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mercredi 21 février 2018
posté par ranek à 09:12

progresser en crawl

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Bonjour,
j'ai commencé la natation il y a un peu plus de deux ans. J'ai pris une vingtaine de cours sur Paris (avec un an d'intervalle) pour apprendre le crawl et le dos. Quand j'essaye de nager comme on me l'a appris (bras loin devant, tirer loin derrière, regard vers le fond), je me crispe et m'épuise assez vite. Plus il y a de monde dans ma ligne, plus j'ai tendance à accélérer et à me crisper. Auriez-vous des conseils à me donner ? Merci

44 commentaires

  

Il faut d'abord faire du crawl propre: en allant (TOUT) doucement pour identifier et réduire les défauts. La vitesse vient ensuite naturellement quand on réduit les freins à l'avancement: on perçoit alors des sensations de glisse...
  

Combien de séances d'entraînement par semaine ?
  

Il y a un mythe, assez spécifique à la natation, selon lequel on pourrait délier technique et physique. En gros il suffirait de comprendre les bons gestes pour nager longtemps, vite et sans effort. C’est peut être dû l’impression de facilité que renvoient certains excellents nageurs.

Il n’y a, hélas, pas de miracle : pour prendre des bons appuis il faut de la puissance musculaire et du souffle, il suffit de faire quelques longueurs en amplitude pour s’en rendre compte. Quant à la fameuse position, il serait bien illusoire de croire qu’on pourrait l’acquérir sans effort physique. Rester bien horizontal, respirer brièvement sur le côté, éviter les déformations latérales du corps, aller chercher loin devant à l’entree du bras dans l’eau, tout cela ne se fait pas sans un certain engagement physique.
  

@alexswim : l'illusion dont tu parles est liée à l'usage des gadgets. On voit fréquemment des nageurs/ses médiocres faire des séances quasi-complètes avec un pull-buoy ou des palmes, ustensiles surtout faits pour corriger des détails techniques chez un compétiteur.

Ces ustensiles contribuent à faire croire qu'il existe un "geste parfait", alors qu'au niveau amateur ce qui compte c'est d'acquérir une technique moyenne, en évitant les erreurs les plus grossières, et de progresser SANS SE BLESSER.

- Plus répandue encore la mauvaise idée que la puissance musculaire s'acquiert par la musculation. Certains sportifs en herbe perdent ainsi toute leur vélocité, et donc la puissance qui est liée à la vitesse.
  

Tout à fait d’accord avec toi.

J’ajoute que certaines méthodes de natation (genre total immersion) exploitent cette croyance en une nage sans effort grâce à une technique parfaite. En général les vidéos montrent d’anciens champions olympiques traversant un bassin en moins de dix coups de bras ... avant de délivrer deux trois conseils techniques pour que chacun puisse en faire autant.

Parmi les mensonges attachés aux gadgets techniques, la palme (sans jeu de mots) revient sans doute aux plaquettes magiques censées corriger la gestuelle des bras.
  

La culture stakhanoviste dans laquelle on baigne, non seulement sur le plan sportif mais aussi éducatif plus largement, a pour effet de dissuader de l'effort raisonnable, le plus bénéfique.

L'entraînement sportif stakhanoviste des sportifs pros a le don de dissuader bcp de monde de faire du sport en plaçant la barre à un niveau de performance irrationnel (les mathématiques grecques ne sont pas irrationnelles).
La pratique "ludique" de la natation ne s'oppose pas, contrairement aux apparences, à la pratique stakhanoviste - elle en est la conséquence. Elle est la conséquence d'un modèle sportif dominant hors de portée, et qui répond plus aux exigences du spectacle et du marketing politique que du sport.

Le "nivellement par le bas" vient donc d'en haut.
  

Bonjour Ranek,

Quelques pistes éventuelles d'après ce que je peux observer souvent dans les lignes d'eau publiques et sans avoir plus d'infos sur ta pratique :

- prendre le temps de s'échauffer en début de séance, encore plus en cette saison. Je vois souvent des nageurs rentrer dans l'eau à froid et tapper direct un 100m à fond pour se défouler et seulement après nager normalement. Y a pas mieux pour créer la "crispation' dont tu parles

- réduire son nombre de battements de jambes. A part sur du sprint, ce qui n'est pas le cas de l'immense majorité des nageurs de lignes publiques, il n'y a pas d'intérêt à battre 8 mouvements de jambes pour un mouvement de bras. Un battement par mouvement de bras est suffisant quand on nage sur des distances en "endurance". Ça réduira ton essoufflement peut-être à l'origine de cette crispation

- faire des éducatifs qui permettent de sentir l'alternance temps moteur/temps de repos sur chaque bras, je pense à faire du crawl rattrapé, du crawl à un bras par exemple.

