20’’81 sur 50 m nage libre : Kristian Gkolomeev fait tomber le chrono aux controversés Enhanced Games

Le Grec Kristian Gkolomeev a signé dimanche à Las Vegas un chrono retentissant de 20’’81 sur 50 m nage libre lors des Enhanced Games, une compétition très controversée où les produits dopants sont autorisés et médicalement encadrés. Cette performance est plus rapide que le record du monde officiel établi en mars dernier par l’Australien Cameron McEvoy en 20’’88.

Malgré ce temps exceptionnel, le chrono de Gkolomeev ne sera évidemment pas homologué par World Aquatics. Les organisateurs des Enhanced Games revendiquent en effet une approche radicalement opposée au sport traditionnel : les athlètes peuvent utiliser des substances interdites dans les compétitions officielles, comme la testostérone, les stéroïdes anabolisants, les peptides ou encore l’hormone de croissance. Les nageurs ont également la possibilité de porter des combinaisons intégrales en polyuréthane, bannies depuis 2010 après la vague de records tombés à l’époque des fameuses “combinaisons magiques”.

Dans ce contexte très particulier, Gkolomeev est devenu le premier athlète de cette édition à dépasser une marque mondiale officielle. Les organisateurs avaient promis plusieurs records du monde au cours de cette soirée mêlant natation, athlétisme et haltérophilie, mais le Grec a finalement été le seul à réussir cet exploit.

À l’arrivée, le nageur grec s’est montré particulièrement satisfait de sa course. « C’était une superbe course… Je l’ai fait », a-t-il déclaré après sa victoire. Cette performance lui permet également d’empocher la prime exceptionnelle d’un million de dollars promise à tout athlète battant un record du monde officiel durant la compétition. Les vainqueurs des différentes épreuves recevaient déjà 250 000 dollars chacun.

Les Enhanced Games divisent profondément le monde du sport depuis leur annonce. Le concept repose sur l’idée d’un sport “augmenté”, assumant ouvertement le recours aux produits dopants afin de repousser les limites de la performance humaine. Les promoteurs de l’événement affirment vouloir mettre fin à l’hypocrisie du dopage clandestin en encadrant médicalement les pratiques. À l’inverse, les fédérations sportives internationales et les agences antidopage dénoncent un modèle dangereux pour la santé des athlètes et incompatible avec l’éthique sportive.

World Aquatics, comme le Comité international olympique, a déjà indiqué qu’aucune performance réalisée dans ce cadre ne serait reconnue officiellement. La présence de plusieurs nageurs connus, dont les médaillés olympiques James Magnussen, Cody Miller ou Ben Proud, a néanmoins attiré une forte attention médiatique autour de l’événement.

Le sujet n’est pas nouveau et nous avions déjà évoqué sur nageurs.com dans cet article les promesses spectaculaires des organisateurs, notamment la récompense d’un million de dollars promise pour un record du monde.

Ce que révèle le sondage Ifop sur les attentes des Français en matière de piscines et d’apprentissage de la natation

Les piscines municipales occupent une place importante dans le quotidien des Français, mais leur perception est loin d’être uniforme. Selon une étude Ifop pour Prestalis réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 12 février 2026 auprès d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, un constat se dégage clairement : la proximité prime largement sur la qualité des équipements.

Ainsi, 7 Français sur 10 privilégient une piscine proche de chez eux, même si elle est jugée vieillissante, plutôt qu’un équipement plus moderne mais éloigné. Dans le même temps, l’accès à une piscine municipale est considéré comme un service important, voire prioritaire, par une large majorité de la population.

L’étude met également en lumière une forte adhésion au modèle de gestion associant collectivités et entreprises privées, plébiscité par les deux tiers des Français, ainsi qu’une attention particulière portée aux enjeux de sécurité, de propreté et de qualité de l’eau. Enfin, l’apprentissage de la natation apparaît comme un enjeu majeur, largement soutenu comme priorité nationale, notamment pour les plus jeunes générations.

Entre attachement au service de proximité et attentes croissantes en matière de qualité et de modernisation, ce sondage dessine le portrait d’un équipement public jugé essentiel, mais perfectible.

