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lundi 22 mai 2017
posté par Aegir à 21:17

Seatrekking

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Bonjour à tous!

Je viens juste de rejoindre le forum, je nage depuis tout petit et j'écris ce billet car depuis quelques années je m'adonne à une pratique qui pourrait peut être intéresser certains d'entre vous.

En anglais cela s'appelle cela le 'seatrekking', je ne crois pas qu'il y a de nom attitré en français encore (?)

Pour faire simple, le seatrekking c'est la transposition de la randonnée terrestre, mais en mer: on embarque toutes ses affaires, couchage, nourriture etc, qu'on met dans une sac à dos étanche, gonflable et navigable, et on part explorer sur quelques jours d'affilée des sections de côte remarquables ou difficilement accessible à pied, explorer les fonds marins, bivouaquer, apprecier la nature la mer et le calme et hop ca repars de jour en jour.

Ca permet de vraiment vivre, penser, respirer 100% mer pendant quelques jours, j'aime beaucoup.

J'aimerais savoir si certains d'en vous pratiquent ce genre d'activité? Je vois que beaucoup sur le forum font de la nage de longue distance, mais je me demandais si certains font aussi cela sur plusieurs jours d'affilée. Dans un but de découverte/randonnée.

Je reviens de Corse du Sud/Bonifacio où j'ai fait un parcours de 5-6 jours de nage et j'ai adoré (de Figari à Piantarella). Je pense que je vais en refaire un autre en Août de Hendaye -> San Sebastian, ou un peu plus loin en fonction du temps que j'aurais et du temps

J'aimerais bien parler et échanger sur cette activité si certains d'entre vous sont intéressés, intrigués ou tentés!

69 commentaires

  

Ça me fait rêver

Mais explique : tu trimballes derrière toi combien de kg d'affaires et nourriture ?
  

Le fais-tu avec palmes et masque avec tuba ?
C'est l'équivalent du canot camping au Canada.
  

Salut! Alors pour 5-6 jours de trek, l'équipement c'est environ 15kg de portage, et 12kg de tractage.

Je fais la différentiation car le sac est un vrai sac a dos (avec bretelle, ceinture etc) donc il se porte à terre, et en mer il se traine.

La difference est que lorsque l'on porte à terre (par exemple pour reconnaitre une section de côte, chercher un bivouac, ou une étape de transition), eh bien on porte tout le matériel de nage qui lui n'est pas léger..

Par contre, en mer, d'une part on a revêtit ce qui est lourd (palmes, combinaison etc) mais aussi, il n'y a aucun "poids" à proprement parlé car le sac est tracté avec un 'leash' et on ne le sens pas beaucoup du tout.

Donc Babette c'est environ 12/15kg en selectionnant bien l'équipement façon 'lightweight' randonnée légère et zou!

Pour répondre à Saigonnais: oui! je fais ça avec PMT, pour plusieurs raison. Pour le confort d'une part (visuel, respiratoire), pour la découverte des fonds marins, et les palmes c'est aussi pour la sécurité (courants, vitesse) et pour la plongée/apnée quand cela s'y prête.

C'est possible de faire comme on le veut, sans PMT, juste avec des lunettes grande vision, ce sera plus 'nage' que 'snorkeling' à ce moment là mais c'est bien aussi.

C'est surtout génial de pouvoir se dire "je vais me promener le long de la côte sans contrainte de temps, sans avoir à revenir en arrière, en bivouaquant/campant, prenant mon temps, couchant au bord de la mer, me réveillant avec la nature et repartir le lendemain matin et passer plusieurs jours en immersion avec la côte et la mer et les poissons"

Dis moi-en plus sur le canot camping Saigonnais, ça m'interesse! Tu le pratiques? C'est de la nage ou du canoe? (j'ai vu des photso de canoe surtout en cherchant rapidement). Le seatrekking, c'est de la nage, pas d'engin flottant, sauf le sac qui est tiré derrière soi avec ses affaires dedans
  

Sujet passionnant. Tu réalises un de mes rêves Aegir, meme si personnellement je préférerais me lancer à plusieurs dans ce genre d'aventures. Quelques questions :

- quand tu parles de couchage, tu veux dire que tu avais une tente dans ton sac ?

- as tu des photos à nous montrer pour que les novices comme moi puissent se faire une idée de l'équipement porté en mer ?

- tu prévoyais des points pour te rincer à l'eau douce ou tu supportais le sel pendant les 5 jours/nuits ?

- tu nageais combien par jour environ ?
  

Salut!

1) Oui, idéalement j'aimerais bien faire cela à 2 ou 3 personnes pour le partage, le fun, et la secu aussi, mais les seuls autres personnes que je connaisse qui font cela c'est des passionnés en allemagne qui justement on conçu le sac que j'utilise

2) Pour le couchage, cela dépend de la météo prévue (les prévisions sont quand même très fiables au niveau de la mer, même à 5-7 jours), mais oui, petite tente ou simplement une bâche au sol et un toit, une tarp

Le sac que j'utilise est grand 50 litres, donc ce n'est pas la place qu'il manque, il faut juste optimiser l'équipement pour ne pas emporter trop si ce n'est pas nécessaire

3) Oui, j'ai des photos de Corse, en fait j'ai fait une vidéo. Voici, cela donnera une bonne idée j'espère

https://vimeo.com/217297635

4) Pour l'eau douce, c'est pas facile car il n'y a pas souvent de sources au niveau de la mer. Mais parfois il y a des opportunités et sinon on apprend à être très économe. La gestion de l'eau c'est tout un sujet mais en Corse en Mai il faisait 17C-20C et j'ai utilisé entre 1,5-2L d'eau par jour. Pas beaucoup, mais je suis parti bien hydraté. Pour le trail autour de Bonifacio, c'est plus facile de toutes façon car il passe par Bonifacio et c'est donc un point de réapprovisionnement.

5) Je nageais/jouait entre 2-3 heures par jour en Corse car l'eau était à 15C-16C, et à partir de 2 heures dans l'eau je commençais à avoir bien froid. Le trail en corse je nageais environ 5-7km par jour mais une bonne partie de temps est passée à faire du snorkeling, visiter les grottes marines etc, c'est aussi le but.
Pour moi la distance idéale dès que l'eau est >18C c'est 7-10km, après, ça commence à tirer
Bien sûr, ça dépend pas mal des conditions de mer, dans 25 noeuds de vent, 1.5 mètres de houle.. c'est plus court!

Le reste de la journée j'explore la côte par la terre, bouquine, par en reconnaissance, cherche le lieu de bivouac etc. Quand l'eau/l'air est froid, je repars rarement deux fois dans l'eau dans la même journée, ça prend un certain temps pour se réchauffer, etc. C'est assez peinard au final comme vacances


Voici la vidéo:
https://vimeo.com/217297635
  

voic le sac
  

  

hmm, je ne vois pas les photos, je ne pas sûr ce qu'il faut faire (..ce sont des captures d'écran de la vidéo de tt façon)
  

Super merci ! Vidéo très réussie.
  

Magnifique !
J'adore le concept de la ballade aquatique
  

Superbe la vidéo !
  

Je me rends pas du tout compte de l'effort qu'il faut produire pour tirer un sac de ce poids dans l'eau.
  

L'effort pour tirer le sac est en fait, largement négligeable,

J'attache le 'leash' à ma cheville, ou à ma taille (avec la ceinture de mon pantalon de randonnée). On sent un peu de tirage mais honnêtement c'est pas gênant du tout.

Après 2 heures de nage, la jambe/cheville qui tire est un peu plus fatiguée que l'autre mais le 'leash' est en velcro et ça prendrais 30 secondes de le changer de cheville. Le mieux de toute façon c'est attaché à une petite ceinture autour de la taille.