- compter ton nombre de mouvements de bras par longueur et tenter de ne pas changer malgré l'affluence ou la fatigue.

A toi de nous dire si ça peut te correspondre
  

Bonjour, merci pour vos réponses que je ne découvre qu'aujourd'hui. Je n'utilise jamais de matériel. Je nage deux ou trois fois par semaine et j'alterne crawl et dos (tous les 50 m dans un bassin de 25 m). Je vais donc persévérer en essayant de ne pas aller trop vite et en évitant de me comparer aux autres nageurs.
  

Lorsque je m'applique en crawl, je nage 50 mètres, puis je fais une pause d'une dizaine de secondes avant de repartir (sinon la qualité de ma nage se dégrade fortement). Est-ce qu'avec le temps je pourrai enchaîner les longueurs ou dois-je me forcer à repartir aussi sec ? Merci d'avance pour vos conseils.
  

- 2 ou 3 fois pour quelle distance au total/semaine à peu près ?

- A votre âge (à peu près le même que moi), c'est un entraînement en endurance qui est le plus utile, afin d'améliorer son souffle et son rythme cardiaque.
La difficulté que vous décrivez est peut-être due à un problème technique (mauvaise respiration ?), mais peut-être aussi à un manque d'entraînement sur des distances plus longues.

- Beaucoup de conseils de natation sont donnés par d'anciens champions (sur internet) ou des nageurs en club (modelés aussi pour la compétition), ce qui explique qu'ils se focalisent sur des détails et oublient le principal.
  

Je nage une heure à chaque fois en alternant deux longueurs dos, deux longueurs crawl. Je ne compte pas les longueurs, mais quand j'alterne les deux nages, je ne fais pas de pause. J'ai énormément de mal à nager doucement (comme on le conseille en général aux débutants), surtout quand il y a d'autres nageurs dans la ligne. Dès qu'il y a des nageurs rapides, j'ai tendance à accélérer, alors que je sais bien que je n'ai pas leur niveau.
  

Vous devriez compter les longueurs, essayer d'améliorer votre temps au 400 m ou 800 m ; à partir de 5-6 km/semaine en 3 séances, on peut progresser.

L'amélioration de la position dans l'eau, qui permet en partie de nager longtemps (2 km) sans s'arrêter ni trop se fatiguer vient à force d'entraînement (le corps corrige petit à petit la position grâce aux sensations), pas seulement en essayant de maîtriser le geste technique parfait sur 50 ou 100 m (méthode trop théorique).

Je croise pas mal de nageurs qui ne sauront jamais nager car leur entraînement est entièrement basé sur des éducatifs avec du matériel. Dès qu'ils lâchent leur bouée, leur coordination laisse à désirer. C'est un des trucs les plus durs pour quelqu'un qui vient sur le tard à la natation (comme moi), la coordination des membres supérieurs et inférieurs + respiration rythmée.

Ralentissez pour essayer de tenir plus longtemps sans vous arrêter. Et essayez de trouver un créneau horaire où il n'y a pas trop d'affluence (ça aide à se détendre).
  

Merci pour tous vos conseils. Je vais tâcher de les suivre.
  

Dernière question, dois-je oublier cette histoire d'aller chercher loin devant et tirer loin derrière lorsque je nage et plutôt chercher à gagner en endurance, quitte à nager de manière beaucoup moins académique ? Merci d'avance
  

Comme dit TFPK, l'essoufflement précoce est dû plutôt à un mouvement de jambes trop rapide et inefficace.

Aller chercher loin avec les bras et tirer loin, c'est ce que je fais mais ça n'est pas vraiment efficace, ni même possible, tant que l'on n'a pas une position stable dans l'eau. Inutile d'appuyer sur les rames tant que la barque n'est pas stable.

Tant que vous ne vous sentez pas "en équilibre dans l'eau", je vous conseille plutôt de gagner en endurance. Le souffle ne doit plus être un problème sur une petite distance, inférieure à 400 m.
Essayez de corriger un "gros défaut" en même temps (qu'un bon nageur voisin peut vous signaler), mais ne visez pas la technique parfaite dans l'immédiat.
  