La priorité accordée à l’accès à une piscine municipale proche de chez soi

Les Français manifestent un attachement marqué à leur piscine municipale de proximité, considérée comme un service essentiel du quotidien. Cet intérêt demeure particulièrement fort, même si près d’un tiers d’entre eux estiment que ces équipements souffrent d’une certaine vétusté.

Prioritaire 15%
Important mais pas prioritaire 50%
Secondaire 35%

Les usagers de piscines municipales se positionnent comme les plus fervents défenseurs de ces dernières : 94% des Français qui s’y rendent plusieurs fois par semaine considèrent que leur accès à proximité devrait être important, voire prioritaire.

La perception de la vétusté de sa piscine municipale

Au global, plus d’un quart des Français (27%) estiment ainsi que leur piscine municipale de proximité est en mauvais état.

Des écarts significatifs apparaissent selon l’âge : les 35-49 ans se montrent nettement plus critiques à l’égard de la vétusté de leur piscine municipale (37%) que les seniors, beaucoup plus indulgents sur le sujet (8%).

Les disparités sont également territoriales, avec une perception plus négative en zone urbaine dense : 35% des habitants de l’agglomération parisienne jugent leur piscine vétuste, contre seulement 20% en milieu rural.

Total vétuste 27%
6% tout à fait vétuste · 21% plutôt vétuste
Total pas vétuste 73%
29% plutôt pas vétuste · 44% pas du tout vétuste

L’adhésion au fait que l’école a permis à son / ses enfant(s) de bien savoir
nager

Si une courte majorité de parents (53%) estime que l’école remplit correctement son rôle dans l’apprentissage de la natation, les résultats révèlent toutefois des limites perçues, puisque 22% déclarent que leur enfant n’a pas appris à nager dans ce cadre, un constat encore plus marqué chez les jeunes parents et en milieu rural.

Total d’accord 53%
17% tout à fait d’accord · 36% plutôt d’accord
Total pas d’accord 25%
17% plutôt pas d’accord · 8% pas du tout d’accord
Votre enfant n’a pas appris à nager à l’école 22%
Base : parents ayant un enfant âgé d’au moins 14 ans

En réponse à ces défaillances, l’idée de faire de l’apprentissage de la nage une priorité nationale dès la classe de sixième fait l’objet d’un large consensus : 86% des Français y sont favorables, traduisant une adhésion massive et transversale dans l’ensemble de la population.

Le souhait que l’apprentissage de la nage devienne dès la sixième une
priorité nationale

Total Oui 86%
50% oui, tout à fait · 36% oui, plutôt
Total Non 14%
8% non, plutôt pas · 6% non, pas du tout

Au final, ce sondage Ifop met en lumière un rapport ambivalent des Français à leurs piscines municipales. Très attachés à ce service de proximité, ils sont nombreux à privilégier l’accessibilité géographique, même au détriment de la qualité perçue des équipements.

Pour autant, les attentes restent élevées : sécurité, propreté, qualité de l’eau et modernisation des infrastructures apparaissent comme des priorités incontournables. Pour les Français, la piscine municipale demeure un équipement essentiel du quotidien, à la croisée des enjeux de service public, d’aménagement du territoire et d’apprentissage de la natation.

Créatine en natation : un supplément surcoté ou réellement utile ?

La créatine fait partie des compléments alimentaires les plus connus dans le monde du sport. On la retrouve souvent associée à la musculation et aux sports explosifs, mais son utilisation concerne aussi certains nageurs, notamment ceux spécialisés dans le sprint. En natation masters comme chez les compétiteurs de haut niveau, la question revient régulièrement : est-ce vraiment utile, ou simplement un produit surcoté par le marketing sportif ? La réponse est plus nuancée qu’un simple oui ou non.

Un effet réel mais surtout visible à l’entraînement

L’intérêt principal de la prise de créatine en natation se situe dans la capacité à répéter des efforts intenses. Elle agit sur le système énergétique utilisé lors des efforts courts et explosifs, typiques des séries rapides en piscine. Concrètement, cela peut permettre de mieux supporter les entraînements de sprint, avec une légère amélioration de la puissance sur les départs, les virages et les accélérations.