Si la sensation de tirage n'est pas un problème, j'estime que la vitesse du nageur réduit de environ 0,5km/h.. mais ce n'ai pas fait d'essais chronométrés, c'est juste mon feeling basé sur ma pratique


Vous nagez où vous? Auriez vous des idées de trail aquatique qui seraient super? Je pense à Hendaye -> San Sebastian avec la jolie côte sauvage, d'autres coins en bretagne, nager de Marseilles à Cassis etc

D'autres idées?
  

Ça ressemble à l'entraînement des Navy SEALs (SEa Air Land).
  


oh splendide la vidéo, merci pour ce partage
  

C'est une vidéo de qualité professionnelle.

Travailles-tu dans l'audiovisuelle ?
  

Merci pour vos compliments! Non, je travaille dans la téléphonie... moins fun..! Mais j'aime bien la photo/video alors je monte toujours des petits trucs

Dans la video certaines parties étaient agitées (c'était 20-25 noeuds de vent et 1-1.5m de houle/gros clapot) mais au global c'était plutôt cool (10-15 noeuds ou moins et petit clapot)

Le mieux c'est quand meme quand c'est calme, faut pas être masochiste, c'est pas très fun de se faire secouer pendant des heures..!
  

Les images sont vraiment splendides.

Nager seul dans les bouches de Bonifacio c'est pas non plus gateau... Je suppose que tu es un excellent nageur à la base ?

Donc concrètement, tu nages quelques kilomètres, explores les cotes et les fonds et quand t'en a marre, tu repères un rocher qui te plait et t'installes ton bivouac ? C'est aussi simple que ça ? Ou tu avais pris des repères en amont ?
  

magnifique ! un rêve de rêve
! merci pour cette belle video qui donne envie
  

Salut ALex, oui c'est presque aussi simple que cela.

Pour Bonifacio comme il y a de longues parties de falaises, j'avais repéré à l'avance certains points de sortie à ne pas rater, parce que je ne voulais pas me louper et devoir nager plusieurs kilomètres de plus non prévus

(J'utilise earth.google.com pour la reco de la côte, c'est la nouvelle version de Google Earth dans un navigateur, le detail 3D est hallucinant)

Pour mon prochain trek fin Août (probablement de Hendaye à San Sebastian), je n'ai pas besoin de planifier les sorties/bivouac à l'avance car cela ne devrait pas être un gros problème, ce ne sont pas des falaises verticales comme autour de Bonifacio. Je vais quand meme bien sûr faire une bonne reconnaissance satellite avant de partir, et me renseigner sur tous les courants/marées, météo etc.

La côte est sauvage et à l'air très spéciale/jolie, une video trouvée sur youtube:
videoplay


Je suis un bon nageur, mais pas une bête non plus, je nage 3KM en mer en 50 minutes environ pour donner une idée. A partir de 7KM ça commence à me tirer et j'ai plus trop la pêche.

Mais plus important que le "niveau" en natation, ce qui est plus important à mon sens, c'est d'être "aquatique", et de bien se connaitre:

Par "aquatique" j'entends "être à l'aise dans l'eau dans une grande variété de sitautions". Savoir gérer de se faire brasser dans tous les sens, de boire la tasse, ne pas avoir beaucoup de visibilité à cause de vagues, de savoir quoi faire en cas de crampes, de savoir se reposer en mer et d'être suffisamment serein pour réfléchir, évaluer une situation.

A cela il faut une bonne notion des vagues, de leur puissance, comment les utiliser (aux points de depart/arrive), des courants, savoir s'orienter, d'apprécier la derive en regardant le fond, en regardant la côte, d'anticiper les variations météorologique localisées (les "grains" comme on dit en Bretagne)etc.

En gros, une "aquaticité" et une experience de la mer en general.

Maintenant, comme toute activité, il faut commencer tranquillement, et construire son experience. Des petis séjours de 2 jours par temps calme avec des sorties faciles. Ensuite un peu plus long, une côte un peu plus sauvage, etc.

Sinon, c'est vrai que cela peut vite être dangereux comme activité, et surtout en solo - quelque soit son experience.

Et c'est pour cela que j'ai decidé de lancer la discussion: pour essayer de voir si une petite communauté de seatrekker/aquatrekker pouvait se créer en France et s'entraider. Ca serait cool!
  

Oah! fabuleux! Mais aussi impressionnant : la houle (aux alentours des 2min30 de la vidéo ... ) ! C'était beaucoup, ou plutôt normal, selon tes expériences?
  

Salut bego, c'était plutôt beaucoup (20-25 noeuds vent, 1.5m de houle/gros clapot), c'est pas le temps que je préfère d'ailleurs, mais le jour précédent était trop agité et venté (35 noeuds, >2m de houle) et j'avais pas nagé. Donc j'étais impatient de repartir, quitte à me faire secouer un peu.

Mais c'est plutôt l'exception, et c'est à éviter je dirais, parce que au delà des riques, ce n'est pas un plaisir.

Dans ces conditions, je nage à 100-200 mètres de la côte pour ne pas me faire ramasser, mais le challenge alors, comme on n'a plus de repère visuel dans l'eau (souvent trop profond), et qu'on se fait secouer en 3D (comme dans un avion), c'est de ne pas attraper le mal de mer. Il faut donc nager en sortant la tête très fréquemment, et regarder à chaque fois un point fixe sur la côte pour garder le cerveau/l'oreille interne alignés.

C'est un challenge important, il ne faut pas attraper le mal de mer dans l'eau, et surtout pas quand les conditions sont fortes parce que un gros mal de mer est désorientant et incapacitant.

Mieux vaut éviter les conditions fortes.

Il faut faire en fonction de sa confiance et de son expérience, si ça à l'air difficile depuis la terre, c'est toujours 2 fois plus difficile en mer au raz de l'eau.
  

Nageais-tu seul ?
  

Salut Saigonnais, oui, seul, avec mon sac. Ce serait mieux à deux ou trois, d'où, indirectement, ce fil de discussion
  

Merci pour le reportage et bravo pour cette belle aventure !
  

Pas de quoi!

Après ces quelques informations est-ce que certains sont tentés par cette pratique aquatique?

(Si non, je veux bien savoir pourquoi, juste pour mon info. Par exemple: les risques divers, l'inconfort du camping sur la côte, équipement pas adéquat, etc.)

Et si vous avez des idées de trek en mer, n'hésitez pas à les partager!
  

Oui très tenté, bien plus que par les courses en eau libre d'ailleurs, mais à certaines conditions :

- être à plusieurs (c'est la condition la plus difficile à remplir)
- nager en méditerranée (l'eau est plus chaude)
- prévoir des activités sportives ou de découvertes une fois passées les 3h de nage par jour

Je n'ai pas d'idées particulières de trek, mais je suppose qu'il y a d'autres spots à explorer en Corse par exemple.
  

Salut!

Pour les activité hors nage moi je fais pas mal de petites promenades sur la côte, pour les points de vues, pour la reconnaissance pour la suite de la côte à nager, sinon lectures, observation de la faune, flore, des pierres, des formations géologiques, parfois cueillette de coquillages comestibles pour le repas du soir (je cuis rarement en journée). Si l'eau est bonne >20C je retourne dans l'eau plusieurs fois dans une même journée. Ceux qui font de l'escalade font aussi du 'deep-water soloing' (escalade en falaise à l'aplomb de l'eau) quand la côte s'y prête, ou bien 'rock climbing traversing' qui est de l'escalade 'horizontale' (on ne monte pas en hauteur mais on se déplace le long de la côte en essayant de ne jamais toucher l'eau). Bref, généralement il y a de quoi s'occuper.