Bonjour,
Je nage le crawl que depuis 3 ans et demi. J'ai 46 ans et dernièrement j'ai atteint 2500 m en 1H 07min. Je ne suis pas très rapide mais régulier. J'ai allongé la distance petit à petit (200m 400m 500m/ 800m/ 1000m/ 1200m/ 1500m /2000m 2250m 2500m. Je nage en 2 ou 4 temps car j'ai dû mal à respirer sur le côté droit. Sur 25m, je fais en moyenne 27-28 battements de bras. Sur 1000 m je n'ai jamais fait mieux que 24min 49sec. L'essentiel pour moi est de prendre du plaisir dans l'eau tout en me dépensant sans trop forcer.
  

Bonjour,
je suis allé nager ce matin. J'ai ralenti dès le début et j'ai bien forcé sur l'expiration. J'ai ainsi pu enchaîner 20 longueurs de 25 m sans pause, alors que je ne passais pas le cap des deux longueurs jusqu'à présent. J'ai poursuivi par des petites séries de 5-6 longueurs sans pause. Un léger mal de tête en sortant. En tout cas merci pour vos conseils.
  

Avec l'entraînement vous devriez pouvoir doubler voire tripler ces 20 longueurs sans pause en crawl (en partant du principe que vous êtes dans une condition physique "normale").

- Expiration par le nez recommandée en crawl, inspiration par la bouche.
  

Bonjour,
pour progresser vaut-il mieux que j'alterne régulièrement dos et crawl (quatre longueurs crawl, deux longueurs dos par exemple) ou que j'essaye de nager le crawl le plus longtemps possible en augmentant la distance à chaque séance (quitte à négliger le dos) ?
  

Faites comme vous voulez. La régularité de l'entraînement et une augmentation de la distance sont sans doute les conditions pour progresser.

Si le dos crawlé permet de vous détendre, ne vous en privez pas au risque de vous dégoûter. Simplement essayez d'allonger vos séries en crawl à mesure que vous vous sentez à l'aise et respirez mieux. Pensez aussi à boire pour vous hydrater quelques heures avant l'entraînement. Les maux de tête indiquent peut-être que vous êtes déshydraté.
  

Bonjour,
j'arrive maintenant à nager 1 km en crawl sans pause (je ne tente pas de les dépasser pour l'instant), puis j'alterne avec 500 m dos. Je repars ensuite en crawl pour une dizaine de longueurs. J'ai l'impression de beaucoup mieux nager cette deuxième série en crawl (en tout cas je suis beaucoup plus à l'aise). D'une manière générale, j'ai le sentiment de beaucoup mieux nager 20 minutes environ après avoir commencé alors que mes mouvements lors du premier kilomètre me semblent imprécis avec l'impression de manquer d'horizontalité.
Est-ce normal ?
  

Il m'est arrivé récemment de nager 6 km avec une pause au milieu, un peu par hasard ; j'ai été surpris de parcourir les 3 derniers km avec plus d'aisance que les premiers.
On peut peut-être l'expliquer par de meilleures dispositions pour l'endurance que pour la vitesse, un échauffement beaucoup plus lent.
- La technique compte bien sûr ; il s'agit surtout d'éviter les erreurs les plus grossières, non d'avoir "le geste parfait" du compétiteur ; mais il faut aussi faire des entraînements quantitativement un minimum copieux pour tester ses capacités.
  

Merci pour votre réponse. 6 km ça laisse rêveur. J'ai du boulot...
  

La distance en soi ne veut pas dire grand-chose ; certains font observer que l'on peut parcourir 10 km sans faire beaucoup d'efforts, et c'est vrai.

Ce que je veux souligner, c'est que l'on aura du mal à progresser, après un certain âge (25 ans), sur de courtes distances (>1500 m), une à deux fois par semaine, d'autant plus que l'on est (anatomiquement) mieux fait pour l'endurance.

Chercher à faire les gestes parfaits, c'est mettre la charrue avant les boeufs dans bien des cas.
  

avatar de jsonline
jsonline
1 mois

C'est intéressant ce que vous dites Figolu75 en ce qui concerne l'échauffement qui peut être lent.

Hier par exemple je suis allé nager environ 2500m en piscine (= une grosse séance, à mon niveau).