À l’entraînement, cet effet peut être intéressant pour les nageurs qui travaillent la vitesse ou la puissance musculaire. Les séries de sprint en 25 m ou 50 m peuvent être réalisées avec une qualité un peu plus stable, surtout lorsqu’elles sont répétées. Sur le long terme, cela peut indirectement contribuer à une progression, non pas parce que la créatine fait nager plus vite, mais parce qu’elle permet de s’entraîner un peu mieux dans certaines zones d’intensité.

Un impact en compétition surtout sur les épreuves de sprint

En compétition, la créatine peut avoir un intérêt sur les efforts très courts comme le 50 m et le 100 m. Elle peut contribuer à une meilleure disponibilité de puissance sur les départs, les virages et les phases d’accélération. Cela peut se traduire par un petit gain chronométrique, généralement faible mais parfois déterminant pour faire la différence dans une course serrée.

Des nageurs de sprint comme Florent Manaudou ont d’ailleurs déjà évoqué le fait d’intégrer ce type de supplémentation dans leur préparation physique. Dans son cas, comme pour d’autres sprinteurs, la créatine est utilisée comme un outil parmi d’autres pour optimiser la puissance et la qualité des efforts explosifs.

Cet effet reste léger, chez la plupart des nageurs masters ou des compétiteurs de niveau intermédiaire, le gain est souvent peu perceptible en situation de course. Les différences de chronos sont bien plus influencées par la technique, les départs, les virages et la forme du jour que par la supplémentation. La créatine peut donc apporter un léger gain de performance, généralement de l’ordre de quelques centièmes à environ 0,1 à 0,3 seconde sur 50 m et autour de 0,2 à 0,5 seconde sur 100 m pour avoir un ordre d’idée, donc elle ne transforme pas réellement le niveau global en compétition mais peut départager des compétiteurs sur des niveaux très proches.

Une supplémentation accessible mais à ne pas surestimer

La créatine est aujourd’hui facilement disponible. On peut en trouver dans de nombreux magasins de sport comme Décathlon, ainsi que sur internet via des sites spécialisés en nutrition sportive. Elle est légale, bien documentée scientifiquement, relativement peu coûteuse, et peu risquée, ce qui explique sa popularité dans de nombreux sports.

Son utilisation doit rester réfléchie. En natation, elle n’est pas indispensable même pour le haut niveau. Elle peut avoir un intérêt pour certains profils, notamment les nageurs de sprint ou ceux qui cherchent à améliorer la qualité de leurs entraînements intenses. Dans tous les cas, elle doit être considérée comme un outil complémentaire parmi d’autres, et non comme un élément déterminant de la performance en natation.

Stève Stievenart, premier homme à dompter la Triple Couronne du bout du monde

Stève Stievenart a signé un exploit inédit en devenant le premier homme à boucler la Triple Couronne du bout du monde. Ce défi extrême a été validé grâce à sa traversée du Rio de la Plata, entre l’Uruguay et l’Argentine, longue de 43 kilomètres et réalisée en 17 heures, 59 minutes et 33 secondes, dans des conditions particulièrement difficiles.

Après avoir réussi la traversées du détroit de Beagle et du détroit de Magellan début avril (voir notre article), le nageur-explorateur français de 48 ans, surnommé “le Phoque”, devient ainsi le premier au monde à enchaîner ces trois épreuves mythiques. Au-delà de la performance sportive, cet exploit illustre aussi son parcours hors norme, fait de résilience, de dépassement de soi et d’engagement pour la connaissance et la protection des milieux marins.

Stève Stievenart, alias le “Phoque” premier Français à traverser le détroit de Magellan à la nage

Un nouveau défi extrême relevé avec brio : ce samedi 11 avril, Stève Stievenart est devenu le premier Français à traverser à la nage le détroit de Magellan, au Chili, l’un des passages maritimes les plus hostiles et imprévisibles au monde.