En France pour l'instant voici ci dessous ce que j'ai recensé comme trips de 3-5 jours. Il y a sûrement d'autres endroits, y compris d'autres en Corse bien sûr.

Bien sûr, il y a aussi toute l'Europe et surtout: Portugal, Espagne+Iles Baléares, Sardaigne, Italie/Sicile, Grêce/Crête, Croatie pour les mers "chaudes", sinon,

Irlande/Ecosse/Norvège pour les moins frileux (mais la mer y est à 18C en août et certains fjords de Norvège atteignent 23C!). Et ne parlons pas des autres coins du monde..

En utilisant earth.google.com avec Chrome on peux apprécier les côtes en satellite et en 3D

a)
Département: Normandie
Nom: Côte d'Albatre
Départ/Arrivée: Bruneval à Fecamp (~20km) [Etretat]
Type: Manche. Falaises. Fonds sablonneux
Isolation: Un peu, le long des parties inaccessibles à pied
Photos: https://www.google.fr/search?q=cote+d%...

b)
Département: Finistère
Nom: Côte des Abers
Départ/Arrivée:
b1) de Landéda à Guisseny (~20km)
b2) tour de Ouessant (~30km)
b3) de Camaret à Morgat (~20km)
Type: Ocean. Rocheux. Petites plages. Fonds rocheux, algues
Difficulté: Moyenne à Impossible en fonction de la météo
Isolation: Non, villages fréquents
Photos: https://www.google.fr/search?q=ouessan...

c)
Département: Pyrenees Atlantique vers Espagne
Nom: Côte Basque
Départ/Arrivée: Hendaye à San Sebastian (~30km)
Type: Ocean. Formations rocheuses uniques, falaise moyenne, peu de plages
Difficulté: Moyenne à Dangereuse en fonction de la météo
Isolation: Oui, très peu d'habitations
Photos:
https://www.google.fr/search?q=deba+zu...

d)
Département: Pyrenees Orientales (South)
Nom: Côte Vermeille
Départ/Arrivée: Port Vendres à Cerbere
Type: Mediterranée. Petite roches. Parc marin
Difficulté: Facile à Moyen
Isolation: Oui, à part deux zones habitées
Photos: https://www.google.fr/search?q=cote+ce...

e)
Département: Bouches du Rhône
Nom: Côte d'Azur / Calanques
Départ/Arrivée: Marseilles à Cassis (~20km) + bonus La Ciotat (+10km)
Type: Méditerranée. Falaises, excellente randos, criques
Difficulté: Facile à Moyen
Isolation: Oui, totale, sauf au passage de Cassis
Photos:
https://www.google.fr/search?q=cote+bl...*

f)
Département: Var
Nom: Côte des Maures
Départ/Arrivée: tour de Porquerolles (25km) et Port Cros (10km)
Type: Méditerranée. Petite côte basse. Petites plages. Parc marin. Pas de bivouac (camping seulement)
Difficulté: Facile à Moyenne
Isolation: Port Cros: oui, Porquerolles: non, île et plages touristiques
Photos:
https://www.google.fr/search?q=porquer...

g)
Département: Corse du Sud
Nom: Bouches de Bonifacio
Départ/Arrivée: Stagnolu à Pinatarella (~30km)
Type: Méditerranée. Hautes falaises, grottes marines, quelques criques
Difficulté: Facile à Moyenne
Isolation: Première partie du trek
Photos:
https://www.google.fr/search?q=cote+bl...

Une carte sympa trouvée sur internet
  

  

Ouh la ! Que de propositions !
Serais partante aussi.
Plutôt 3 jours pour découvrir.
À plusieurs aussi. Cela me paraît essentiel pour la sécurité.
Sans combi en ce qui me concerne.
Et il me semble préférable que les nageurs du groupe aient à peu près le même niveau de nage, sinon les + rapides doivent attendre les + lents et ces derniers sont mal à l'aise.
Je reste très intriguée par le poids du sac, surtout si tu y trimballes l'eau ! Comment te nourries-tu ?
  

  

Salut Babette,

Pour le poids/sac, j'applique les principes de la randonnée dite "légère" donc je n'emporte que ce dont j'ai "réellement" besoin, et je sélectionne des affaires aussi légères que possible. Voici la liste du matériel ci-dessous.

Il y a des fanatiques de l'économie de poids et de la chasse au gramme, moi je fais juste attention à ce que j'emporte sans me prendre trop la tête. De toute façon, quand le sac est dans l'eau, peu importe le poids. Ce n'est pas une raison pour emporter 30kg de matériel parce qu'il faut quand même arriver à la mer depuis chez soi, manipuler le sac sur tout le trek et le porter sur les parties de randonnée/marche quand il y en a. Ce ne sont pas de grosses randonnées et ce n'est pas en montagne, mais plus le sac est léger, plus c'est agréable et moins c'est dangereux (entorses, mal de dos, etc).

Voici la liste pour la Corse, environ 15kg en tout pour 6-7 jours d'autonomie (bouffe comprise), seul. Je n'ai jamais fini la liste mais j'ai vu le poids à l'aéroport à la pesée du sac:


image


L'eau se rajoute en plus donc tu vois que cela fait déjà près de 20kg en fonction des ravitaillements possibles. C'est pas la mort, mais pour moi c'est déjà un poids limite pénible.

Maintenant à 2 ou 3 une partie de l'équipement se partage (popotte, réchaud, abri, appareils photos etc), donc chacun porte moins. Et bien sûr ceci est le poids maxi en début de trek, donc chaque jour il s'allège. Enfin, si ce poids est pour 6-7 jours en autonomie, pour 2-3 jours (donc moins d'aléas climatique, donc moins d'équipement, moins de nourriture etc), cela réduit encore plus.

Maintenant, c'est si "lourd" à la base parce qu'il faut porter 2 jeux de vêtements, un pour l'eau (combinaison, masque etc) et un autre pour la terre (chaussures etc). Mais ça on ne peut pas y couper, à moins bien sûr que le trek se fasse en eau chaude donc pas de combinaison (1kg de gagné) etc.

A chaque trek son équipement, et après chacun sa pratique et son niveau de confort vis à vis du matériel. Comme certains dans le monde de la randonnée légère disent "Un sac lourd est un sac bourré d'angoisse"; et c'est pas complètement faux quand on y pense et qu'on rentre dans cette démarche de simplification et de l'essentiel.

Maintenant, concernant la nourriture, typiquement j'emporte tout avec moi
- Matin: Lait en poudre + eau + muesli + truc hyper riche comme nutella ou beurre de cacahuètes sur biscuits
- Midi: noix diverses (ca cale..), fruits sec, jambon sec/ ou saucisson, légumes crus
- Soir: soupe + plat lyophilisé + dessert soir fruits sec encore soit biscuit et nutella
- Si en journée si j'ai faim, je mange mon mix noix+fruits secs

Chacun son truc pour la nourriture, j'avoue que je ne suis pas trop un génie dans le domaine mais le régime ci dessus me suffit, très rapide à faire et très peu de vaisselle


Des fois quand je connais bien la région (comme en Bretagne) je pêche à la côte (moules, bigorneau) ou à la ligne et mange le fruit de ma pêche. Moules cuites dans l'eau de mer = parfait. Pour le poisson, en papillote (prendre des feuilles d'alu, c'est léger) sur quelques braises et zou. Maintenant pêcher, nettoyer etc ça prends pas mal de temps, je ne le fais pas souvent et jamais où je ne connais pas, ni où c'est interdit bien sûr (réserves marines).