J'aurai bien tendance à dire que mes longueurs "de plus grande aisance" ont été celles entre 1500 et 2000m (donc largement dans la deuxième moitié).

Souhaitant réaliser bientôt une course de "seulement" 1000m, je me demande actuellement comment je vais réussir à m'échauffer correctement.
  

Il y a de bien meilleurs spécialistes de la compétition que moi sur ce site. J'imagine qu'ils vont vous dire que vous pouvez vous échauffer un peu "à sec", et que vous avez intérêt à accélérer progressivement ?

Mon propos est surtout de dire que le sprint et l'entraînement au sprint sont assez peu adaptés à la natation amateur et aux piscines municipales qui sont des équipements publics.
Pour maintenir un service public et des équipements de service public, il faut un but assez clair et défini (la compétition, elle, est une promotion sournoise de la corruption - à la fin tout le monde perd).
  

Bonjour,
je suis allé nager dans un bassin de 50 m ce matin. Une éternité que je n'avais pas tenté. Il n'y avait personne dans ma ligne et j'y suis allé à mon rythme. J'ai ainsi pu nager 2,5 km (petite pause de trente secondes après le premier kilomètre). J'aurais même pu poursuivre je pense. Je me demandais s'il était préférable, pour progresser, de nager dans une piscine de 50 m (la piscine la plus proche de chez moi étant une 25 m). Par ailleurs, je vais bientôt devoir réduire le nombre de séances par semaine (trois ou quatre actuellement) car le temps va me manquer et ce pour un bon moment. Puis-je encore espérer progresser avec deux séances semaines, voire moins ?
Merci encore pour vos conseils qui m'ont enfin permis de passer le cap des deux longueurs.
  

- Pour moi la longueur idéale (entraînement amateur) c'est... 33 m.
- 25 m c'est déjà pas mal, mais en-deçà de 2-3 entraînements/semaine, on peut difficilement faire autre chose que se maintenir en forme.
- Essayez de trouver un créneau horaire où l'affluence est réduite pour optimiser vos entraînements.
- Bon courage, si vous persévérez vous pouvez espérer progresser jusqu'à 50 ans, voire au-delà, ce qui est moralement très positif.
  

Merci encore pour votre retour. Je n'ai pas l'intention d'arrêter en tout cas.
  

Pas de quoi.
  

La longueur du bassin joue effectivement sur la qualité de la nage, surtout pour ceux qui ne font pas la culbute et prennent un petit temps de repos (même minime) à chaque longueur. Mine de rien, faire une petite pause au bout de 15-22 mouvements de bras (25m) ou 38-50 (50m), ça change tout. C’est un peu comme si en vélo on faisait un peu de roue libre deux fois plus souvent. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’effort effectif sur une longueur de 50 c’est plus du double que sur sur une longueur de 25 parce que les coulées changent tout, surtout si on reprend son souffle, qu’on pousse fort au mur pour aller loin et qu’on se sert de cette glisse subaquatique pour détendre ses bras.

Pour prendre un exemple extrême : j’ai commencé prudemment le papillon sur une piscine de vacances de 12,5 m. Forcément c’était beaucoup plus facile... Même s’il m’a fallu un peu de temps pour transposer sur 25 puis sur 50, la confiance et la technique acquises sur 12,5 m’ont permis de passer un cap.

A l’inverse, en nage continue (au-delà de 800m) avec culbute, il me parait plus agréable et d’une certaine manière plus facile de crawler sur 50. On trouve plus rapidement son rythme de croisière et on digère mieux les temps d’apnée au virage. Une solution, cela dit, sur 25 est de faire la culbute une fois sur deux.

En résumé, on peut adapter son entraînement à la longueur du bassin. Tenter de nouvelles nages et parfaire sa technique sur 25, privilégier le fond sur 50. 33m est peut être un bon compromis en effet quoique personnellement j’aie du mal à appréhender cette longueur de bassin, sans doute parce que je la pratique trop rarement.
  

Nager en bassin de 50 m permet en effet de faire certains progrès, mais il se trouve en revanche que ce type de bassin est particulièrement désorganisé (Berlioux, Keller) ; je n'y vois jamais comme dans de plus petits bassins quelques nageurs moyens imprimer un rythme, ce qui présente des avantages pour tout le monde - c'est une indication visuelle plus concrète pour les nouveaux arrivants que les panneaux.