Eaux glaciales, courants puissants, météo capricieuse : le détroit de Magellan est réputé pour mettre à rude épreuve même les nageurs les plus expérimentés. De quoi impressionner, mais pas refroidir Stève Stievenart, 48 ans, qui a bouclé la traversée en 1 heure, 50 minutes et 2 secondes, en simple maillot de bain, sur une distance d’environ 7 kilomètres.

« C’est extraordinaire ! J’ai du mal à réaliser ! C’est beaucoup d’émotions ! Après deux semaines sur place, à attendre le bon courant, pas trop de vent, les autorisations, je suis parti à 8h07 de Punta Delgada pour rejoindre, en face, la Terre de Feu. Des conditions assez compliquées au milieu du détroit, avec, notamment, beaucoup de remous car les deux océans, Atlantique et Pacifique, se rencontrent, beaucoup d’algues, aussi, qui ralentissent la nage, et une température de l’eau qui variait entre 8 et 8.8 degrés. »

Plus qu’un défi pour Triple Corona del Fin del Mundo, qu’aucun nageur n’a encore réalisé !

Avec cet exploit, le nageur-explorateur français, surnommé le Phoque, valide la deuxième étape de la Triple Couronne de la Fin du Monde (ou Triple Corona del Fin del Mundo), après le détroit de Beagle, entre l’Argentine et le Chili. Il ne lui reste désormais plus qu’à s’attaquer au Rio de la Plata, en Argentine, pour parachever ce défi hors norme — et devenir le premier nageur de l’histoire à réussir ce triplé.

Palmarès de Stève Stievenart

Au fil des années, le nageur-explorateur français s’est imposé comme l’une des grandes figures de la nage en eau libre extrême, en multipliant les performances hors normes aux quatre coins du monde.

  • Double Triple Couronne (Manche, Manhattan, Catalina)
  • Aller-retour de la Manche (105 km, 34h45)
  • Traversées mythiques comme le North Channel, le Loch Ness ou le lac Léman
  • Première mondiale du three-way de Catalina (51h18)
  • Premier nageur à réaliser le Ice Sevens en une année civile (2024)
  • Premier français à traverser le détroit de Cook entre l’île du Sud et l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande (8h18)
  • Premier français à traverser le détroit de Magellan a la nage (1h50)

Robot piscine : automatiser le nettoyage de votre bassin facilement

Entretenir une piscine demande de la méthode et un minimum de régularité pour conserver une eau agréable au quotidien. Entre les feuilles, les poussières, le sable ou les petits débris qui tombent dans le bassin, le nettoyage peut rapidement devenir une tâche répétitive. Aujourd’hui, il existe heureusement des solutions pratiques pour alléger cet entretien et garder une piscine propre plus facilement.

Le robot piscine est devenu un équipement incontournable pour l’entretien moderne des bassins. En effet, de plus en plus de propriétaires choisissent d’équiper leur bassin d’un robot afin d’automatiser une grande partie du nettoyage. Cet appareil permet de retirer les saletés présentes dans la piscine tout en limitant les interventions manuelles. C’est une solution efficace pour gagner du temps et profiter davantage de son espace de baignade.

Pourquoi installer un robot pour sa piscine

Le nettoyage manuel demande souvent du temps, surtout lorsque la piscine est utilisée régulièrement ou exposée au vent, aux arbres ou à la poussière. Passer l’épuisette, brancher un aspirateur manuel ou nettoyer le fond du bassin peut vite devenir contraignant sur la durée.

Le robot de piscine a justement été conçu pour simplifier cette étape. Une fois mis en marche, il se déplace dans le bassin pour aspirer les impuretés et les retenir dans son propre système de filtration ou via le circuit existant selon les modèles. Cette automatisation permet d’obtenir un nettoyage plus régulier avec beaucoup moins d’efforts.

Les grandes familles de robots de piscine

Il existe plusieurs types de robots adaptés à des besoins différents. Les robots hydrauliques fonctionnent avec la puissance de la filtration de la piscine. Ils sont généralement appréciés pour leur simplicité et peuvent convenir à certains bassins, notamment pour l’entretien du fond.