Voili voilà, n'hésitez pas si d'autres questions, c'est cool

(ps: mes photos ne s'affichent pas, je ne comprends pas trop quoi faire..)
  

Super concept ! Merci pour toutes les infos.

Autre question: ou t'es tu procure ton sac (allemand)? achat possible sur internet?
  

Salut Cuch, oui il est disponible sur le site internet de Aetem.de. (Il se peut que le site soit en allemand, moi, j'utilise la traduction automatique du navigateur de Chrome)

C'est un équipement spécialisé de petite série donc il est relativement cher mais c'est le prix à "payer" pour un sac conçu dès le départ pour cette activité. il est bien fait et c'est très durable.

J'ai cherché des heures et des heures un autre sac étanche, gonflable et durable sur internet. Il y a des sacs intéressants utilisés par les kayakers et d'autres activités aquatiques mais comme à la base ils ne sont pas conçus exactement pour cette utilisation, il y a toujours un aspect du sac qui pêche (soit la durabilité des matériaux, soit l'absence de gonflage, soit étanchéité douteuse, soit système de portage inférieur, trop mou etc).

J'ai aussi passé des heures à imaginer d'autres systèmes en pensant par exemple à utiliser une planche de chasse sous-marine (type 'Beuchat Guardian') ou un SUP gonflable (iSUP) et en mettant un sac moins spécialisé dedans/dessus, mais cette approche a d'autres inconvénients.

Donc pour l'instant le matos parfait n'existe pas, mais je suis satisfait du sac de Aetem qui rempli très bien la fonction même si il est perfectible et que je leur ai envoyé 2 pages de commentaires et de suggestions pour l'améliorer


(petite question: mes photos ci dessus n'apparaissent toujours pas, qu'est-ce que je dois faire pour qu'on les voit?)
  

  

Si, si tes photos apparaissent. Peut-être faut-il rafraîchir ta page (touche F5 je crois).
  

Ta liste est super ! Hyper bien organisée

S'arrête à la ligne 51. J'imagine qu'il n'y a pas bcp + de lignes.
  

Il reste la toilette (brosse à dent, etc, très petite), la pharmacie (très petite aussi) et la nourriture si je me souviens bien
  

Super cette initiative…. la vidéo m’a remplie d’excitation et invite vraiment au top départ…Un dynamisme auquel, J’ADHERE ILLICO. Merci aux nageurs.com pour la pertinence de leur question, car je rentre de vacance et j’ai toute les réponses en une lecture…trop cool.
  

A la bonne heure quachacha! Content que cela vous inspire

Une jolie video pour continuer
https://vimeo.com/196456984
  

Absolument magnifique.
En plus de vivre des choses Délicieuse en allant à l'essentiel tout simplement,... vous êtes super PrO de la vidéO, BravO.

J'espère que vous aurez suscité beaucoup d'intérêt chez ceux qui adorent les sensations en O...
  

Bonjour!
la vidéo précédente provient de aetem; je rejoins leur approche de simplicité, "d'essentialité" comme tu dis

La mer est un espace de liberté et de découvertes, je m'y sens bien dedans, je m'y sens vivant, je me nourris de son énergie. C'est aussi pour moi un portail vers des découvertes intérieures

Lorsque je nage sur de longues distances, je rentre parfois dans une sorte de transe, de méditation. C'est délicat à expliquer car ce sont surtout des impressions, mais j'ai la sensation que mon corps et mon esprit se fondent dans l'eau, ma respiration ralentit, mon esprit se calme, se vide, et je ne devient plus qu'expérience, sensation

Je me souviens de la première fois que cela m'est "arrivé". Je ne médite pas "à terre", ni fait de yoga ou d'autres d'activités de cette nature, et jusqu'alors, je nageais des distances de environ 2km en mer, principalement comme entrainement pour des courses.

Un jour je me suis dit que j'allais nager sans me donner de buts ni d'objectifs, ni de contraintes de temps, ou de limites, pour voir ce que ça donnerait

Au cours de la nage, je me suis "laissé allé" progressivement, j'ai laissé tombé les à priori, les techniques, les "il faut faire", et j'ai nagé comme mon corps me disait de le faire. Au naturel, en fluidité

Progressivement ma respiration s'est ralentie, d'une respiration à 3 temps je suis passé à 5 temps, puis à 7, puis à 9... puis à 11. Après quelques minutes à 11 temps c'était trop long et je suis revenu à 9 temps, que j'ai conservé sans effort ni tension pour le reste de la nage, complètement relaxé.

Au niveau de la technique de nage, pouvoir nager sans discontinuer et en toute relaxation m'a permis de ressentir et de corriger des choses que je n'avais jamais ressenti auparavant, malgré toutes ces années de natation, de compétition, etc.

Mentalement, cette nage fut largement atemporelle, avec le peu de visibilité offert par mes petites lunettes de piscine et un fond sablonneux uniforme, mes pensées divaguèrent puis se turent; je nageais dans l'eau mais cela aurait tout aussi pu être dans l'espace ou le vide

Bref,

La nage en mer est devenu essentielle pour moi, voire existentielle

Nager en piscine, faire des compétitions cela permet d'apprendre, de progresser, de se donner des challenges, de réussir, d'augmenter sa confiance en soi, de se surpasser, etc. Tout cela est positif, important, nécessaire. J'ai moi même pendant une bonne partie de mon adolescence participé des compétitions de natation, puis jeune adulte à des triathlons, puis des courses d'aventures incluant natation en mer, etc.

Je vais peut-être en faire sursauter beaucoup mais pour moi maintenant, la "raison d'être" de tout cela, c'est de nager librement en mer.

Nager librement au sens physique du terme (contraintes spatiales) mais aussi librement dans sa tête: se libérer des techniques, des apprentissages, du conditionnement. Les dépasser pour soi même

Nager en piscine pour moi maintenant, c'est un peu la même différence que de marcher ou courir sur un tapis roulant dans une salle de gym.. comparé à de la randonnée en pleine nature.

Et finalement, je me suis rendu compte, que je n'avais pas besoin de courses pour nager de longues distances en mer, que je n'avais pas besoin de cette motivation ou de cette "excuse", que c'était OK de juste nager pour nager; sans autre objectif, même pas pour rester en forme, juste se "laisser aller"; au vrai sens du terme. Que c'était possible de le faire sur plusieurs jour, d'augmenter mon immersion et créer de véritables bulles d'expériences intimes avec la mer, et avec moi même.

Je fais encore des courses de temps en temps, pour le fun, pour le challenge, pour pousser mes amis à sortir de leur zone de confort, pour créer des souvenirs sympathiques.

Je nage aussi en piscine parfois, c'est rare, c'est devenu extrêmement frustrant. Le fait d'être interrompu tout le temps, de faire des longueurs, de devoir tourner; cela ne me permet pas de nager en sensations, de rentrer dans un vrai rythme de fond, dans une harmonie, d'ajuster, de fluidifier la nage mouvement après mouvement jusqu'à l'équilibre dans une dynamique qui s'auto-entretient, en accordant le corps et l'esprit dans un même geste.

J'imagine que ceux d'entre vous qui pratiquent la nage de longue de distance (en piscine, ou en mer) ressentent certaines de ces choses et d'autres?

Comme il peut transparaitre dans les vidéos, la petite communauté de sea-trekkers est aussi (naturellement je dirais) aussi portée vers la plongée en apnée. Pas l'apnée de la performance, de la profondeur, des records, mais l'apnée "expérentielle", celle des sensations, celle de la liberté de se sentir en apesanteur, de changer ses repères, de sentir tout son corps comprimé mais aussi à l'équilibre. La sensation de bien être qui peut en résulter est aussi fantastique.

et comment illustrer ceci mieux qu'en regardant cette belle video de Guillaume Nery?
https://vimeo.com/112491662
  

Nages-tu dans les rivières aussi ?
  

