à moteur est passé entre le rivage et moi.

Un autre danger est le froid. Il est facile de prendre froid quand on nage en maillot de bain, même en plein été. Le shorty est vivement à recommander, d'autant plus qu'il augmente la flottabilité.

J'ai passé 4 semaines en Croatie cet été, j'avais l'équipement suivant: shorty + masque + tuba + palmes + chaussons de rocher + gants (les gants sont parfois indispensables !).
  

En effet s’il y a un bateau entre vous et le rivage, il faut éviter de passer dans sa trajectoire, même si dans la bande des 300m ils n’ont a priori rien à faire là.
  

La recommandation des nageurs en eau froide (mer ou lacs d'altitude) est de régler la longueur de ses séances sur la température de l'eau de la façon suivante : 15 min dans une eau à 15°C, 10 min dans une eau à 10°C, etc., car en effet la paralysie due au refroidissement est assez soudaine.

- Il est donc utile de nager avec une montre étanche.

- La séance peut être rallongée dès lors que l'on commence à avoir de l'expérience.

Je ne sais pas trop quoi penser de la remarque sur les gants et chaussons. De mon point de vue, il faut choisir une zone de baignade SANS AUCUN rocher. La seule raison de s'approcher des rochers, c'est quand on pratique la pêche sous-marine en apnée, et là c'est un sport différent, qui requiert un équipement et un entraînement différents.

L'environnement côtier est dangereux, il tue chaque année, principalement des touristes qui ne le connaissent pas (chutes de falaises, baignades exposées au courant ou près des rochers, plongeons risqués).
  

En Croatie, il n'y a que des rochers ! La plupart des plages sont cimentées sur des rochers et il faut des échelles pour accéder à la mer. Les chaussons de rochers sont indispensables et les gants sont les bienvenus. Je me suis légèrement blessé à la main cet été suite à une vague qui m'a projeté sur des rochers coupants.
  

Oui, on peut se faire découper par les rochers sans même s'en rendre compte, car l'eau froide anesthésie l'épiderme ; coupures superficielles, mais risque d'infection ensuite.

Le plus dangereux ce sont les vagues qui projettent sur les rochers, noyant parfois des plongeurs expérimentés après les avoir assommés.
  

J'ai fait une nage de 1.4 km sur l'íle de Koločep en Croatie. Aller-retour plage de Placet - Blue Cave.

J'ai nagé avec un jeune Croate. Nous étions accompagnés de nos compagnes respectives.

Sa compagne et lui nageaient en simple maillot de bain, sans chaussons de rochers, ce qui m'a surpris. J'ai proposé au moins 5 fois à sa jeune compagne mes chaussons de rochers, sachant que, pour ma part, je chaussais les palmes. Elle a décliné l'offre. Mes chaussons étaient trop petits par ailleurs pour lui.

J'en avais conclu que les Croates avaient, par sélection naturelle, des plantes de pieds différentes des Français et des Américains.

Après notre aller-retour de 1.4 km à 2 nageurs, j'ai accompagné sa compagne dans une petite cave plus proche. J'avais mes palmes et elle était pieds nus, ayant décliné avec insistance mon offre de chaussons de rochers.

Le retour s'est avéré délicat... je lui ai dit de bien me suivre et de faire comme moi... j'ai flotté bien horizontalement jusqu'à une profondeur de 30 cm, en avançant avec les bras, en regardant bien gràce à mon masque où je mettais les mains... je n'avais pas encore acheté des gants...

Cette jeune Croate, au lieu de me suivre en flottant horizontalement comme moi, a fait l'erreur de se mettre debout trop tòt sans voir où elle mettait les pieds...

Aïe aïe aïe ! Elle a marché sur des oursins et a récupéré plusieurs épines dans ses pieds... et elle les a gardées plusieurs semaines...

J'en ai déduit que les Croates avaient bien les mêmes pieds que nous...

La fois suivante, quand je lui ai proposé mes chaussons de rochers, elle les a acceptés.

En Croatie, chaussons et gants sont indispensables.
 

 

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