Les robots électriques disposent de leur propre moteur et d’un système de filtration indépendant. Ils sont souvent choisis pour leurs performances plus complètes, car ils peuvent selon les versions nettoyer le fond, les parois et parfois la ligne d’eau. Ils offrent un entretien plus poussé et une meilleure autonomie de fonctionnement.

Les robots sans fil représentent une évolution récente. Alimentés par batterie, ils évitent la présence d’un câble dans l’eau et apportent un vrai confort d’utilisation. Ils séduisent les utilisateurs qui recherchent une solution simple à manipuler et rapide à mettre en place.

Un nettoyage plus régulier et plus performant

Les modèles actuels sont capables de couvrir la surface du bassin avec davantage de précision qu’auparavant. Certains utilisent des systèmes de déplacement optimisés pour améliorer leur trajectoire et éviter les passages inutiles. Le résultat est un nettoyage plus homogène et une meilleure prise en charge des zones sollicitées.

Grâce à leur aspiration et à leurs brosses, ces équipements retirent efficacement les dépôts présents au fond de la piscine. Ils participent ainsi à la propreté générale du bassin et aident à limiter l’accumulation de résidus qui peuvent dégrader le confort de baignade.

Un soutien utile pour garder une eau agréable

Un bassin plus propre facilite aussi l’entretien global. En réduisant la quantité de débris présents dans l’eau, le robot aide à maintenir un environnement plus sain et plus plaisant. Il ne remplace pas complètement les autres éléments d’entretien, mais il devient un véritable allié pour conserver une piscine accueillante tout au long de la saison.

Un vrai gain de confort au quotidien

L’un des principaux atouts du robot de piscine reste le temps qu’il permet d’économiser. Il suffit généralement de le placer dans l’eau, de lancer son programme, puis de le récupérer une fois le cycle terminé. L’entretien se résume ensuite au rinçage ou au nettoyage de son filtre.

Cette facilité d’utilisation explique son succès auprès de nombreux propriétaires. En automatisant une tâche souvent répétitive, il rend la gestion de la piscine plus confortable et permet de profiter davantage du bassin plutôt que de passer du temps à le nettoyer manuellement.

Un équipement complémentaire à la filtration

Associé à une filtration bien dimensionnée et à un suivi régulier de la qualité de l’eau, le robot contribue à maintenir une piscine claire, propre et agréable à utiliser. C’est un équipement qui améliore nettement le confort d’entretien et qui répond parfaitement aux attentes des utilisateurs cherchant une solution pratique et efficace.

Performance en natation : adapter son alimentation avec une cuisson rapide et saine

La natation est un sport exigeant qui sollicite tout le corps, demande de l’endurance et une récupération rapide entre les entraînements. Pour soutenir ces efforts, une alimentation équilibrée est indispensable. Les repas doivent apporter assez d’énergie pour performer, des protéines pour réparer les muscles et des micronutriments pour maintenir la santé globale.

Cependant, la vie d’un nageur est souvent rythmée par des horaires serrés : entraînements matinaux, séances en soirée, et parfois des obligations scolaires, familiales, ou professionnelles. Dans ce contexte, préparer des repas de qualité sur le plan nutritionnel peut rapidement sembler compliqué. La cuisson rapide permet de préparer des plats sains tout en conservant les nutriments essentiels sans y consacrer beaucoup de temps. 

L’utilisation d’appareils comme un air fryer permet de réaliser des plats sains et variés : légumes croquants, protéines parfaitement cuites, le tout en quelques minutes, sans sacrifier la qualité nutritionnelle.

Les bases d’une alimentation axée performance

Pour un nageur, bien s’alimenter est essentiel pour soutenir l’énergie, l’endurance et la récupération musculaire. Les glucides complexes comme le riz complet, le quinoa ou la patate douce fournissent l’énergie nécessaire pour les longues séances de natation, tandis que les protéines maigres – poulet, poisson, tofu ou œufs – aident à réparer les muscles sollicités. Les graisses saines, issues de l’avocat, des noix ou de l’huile d’olive, soutiennent le métabolisme et favorisent l’endurance sur la durée.