Un loisir de polytechnicien, à déconseiller aux amateurs qui tiennent à la vie.
  

Bonjour Saigonnais, non je n'ai pas jamais fait, Martin Strel est le surhomme ultime du genre
https://vimeo.com/182449127

J'y pense de temps en temps. Appliquer le seatreeking aux rivières, pas de problème en principe, mais quelques particularités.

Par exemple le courant. Le danger c'est que le leash se coince quelque part (branches etc) et qu'on se trouve coincé, voire coulé par le courant s'il est fort. Donc pour moi cela exclut les rivières au delà de catégorie I ou II et encore, cela va dépendre de la configuration de la rivière, branches, rochers etc. Bon le leash c'est juste un velcro, et s'il est à la taille il suffit de se libérer, mais je préfère ne pas avoir à me retrouver dans cette situation. Du coup mon schema de pensée vis à vis du seatrekking et des rivières est d'aller vers des rivières très tranquilles avec très peu de flux. Par exemple: la Dordogne? La descente en kayak est paisible, alors pourquoi pas à la nage? En bivouaquant sur les bords comme le font les kayakeurs/canoeists. Maintenant, c'est plus sympa si on voit quelque chose dans l'eau; j'aimerais au moins voir le fond de la rivière, même si la visibilité est globalement moyenne. Bien sûr il faut aussi que l'eau soit de bonne qualité, pas question de nager dans une rivière polluée, donc à priori cela exclu les régions d'élevage/culture intensif (il y en a beaucoup en France..).

Donc il me semble que vis à vis des rivières, les caractéristiques à rechercher en premier lieu seraient:

1- Peu de courant
2- Peu d'obstacles (branches, rochers)
3- Propreté de l'eau
4- Visibilité acceptable
5- Peu de péniches/bateaux

Qu'est-ce que tu en penses? Aurais-tu des idées de sections de rivières (entre 50km et 100km pour faire un vrai trek de quelques jours, en fonction de la vitesse de l'eau) remplissant à peu près ces critères?

Des rivières molles et peu fréquentées il doit y en avoir un bon nombre en France, mais ont-elles une qualité et une visibilité suffisante? Peut-être que le Verdon et l'Ardèche seraient de bonnes zones de recherche (pas trop montagneux, donc pas trop de courant, peu de pollution agricole, un cadre naturel)?
  

Les municipalités peuvent interdire la natation dans les rivières à cause des dangers de noyade.
Les citoyens de Montréal peuvent appeler le 911 s'ils voient quelqu'un nager tout seul dans le fleuve St-Laurent, où l'eau est froide et rapide.
A Lyon, il est interdit de nager dans la Saône et le Rhône.

Il reste les lacs où tu peux faire le portage pour aller d'un lac à l'autre.
  

Merci pour le retour Saigonnais, intéressant ce schema lacs + portage. A Quebec/Canada il doit y avoir beaucoup d'opportunités quand l'eau n'est pas trop froide?

En Europe, à part en Finlande/Suède (mais là c'est trop froid pour moi) je pense que les abords des grands lacs sont trop peuplés. A voir, je n'ai jamais vraiment regardé.

En France, pour les rivières, il faudrait regarder dans le détail, peut être contacter la fédération française de nage en eau vive (FFNEV) pour connaitre la règlementation etc.

Le trekking aquatique est très nouveau, très ouvert et on voit bien qu'on trouve de nouveaux horizons, de nouvelles pratiques possibles à chaque fois qu'on en parle. Ce qui est important c'est d'avoir l'envie, de se préparer et d'y aller progressivement.

Dans l'immédiat, un/une d'entre vous m'a contacté en message privé car il/elle est intéressé(e) à découvrir le seatrekking sur un parcours en France.

--> Je propose aux autres qui seraient aussi intéressés de me contacter en privé s'ils le souhaitent, afin que l'on puisse faire connaissance et voir s'il est possible de se coordonner vers un parcours de découverte dans les mois qui viennent.

Je propose de garder ce fil pour les discussions/questions/idées/informations en général, et pour partager les retours d'expérience, mais de coordonner les projets et activités en privé.

Est-ce que c'est en ligne avec la pratique et us et coutumes du forum? ou est-il recommandé de procéder autrement?
(Je préfère demander car je suis nouveau sur le forum)
  

L'eau est toujours froide au Canada. Tu ne peux pas y rester trop longtemps.
On a la chaleur en juillet seulement. Il fait froid ou frais 11 mois par année.

Ce fils de discussion est pertinent.

Tu as la bénédiction du chat.
  

Aegir a écrit de ses doigts palmés :
Je propose de garder ce fil pour les discussions/questions/idées/informations en général, et pour partager les retours d'expérience, mais de coordonner les projets et activités en privé.
Est-ce que c'est en ligne avec la pratique et us et coutumes du forum? ou est-il recommandé de procéder autrement?
(Je préfère demander car je suis nouveau sur le forum)

Bienvenue parmi nous en faisant partager ta pratique du "Seatrekking".
C'est très intéressant de lire ton expérience et la pratique.

Pour répondre a ta question : oui, c'est ce qu'il y a de mieux a faire.

Cdlt,
Oléum.
  

Croisons les doigts pour qu'un ado un peu tête brûlée ne tombe pas sur ce fil de discussion et se dise : - Tiens, et si je découvrais la côte bretonne à la nage en traînant mon canoë derrière moi... Croisons les doigts.
  

Bonjour Figolu (miam!), c'est un faux procès amha, en parler, c'est déjà contribuer à prévenir et à réduire les dangers.. (l'obscurantisme ne prévient rien)

Ne transformons pas ce fil en discussion de société svp ("société du risque" etc.). Ce fil concerne une activité sportive, si il y a des questions ou des notes constructives sur la sécurité, elles sont tout à fait les bienvenues, car c'est évidemment un sujet important.
  

Je dirais plutôt un loisir qu'un sport, mais bon, soyons plus précis sur la sécurité comme vous dites : ce genre d'activité requiert probablement une autorisation, non ? Pour des raisons de sécurité comme de protection du littoral...
  

Aegir,
Super, la restitution de toute ces émotions à la manière d'E.Hermingway, j'adore.

Saigonnais,
En effet, les sensations en mer et en rivière ne sont pas comparable.

Dans le milieu marin, on est tout de suite happé par l'infini, le sentiment de liberté est immédiate et on peu se laisser-aller....
En rivière on est contenu, et la nécessité de la maîtrise est omniprésente.
Le canyoning est l'activité qui pourrait se rapprocher le plus de ce que propose AEGIR, car randonnée, escalades et nage sont nécessaires. Essayer, est la meilleur manière de savoir...
Moi, j'aime le canyoning, mais la mer à déjà pris mon âme depuis trop longtemps...

Bon assouvissement à chacun.
  

En réponse à Figolu, concernant les autorisations/reglementations, dissocions la nage en elle-même (1), des questions du littoral (2)

(1)
Ma comprehension actuelle (je veux bien être contredit et corrigé!) est que la natation en eau libre est encore largement non règlementée. Hormis les arrêtés préfectoraux/municipaux, qui sont généralement très localisées, nager en mer est autorisé sans restrictions.

