Voila le premier article de ce blog dédié au sauvetage aquatique. On peut aujourd’hui devenir assez facilement « nageur-sauveteur » et pratiquer ainsi le sauvetage aquatique.

Il existe plusieurs diplômes en France préparant au sauvetage aquatique. Le BNSSA (Brevet National de Sécurité et Sauvetage Aquatique), le BEESAN (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif des Activités de Natation), le MNS (Maître Nageur Sauveteur) et dans les conditions particulières le BSB (Brevet de Surveillant de Baignade).

Le BEESAN et MNS ne sont pas à la portée de tout le monde, c’est pour en faire son métier (les maîtres nageurs dans les piscines sont BEESAN, MNS ou BPJEPS).

En revanche, le BNSSA est plus facile à passer et permet de travailler en piscine ou en mer sous certaines conditions. Le BNSSA ne peut pas enseigner, il est là pour surveiller. Je vais m’attarder sur ce diplôme puisque c’est celui que je connais le mieux. 😛

L’examen du BNSSA est très complet et  aborde tous les aspects du sauvetage aquatique. Tout d’abord, le nageur sauveteur est avant tout un bon nageur, à la fois en palme ou sans. Ce point est validé par 2 épreuves, le 200m 2 nages (une ventrale, une dorsale) et le PMT (palmes, masque, tuba). Ensuite il doit être à l’aise dans et sous l’eau : une épreuve d’apnée dynamique valide ce point. Puis il doit être capable de prendre en charge une personne en train de se noyer : tractage de mannequin, prises de dégagement (la victime en train de se noyer va se maintenir à la surface en utilisant le sauveteur comme « bouée », il faut donc que le sauveteur arrive à se dégager), sortie de l’eau de la victime (avec un rebord en piscine, sur une plage, avec un bateau…).

De plus, le BNSSA doit connaître la réglementation liée aux piscines et plages. Cette partie est un coefficient important à l’examen.

Mais le BNSSA, nageur sauveteur est aussi un sauveteur. Il doit donc être capable d’effectuer les gestes de secours qui s’imposent. Il doit donc passer le PSE1 (Premiers Secours en Equipe niveau 1) où il apprendra à réagir face aux accidents en équipe avec du matériel (défibrillateur, BAVU, oxygène…) pendant 5 jours (les diplômes de secourisme seront développés dans un prochain article) .

Le BNSSA porte donc bien son nom de nageur-sauveteur !! 🙂

Différents organismes préparent à ce diplôme. La formation doit être obligatoirement suivie au sein d’une association (pas de candidat libre) de la liste suivante :

FFSS (Fédération Française de Sauvetage et Secourisme), SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer), FFMNS (Fédération Française des Maîtres Nageurs Sauveteurs), FNMNS (Fédération Nationale des Métiers de la Natation et du Sport), CREPS (Centres Régionaux d’Education Physique et Sportive), CRF (Croix Rouge Française), FNPC (Fédération Nationale de la Protection Civile), FNSPF (Fédération Nationale des Sapeurs-Pompiers de France), Fédération des Secouristes Français Croix Blanche, OHFOM (Œuvres Hospitalières Françaises de l’Ordre de Malte), ANPS (Association Nationale des Premiers Secours)…  Il me semble qu’il en manque quelques unes. En général les formations ont lieu sur 6 mois avec 1 séance (voire 2) par semaine, des séances de théorie et de secourisme.

Bref ce diplôme s’adresse aux nageurs qui sont intéressés par le secourisme et qui souhaitent découvrir un autre aspect de la natation! 🙂

6 réponses à “Quels diplômes forment au sauvetage aquatique?”
  1. TORTUENINJA dit :

    Je me permet de faire un rectificatif sur ton très beau article.

    Le BEESAN (Brevet d’Etat d’Educateur Sportif du 1er degré option « Activités de la Natation ») c’est un diplôme de niveau IV
    Le diplôme BEESAN donne en outre, le titre de « Maître Nageur Sauveteur » (M.N.S.) ou Educateur Spécialisé Option Natation.
    Avant d’y accéder il faut d’abord passer des tests de sélections et si on les réussit, on part en formation de 1322 heures maximum réparties comme suit:

    Pré-qualification – PSC1 et PSE1 36 heures
    Pré-qualification – BNSSA 56 heures
    Tronc Commun 200 heures
    Positionnement 30 heures
    Heures au centre 600 heures
    Heures en entreprise 370 heures
    Soutien méthodologique 30 heures