Les fruits et légumes apportent vitamines, minéraux et fibres, indispensables pour la santé générale et la récupération. Pour gagner du temps dans la préparation tout en conservant un repas équilibré, certains nageurs choisissent de cuire légumes et protéines avec un air fryer nutribullet, ce qui simplifie l’organisation des repas sans sacrifier la qualité nutritionnelle.

L’hydratation reste également cruciale : boire régulièrement et compléter avec des électrolytes après l’effort permet de maintenir énergie et concentration.

Idées de repas sains et rapides pour nageurs

Pour les nageurs, préparer des repas équilibrés ne doit pas être compliqué ni long. L’air fryer permet de cuire rapidement protéines et légumes tout en conservant saveur et nutriments. Voici 7 idées simples et rapides :

  • Poulet mariné aux légumes : filets de poulet et cubes de courgette ou poivron rôtis en 10-12 minutes.
  • Saumon et brocoli : filets de saumon avec bouquets de brocoli, cuisson rapide pour un repas complet riche en protéines et oméga-3.
  • Tofu croustillant et légumes colorés : tofu ferme coupé en cubes avec poivrons, carottes et haricots verts.
  • Patate douce et pois chiches épicés : cubes de patate douce et pois chiches rôtis pour un repas végétarien plein de fibres.
  • Filets de dinde aux légumes racines : carottes et panais avec dinde tranchée, cuisson uniforme et rapide.
  • Crevettes et courgettes : crevettes assaisonnées avec courgettes et poivrons pour un repas léger et protéiné.
  • Bol quinoa, légumes et pois chiches : légumes colorés et pois chiches rôtis à l’air fryer, servis sur quinoa précuit pour un repas complet et rapide.

Ces plats offrent protéines, glucides complexes et légumes pour soutenir la performance et la récupération, tout en restant rapides à préparer et faciles à varier.

Repas après l’entraînement : récupération et simplicité

Après une séance de natation, le corps a besoin de reconstituer ses réserves d’énergie et de réparer les muscles sollicités. L’idéal est de consommer rapidement un repas combinant protéines de qualité, glucides complexes et légumes, pour soutenir la récupération et préparer la séance suivante.

On peut opter pour des shakes protéinés à base de whey, faciles à préparer et à digérer rapidement, surtout si l’on manque de temps. Les repas froids, comme une salade complète avec protéines et glucides, offrent une alternative pratique et rapide à consommer après l’effort. Pour ceux qui préfèrent cuisiner, la cuisson rapide à l’air fryer, au wok ou à la vapeur permet de préparer des protéines maigres et des légumes tout en conservant les nutriments.

L’essentiel est de combiner protéines, glucides complexes et légumes de manière simple et flexible. Que ce soit avec un shake, un repas froid ou un plat chaud prêt en quelques minutes, l’objectif est de soutenir la récupération musculaire et de maintenir un équilibre nutritionnel optimal sans complexité inutile.

Conclusion

Un nageur dépense plus d’énergie qu’une personne moyenne et doit adapter ses repas en conséquence. Pour un nageur régulier, les besoins caloriques peuvent être 15 à 30 % supérieurs à ceux d’un individu sédentaire, selon la durée et l’intensité des séances. Cela se traduit par des repas légèrement plus riches en glucides complexes pour l’énergie et en protéines pour la récupération musculaire, ainsi que par des encas ou shakes protéinés supplémentaires si nécessaire. L’essentiel reste de respecter le timing des repas et de maintenir un apport suffisant en légumes, fruits et micronutriments, pour soutenir la performance, la récupération et la santé sur le long terme.

Quel équipement pour nager en eau froide ?

Depuis quelques années, la pratique de la nage hivernale fait de plus en plus d’adeptes. Il existe des épreuves d’ice-swimming, et même un championnat de France de cette discipline qui se déroulent dans une eau à moins de 5°C. Autre fait marquant : il y a quelques semaines des nageurs se sont relayés pour traverser la Manche à la nage.

Si nager sans protection dans des eaux glacées ne vous attire pas particulièrement, il y a heureusement des équipements adaptés pour limiter l’impact du froid, améliorer le confort et sécuriser vos sorties lorsque la température descend sous les 12°C.