Il n'y a pas non plus à ma connaissance de limites règlementaires qui s'appliquent concernant la distance de nage séparant le nageur de la côte. Il n'y a pas de 'bandes' règlementaires comme il s'en applique aux engins de plaisance (bateaux, kayaks etc, avec leurs bandes respectives de 300 mètres, 2 miles nautique d'un abri, etc.). C'est paradoxal (puisqu'un nageur est plus vulnérable qu'un utilisateur d'engin), mais c'est comme ça (enfin, je crois, et je le répète: je veux bien être corrigé car je n'ai rien trouvé dans mes recherches pour l'instant qui indique le contraire. (Babette et les nageurs de longue distance qui traversent la Manche ou nagent de Jersey à St Malo connaissent certainement mieux le sujet)

Maintenant, comme indiqué plus haut, les communes/prefectures peuvent interdire la baignade sur certaines portions de côte. Ainsi certaines plages sont interdites à la baignade de manière permanente ou temporaire (généralement pour des questions de sécurité ou de pollution), et parfois, mais c'est beaucoup plus rare (par exemple à la Réunion actuellement pour les dangers liés aux attaques de requins) des sections entières de littoral sont interdites à la baignade.

Au passage, notez que l'autorité des municipalités et préfectures ne s'applique que sur la bande des 300 mètres et PAS au delà, donc en théorie, on peut donc se mettre à l'eau n'importe où au delà de 300 mètres des côtes. Enfin bon, le seatrekking commence toujours depuis la terre et n'a de toute façon pas vocation à nager en haute mer puisque c'est surtout pour explorer et longer la côte depuis la mer.

Donc en résumé, il me semble que:

- Pour la mise/sortie de l'eau: Il faut observer et se renseigner sur les réglementations locales en vigueur (fanions sur la plage, arrêtés en cours) qui sont là pour de bonnes raisons (sécurité, pollution), ou se mettre/sortir de l'eau en dehors de ces zones (pour les mêmes bonnes raisons) en faisant preuve de bon sens

- Pour la nage en mer: Pas de restriction spécifique, il est grandement recommandé de se signaler avec une bouée, arborant idéalement le pavillon de plongée, mais ceci n'est pas une obligation. Il y a bien sûr beaucoup d'autres aspects liés à la sécurité qu'on discutera prochainement

(2)
Concernant le littoral, il y a plusieurs aspects:
a) La préservation
b) La règlementation concernant l'accès et la marche sur le littoral
c) La règlementation concernant le couchage

a)
Concernant la préservation, il va sans dire (mais ça va mieux en le disant), que tout doit être fait pour ne pas nuire à l'environnement traversé. Et c'est valable à terre, comme dans l'eau d'ailleurs. Ici je renvois tout le monde vers la pratique 'Leave no Trace'. En particulier, sur la côte les dunes sont des environnements sensibles et ni la marche ni le couchage ne doivent y être pratiqué. C'est tentant, mais il ne faut pas. Les îles typiquement aussi font l'objet d'arrêtés préfectoraux/municipaux pour la préservation de la faune/flore et ce sont aussi souvent des zones de reproduction pour les animaux (oiseaux en particulier). Donc généralement pas d'arrêts sur les îles non habitées. Etc. En bref, la préservation doit être au coeur de la pratique, ce qui requiert de la préparation et de la documentation en amont du trek.

b)
En France la législation (loi Littoral de 1986) donne un droit d’accès "longitudinal" à la frange littorale (zone de 3 mètres de la bordure du domaine public maritime) par une servitude de passage au profit des piétons. A minima c'est justement la zone utilisée par le seatrekking, directement en bordure de côte. La loi donne aussi un droit d’accès "transversal" en permettant aux piétons d’accéder au rivage en traversant les chemins privés (contrairement à une idée reçue aucun texte ne réprime le fait de circuler à pied sur une propriété privée tant qu'il n'y a aucune dégradation, aucune appropriation de quoi que ce soit, ni autre infraction portant atteinte à la propriété). Mais généralement, le seatrekking se pratique dans des espaces naturels à libre circulation des promeneurs (se reporter au paragraphe précédent pour les aspects préservation). Donc en résumé, pas de restrictions particulières à accéder ou à marcher le long du littoral français, excepté les endroits soumis à des arrêtés spécifiques (voir paragraphe suivant)

c)
Le couchage peut prendre 2 formes: en tente, ou le bivouac. Ici il faut observer les règlementations locales qui varient parfois de plage en plage, et de sections de côte à l'autre. Ainsi en Corse du Sud, où j'étais récemment, certaines zones étaient autorisées au bivouac, d'autres non (et dans ce cas là il reste le camping). Le camping sauvage (= couchage en tente en dehors d'une zone de camping aménagée) est rarement autorisé, le bivouac est souvent toléré. Pour les parcs, la réglementation est propre à chaque parc naturel régional/national. Les "règles" élémentaires du bivouac sont: le couchage n'est autorisé que à la tombée de la nuit, et doit être levé au lever du jour, une nuit seulement à chaque endroit, aucune traces ni déchets ne doivent être laissés.

Donc en résumé
- La préservation doit être au coeur de la pratique et cela requiert de se documenter lors de la préparation du trek
- L'accès et la marche sur tout le littoral est garanti par la loi, toutefois il faut respecter les arrêtés protégeants les zones et environnements sensibles (dunes, îles etc)
- Le couchage est soumis aux règles locales, ou celle des parcs, le bivouac est assez souvent toléré

Voilà pour ce que je sais et ce que j'applique du mieux que je peux. N'hésitez pas à compléter et à corriger où cela est nécessaire bien entendu!
  

Pas ou peu de pratiquants, donc pas de réglementation. Certaines côtes du Nord de la France sont très dangereuses à cause du ressac ; chaque année ou presque des plongeurs perdent la vie ; mieux vaut prendre conseil au préalable auprès de plongeurs qui connaissent très bien ces côtes.

En revanche l'été il n'est pas rare que de petites courses de nage en eau libre soient organisées, qui permettent de rallier la station balnéaire voisine.
  

Absolument.

Et comme tu dis, les clubs de plongée locaux ou à défaut les magasins de plongée du secteur (dont le personnel ou les gérants souvent pratiquent la plongée eux-même) sont parfois des bonnes sources d'informations (et ouvertes de 10 à 18h cinq jours par semaine


Je vais partager quelques notes concernant la sécurité quand j'ai un peu de temps. Ce qu'il faut considérer pendant la phase de préparation, ce qu'il faut observer sur place, une fois dans l'eau, comment réagir dans certaines situations, le matériel de sécurité, etc.

Je n'ai pas énormément de temps alors ce sera synthétique pour commencer. L'intérêt c'est que si tout le monde y ajoute sa pierre cela puisse former un corpus utile à tout le monde - qu'il nage en mer quelques heures, ou quelques jours.
  

Super la video, juste un petit warning pour la cote basque ... je connais bien la cote landaise juste au dessus, et le problème là bas ce sont les courants. il faut les connaitre car parfois on ne peut pas les éviter il faut savoir /pouvoir( mental) se laisser emporter au large par un courant qui revient ensuite le long des cotes. Désolée de parler de sécurité, mais comme quelqu'un le dit sur ce fil, en parler c'est déjà réduire le risque. et bonne continuation dans cette activité passionnante.
  

