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(21/06/2009) Je viens d'emménager près de cette piscine et j'ai voulu profiter de la fin de ce dimanche après-midi pour y faire quelques longueurs. Comme j'habite vraiment juste à côté, je n'ai pas chargé mon sac à dos, juste une serviette, de quoi me changer et ma carte de 10 entrées de la mairie de Paris.

A la caisse, quelqu'un d'assez sympathique me rappelle qu'il ne reste que 45 minutes avant la fermeture, ça me va très bien. Aux vestiaires, je me déchausse, constate avec surprise que la partie "vestiaires individuels" est mixte, hausse les épaules et part en quête d'une cabine. C'est pas folichon car, en cette fin de week-end, les vestiaires sont franchement sales. Le sol des cabines est trempé et parsemé de touffes de cheveux collées au carrelage, il fait chaud et l'odeur un peu lourde rappelle étrangement celle de l'urine. Cela n'a pas l'air de déranger le gars à l'entrée du vestiaire qui somnole à moitié sur sa chaise. Une fois changée, je me dirige vers les casiers pour déposer mon sac mais une pièce d'un euro est indispensable et je n'ai pris ni porte-monnaie ni porte-feuille. Qu'importe, je laisserai mon sac au bord du bassin, je n'aime pas beaucoup ça mais je l'ai déjà fait à Georges Vallerey et à Dunois et ça ne craint rien. Arrivée dans les douches, l'eau est très chaude, c'est agréable. Par contre, le pédiluve est à sec, décidément, niveau hygiène ça craint un peu.

J'arrive sur le rebord du bassin avec ma serviette sous le bras et mon sac à l'épaule mais le surveillant se précipite vers moi en s'écriant "non, non, non, ça on ne peut pas !". Verdict : les sacs sont interdits au bord du bassin. Je suis bien embêtée, j'explique que je ne savais pas et que je n'avais pas prévu de pièce. On me répond qu'il faut aller en chercher une à la caisse. Oui, c'est bien gentil, mais là, je suis trempée, en maillot de bain et il faudrait que je me rhabille et que je me rechausse pour remonter jusqu'à l'entrée, et la piscine va bientôt fermer. Le gars du vestiaire, appelé à la rescousse, hausse les épaules et fait un imperceptible non de la tête quand je lui demande s'il a un jeton à me prêter. Même réaction quand je lui demande s'il peut poser mon sac quelque part dans un petit coin du vestiaire. Et le surveillant est intraitable : il est impensable de laisser mon sac au bord du bassin. On me propose comme dernière solution de trouver une bonne âme quelque part dans la piscine qui pourrait me prêter une pièce d'un euro. Un maître nageur vient à passer, le surveillant lui demande une pièce, le maître nageur soupire, grimace, lève les yeux au ciel, bref, refuse et en profite pour montrer lourdement que les nageurs du dimanche, ça l'exaspère. Franchement agacée, je demande au surveillant : "Bon qu'est-ce que je fais alors, je me casse ?" Le surveillant a l'air presque soulagé : "Ben oui !", répond-il.

Ben oui. Du coup, je suis rentrée chez moi après avoir payé ma place et sans avoir mis un pied dans le bassin. Je m'efforce toujours de respecter le règlement mais, dans un cas pareil, où je me suis retrouvée vraiment coincée j'aurais apprécié un minimum de flexibilité ou de compréhension de la part du personnel. Visiblement, il ne faut pas trop en demander le dimanche à 17 heures... Résultat, je ne remettrai plus les pieds dans cette piscine, je préfère faire 30 minutes de métro et me baigner à Georges Vallerey où les vestiaires sont entretenus jusqu'en fin de journée et où le personnel est à l'écoute des usagers.

 

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