Lorsque la température de l’eau baisse, les sensations changent radicalement et le corps se refroidit beaucoup plus vite qu’on ne l’imagine. S’équiper correctement devient alors la clé pour continuer à nager avec plaisir tout au long de l’hiver. Mais concrètement, que porter ?

L’indispensable combinaison néoprène

La combinaison néoprène est une alliée indispensable à la nage en eau froide. Celle-ci permet de limiter la déperdition thermique afin de maintenir la chaleur corporelle plus longtemps, tout en permettant de conserver une bonne liberté de mouvement. Le néoprène agit comme une barrière contre le froid en conservant une fine pellicule d’eau réchauffée par le corps, ce qui permet de prolonger la séance sans se crisper dès les premiers instants.

Contrairement au lycra ou au boardshort réservés à l’été et à la protection UV, l’équipement hivernal doit prioriser la chaleur sans sacrifier la mobilité.

Choisir la bonne épaisseur selon la température

Plus l’eau est froide, et plus l’épaisseur de la combinaison devra être épaisse. Pour des eaux autour de 12–14°C, un shorty ou une combinaison néoprène 2/3 mm suffit pour des sessions courtes : le torse et le dos sont en 2 mm, les bras et les jambes en 3 mm pour mieux protéger les extrémités.

Entre 8 et 12°C, mieux vaut opter pour une intégrale 4/3 mm, avec 4 mm sur le torse et le dos pour conserver la chaleur et 3 mm sur les bras et jambes pour garder de la mobilité.

En dessous de 8°C, une intégrale 5/4 mm offre la protection maximale : 5 mm sur le torse et le dos, 4 mm sur les bras et jambes, permettant de prolonger la session tout en restant performant dans l’eau froide.

Shorty, combi sans manches ou intégrale : quelle protection choisir ?

Pour des sorties courtes ou en début d’hiver, un shorty ou une combi sans manches peut suffire : elle protège l’essentiel du corps tout en laissant une grande liberté de mouvement pour la nage. Dès que l’eau devient vraiment froide, l’intégrale s’impose : elle enveloppe bras et jambes, limite l’entrée d’eau et permet de prolonger la session sans perdre de chaleur.

Le choix ne se fait pas uniquement pour le confort : il permet aussi de nager efficacement, de conserver la technique et de profiter pleinement de chaque sortie en eau libre, même en hiver.

Ajustement et souplesse : pour nager librement

Une bonne combinaison se reconnaît à sa souplesse au niveau des épaules et à son ajustement près du corps. 

Une combinaison trop large laisse entrer l’eau, tandis qu’une combinaison trop serrée sera inconfortable. Un guide des tailles indique selon ses mensurations précises la taille adéquate pour chaque modèle de combinaison.

Un néoprène plus souple au niveau des épaules permet une meilleure mobilité et donc un meilleur confort de nage. A l’inverse, un néoprène trop épais au niveau des bras donnera de mauvaises sensations de nage.

Protéger les extrémités (mains, pieds, tête)

En eau froide, les extrémités sont les premières à souffrir du froid, et leur protection est essentielle pour prolonger la session. Le bonnet néoprène ou thermique garde la tête au chaud, limite la déperdition de chaleur et permet de rester plus longtemps au lineup sans frissonner dès les premières minutes. Les gants néoprène protègent les mains, indispensables pour conserver la sensation dans les doigts et nager efficacement sans perdre en puissance de traction. Les chaussons néoprène protègent les pieds et les orteils, améliorant le confort sur le sol froid et rocheux, et limitant la perte de chaleur corporelle.

Autres accessoires complémentaires

Pour nager en hiver, certains accessoires peuvent rendre la session plus confortable et sécurisée. Une bouée de sécurité améliore la visibilité en eau libre et offre un point d’appui en cas de fatigue. Les lunettes adaptées protègent contre le vent, la buée et la luminosité hivernale. Après la sortie, un poncho ou une serviette permet de se sécher rapidement et de se réchauffer avant de remettre des vêtements secs. Ces petits détails complètent l’équipement principal et font toute la différence pour profiter pleinement de chaque session en eau froide, tout en restant en sécurité.