Pour cette raison les bassins de 33 m représentent un bon compromis. Peut-être gênant pour les utilisateurs de chronomètres ? Mais le but du sport n'est pas de se soumettre au Temps, bien au contraire (Chronos était un dieu barbare aux yeux des Grecs).
  

Le bassin de 50 m dans lequel je vais est souvent peu fréquenté en semaine (banlieue parisienne). Je vais tâcher d'y retourner de temps à autre.
Je ne maîtrise ni la culbute (jamais appris à en faire) ni la coulée. D'ailleurs, c'est souvent lors de cette phase que je me fais dépasser, y compris par des brasseurs qui font de longues coulées (parfois quasiment la moitié du bassin de 25 m). J'ai cru comprendre que mal pratiquée, la culbute pouvait aggraver des douleurs dorsales. Dois-je malgré tout prendre quelques leçons pour maîtriser cette partie de la nage ou puis-je m'en passer ?
Je comprends par ailleurs qu'en réduisant la fréquence des entraînements, je vais perdre en endurance, mais vais-je perdre aussi en technique ? J'ai l'impression d'avoir franchi un palier il y a peu (je me sens de plus en plus à l'aise en crawl en tout cas). Puis-je garder ces bonnes sensations en diminuant le nombre d'entraînements ?
Désolé pour toutes ces questions peut-être ridicules.
  

Endurance et technique sont plus liées que certains ne disent sur ce forum.

Je me répète, mais je vois vraiment bcp de nageurs qui font des entraînements très "techniques" qui ne mènent à rien. Difficile de progresser en allant rarement à la piscine, mais on peut aussi stagner en y allant souvent, en quête d'une perfection un peu utopique.

Vous pouvez peut-être vous fixer un objectif un peu plus "dur" : 800 m en moins de 16', qui est le niveau d'accès aux formations de MNS (sauf si vous en êtes déjà là ?), à condition de bien vous échauffer avant (y compris "à sec" pdt la journée) ; ça peut vous forcer à vous concentrer sur votre unique séance hebdomadaire, tout en mesurant si vous progressez, stagnez ou régressez.
  

Figolu,

- Chercher à posséder une technique parfaite avant d’aborder de longues distances est en effet une quête illusoire. Pour paraphraser une formule célèbre (« la culture c’est ce qui reste quand on a tout oublié »), je dirais que la technique c’est ce qui reste quand la fatigue s’est installée, quand les muscules, ou pire, les auxiliaires comme le PB, ne peuvent plus compenser les défauts. Donc si l’on fractionne trop et à chaque séance son entraînement, il est difficile de progresser techniquement.

Cela dit, si on nage toujours en continu, en suivant toujours le même programme, on a tendance à stagner. Une bonne manière de progresser techniquement c’est de se concentrer mentalement sur un ou deux aspects de la nage en faisant des séries longues avec des repos courts.

- Nager le 800m en moins de 16 minutes n’est ce pas une manière de se soumette à l’odieux dieu Chronos ?!

Ranek,

La culbute en elle-même n’est pas particulièrement difficile à effectuer. Regardez une ou deux vidéos et lancez vous, vous devriez rapidement trouver vos marques. Ce qui est plus difficile c’est de l’integrer à la nage. Mon conseil : allez y progressivement en vous forçant à faire une culbute tous les 4 virages par exemple au début. Au delà de la performance l’interet de la culbute est de maintenir la « continuité aquatique » de votre nage sans relever la tête à la fin des longueurs.
  

@alexswim : je suis d'accord avec toi, nager longtemps à un rythme peu soutenu n'a pas beaucoup d'intérêt sur le plan sportif.

- Je ne suis pas sûr que la culbute soit une priorité pour Ranek (j'ignore quel est son niveau avec précision).

- La soumission au temps (ou à l'argent) est une caractéristique de notre culture, en rupture par conséquent avec la culture antique. Ce qui n'était qu'un moyen dans l'Antiquité -l'émulation-, est devenu un but en soi : c'est ainsi que l'on peut définir le "compétiteur sportif", comme étant animé par un idéal quasi-mystique. Le sportif, dans l'Antiquité, est en quête d'équilibre physique et mental.
Je propose à Ranek de se fixer l'objectif raisonnable de 800 m en 16' max, très éloigné des pures performances chronométriques visées par les compétiteurs sur cette distance (j'aurais dû le préciser).
  