Bonjour meduse, merci pour ton commentaire, voici quelques éléments à propos de la sécurité pour le seatrekking/la nage en mer. Comme toujours, n’hésitez pas à corriger ou à completer pour que ce soit le plus complet, le plus correct et le plus utile pour tout le monde

1) PREPARATION

La sécurité c’est avant tout beaucoup de preparation

A. Préparation physique
- Etre en bonne forme physique (surtout cardio/endurance)
- Connaitre ses capacités et ses limites (temps de nage, distance de confort)

B. Préparation du parcours
- Se renseigner les arrêtés préfectoraux/municipaux en vigueur dans le coin
- Identifier les points d’entrée et de sortie possibles
- Distances de nage, type de côte
- Distances de marche, type de terrain
- Identifier les lieux de couchage
---> Ressource: http://earth.google.com

Courants
- Prendre connaissance des courants moyens de surface et de mi-profondeur
- Prendre connaissance de la topologie/bathymetrie des fonds
---> Ressource: http://data.shom.fr/donnees

C. Marées:
- Identifier le type de marée, les coefficients, les horaires, le marnage
---> Ressource: http://www.mareespeche.com/fr
---> Ressource: http://www.shom.fr/les-activites/acti...

D. Météo marine
- Vent: directions et force
- Houle: directions et hauteur
- Température air + eau
- Risque d’orages (faut pas nager sous orage!)
---> Ressource: http://marine.meteoconsult.fr/

E. Discuter/valider le parcours auprès des professionnels/pratiquants de la mer
- Clubs, magasins locaux, forums de plongée, de surf, de voile, de chasse sous-marine, de kayak de mer, ils en savent souvent sur les conditions du coin de par leur pratique
- Sauveteurs en mer / surveillance des plages (SNSM), surtout pour les dangers spécifiques aux plages (baïnes, courants)
- Capitainerie du port en cas de traversée d’un chenal ou de nage à proximité d’un port (c’est plutôt à éviter mais des fois, comme dans les bouches de Bonifacio, on n’a pas le choix)

F. Identifier tous les dangers, adjuster le parcours et le plan en fonction de ceux-ci. Se former/s’éduquer sur tous les points de vigilance


2) AVANT DE PARTIR NAGER

Vérifications avant de partir

- Vérifier que les observations sur place confirment les informations récoltées pendant la phase préparative (courants, topologies, météo, etc.)
- S’écouter (nervosité, stress, peur, manque de confiance)
- Parcourir mentalement la liste des dangers, et les réponses à apporter dans chacun des cas
- Vérifier que tout le materiel est prêt et que le materiel de sécurité est au bon endroit, où on l’attend


3. PENDANT LA NAGE

Principaux dangers auxquels je suis attentif/proactif

A. Dangers physiologiques:

- Hypothermie: ne pas sous-estimer la perte de chaleur en nage, même dans les eaux relativement chaudes. Dès que les frissons deviennent persistents je devient vigilant, dès que je grelotte je sors.

- Crampes: dûes généralement à un équipement inapproprié, une mauvaise technique, un effort trop intense ou trop prolongé, ou encore des carences alimentaires. Quand cela m’arrive (c’est rare, je fait tout pour éviter les crampes) j’essaye de la faire partir dans l’eau, mais parfois il faut revenir à la côte et d’ailleurs assez souvent preferable. Faire une pause, étirer, manger. Si elle persiste, arrêter plus longtemps. Une grosse crampe à la cuisse c’est dangereux en mer.

- Fringale: on mange bien moins (et moins bien) en randonnée que normalement, et il faut faire attention de ne pas faire de fringale en nage. J’ai toujours des barres énergétiques ou des compotes (ça rehydrate en meme temps) à portée de main pendant la nage et je mange quelque chose toutes les heures environ. Si il faut je fais un pause à la côte pour manger tranquillement, avant de repartir.

B. Dangers liés à la mer

- Vagues: présentent divers risques dans une mer formée, boire la tasse, se fatiguer vite si on lutte, se désorienter, attraper le mal de mer, paniquer, etc. Si l'on n'est pas à l'aise de nager dans les vagues, il ne faut pas nager et attendre, car rien n'y fera, elles ne vont pas s'arrêter rapidement.

- Dérive liée au couple vent/vagues: généralement cette dérive est dans le sens du vent/vagues. En tant que nageur c'est facile de la "gérer" dans le sens où elle est évidente et relativement constante. Soit on en profite et c'est très bien (j'ai passé la pointe la plus au sud de la Corse allongé sur le dos à faire la planche avec 20 noeuds de vent et 1m de houle qui me poussaient à bonne allure), soit on l'affronte et là cela peut devenir galère. D'où l'importance de la PREPARATION et de connaitre les vents dominants et de faire le parcours en fonction.

- Dérive liée aux marées, courants, baïnes et autres spécificités locales: ces courants là sont généralement bien plus forts que ceux uniquement liés au vent/vagues et donc c'est ceux qu'ils faut rechercher et détecter en premier. Il y a plusieurs manières de détecter que l'on dérive. La première c'est en observant la côte et de prendre régulièrement des repères d'alignement. Exemple: "si cet arbre est aligné avec ce clocher et que je nage vers eux, ils doivent rester alignés". Si ils se désalignent: je dérive (dans un sens ou dans l'autre). Cette technique est utilisé en permanence par tous les plaisanciers de la mer. L'autre technique, complémentaire et plus fine à mon sens est d'observer le fond marin. Premièrement d'observer les algues, le comportement des poissons, tous les mouvements sous l'eau qui peuvent être révélateurs; à ceci près qu'il peut parfois avoir une différence de courant entre la surface et la profondeur. Deuxièmement donc, d'observer sa dérive par rapport au fond solide (rocher, sable). En étant statique 20 à 30 secondes généralement on sait si l'on dérive, vers où, et à quelle vitesse. J'évite donc de nager sans repère visuel au fond de l'eau si je peux car je sais que je ne pourrais plus que me reposer que sur l'alignement à terre, qui est la moins bonne des techniques pour un nageur.

- Désorienté/perdu: il est parfois difficile de reconnaitre la côte depuis la mer, et si il y a des vagues, il peut même être difficile de voir la côte correctement (seulement par intermittence brève, en haut d'une vague..). Quand la mer est forte il n'est pas non plus conseillé (ou possible) de nager très près de la côte à cause des déferlantes ou des remous. Dans ces conditions, on peut facilement dépasser ou rater une sortie, et si on nage le long de falaises, ou si la mer est forte et qu'on ne peut pas sortir n'importe où, cela peut avoir des conséquences fâcheuses. Il faut donc toujours savoir "où l'on est" par rapport à son parcours. Lorsque je nage le long d'une section de côte que je ne connais pas bien, j'imprime des cartes, que je plastifie et accroche au sac pour pouvoir les consulter en nage. C'est pas une solution miracle, on peut toujours "se perdre" mais c'est mieux que rien.

- Départ/sorties: Bien choisir ses départs/sorties est primordial. En cas de mauvais temps, houle ou vagues, si les points de départs/sorties sont mal choisis, le risque c'est de se faire projeter sur des rochers et de se faire mal, voire très mal (voire de s'assommer et de se noyer). Si on est déjà en mer et que la sortie prévue n'est finalement pas praticable, il n'y pas dix mille options, soit on va ailleurs (si on sait où aller, plan B) soit on y a va quand même et advienne que pourra. Tout ceci peut - et doit - largement être évité lors de la phase de PREPARATION et bien sûr par une consultation attentive et assidue de la METEO. Tous les jours. Et je n'hésite pas à ne pas nager si je ne le sens pas. Je fais alors de la reconnaissance de côte ou je convertis des étapes de nage au profit de la marche.

C. Dangers liés aux autres utilisateurs de la mer
- Filets des pécheurs: Il recommandé d'avoir un petit couteau de plongée à sa cheville, surtout pour ceux qui font de l'apnée, voir matériel
- Voiliers, bateaux à moteur, jet-skis: Il faut être visible (bonnet, drapeau de plongée sur le sac/bouée) et si nécessaire pouvoir se signaler rapidement (sifflet), voir matériel

D. Dangers liés aux habitants de la mer
- Méduses, phoques, barracudas, requins: bonne chance - écartez vous vite ou sortez de l’eau
- Vives, oursins, rochers coupants: regardez où vous marchez!