Avec un bon équipement, il est donc tout à fait possible de nager toute l’année !

Le triathlon IRONMAN 70.3 à Versailles, sold-out en seulement 3 heures

Le triathlon IRONMAN 70.3 Versailles, qui se tiendra le 12 juillet 2026, a affiché complet en moins de trois heures. Il établit un record comme étant l’événement IRONMAN 70.3 qui s’est rempli le plus rapidement en Europe, depuis toujours.

Plus de 2 500 athlètes s’élanceront à Versailles cette année sur ce half-IRONMAN, dont 40 % venant de l’étranger, confirmant la France comme une destination de choix pour les athlètes en quête d’expériences de course de classe mondiale.

Château – Orangerie – Pièce d’Eau des Suisses (vue d’hélicoptère)

Cette course iconique emmènera les athlètes au cœur du domaine du Château de Versailles, l’une des résidences royales les plus célèbres au monde : une natation dans la « Pièce d’Eau des Suisses », un parcours vélo à travers les villages pittoresques de la Vallée de Chevreuse, et une course à pied traversant le Potager du Roi. La ville offrira un décor spectaculaire et riche culturellement pour cet événement d’exception.

Le plan d’eau des Suisses avec le chateau au fond. Crédit photo : Thomas Garnier.

Ce n’est pas la seule épreuve de triathlon qui se tiendra à Versailles cette année. En effet comme les autres années, le Versailles Triathlon Festival (VTF) propose sur un we des épreuves de triathlon de plusieurs format, des épreuves de swim-run, et de nage en eau-libre. La partie nagée étant dans le plan d’eau des suisses. Ces courses auront lieu le we du 30 au 31 mai 2026. Deux épreuves d’eau libre dans ce plan d’eau : 1km et 3km se dérouleront le dimanche matin (le Défi du Dauphin).

Quatre nageurs, dont un Français, ont traversé la Manche en relais mixte les 18 et 19 janvier 2026

On peut dire de ces quatre là qu’ils ne sont pas frileux ! C’est une première pour une équipe mixte de quatre personnes, pour la protection des océans ! Equipés de simples maillots de bains (comme le veut le règlement de la Channel Swimming Association) mais avec leur détermination comme seule protection contre la température de l’eau entre 7°C et 9°C, Frédéric Taillandier, Kevin Audouy, Arleen Gonzalez et Makala Jones ont réussi à traverser ensemble la Manche à la nage en se relayant pendant 16h27.

Le parcours des 4 nageurs, pour leur traversée homologuée par la Channel Swimming & Piloting Federation.

Ils ont nagé pour l’association Swim for the Planet, pour alerter sur les conséquences du transport maritime, responsable d’émissions de CO₂, de pollution sonore et de rejets de contaminants dans l’océan.

Nous sommes quatre humains qui, symboliquement, avons coupé la route aux porte-conteneurs. C’est une façon de rappeler que la transition écologique doit elle aussi être collective.

Frédéric Taillandier

Un autre aspect intéressant de cette traversée est une étude scientifique sur les changements de température corporelle, menée par le chercheur Benoît Mauvieux, maître de conférences à la faculté des sciences du sport de l’université de Caen-Normandie. En effet lorsque l’on nage en eau froide, la température corporelle diminue, le sang va se déplacer de telle sorte à protéger les organes vitaux en s’éloignant de la surface du corps qui limiter le refroidissement. Ce phénomène de refroidissement, appelé l’afterdrop, a comme particularité de continuer même après être sorti de l’eau, pendant 40 à 50 minutes. Lors de la traversée, en plus du défi sportif et logistique, les nageurs devaient après leur passage d’une heure dans l’eau, se réchauffer le plus rapidement possible pendant leurs 3 heures d’attente, avant de retourner nager.

Ces données vont peut être permettre d’améliorer les performances pour les futurs nageurs en eau froide, et plus généralement sur la réaction du corps face au froid.

Un immense bravo à eux !

Crédit photo : SWIM for the planet