Merci pour vos réponses. J'ai un tout petit niveau, puisqu'il y a encore peu de temps je ne parvenais pas à enchaîner les longueurs sans pause. D'ailleurs, pour m'être entraîné aujourd'hui dans la piscine la plus proche de chez moi, je me rends compte des progrès que j'ai encore à faire. J'étais un des plus lents de la ligne rapide.
Du coup, j'ai accéléré. Au final, je n'ai pas profité de cette séance, n'ayant pas nagé tranquillement et à mon rythme. J'aimerais bien nager comme j'ai pu le faire jeudi dernier, mais à force de me faire dépasser ou caresser la plante des pieds, difficile d'y parvenir... Seul point positif (enfin j'espère), je suis arrivé avant la plupart des nageurs et suis parti au moins vingt minutes après, sans faire de pause.
  

Ranek,

si tu peux nager 2,5 km dans un bassin de 50m en prenant seulement 30 secondes de pause après ton premier kilomètre c’est que tu es déjà très à l’aise en crawl.

L’objectif qu'évoque Figolu me paraît raisonnable (2 minutes au 100 en rythme de croisière). Où te situes tu par rapport à ça ?

Au-delà du chronomètres, tu dois sentir, en gros, ce qui ne va pas dans l’eau, ce qui t’empeche d’etre fluide et de bien glisser. Observer les bons nageurs (gestes, position dans l’eau etc.) permet aussi de réfléchir à sa propre technique. Peut être peux tu chercher conseil auprès de l’un de ceux que tu croises dans ta piscine en lui demandant de te regarder nager une ou deux longueurs ?
  

Bonjour,
quel temps puis-je viser sur 1000 m ou 1500 m à raison de deux entraînements par semaine, sans coulée ni culbute ? Actuellement, sur une séance, je nage deux séries de 1000 m dans un bassin de 25 m en intercalant une vingtaine de longueurs en dos entre les deux. Je ne sais pas s'il vaut mieux privilégier la distance parcourue plutôt que la vitesse, sachant que je ne suis plus tout jeune.
  

- 800 m en 16 min est un objectif raisonnable (test pour participer à une formation MNS) ; par comparaison les meilleurs compétiteurs dans votre catégorie d'âge y parviennent en 12, 11, voire 10 min.

- Le 800 m est un bon compromis endurance/vitesse ; le 1500 m est d'un niveau nettement plus élevé, mais je croise de temps en temps des nageurs de plus de 50 ans qui nagent très bien cette distance, probablement grâce à un entraînement beaucoup plus régulier (4-5 fois par semaine ?).

- Si la culbute n'est pas indispensable, voire difficile à pratiquer dans certains bassins aux heures de pointe, la coulée -même minimum-, fait partie de la nage ; sans être très souple ni doté de pieds palmés, on doit pouvoir faire une coulée minimum de quelques mètres et s'entraîner ainsi à mieux glisser dans l'eau.
  

Merci. Il va donc falloir que je m'entraîne à faire des coulées et ça ne me semble pas si simple que ça (en tout cas au regard de mon niveau). Il me faut à la louche 22 minutes pour nager 1000 m (je me fie à l'horloge murale). J'ai du boulot.
  

24 minutes pardon.
  

- Une coulée permet de redonner du rythme après une longueur en prenant un bon appui sur le mur et une position "en flèche" hydrodynamique (la tête ne doit pas freiner le départ) ; la coulée ne fait pas seulement gagner un peu de temps, elle permet aux muscles des bras et des épaules de se relâcher pendant quelques mètres.
Bien sûr si vous regardez la coulée d'un compétiteur, vous serez dégoûté d'essayer, mais si vous pouviez voir la mienne, vous ne trouveriez pas l'objectif si difficile à atteindre.

- Le but n'est pas de passer de 24 min à 20 min (au 1000 m) en quelques semaines, mais en un, deux, voire trois ans, en évitant absolument de se blesser.
De la sorte vous progressez : vous serez peut-être plus fort à 45 ans qu'à 40 ans ; et vous vous donnez un objectif, ce qui rend l'entraînement constructif si cet objectif est raisonnable.
  

Merci pour ces conseils. En tout cas, depuis que j'ai compris qu'une technique "sans défauts" n'était pas une condition nécessaire pour nager (à mon petit niveau du moins), que de progrès.
 

 

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