4) MATERIEL

Voilà une liste de matos pour la sécurité. J'emporte toujours de a) b) c) d), le reste, c'est plus rare mais tout a son utilité en fonction du parcours, de l'expérience et de la tolérance au risque de chacun

a) Combinaison de nage/triathlon (pour flottabilité et contre l’hypothermie)
b) Bouée/sac gonflable (pour se reposer si nécessaire)
c) Drapeau plongée sur la bouée/sac si possible (pour la visibilité)
d) Sifflet plastique sans bille (pour signaler sa presence ou appeller à l’aide)
e) Petit couteau de plongée attaché cheville (filets dérivants et surtout en cas d’apnée)
f) Mobile dans une poche étanche IPX7/8 tactile
g) Bonnet de couleur fluo pour ceux qui veulent (pour la visibilité)
h) Gilet gonflable, en cas de problèmes (https://www.plastimo.com/fr/securite/g...)
i) Fusées détresse jour/nuit en cas de gros problème (https://www.plastimo.com/fr/signal-jou...)
j) Balise de détresse personnelle (PLB), en cas de très gros problème
+ My-AIS Simy: http://www.simy-beacons.com
+ Spot: http://www.findmespot.eu
  

J'ai oublié une ressource HALLUCINANTE dans le post ci dessus ^^^^
Voici:
https://earth.nullschool.net/#current/...
Bonne exploration
  

  

c'est juste génial partant pour hendaye ( je suis d'Arcachon)

je fait des recherche sur le seatrekking pour voir comment ça se passe 8
  

salut toy! oui mon prochain trek marin sera de hendaye à san sebastian. As-tu nagé une partie de cette côte?
  

je suis sur arcachon c'est un peu plus au nord.. Je n'ai pas eu cette chance
  

Quelques nouvelles en ce qui me concerne, j'ai pris un peu de temps à l'imprompu le mois dernier pour nager la section de côte entre Hendaye et San Sebastian (20 km sur quelques jours)

C'est une jolie section de côte sauvage, mais la visibilité dans l'eau était moyenne (et ciel couvert dehors..). Aussi, la houle et une topographie sous-marine accidentée (large plaques et rochers affleurants) font que la nage est très sportive et comporte pas mal de 'pièges'.

En particulier, on se fait fréquemment surprendre par des petites déferlantes "sorties de nulle part" lorsque que la houle remonte sur le relief sous-marin. La nage est un peu stressante du coup quand on découvre la côte pour la première fois.

Il y a des formations géologiques très particulières et très intéressantes sur la côte et très peu de monde en dehors du sentier principal, donc c'est très calme et très reposant.. enfin.. hors de l'eau!

Plus récemment je suis allé en Croatie rencontrer pour la première fois la petite communauté connue de seatrekkers. Une dizaine de personnes étaient présentes, essentiellement des allemands et des autrichiens.

Nous avons passé 3 jours ensemble a nager et faire un peu de plongée libre sur l'île de Cres (village de Beli) et surtout à échanger sur nos pratiques respectives, les idées pour développer la pratique et la communauté, etc.

Faites mois signe si vous souhaitez plus d'information à ce sujet!

Voici une petite vidéo pour partager les impressions du week end en Croatie
https://vimeo.com/233131209
  

C'est cool de pouvoir encore faire du camping sauvage en Europe.
Beaux arc-en-ciels.
  

Salut à tous!

Fin octobre je suis parti nager dans les calanques de Marseille à la Ciotat pour une autre tranche de seatrekking

Voici un petit résumé

Jour 1
Départ de la calanque de Sormiou avec mon frère, l'eau est à 13C (mesuré par l'appareil photo/vidéo) dû à 3 jours non-stop de Mistral. Brrr. J'avais une combinaison de tri avec un top neoprene de 2mm en dessous mais ça pique quand même! Après 2H30 de nage et d'explorations sous-marines, nous arrivons à la calanque de Morgiou où nous enchaînons avec un peu de rando sur la presqu'ile et le cap Morgiou. On renfile les combis et on repart direction la calanque de Surgiton pour la nuit. On essaye de dormir en mer avec des combinaisons sèches pour la beauté du geste mais c'est impossible, du coup on ne dort pas du tout à cause du froid etc.

Jour 2
On repart pas trop fringants le lendemain matin mais l'eau s'est réchauffée.. enfin, elle est à 14C. C'est agréable quand même, la visibilité dans l'eau est bonne, 20 mètres et nager le long des superbes falaises c'est quand même génial. 6,5km jusqu'à la calanque d'En Vau qui est très escarpée. Belle arrivée, en chemin de belles grottes et de beaux passages entre les roches, de beaux tombants, des bancs de poissons surtout aux pointes et un super beau temps. Rando dans l'après-midi, visite de la grotte locale, petite sieste pour récupérer de la nuit blanche puis petite transition vers la calanque de Port Pin pour une nuit plus calme.

Jour 3
Le lendemain départ de la superbe calanque de Port Pin, nage tranquille, de belles grottes profondes avant le chenal de la calanque de Port Miou et nage le long de la presqu'île de Cassis. Ca, par contre c'est un peu ennuyant, heureusement que... je trouve un pistolet au fond de l'eau!! Oui.. c'est pas une légende, vous êtes chauds dans le Sud
. On arrive à Cassis pile poil pour le déjeuner et on va voir la police pour les informer de la découverte du pistolet. J'abrège l'histoire mais dans l'après-mid on part avec les plongeurs pros de la gendarmerie sur zone pour essayer de récupérer ce pistolet mais.. il a disparu. Zut. On se dit qu'on aurait du le prendre et le ramener directement mais non, pas bonne idée car quand même le chien était armé! Cf photo. Bon, nuit tranquille à l'hotel. Demain ça s'annonce corsé.

Jour 4
Le Mistral est de retour à 90 km/h et nous jugeons finalement imprudent de faire la section Cassis -> La Ciotat dans ces conditions
Nous repartons donc nous faire plaisir dans les calanques de Port-pin et d'En-Vau en prenant notre temps. Très jolie cette presqu'île de Port-Pin avec la vue sur les falaises de Cassis ou la calanque de l'autre côté. Avec ce soleil et ce gros vent c'est sublime, grottes sous-marines, nage sportive dans les sections ouvertes avec le mistral. On se fait plaisir. Un peu de randonnée dans l'après-midi et retour à cassis par les sentiers.

Lendemain, retour à Marseille en car puis retour à Paris.. Pouah, il fait pas beau, c'est la déprime, envie de retourner à Marseille immédiatement...

Voilà.
La saison est maintenant finie en France à moins d'être insensible au froid ou de mettre du 7mm intégral (mais impossible de nager..), donc je prévois un trek en Thaïlande en Février autour des iles de Ko Ra Wi - je pense que question température de l'eau ce sera plus clément!

J'espère que ce petit récit vous aura fait voyager un peu. Moi qui ne connaissais pas les calanques, j'ai pris mon pied. En Juin/Septembre ça doit être parfait! Sans connaitre, en été il y a peut être beaucoup de bateaux de jet-skis etc et ça gâche peut être un peu le calme? Est-ce que certains d'entre vous sont du coins? En tout cas, fin Octobre, peu de monde!

Sinon, côté organisation nous avons avancé et travaillons avec quelques autres à construire un site web dédié à cette pratique du 'seatrekking'; pour documenter la pratique, échanger dessus, la faire progresser. Je communiquerais les détails ici bientôt pour ceux que ça intéresse.
  

  

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