    Heures au centre = Heures au centre de formation pour mon cas « Structure le Nautil » à Pontault Combault 77
    Heures en entreprise = Heures dans les différentes structures d’accueil du stage pratique (différentes piscines du 77)

    Pour un coût global de 6511,00 € (Six mille cinq cent onze euros)

    A partir de 2013, le BPJEPS activités aquatiques viendra remplacer progressivement le BEESAN
    Un titulaire d’un BPJEPS n’a pas les prérogatives pour entraîner contre rémunération, pour assurer ces fonctions il faut être titulaire :

    •d’un BEESAN
    •d’un diplôme d’entraîneur fédéral (ou autre appellation) sous réserve d’une inscription de ce diplôme au Répertoire National des Certifications Professionnelles conformément à l’article L 212-1 du code du sport. Cette filière est également en rénovation.
    •du futur DEJEPS (textes non parus à ce jour)

    En clair, le BEESAN s’adresse en pririoté aux personnes qui vont en faire leur métier et aux quelques autres, des fous ou des passionés ou tout simplement un désir de transmettre une passion comme moi. 😀 😀

    • Bambou dit :

      Merci pour ces précisions! Je ne suis pas vraiment une spécialiste du BEESAN et je me demandais justement la différence BEESAN/MNS… En tout cas je confirme vu le programme que pour être BEESAN, il faut vraiment être un accro à la natation 🙂

  2. Saigonnais dit :

    Bambou : Par quel organisme passes-tu pour ta certification BNSSA ?
    Peux-tu pratiquer le sauvetage dans un bassin toute seule ou avec des amis, en dehors des sessions officielles de pratique, avec l’autorisation des MNS ? Comme chercher une lourde brique du fond bassin, faire du surplace…

    Je suis surpris de constater que les Œuvres Hospitalières Françaises de l’Ordre de Malte existent encore.
    L’Ordre de Malte a été fondé par les chevaliers français pendant les croisades à Jérusalem. 🙂

    Cousin Ninja : Quand commenceras-tu le BEESAN ? 😉

  3. Bambou dit :

    Je passe le BNSSA avec la Protection Civile de Paris où je suis secouriste bénévole.

    On peut pratiquer le sauvetage dans n’importe quelle piscine, le tout est de prévenir les MNS avant, qu’ils ne s’inquiètent pas si jamais quelqu’un se noie pour de faux. J’ai déjà emprunté le mannequin à Armand Massard et à chateau des rentiers. Après on peut faire tout type d’exercice, comme du remorquage, des sorties de l’eau de victime… Mais bon il faut qu’il n’y ait pas beaucoup de monde pour ne pas déranger.

    Pour info, l’ordre de Malte est un organisme important à Paris, il fait partie des 3 associations de secours qui sont habilitées à faire des gardes chez les pompiers de Paris (Protection civile, croix rouge et ordre de Malte), une autorisation très difficile à obtenir et gage de qualité en secourisme.

  4. Bambou dit :

    Les associations que j’ai citées peuvent faire des gardes chez les pompiers de Paris. Tout d’abord, petit rappel concernant les pompiers: à Paris et Marseille, les pompiers sont des militaires, contrairement au reste de la France. A Paris on appelle ça la BSPP (brigade de sapeurs pompiers de Paris) et à Marseille la BMPM (brigade des marins pompiers de Marseille).
    Hors de Paris et Marseille, les « renforts » des pompiers sont les pompiers volontaires. Mais à Paris et Marseille, ce sont des associations (agrées sécurité civile) qui aident les pompiers en faisant des gardes chez eux le weekend. Le principe est simple, un véhicule (Protection civile au hasard ^^) qui est aux mêmes normes que ceux des pompiers, se rend dans une caserne qui lui a été attribuée et reste une période donnée (par exemple 14h-1h le weekend). Ce véhicule, qui contient des secouristes bénévoles (ayant les mêmes diplômes que les pompiers c’est à dire minimum le PSE2), devient alors un véhicule « appartenant » à la caserne. Il est aussi véhicule de 1er départ, c’est-à-dire que dès qu’un véhicule de cette caserne est envoyé sur intervention, il sera celui qui partira (sauf s’il est occupé ailleurs bien sûr!). Ça permet d’aider les pompiers dans les périodes où ils sont le plus sollicité.

  5.  
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